Tics olympiques

Roland Fuentès

Éditions Syros, Tempo Syros, 2009, 105 p., 6,95 €

Dans ma médiathèque il y a…

Chronique jeunesse du mercredi

tics olympiques

4e de couv. :

Un roman drôle et sportif de Roland Fuentès, à l’écriture extrêmement savoureuse.
« Au collège, on m’appelle “le sapin”. Ou “Noël”, même si mon véritable prénom c’est Julien. Ça vient de mes yeux, qui clignent en permanence. La plupart des gens ne me supportent pas deux minutes en face d’eux. Ils disent que je les rends nerveux. » Julien est bourré de tics. Le seul moment où il les oublie complètement, c’est lorsqu’il nage, au club Aubagne Natation, où s’est aussi beaucoup entraîné Alain Bernard, son idole. Alors, cet été, Julien a décidé de remédier à son problème. Il va tirer profit des épreuves de natation des JO de Pékin pour engager la plus dure des compétitions… celle qu’il va se livrer à lui-même, contre ces tics qui lui empoisonnent l’existence !

Ma chronique :

J’ai eu le plaisir de retrouver le côté passionné de sport  de l’auteur découvert avec « Vivant » et  pour tout ce qui concerne la natation que j’avais découvert dans « Tant que durent les rêves ». Il nous décrit à nouveau un jeune ados cabossé par la vie. Ici ce sont des tics qui lui pourrissent la vie. Mais loin de se poser en victime il va se surpasser. Il sait que la solution est en lui et il va tout mettre en œuvre pour y parvenir. Comme tout sportif il va commencer par des échauffements et des entrainements quotidiens. Avant se lancer dans la dernière ligne droite.

J’ai beaucoup aimé le rythme de l’histoire. On entre dans l’histoire et on n’a pas envie de s’arrêter avant de découvrir comment il va arriver à ses fins. Rien n’est facile c’est un combat permanent contre soi-même. On y voit les valeurs positives du sport. Volonté, endurance et ténacité.

Il y a des moments de forte intensité notamment lorsque Julien est face aux diffusions des compétions de natation aux jeux olympiques de Pékin. On s’y croirait à écouter les commentaires des journalistes sportifs.

On sent comme la famille et les amis sont importants. Avec ses équipiers c’est comme une seconde famille. Les relations sont différentes par rapport à celles d’autres collégiens. Roland Fuentès nous explique tout cela. On sent que c’est un milieu qu’il connait bien.

J’ai bien aimé le personnage de Louis, plus décomplexé, les relations entre les deux ados. Il y a comme un effet miroir entre les deux.

Tout ne va pas de soit, on va découvrir aussi des moments de doute, de rechute et de questionnements. Il faut que Julien se fixe un but.

Je vous laisse découvrir le cheminement de Julien.

Je viens de réaliser que dans « citadelle de glace » Roland Fuentès, nous parle aussi d’un ado avec des problèmes intérieurs à régler, et que c’est grâce à une passion qu’il va pouvoir se surpasser.

Cette histoire est arrivée au bon moment. Je n’arrivais pas à me concentrer sur mes lectures. De « voir » ce personnage faire tant d’efforts de concentration cela m’a motivé.

Une nouvelle fois j’ai adoré l’univers de Roland Fuentès… sans donner de leçon il montre aux « jeune » lecteurs qu’on n’a rien sans un effort et sans volonté.

NB ; je préfère cette couverture à celle de l’éditions plus récente : ici

Article précédemment publié sur Canalblog

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