Meto. Zone noire

Yves Grevet

Éditions Syros, 6 octobre 2022, 280 p., 16,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Le retour du phénomène Méto. Un nouveau roman qui peut se lire indépendamment de la trilogie culte. 
Méto est celui qui a libéré les « Maisons ». Ces lieux terrifiants où l’on enfermait les enfants que leurs parents avaient été forcés d’abandonner. Aujourd’hui Méto a 17 ans. Considéré comme un héros par les siens, il est recherché sur tout le continent. Lorsque sa petite sœur est kidnappée, il accepte le marché des ravisseurs : être enfermé vivant dans un cercueil avec la rançon, et livré en Zone contaminée…

Mes impressions de lecture :

Après la trilogie, Meto reprend du service. Vous avez en parallèle des bandes dessinées qui paraissent et paraîtrons dans les prochaines mois, c’est bon à savoir ! je n’ai pas testé les BD. Et vous ?
Je croyais qu’après la trilogie on ne retrouverait pas toute la bande de Méto, quel plaisir de continuer à le voir évoluer.
On peut lire cette aventure sans avoir lu la trilogie… mais après vous aurez envie de la lire, car les éléments  qui sont donnés pour comprendre certaines choses donnent envie d’en savoir plus.
J’ai lu la trilogie il y a quelques années lorsque l’intégrale est sortie et je me suis rendu compte que j’avais gardé en mémoire beaucoup de passages. Une série très marquante.
La couverture nous montre des personnages déterminés. Ce que j’aime chez Meto c’est qu’il a gardé son humanisme malgré tout ce qu’il a vécu. Ils n’ont pas réussi à le rendre insensible et sadique.
Dans cette uchronie, il y a une troisième guerre mondiale et il y a des zones irradiées. Et c’est justement par là qu’est envoyé Meto en tant que rançon. On retrouve les thématiques post-apo autour de la survie et du changement de société. Même si bien entendu cela ne se passe pas toujours bien.
Il va retrouver d’anciens habitants de la Maison et pas que les meilleurs. On va retrouver l’entraide chez certains et le sadisme d’autres. Le passé les rattrape Meto et ses amis.
Il ne peut passer son chemin lorsqu’il découvre se qui se passe dans le « cube », il sait rallier les bonnes personnes autour de lui.
De nombreux rebondissements vont tenir le lecteur en haleine. On dirait qu’ils vont de Charybde en Scylla. On vit les émotions des personnages,leurs angoisses et leurs bonheurs. On se cache avec eux. Il y a beaucoup d’action mais aussi de la réflexion sur les conséquences de leurs actes, sur leur intégrité morale etc.
Qui sortir vivant de cet enfer ? En tout cas personne ne sortira totalement indemne.
Ce que j’aime dans cette série ce sont les valeurs qui sont mises en avant, et les liens qui se tissent entre les protagonistes. Thématique de la résistance et de l’insubordination pour aller vers une société plus « saine ».

Je parle beaucoup de Meto et des protagonistes. Mais il faut souligner l’importance des rôles féminins volontaires. Des personnages féminins forts qui savent ce qu’elle veulent. Elles agissent avec énergie et courage.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

NB 1 : J’ai beaucoup pensé à la série « U4 » dont Yves Grevet à écrit « Koridwen » et un peu dans « Contagion » lorsqu’on voit le personnage traverser la France ou encore dans l’opposition aux adultes corrompus.

NB 2: J’ai pensé à « À crier dans les ruines » d’Alexandra Koszelyk, un roman adulte qui se passe 20 ans après Tchernobyl, lorsqu’il est question des populations qui continuent à vivre dans les zones irradiées.

Voir aussi sur ce blog :

L’intégrale Meto

Dopamine

Patrick Bard

Éditions Syros,  sept 2022, 215 p., 16,95€

Mes lectures Syros

Chronique Jeunesse du mercredi

Rentrée littéraire automne 2022

4e de couv. :

Février 2021 : le corps d’une jeune fille de quatorze ans est retrouvé dans la Marne. Ses meurtriers, identifiés très vite, sont deux camarades de classe. Une fille et un garçon qui ne semblent pas conscients de la gravité de leur acte et invoquent des mobiles inconsistants. Entre addiction aux écrans, haine déversée sur les réseaux sociaux, harcèlement et calomnie, le juge d’instruction chargé de l’affaire décide de décrypter coûte que coûte la mécanique de l’impensable.

Mes impressions de lecture :

« Qui aurait pu prévoir qu’ils étaient capables de tuer ? Le nouveau roman choc de Patrick Bard.  » Lorsque j’ai lu cette accroche sur le site des Éditions Syros je me suis demandé ce qui se cachait derrière. Ce n’est pas un effet marketing, c’est vraiment un choc. La violence chez les ados n’est pas d’aujourd’hui mais il y a depuis quelques années des dérives que la technologie permet/engendre.

La couverture est excellente que ce soit dans les couleurs ou la composition, elle reflète vraiment le contenu.

D’entrée on découvre la jeune fille morte et on sait qui a commis le crime atroce. Tout l’enjeu de l’intrigue c’est de comprendre le pourquoi ces deux ados de 15 ans étaient passés à l’acte. Dans un premier temps on va suivre le juge d’instruction qui malgré son expérience est dans l’incompréhension. Il faut qu’il détermine les différentes responsabilités et l’enchainement des événements.

On va suivre les auditions des acteurs du drame. Le couple diabolique ne parle pas, n’exprime aucun remord… ce manque de « sentiments » perturbe le juge d’instruction qui essai de les faire parler.

On va découvrir les tenants et les aboutissants en écoutant les protagonistes. Le lecteur aura en plus ce qui ne sera pas dit en audition. Le rythme de la narration va changer un peu avant de revenir à de nouvelles auditions. On est bien guidé par le titre des chapitres où on a le nom de celui qui raconte et la date. C’est important car avec cette structure on ne va pas découvrir l’histoire chronologiquement. Il n’y a pas de longueurs, le changement de focale tiens le lecteur en éveil. Dans qu’elle mesure l’auteur joue t-il avec la « dopamine » que diffuse son histoire ? À la fin on aura des explications d’un médecin, cela fait froid au dos.

À un moment donné madame le proviseur dit que ce n’est pas faute de faire de la prévention contre le harcèlement et les dérives liées à internet, et pourtant ils sont tous passés à cause de l’omerta qui règne chez les adolescents. Que ce soit en lycée public ou privé c’est pareil. Patrick Bard démonter les mécanismes pour mieux nous montrer les rouages.

On retrouve aussi les effets de groupe, les clans et les rivalités. Ce roman nous montre des ados d’aujourd’hui avec cette hypersexualisation. Malheureusement, on n’est pas dans l’exagération. Les deux confinements de 2020 n’ont rien arrangé ni pour les adultes, ni pour les ados qui vivaient sous le même toit. Les réseaux et internet ont pris encore plus de place.

On ressent bien dans ses fragments de vie les différents degrés de violence que ressentent les adolescents à cette période charnière de leur vie. Ils ne font pas dans a dentelle, aucune concession… ils ont des émotions à fleur de peau.

J’ai lu cette histoire avec un regard d’adulte et de mère d’un ado. Soyons honnêtes on a beau prévenir et accompagner on ne peut pas contrôler les dérives. Il faut rester vigilant et à l’écoute. Je suis curieuse de savoir comment un ado reçoit ce roman. Je pense que selon le vécu de chacun ils retiendront plus tel ou tel aspect.

La partie concernant Krystal m’a rappelé une autre lecture (dans un autre style) « E.V.E entité Vigilance Enquête » de Carine Rozenfeld, c’est un sujet qui va devenir de plus en plus présent.

Le roman est recommandé pour les 13 ans et +, ce qu’il relate (en dehors du crime) correspond à ce qui nos ados peuvent rencontrer au collège mais attention aux âmes sensibles.

Je sens que ce roman va rester gravé dans ma mémoire pendant un moment.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Les héritiers de Brisaine. T.2 La cour du clair-obscur

David Bry

Ill. Noémie Chevalier

Éditions Nathan, 2021, 128 p., 11,95 €

Mes lectures Nathan

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Enguerrand, Grégoire et Aliénor enquêtent sur les dangereux personnages masqués qui fouillent le Bois d’Ombres, à la recherche des Clés ouvrant le Cœur de toutes les légendes.
Les trois amis apprennent l’existence de la Cour du Clair-Obscur, constituée des traitres des deux autres Cours.
Aidé de Lusin le gnome, Enguerrand, Aliénor et Grégoire doivent à tout prix retrouver la Clé des Sources pour la mettre à l’abri. Mais Gauthier, leur ennemi juré, risque de leur compliquer la tâche !
Les enfants réussiront-ils à sauver la Clé des sorciers maléfiques ?

Mes impressions de lecture :

J’ai eu le plaisir de recevoir, le tome 2 et 3 de la part des Éditions Nathan, après avoir parlé du premier tome « la malédiction du bois d’ombre ».

Tout d’abord un mot sur la couverture de Noémie Chevalier qui joue bien sur le clair-obcur. J’aime beaucoup l’idée de lien entre l’homme encapuchonné et mystérieux et les enfants au contraire éclairés et portant la lumière.

On retrouve notre trio que nous avons suivi en frissonnant et cela ne va pas aller en s’arrangeant pour eux. Chacun porte en lui des valeurs positives de la « chevalerie »  sans être indestructible et conquérant. J’ai été révoltée par ce qu’ils subissent au quotidien de par leur position sociale.

Les personnages ont été bercés par les histoires de Brisaine, nous avons vu comment la réalité a bouleversé leur vie, dans ce deuxième volet on en voit les conséquences. Ils vont continuer leur voyage « initiatique » et affronter de nouvelles épreuves.

Avec Brisaine, ils représentent le bien, face à eux il y a ceux que l’on pourrait qualifier de disciple du mal… ils vont découvrir ce qui était latent et qui a émergé suite à ce qui s’est passé précédemment. Mais si on le bien face au mal, on va aussi avoir ceux qui ne savent pas encore quel camp choisir…

Nous avons toute la thématique de la forêt et de la magie et toute la symbolique qui leur est liée. Les mystères qui en émanent. J’ai aimé découvrir dans leur quête l’ondine et la présence de l’eau.

David Bry traite aussi la thématique du harcèlement que l’on pourrait transposer au harcèlement scolaire. On a aussi l’abus de pouvoir d’adultes qui sont sensés protéger les plus jeunes. Peut-être que certains enfants pourront s’identifier et trouver la force de se battre. J’extrapole peut-être.

Quelle fin ! On n’a qu’une hâte commencé le tome suivant. J’ai du résister pour ne pas m’embrouiller pour écrire cette chronique.

Je vous laisse découvrir la cour du Clair-obscur.

Je remercie les Éditions Nathan de leur confiance. A bientôt pour la suite…

Voir sur ce blog :

Les chemins de Sancturia

Jeremy Behm

Éditions Syros, avril 2022, 397 p., 17, 95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Sylvann est une jeune Elfe qui veut venger les siens et retrouver le Cœur de Sève, une pierre aux pouvoirs puissants qui a été dérobée par le sanguinaire chef des Orcs.
Nora, une collégienne d’aujourd’hui, a une imagination débordante, elle est persuadée que d’autres mondes que le nôtre pourraient lui être accessibles.
Quel lien unit ces deux héroïnes ?
Un grand roman d’aventure et d’action, pour les amateurs de fantasy ou pour découvrir le genre.

Mes impressions de lecture :

Chaque roman que je lis de Jeremy Behm est une surprise. Il entraine le lecteur sur des questionnements différents.

Ce roman qui joue avec deux mondes chaque lecteur va trouver sa voie et faire son chemin. Un peu comme les personnages. Si l’on suit le personnage qui écrit, le personnage qui se fait agresser, le personnage qui par vers une quête ou le personnage qui bascule dans la délinquance à chaque fois on est pris par l’histoire. Ce roman est un véritable ascenseur émotionnel.

Jeremy Behm a su trouver les chemins d’une histoire à l’autre et c’est délicat d’en parler sans spoiler.

J’ai beaucoup aimé l’image des chemins, à chaque croisement il faut faire un choix, à chaque rencontre il faut prendre la décision de faire ou non confiance.

C’était aussi très intéressant si l’on garde l’idée de l’écriture. Pourquoi écrire ? Quoi écrire ? Comment construire une histoire et comment la terminer… l’auteur (en général) projette des choses, mais projette aussi un peu de son histoire…

La thématique du héros/héroïne avec son innocence, son enthousiasme, ses apprentissages, ses choix, ses erreurs… le héros ne fait pas cavalier seul, il va entrainer dans son sillage d’autres. Nous sommes dans un roman jeunesse nous avons donc des apprentis dans différents domaines. Nous nous attachons aux personnages avec leurs défauts et leurs qualités.

Un roman très prenant les différentes facettes créent des ruptures, des pauses qui se nourrissent les unes avec les autres.

J’ai trouvé très intéressant d’avoir fait un lexique en fin de volume pour les lecteurs qui débutent en héroïc fantasy.

Je remercie les éditions Syros de leur confiance.

QUI EN PARLE ?

Mylène

Sur ce blog :

Grand appartement bizarre. T4 Catastrophe une lettre d’amour

Auteur.rice.s : Nathalie Stragier

Illustration : Clémence Penicaud

Éditions Syros, Coll. OZ, juin 2022, 229 p., 9,95 €

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv :

Qui est amoureux, dans le grand appartement bizarre ? 

Catastrophe, une lettre d’amour est arrivée à l’appartement où Gabriel, Charline et Félix habitent avec leurs familles ! Le chien Trésor en a avalé la moitié, impossible de savoir à qui elle est adressée. Pour les trois amis, il y a urgence à mener l’enquête : et si l’irruption d’un(e) amoureux(se) menaçait leur vie tous ensemble ?

Mes impressions de lecture :

Quel plaisir de retrouver cette tribu et ce Grand appartement bizarre, je retrouve mes 8-12 ans… En plus il y a un petit truc que j’adore… l’histoire se termine avec la fin de l’école et le début de vacances… C’est pile le bon moment pour le lire !

Il y a plusieurs facettes de cette série on commence par l’amitié et la cohabitation de différents types de « famille ». Nous avons Gabriel l’orphelin et sa tutrice bienveillante et célibataire, il y a M. Meurice et ses deux fils (son épouse travaille sur des bateaux de croisière), et il y a Rokia la mère célibataire avec ses trois filles de trois pères différents qui est médecin urgentiste. Nous avons donc 9 personnes avec des préoccupations différentes selon leur âge et leur vie sociale. Et puis il y a la voisine Amandine et l’ancien proviseur M. Boussac qui gravitent autour, ainsi que la concierge et son chien Trésor. ça fait un sacré brassage de population, ça vit et ça bouge.

On pourrait croire qu’après les trois premières aventures la vie en communauté serait plus apaisée et que tout le monde avait trouvé ses marques, cependant c’est un équilibre fragile et un rien peu tout remettre en question.

On a par exemple la fameuse lettre déchiquetée par trésor qui laisse entrevoir que quelqu’un est amoureux.se d’une.e habitant.e. Voilà notre trio Gabriel, Félix et Charline qui essayent de résoudre cette énigme.

Deux autres trames vont venir compliquer la vie des personnages. Chaque situation met en avant des problématiques d’ordre émotionnelles. Qu’est-ce que signifie vivre pour toujours ensemble ? Est-ce possible ? Chaque protagoniste va réagir en fonction de son vécu. Et si passer par la vie des « animaux domestiques » pouvait aider à accepter certaines situations ?

La communication joue un rôle important, la mauvaise communication étant source de complication. J’ai bien aimé l’épisode « démocratie ». L’humour est toujours là pour dédramatiser les situations et mettre du baume au cœur. La bienveillance et l’amour viennent aussi permettre aux habitants du Grand Appartement Bizarre (et satellites) d’avancer et de progresser.

On a plusieurs problèmes qui vont se greffer au fur et à mesure. À la fin nous auront des réponses mais Nathalie Stragier laisse plusieurs pistes en suspens pour la suite des aventures… et je vois déjà poindre de nouvelles mésaventures où l’amour et la famille et l’amitié vont bouleverser la vie de cette tribu.

Je vous laisse découvrir ce que Nathalie nous a concocté pour nous émouvoir, nous faire réfléchir et rire.

À quand une version animée ou série tv ? C’est très visuel et bien rythmé. Les personnages sont hauts en couleur…

J’ai hâte de lire le prochain épisode… car le seul problème de ce bonbon pétillant c’est qu’il est vite dévoré !

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Les autres romans de cette série sur ce blog :

Les héritiers de Brisaine T.1 La malédiction du Bois d’Ombres

David Bry

Ill. Noémie Chevalier

Éditions Nathan, 2021,  168 p. , 11,95 €

CHRONIQUE JEUNESSE DU MERCREDI

4e de couv. :

Le Village de Trois-Dragons, au cœur du royaume de Fabula : la magie, autrefois courante, a disparu suite à une grande guerre.
Enguerrand, avec l’aide de son ami Grégoire, part à la recherche d’Aliénor, sa petite sœur, dans le Bois d’Ombres, une forêt dangereuse et maudite. Mais en pénétrant dans ce bois interdit, il semble que les enfants aient réveillé la magie noire du lieu… Le village est en danger !
Soutenus par la guérisseuse Brisaine, les trois amis vont devoir faire la lumière sur cette mystérieuse malédiction. Pour affronter les terribles dangers qui les guettent, il leur faudra du courage et l’aide de surprenantes créatures alliées.

Mes impressions de lecture :

Au mois de mai David Bry était l’invité du Blog Book en Stock. Durant tout le mois il a répondu aux questions de ses lecteurs. J’ai découvert cet auteur et j’ai lu un roman de fantasy adulte (que je n’ai pas encore chroniqué), j’ai aussi appris qu’il écrivait en jeunesse, j’ai donc gardé l’info dans un coin de ma tête. Début juin, je regarde le programme du salon du livre du Grand Narbonne qui avait lieu le 10-12 juin pour faire mes repérages auteurs. La librairie BD & Cie m’envoie sa newsletter en annonçant la venue sur le stand du salon de Noémie Chevalier que je ne connaissais pas… et là que vois-je c’est l’illustratrice de la saga « Les héritiers de Brisaine » de David Bry. Je ne pouvais laisser passer une telle info. Donc samedi je suis passé acheter et faire dédicacer le premier tome de cette série et j’ai eu droit au visage de la jeune héroïne.

Vous l’aurez compris les illustrations ont leur importance dans ce roman jeunesse, des pleines pages en noir et blanc. La couverture est un bel exemple version couleur de ce qu’on va retrouver à l’intérieur. Pour débuter on a une carte, vous savez comment sont les lecteurs de fantasy, ils adorent les cartes, de vrais voyageurs de l’imaginaire. Les personnages principaux sont représentés ainsi que l’univers de Fabula.

J’ai donc choisi ce roman pour son auteur, pour son illustratrice et parce que c’était de la fantasy jeunesse… je n’ai pas lu la quatrième de couverture donc quel ne fut pas ma surprise lorsque j’ai vu apparaitre les noms des personnages. L’un d’eux m’est très cher donc j’étais déjà sous le charme…

Nous avons donc trois enfants de 8 à 12 ans (c’est justement la tranche d’âge des lecteurs) de modeste condition, voir des souffre douleurs. On comprend très vite qu’ils ont en eux les germes de ce qu’ils veulent être adultes Enguerrand l’aîné est garçon d’écurie et aspire à être écuyer pour devenir chevalier. Aliénor la plus jeune est aussi très vive et fonce tête baissée, protectrice des animaux. Et il y a leur ami Grégoire qui est entre les deux, lui a des prédispositions pour la magie, il écrit un grimoire, dont on a un petit aperçu en fin de volume (texte et illustrations).

Bien sûr notre trio est ami d’une « sorcière » Brisaine une conteuse des légendes des Trois-Dragons. Elle les nourrit de toutes ces histoires. Puis, on découvrira d’autres personnages…

Ce sont des personnages positifs, purs et gentils.

Vous vous doutez bien qu’il y a les « méchants » qui vont essayer de leur mettre des bâtons dans les roues.

Dans ce premier tome nous découvrons donc cet univers et une partie du passé de ce royaume. Quelques parts d’ombre, et ce n’est pas que le Bois qui est d’Ombre, les âmes aussi. De nombreux rebondissements vont faire palpiter les lecteurs. J’ai été prise dans cette histoire.

Nos trois jeunes héros vont devoir mener une mission périlleuse avec les épreuves.

Les thématiques autour de la forêt, la magie, l’amitié, l’honneur sont très présentes.

J’ai adoré ce premier tome, j’ai très envie de lire les autres tomes de la saga. On a tous les bons ingrédients pour un bon roman fantasy et un conteur qui sait faire vibrer le lecteur.

Je vous laisse découvrir leurs mésaventures.

Challenge 15K, catégorie « #30 Les Musclés »

#payetonslip

Les Grosses bêtises. T2 La magie pour de vrai

Agnès Debacker

Éditions Syros, Collection OZ, mai 2022, 179 p., 9,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Ils sont six, experts en bêtises, et prêts à tout pour s’entraider ! Amitié, aventure et magie à volonté !
 

Lina, Sam, Chloé, Yasmin et Pablo ont deux gros problèmes : 1- Une sorcière sévit dans les parages. 2- Cette sorcière, c’est… la mère de leur copain Anton, qui ignore la terrible vérité ! En enquêtant discrètement sur elle,  Pablo va faire une énorme bêtise…

Mes impressions de lecture :

Je vous avais parlé du premier tome « La limace volante » qui m’avait bien fait rire. Nous voilà juste après pour de nouvelles mésaventures. Je vous conseille donc de lire les tomes dans l’ordre, car il y a des choses qui sont dévoilées qui sont en rapport avec la première aventure dès la quatrième de couverture.

J’ai donc eu plaisir à retrouver cette bande de gamins de primaire  qui ne sont pas tout lisse.

Dans le premier tome ils avaient découvert des choses (du moins certains) et  lorsqu’un phénomène étrange se produit, le regard se tourne tout de suite dans une certaine direction. On va donc les voir essayer de garder un membre de l’équipe dans l’ignorance alors que lui aussi cherche à trouver la fameuse sorcière. Cela donne lieu à des situations rocambolesques… Toutes vérités ne sont pas bonnes à dire !

Puis, l’un d’entre eux va faire une « grosse bêtise » et se retrouvé dans en fâcheuse posture. Et les voilà partis à essayer de sortir leur ami du pétrin et pour cela il faut affronter la sorcière !

On ressent l’importance de l’amitié qui soude ce groupe. Ils sont prêts à tout pour ne pas faire souffrir l’un de leurs amis et pour en sauver un autre. Ils sont même prêts à manger des cookies aux algues…

L’humour est très présent dans ce roman.

J’aime beaucoup la couverture du roman qui reflète bien les différents sentiments des personnages.

Une nouvelle fois un roman de la collection Oz m’a fait passer un bon moment dans un univers pour les 8-10 ans..

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Janine

Voir sur ce blog

Histoires de sirènes illustrées

Susanna Davidson, Fiona Patchett, Rachel Firth et Lan Cook

Ill. Margarita Kukhtina

Trad. Virginie Clauzel et Caroline Slama

Éditions Usborne, fév 2022, 144 p, 14,95 €

Mes lectures Usborne

Mes chroniques jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Plonge dans un monde aquatique grâce à ces neuf contes avec des sirènes et des tritons du monde entier.
Rencontre la solitaire princesse des mers d’Iran, la méchante Yara du Brésil et la courageuse petite sirène dans cette collection d’histoires joliment illustrées.

Mes impressions de lecture :

J’aime beaucoup cette collection. C’est un recueil de contes pour les 5 ans et plus, les histoires sont donc relativement courtes. Nous avons tantôt du texte sur fond blanc, d’autres pages avec le texte au milieu des illustrations ou des illustration avec légende en pleine page. Chaque histoire débute avec une double illustration, indication du lieu et de l’origine du conte. une illustration dans un médaillon clôt chaque aventure. Un signet en tissu et une couverture rigide viennent compléter l’objet livre. le format est agréable à tenir en main pour lire, les marges sont assez grandes pour avoir un confort de lecture. j’aime beaucoup les couleurs vives des illustrations.

Je ne connaissais pas les contes de ce recueil. Nous voyageons puisque chaque conte vient d’un pays. Ils ont chacun leur intérêt et abordent des sujets différents. J’ai bien aimé l’amitié entre Jing et Jiaoren et comment chacun va aider l’autre dans un moment important de leur vie, de plus c’est une histoire de triton, ce qui n’est pas courant.

On va y croiser des figures féminines fortes, astucieuses … Elles vont connaître des sentiments forts. Les contes parlent souvent de métamorphose, de révélation de la véritable nature, de relations familiales, amicales ou amoureuses. Leur vie n’est pas un fleuve tranquille, les personnages vont devoir faire des choix de vie, affronter des épreuves pour atteindre leur but et suivre leur destinée. les personnages masculins aussi sont mis à rude épreuve, je pense par exemple à Alonzo qui doit résister au chant et à la beauté de Yara… Un autre doit trouver dix mille perles pour pouvoir approcher celle dont il est tombé amoureux…

J’ai encore pris plaisir à me laisser emporter par ces contes intemporels ou l’imaginaire vient compléter la vie réelle.

La thématique de l’eau, sujet qui me passionne, m’a rendu la lecture encore plus intéressante.

Je remercie les Éditions Usborne de leur confiance.

Mon livre de faits étonnants sur les animaux

James Maclaine

ill. Carolina Búzio

trad. Nathalie Chaput

Éditions Usborne, 24 fév 2022, 64 p., 9,95 €

Mes lectures Usborne

Mes chroniques jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Parcours cet ouvrage et tu découvriras bien des merveilles surprenantes du monde animal.

Mes impressions de lecture :

Nous sommes très friands de ce genre de petites infos sympathiques.

Cet ouvrage qui s’adresse plutôt pour les 6 ans (ou moi !) est donc très visuel. Les infos passent beaucoup par les illustrations.

J’adore les titres su style « l’animal dont le petit est plus grand que l’adulte », vous vous dites que vous avez mal lu, on vous montre d’ailleurs des parents beaucoup plus grands que leur petits (ce qui est plus courant) et puis il y a un bébé énorme… vous en connaissiez ? moi non.

Il y a des infos pour faire le malin… « tu savais que… »

L’importance de la mise en page. Tous les fonds sont colorés avec des contrastes et parfois des bulles comme si le petit personnage qui nous explique tout ça parlait directement au lecteur. Personnages aux formes arrondies. s’il y a plusieurs informations sur une page il y a des démarcations avec différentes couleurs. Les informations « encadrées » sont parfois sous forme de panneaux, de cercles ou autres pour bien attirer l’œil.

Un glossaire et un index viennent compléter l’ouvrage. Avec l’index on peut revenir facilement à l’animal qui nous intéresse. C’est une autre façon d’entrer dans le texte.

Vous pouvez avoir un petit aperçu du livre : ICI .

Pour la petite anecdote on a eu quelques fous rires avec mon diablotin (qui est plus grand que moi maintenant !).

Bonne lecture !

Je remercie les Éditions Usborne de leur confiance.

Vous retiendrez mon nom

Fanny Abadie

Éditions Syros, 10 fév 2022, 358 p., 16,95 €

Mes lectures Syros

Chronique Jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Un matin, entre deux voitures, Karim découvre le corps sans vie de Zineb, couverte de bleus et pieds nus. Zineb, pourtant, était une fille sans histoires. Deux jours plus tard, Sublime, un ami de Karim, disparaît en lui laissant un mot d’adieu et un souvenir encombrant : l’un des escarpins que Zineb portait le soir de sa mort. Sublime a-t-il quelque chose à voir avec le meurtre ? Et quel est le secret que les copines de Zineb semblent vouloir taire à tout prix ? Pour comprendre, Karim va mener sa propre enquête et, peu à peu, ouvrir les yeux sur le monde qui l’entoure.

Mes impressions de lecture :

Une nouvelle autrice chez Syros, j’avais hâte de la découvrir.  Maintenant que je l’ai lu j’attends de voir à quoi ressemblera son prochain roman !

J’ai été attirée par la quatrième de couverture. Je ne connaissais pas l’écriture de Fanny Abadie et j’ai donc eu la surprise de découvrir une écriture qui correspond au narrateur mais qui me sort de ma zone de confort. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation n’étant pas habituée à ce langage de la cité, enfin de la Tiek, cela va plus loin que le langage de rue que je connais (je suis une vieille et du sud). Il y a des moments où ce langage est moins marqué. 

Ce roman aborde plusieurs problèmes sociétaux qui touchent aux banlieues et aux cités. Dans le contexte actuel il a sa place. Zone de non droit ou zone abandonnée aux mains de trafiquants. Concentration de souffrance humaine. Familles monoparentale, religion, déracinement, exil, exclusion, système D, drogues etc. On sent aussi le changement avec notamment les enfants qui on grandit.  Par exemple : « tu ne te souviens pas quand tu étais en primaire ». Il est question de mémoire.

Avant le crime il y avait une sorte d’entente entre les différents groupes de protagonistes, chaque adolescent dans son clan, dans son secteur… mais le crime a crée le déséquilibre et le chaos en mélangeant les gens. Point de bascule et chaos.

Réouvertures des plaies. Les mères sont très importantes, celle du narrateur est partie depuis quelques mois, c’est son point faible… lui, il a un père un peu perdu … Karim est fragilisé…

Le narrateur est Kabyle et il vit en périphérie des immeubles. Deux éléments qui le mettent un peu à part. Cela perturbe que ce soit dans le camp des jeunes de la cité ou du côté des forces de l’ordre. C’est lui, Karim, qui trouve le corps, c’est lui va enquêter car il est l’élément charnière entre le frère de Zineb et le présumé coupable.

On va voir les dérapages que la quête de vérité et du coupable va engendrer.

On va aussi découvrir les facettes cachées de gens qui se côtoient… sans finalement bien se connaître.

Comment sortir de cette cité, pour certains c’est le sport, pour d’autres les trafiques en tout genre, pour d’autres le rap… Et les études ?  pas vraiment.

Dans la dernière partie il y a une accélération, le rythme s’accélère, il est question de vie et de mort. La résolution de l’affaire va aboutir… mais, la conclusion est terriblement frustrante…

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Mylène (à suivre)