Les chemins de Sancturia

Jeremy Behm

Éditions Syros, avril 2022, 397 p., 17, 95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Sylvann est une jeune Elfe qui veut venger les siens et retrouver le Cœur de Sève, une pierre aux pouvoirs puissants qui a été dérobée par le sanguinaire chef des Orcs.
Nora, une collégienne d’aujourd’hui, a une imagination débordante, elle est persuadée que d’autres mondes que le nôtre pourraient lui être accessibles.
Quel lien unit ces deux héroïnes ?
Un grand roman d’aventure et d’action, pour les amateurs de fantasy ou pour découvrir le genre.

Mes impressions de lecture :

Chaque roman que je lis de Jeremy Behm est une surprise. Il entraine le lecteur sur des questionnements différents.

Ce roman qui joue avec deux mondes chaque lecteur va trouver sa voie et faire son chemin. Un peu comme les personnages. Si l’on suit le personnage qui écrit, le personnage qui se fait agresser, le personnage qui par vers une quête ou le personnage qui bascule dans la délinquance à chaque fois on est pris par l’histoire. Ce roman est un véritable ascenseur émotionnel.

Jeremy Behm a su trouver les chemins d’une histoire à l’autre et c’est délicat d’en parler sans spoiler.

J’ai beaucoup aimé l’image des chemins, à chaque croisement il faut faire un choix, à chaque rencontre il faut prendre la décision de faire ou non confiance.

C’était aussi très intéressant si l’on garde l’idée de l’écriture. Pourquoi écrire ? Quoi écrire ? Comment construire une histoire et comment la terminer… l’auteur (en général) projette des choses, mais projette aussi un peu de son histoire…

La thématique du héros/héroïne avec son innocence, son enthousiasme, ses apprentissages, ses choix, ses erreurs… le héros ne fait pas cavalier seul, il va entrainer dans son sillage d’autres. Nous sommes dans un roman jeunesse nous avons donc des apprentis dans différents domaines. Nous nous attachons aux personnages avec leurs défauts et leurs qualités.

Un roman très prenant les différentes facettes créent des ruptures, des pauses qui se nourrissent les unes avec les autres.

J’ai trouvé très intéressant d’avoir fait un lexique en fin de volume pour les lecteurs qui débutent en héroïc fantasy.

Je remercie les éditions Syros de leur confiance.

QUI EN PARLE ?

Mylène

Sur ce blog :

Grand appartement bizarre. T4 Catastrophe une lettre d’amour

Auteur.rice.s : Nathalie Stragier

Illustration : Clémence Penicaud

Éditions Syros, Coll. OZ, juin 2022, 229 p., 9,95 €

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv :

Qui est amoureux, dans le grand appartement bizarre ? 

Catastrophe, une lettre d’amour est arrivée à l’appartement où Gabriel, Charline et Félix habitent avec leurs familles ! Le chien Trésor en a avalé la moitié, impossible de savoir à qui elle est adressée. Pour les trois amis, il y a urgence à mener l’enquête : et si l’irruption d’un(e) amoureux(se) menaçait leur vie tous ensemble ?

Mes impressions de lecture :

Quel plaisir de retrouver cette tribu et ce Grand appartement bizarre, je retrouve mes 8-12 ans… En plus il y a un petit truc que j’adore… l’histoire se termine avec la fin de l’école et le début de vacances… C’est pile le bon moment pour le lire !

Il y a plusieurs facettes de cette série on commence par l’amitié et la cohabitation de différents types de « famille ». Nous avons Gabriel l’orphelin et sa tutrice bienveillante et célibataire, il y a M. Meurice et ses deux fils (son épouse travaille sur des bateaux de croisière), et il y a Rokia la mère célibataire avec ses trois filles de trois pères différents qui est médecin urgentiste. Nous avons donc 9 personnes avec des préoccupations différentes selon leur âge et leur vie sociale. Et puis il y a la voisine Amandine et l’ancien proviseur M. Boussac qui gravitent autour, ainsi que la concierge et son chien Trésor. ça fait un sacré brassage de population, ça vit et ça bouge.

On pourrait croire qu’après les trois premières aventures la vie en communauté serait plus apaisée et que tout le monde avait trouvé ses marques, cependant c’est un équilibre fragile et un rien peu tout remettre en question.

On a par exemple la fameuse lettre déchiquetée par trésor qui laisse entrevoir que quelqu’un est amoureux.se d’une.e habitant.e. Voilà notre trio Gabriel, Félix et Charline qui essayent de résoudre cette énigme.

Deux autres trames vont venir compliquer la vie des personnages. Chaque situation met en avant des problématiques d’ordre émotionnelles. Qu’est-ce que signifie vivre pour toujours ensemble ? Est-ce possible ? Chaque protagoniste va réagir en fonction de son vécu. Et si passer par la vie des « animaux domestiques » pouvait aider à accepter certaines situations ?

La communication joue un rôle important, la mauvaise communication étant source de complication. J’ai bien aimé l’épisode « démocratie ». L’humour est toujours là pour dédramatiser les situations et mettre du baume au cœur. La bienveillance et l’amour viennent aussi permettre aux habitants du Grand Appartement Bizarre (et satellites) d’avancer et de progresser.

On a plusieurs problèmes qui vont se greffer au fur et à mesure. À la fin nous auront des réponses mais Nathalie Stragier laisse plusieurs pistes en suspens pour la suite des aventures… et je vois déjà poindre de nouvelles mésaventures où l’amour et la famille et l’amitié vont bouleverser la vie de cette tribu.

Je vous laisse découvrir ce que Nathalie nous a concocté pour nous émouvoir, nous faire réfléchir et rire.

À quand une version animée ou série tv ? C’est très visuel et bien rythmé. Les personnages sont hauts en couleur…

J’ai hâte de lire le prochain épisode… car le seul problème de ce bonbon pétillant c’est qu’il est vite dévoré !

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Les autres romans de cette série sur ce blog :

Les héritiers de Brisaine T.1 La malédiction du Bois d’Ombres

David Bry

Ill. Noémie Chevalier

Éditions Nathan, 2021,  168 p. , 11,95 €

CHRONIQUE JEUNESSE DU MERCREDI

4e de couv. :

Le Village de Trois-Dragons, au cœur du royaume de Fabula : la magie, autrefois courante, a disparu suite à une grande guerre.
Enguerrand, avec l’aide de son ami Grégoire, part à la recherche d’Aliénor, sa petite sœur, dans le Bois d’Ombres, une forêt dangereuse et maudite. Mais en pénétrant dans ce bois interdit, il semble que les enfants aient réveillé la magie noire du lieu… Le village est en danger !
Soutenus par la guérisseuse Brisaine, les trois amis vont devoir faire la lumière sur cette mystérieuse malédiction. Pour affronter les terribles dangers qui les guettent, il leur faudra du courage et l’aide de surprenantes créatures alliées.

Mes impressions de lecture :

Au mois de mai David Bry était l’invité du Blog Book en Stock. Durant tout le mois il a répondu aux questions de ses lecteurs. J’ai découvert cet auteur et j’ai lu un roman de fantasy adulte (que je n’ai pas encore chroniqué), j’ai aussi appris qu’il écrivait en jeunesse, j’ai donc gardé l’info dans un coin de ma tête. Début juin, je regarde le programme du salon du livre du Grand Narbonne qui avait lieu le 10-12 juin pour faire mes repérages auteurs. La librairie BD & Cie m’envoie sa newsletter en annonçant la venue sur le stand du salon de Noémie Chevalier que je ne connaissais pas… et là que vois-je c’est l’illustratrice de la saga « Les héritiers de Brisaine » de David Bry. Je ne pouvais laisser passer une telle info. Donc samedi je suis passé acheter et faire dédicacer le premier tome de cette série et j’ai eu droit au visage de la jeune héroïne.

Vous l’aurez compris les illustrations ont leur importance dans ce roman jeunesse, des pleines pages en noir et blanc. La couverture est un bel exemple version couleur de ce qu’on va retrouver à l’intérieur. Pour débuter on a une carte, vous savez comment sont les lecteurs de fantasy, ils adorent les cartes, de vrais voyageurs de l’imaginaire. Les personnages principaux sont représentés ainsi que l’univers de Fabula.

J’ai donc choisi ce roman pour son auteur, pour son illustratrice et parce que c’était de la fantasy jeunesse… je n’ai pas lu la quatrième de couverture donc quel ne fut pas ma surprise lorsque j’ai vu apparaitre les noms des personnages. L’un d’eux m’est très cher donc j’étais déjà sous le charme…

Nous avons donc trois enfants de 8 à 12 ans (c’est justement la tranche d’âge des lecteurs) de modeste condition, voir des souffre douleurs. On comprend très vite qu’ils ont en eux les germes de ce qu’ils veulent être adultes Enguerrand l’aîné est garçon d’écurie et aspire à être écuyer pour devenir chevalier. Aliénor la plus jeune est aussi très vive et fonce tête baissée, protectrice des animaux. Et il y a leur ami Grégoire qui est entre les deux, lui a des prédispositions pour la magie, il écrit un grimoire, dont on a un petit aperçu en fin de volume (texte et illustrations).

Bien sûr notre trio est ami d’une « sorcière » Brisaine une conteuse des légendes des Trois-Dragons. Elle les nourrit de toutes ces histoires. Puis, on découvrira d’autres personnages…

Ce sont des personnages positifs, purs et gentils.

Vous vous doutez bien qu’il y a les « méchants » qui vont essayer de leur mettre des bâtons dans les roues.

Dans ce premier tome nous découvrons donc cet univers et une partie du passé de ce royaume. Quelques parts d’ombre, et ce n’est pas que le Bois qui est d’Ombre, les âmes aussi. De nombreux rebondissements vont faire palpiter les lecteurs. J’ai été prise dans cette histoire.

Nos trois jeunes héros vont devoir mener une mission périlleuse avec les épreuves.

Les thématiques autour de la forêt, la magie, l’amitié, l’honneur sont très présentes.

J’ai adoré ce premier tome, j’ai très envie de lire les autres tomes de la saga. On a tous les bons ingrédients pour un bon roman fantasy et un conteur qui sait faire vibrer le lecteur.

Je vous laisse découvrir leurs mésaventures.

Challenge 15K, catégorie « #30 Les Musclés »

#payetonslip

Les Grosses bêtises. T2 La magie pour de vrai

Agnès Debacker

Éditions Syros, Collection OZ, mai 2022, 179 p., 9,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Ils sont six, experts en bêtises, et prêts à tout pour s’entraider ! Amitié, aventure et magie à volonté !
 

Lina, Sam, Chloé, Yasmin et Pablo ont deux gros problèmes : 1- Une sorcière sévit dans les parages. 2- Cette sorcière, c’est… la mère de leur copain Anton, qui ignore la terrible vérité ! En enquêtant discrètement sur elle,  Pablo va faire une énorme bêtise…

Mes impressions de lecture :

Je vous avais parlé du premier tome « La limace volante » qui m’avait bien fait rire. Nous voilà juste après pour de nouvelles mésaventures. Je vous conseille donc de lire les tomes dans l’ordre, car il y a des choses qui sont dévoilées qui sont en rapport avec la première aventure dès la quatrième de couverture.

J’ai donc eu plaisir à retrouver cette bande de gamins de primaire  qui ne sont pas tout lisse.

Dans le premier tome ils avaient découvert des choses (du moins certains) et  lorsqu’un phénomène étrange se produit, le regard se tourne tout de suite dans une certaine direction. On va donc les voir essayer de garder un membre de l’équipe dans l’ignorance alors que lui aussi cherche à trouver la fameuse sorcière. Cela donne lieu à des situations rocambolesques… Toutes vérités ne sont pas bonnes à dire !

Puis, l’un d’entre eux va faire une « grosse bêtise » et se retrouvé dans en fâcheuse posture. Et les voilà partis à essayer de sortir leur ami du pétrin et pour cela il faut affronter la sorcière !

On ressent l’importance de l’amitié qui soude ce groupe. Ils sont prêts à tout pour ne pas faire souffrir l’un de leurs amis et pour en sauver un autre. Ils sont même prêts à manger des cookies aux algues…

L’humour est très présent dans ce roman.

J’aime beaucoup la couverture du roman qui reflète bien les différents sentiments des personnages.

Une nouvelle fois un roman de la collection Oz m’a fait passer un bon moment dans un univers pour les 8-10 ans..

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Janine

Voir sur ce blog

Histoires de sirènes illustrées

Susanna Davidson, Fiona Patchett, Rachel Firth et Lan Cook

Ill. Margarita Kukhtina

Trad. Virginie Clauzel et Caroline Slama

Éditions Usborne, fév 2022, 144 p, 14,95 €

Mes lectures Usborne

Mes chroniques jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Plonge dans un monde aquatique grâce à ces neuf contes avec des sirènes et des tritons du monde entier.
Rencontre la solitaire princesse des mers d’Iran, la méchante Yara du Brésil et la courageuse petite sirène dans cette collection d’histoires joliment illustrées.

Mes impressions de lecture :

J’aime beaucoup cette collection. C’est un recueil de contes pour les 5 ans et plus, les histoires sont donc relativement courtes. Nous avons tantôt du texte sur fond blanc, d’autres pages avec le texte au milieu des illustrations ou des illustration avec légende en pleine page. Chaque histoire débute avec une double illustration, indication du lieu et de l’origine du conte. une illustration dans un médaillon clôt chaque aventure. Un signet en tissu et une couverture rigide viennent compléter l’objet livre. le format est agréable à tenir en main pour lire, les marges sont assez grandes pour avoir un confort de lecture. j’aime beaucoup les couleurs vives des illustrations.

Je ne connaissais pas les contes de ce recueil. Nous voyageons puisque chaque conte vient d’un pays. Ils ont chacun leur intérêt et abordent des sujets différents. J’ai bien aimé l’amitié entre Jing et Jiaoren et comment chacun va aider l’autre dans un moment important de leur vie, de plus c’est une histoire de triton, ce qui n’est pas courant.

On va y croiser des figures féminines fortes, astucieuses … Elles vont connaître des sentiments forts. Les contes parlent souvent de métamorphose, de révélation de la véritable nature, de relations familiales, amicales ou amoureuses. Leur vie n’est pas un fleuve tranquille, les personnages vont devoir faire des choix de vie, affronter des épreuves pour atteindre leur but et suivre leur destinée. les personnages masculins aussi sont mis à rude épreuve, je pense par exemple à Alonzo qui doit résister au chant et à la beauté de Yara… Un autre doit trouver dix mille perles pour pouvoir approcher celle dont il est tombé amoureux…

J’ai encore pris plaisir à me laisser emporter par ces contes intemporels ou l’imaginaire vient compléter la vie réelle.

La thématique de l’eau, sujet qui me passionne, m’a rendu la lecture encore plus intéressante.

Je remercie les Éditions Usborne de leur confiance.

Mon livre de faits étonnants sur les animaux

James Maclaine

ill. Carolina Búzio

trad. Nathalie Chaput

Éditions Usborne, 24 fév 2022, 64 p., 9,95 €

Mes lectures Usborne

Mes chroniques jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Parcours cet ouvrage et tu découvriras bien des merveilles surprenantes du monde animal.

Mes impressions de lecture :

Nous sommes très friands de ce genre de petites infos sympathiques.

Cet ouvrage qui s’adresse plutôt pour les 6 ans (ou moi !) est donc très visuel. Les infos passent beaucoup par les illustrations.

J’adore les titres su style « l’animal dont le petit est plus grand que l’adulte », vous vous dites que vous avez mal lu, on vous montre d’ailleurs des parents beaucoup plus grands que leur petits (ce qui est plus courant) et puis il y a un bébé énorme… vous en connaissiez ? moi non.

Il y a des infos pour faire le malin… « tu savais que… »

L’importance de la mise en page. Tous les fonds sont colorés avec des contrastes et parfois des bulles comme si le petit personnage qui nous explique tout ça parlait directement au lecteur. Personnages aux formes arrondies. s’il y a plusieurs informations sur une page il y a des démarcations avec différentes couleurs. Les informations « encadrées » sont parfois sous forme de panneaux, de cercles ou autres pour bien attirer l’œil.

Un glossaire et un index viennent compléter l’ouvrage. Avec l’index on peut revenir facilement à l’animal qui nous intéresse. C’est une autre façon d’entrer dans le texte.

Vous pouvez avoir un petit aperçu du livre : ICI .

Pour la petite anecdote on a eu quelques fous rires avec mon diablotin (qui est plus grand que moi maintenant !).

Bonne lecture !

Je remercie les Éditions Usborne de leur confiance.

Vous retiendrez mon nom

Fanny Abadie

Éditions Syros, 10 fév 2022, 358 p., 16,95 €

Mes lectures Syros

Chronique Jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Un matin, entre deux voitures, Karim découvre le corps sans vie de Zineb, couverte de bleus et pieds nus. Zineb, pourtant, était une fille sans histoires. Deux jours plus tard, Sublime, un ami de Karim, disparaît en lui laissant un mot d’adieu et un souvenir encombrant : l’un des escarpins que Zineb portait le soir de sa mort. Sublime a-t-il quelque chose à voir avec le meurtre ? Et quel est le secret que les copines de Zineb semblent vouloir taire à tout prix ? Pour comprendre, Karim va mener sa propre enquête et, peu à peu, ouvrir les yeux sur le monde qui l’entoure.

Mes impressions de lecture :

Une nouvelle autrice chez Syros, j’avais hâte de la découvrir.  Maintenant que je l’ai lu j’attends de voir à quoi ressemblera son prochain roman !

J’ai été attirée par la quatrième de couverture. Je ne connaissais pas l’écriture de Fanny Abadie et j’ai donc eu la surprise de découvrir une écriture qui correspond au narrateur mais qui me sort de ma zone de confort. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation n’étant pas habituée à ce langage de la cité, enfin de la Tiek, cela va plus loin que le langage de rue que je connais (je suis une vieille et du sud). Il y a des moments où ce langage est moins marqué. 

Ce roman aborde plusieurs problèmes sociétaux qui touchent aux banlieues et aux cités. Dans le contexte actuel il a sa place. Zone de non droit ou zone abandonnée aux mains de trafiquants. Concentration de souffrance humaine. Familles monoparentale, religion, déracinement, exil, exclusion, système D, drogues etc. On sent aussi le changement avec notamment les enfants qui on grandit.  Par exemple : « tu ne te souviens pas quand tu étais en primaire ». Il est question de mémoire.

Avant le crime il y avait une sorte d’entente entre les différents groupes de protagonistes, chaque adolescent dans son clan, dans son secteur… mais le crime a crée le déséquilibre et le chaos en mélangeant les gens. Point de bascule et chaos.

Réouvertures des plaies. Les mères sont très importantes, celle du narrateur est partie depuis quelques mois, c’est son point faible… lui, il a un père un peu perdu … Karim est fragilisé…

Le narrateur est Kabyle et il vit en périphérie des immeubles. Deux éléments qui le mettent un peu à part. Cela perturbe que ce soit dans le camp des jeunes de la cité ou du côté des forces de l’ordre. C’est lui, Karim, qui trouve le corps, c’est lui va enquêter car il est l’élément charnière entre le frère de Zineb et le présumé coupable.

On va voir les dérapages que la quête de vérité et du coupable va engendrer.

On va aussi découvrir les facettes cachées de gens qui se côtoient… sans finalement bien se connaître.

Comment sortir de cette cité, pour certains c’est le sport, pour d’autres les trafiques en tout genre, pour d’autres le rap… Et les études ?  pas vraiment.

Dans la dernière partie il y a une accélération, le rythme s’accélère, il est question de vie et de mort. La résolution de l’affaire va aboutir… mais, la conclusion est terriblement frustrante…

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Mylène (à suivre)

Éclats d’étoile. Livre 1

Neil Shusterman

Trad. Cécile Ardilly

Éditions Robert Laffont, Coll R, fev 2021, 300 p., 17,90€

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Dillon possède le terrifiant pouvoir de déclencher des vagues de destruction avec une simple pensée.
Deanna, elle, ressent une peur si dévorante qu’elle en est devenue une sorte de trou noir, aspirant tout ce qui la terrorise.
Lorsque l’éclat d’une supernova illumine le ciel nocturne, Dillon et Deanna ont une révélation : ils sont six à être accablés de pouvoirs monstrueux qui leur rongent l’âme autant que le corps. Et ce n’est qu’ensemble qu’ils auront une chance de vaincre ces forces mystérieuses.

Mes impressions de lecture :

J’ai reçu le tome 2 qui vient de paraître et je  me suis dis qu’il valait mieux que je commence par le tome1, alors j’ai acheté ce premier tome pour découvrir l’auteur et l’un de ses univers.

C’est un roman fantastique young adulte, grands ados. Il y a une certaine violence … et des thématiques sombres.

C’est un roman surprenant. Dans cette histoire nous avons six adolescents avec des pouvoirs étranges, ça serait plutôt des tares. C’est particularités sont négatives. D’habitude on attributs  aux héros des pouvoirs positifs pour faire le bien autour d’eux, ici ce n’est pas le cas.

Dans ce premier tome on découvre chaque personnage avec son affreuse histoire. Puis, comme aimantés ils vont former des binômes plus ou moins complémentaires. Entre eux les effets négatifs n’ont pas lieux.

Au début je me suis dit qu’on allait être dans la quête, un road trip, le voyage initiatique qui terminerait par leur rencontre, il y a de cela mais aussi pas tout à fait… Je suis donc allé de surprise en surprise.

Les personnages ont plus ou moins appris à vivre avec leurs singularités, on pourrait dire qu’ils sont leur première victime. Cependant, il va y  avoir la lutte pour choisir le bien et le mal, selon les critères de notre société. Il y a un attrait dans le mal qui les ronge.

Je n’ai pas eu d’empathie avec certains personnages, je pense que chaque lecteur sera plus sensible à tel ou tel aspect. Les relations entre les personnages sont étranges comme ce qu’il leur arrive.

C’est un roman relativement sombre, les théories autour des éclats d’étoile sont intéressantes.

Une lecture prenante. Je ne vous en dis pas plus pour vous laisser découvrir.

Je ne saurais vous dire si j’aime ou pas ce roman, il y a quelque chose qui m’a dérangé.

Je vais pouvoir enchainer avec le tome 2 « le dévoreur d’âmes » ça ne laisse pas trop de place au doute sur le côté sombre.

A bientôt pour la suite…

Qui en parle ?

Mylène

Portrait au couteau

Malika Ferdjoukh

Éditions Bayard, 12 janv. 2022, 235 p, 13,90 €

Masse critique Babelio / Éditions Bayard

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Hiver 1910. Tous les jeudis, la jeune danseuse Marie Legay quitte l’Opéra de Paris et s’en va poser pour le peintre Odilon Voret. C’est un grand homme sombre, terrifiant, qui peint au couteau. Elle l’a surnommé « l’Ogre ». Ce jeudi-là, le destin de Marie bascule dans l’effroi…
XXIe siècle. Antonin et Élisabeth, étudiants en art, observent avec stupeur la jeune fille qui pose pour la classe de dessin. Flavie – c’est son nom – porte en effet, au niveau du cœur, des cicatrices étranges, semblables à cinq coups de couteau.
Quelques jours plus tard, au musée d’Orsay, Antonin découvre, stupéfait, fasciné, un tableau signé Odilon Voret. Intitulé « Le cœur déchiré », il représente une jeune fille assassinée de cinq coups de couteau…
Qui est-elle ? A-t-elle un lien avec Flavie ? Et lequel ?
C’est le début d’une dangereuse enquête, une enquête dans les mystères du temps, qui va mener Antonin, Élisabeth et Flavie bien plus loin qu’ils ne l’imaginaient…4e

Mes impressions de lecture :

J’ai lu il y a quelques mois « Embrouille à minuit » de cette autrice et j’avais bien aimé. Lorsque Babelio m’a proposé ce partenariat je n’ai pas hésité.

J’ai bien aimé l’histoire en deux temps, deux événements et deux époques.  La première partie pourrait presque être une nouvelle. Avec la mise en place de l’histoire et le crescendo  vers le drame. On voit cette jeune danseuse (16 ans) gravir la côte puis les étages vers son destin tragique. On est au plus près de ce qu’elle ressent.

Le crime a lieu et on spécule sur qui a commis le crime.  Mais il faudra attendre la toute fin du roman pour avoir la réponse puisque qu’il existe plusieurs possibilités. J’avais trouvé, mais chut !

La deuxième partie qui est la plus longue est celle de l’investigation du « cold case ». Il y a un effet miroir. On retrouve une danseuse/ modèle et des peintres. J’ai bien aimé la part de fantastique qui donne qui crée l’ambiance et permet la résolution.

C’est très astucieux d’avoir utilisé les références à Théophile Gauthier et toute la veine d’auteurs qui étaient très attirés par le Spiritisme. La coïncidence veut que j’aie récemment écouté des émissions de radio sur Conan Doyle et d’autres auteurs de l’époque qui jouaient avec le contact avec l’au-delà.

J’ai beaucoup aimé découvrir à travers les recherches documentaires des jeunes gens les faits tels qu’ils se sont déroulé plus de cent auparavant.

Il va donc se passer d’étranges phénomènes alors qu’on est à notre époque. Cela crée une certaine atmosphère.

Nous avons donc des adolescents qui vivent à notre époque qui vont vivre de drôles de choses, ajouter à cela les émois amoureux et vous avez un cocktail détonnant. On va avoir un trio amoureux, le personnage masculin va être l’élément charnière, tantôt avec l’une tantôt avec l’autre jeune fille il ne va pas toujours partager toutes les informations, pour diverses raisons. Cela fait durer le suspens dans l’enquête et dans le cheminement amoureux.

Ce que j’ai aimé c’est que la résolution du mystère ne se fera pas d’un coup. Il y a des rebondissements inattendus.

Un roman jeunesse où l’amitié et la fraternité jouent un grand rôle.

Ceux qui connaissent Paris sauront apprécier les scènes dans leur espace géographique.

La plume de Malika Ferdjoukh ne manque pas de malice et d’humour, ce qui est toujours appréciable lorsque l’ambiance devient par trop angoissante. Il a bien sûr le crime qui est affreux mais ce que va vivre Antonin n’est pas anodin. Le thème de la folie est sous-jacent.

Je remercie Babelio et les Éditions Bayard de leur confiance

La philosophie pour les débutants

Jordan Akpojaro, Rachel Firth et Minna Lacey

Ill. Nick Radford

Trad. Caroline Slama

Éditions Usborne, 2021, 128 p., 13,95 €

Chronqie jeunesse du mercredi

4e de couv :

Crois-tu à tout ce qu’on te raconte ou préfères-tu penser par toi-même ? Cherches-tu les réponses à de grandes questions telles que : comment savoir si quelque chose est vrai, ou comment être bon et juste avec tout le monde ? Crois-tu que, peut-être, la vérité est ailleurs ? Si tu as un esprit curieux, alors ce livre est fait pour toi.

Mes impressions de lecture :

Avant d’aller plus loin je tiens à préciser que c’est un ouvrage pour la jeunesse, c’est un point de départ… Et comme je pars de loin cet ouvrage s’adresse aussi aux adultes qui n’ont que de vagues connaissances !

Cet ouvrage permet de découvrir de nombreux thèmes philosophiques et des façons d’aborder les problématiques de différentes façons.

J’ai choisi ce livre pour m’aider à trouver des mots pour discuter avec mon fils et les gens en général. J’ai bien essayé de lire des publications pour adultes mais je me suis vite laissée débordée. Ou alors c’était trop dirigé vers des scolaires, ici ce n’est pas le cas.

J’ai pris le temps de lire, petite à petit, seule ou avec mon fils. Je pense qu’il est retourné tout seul revoir certains sujets, en tout cas moi oui car il y a des raisonnements qui ne vont pas de soi pour moi. C’est le genre de livre qu’on garde à porté de la main et dans lequel on pioche des questionnements.

Le livre est bien structuré par thèmes et une vaste palette de questionnement permet de se questionner.

Les illustrations sont importantes car elles évitent de rendre le texte trop rébarbatif et parfois un dessin vaut mieux qu’un long discours. Les différentes couleurs et les différentes présentations délimitent les questions et les réponses. Des petits dialogues entre des personnages rendent le texte plus vivant.

Je vous souhaite une belle découverte.

Je remercie les Éditions Usborne de leur confiance.