Les Grosses bêtises. T2 La magie pour de vrai

Agnès Debacker

Éditions Syros, Collection OZ, mai 2022, 179 p., 9,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Ils sont six, experts en bêtises, et prêts à tout pour s’entraider ! Amitié, aventure et magie à volonté !
 

Lina, Sam, Chloé, Yasmin et Pablo ont deux gros problèmes : 1- Une sorcière sévit dans les parages. 2- Cette sorcière, c’est… la mère de leur copain Anton, qui ignore la terrible vérité ! En enquêtant discrètement sur elle,  Pablo va faire une énorme bêtise…

Mes impressions de lecture :

Je vous avais parlé du premier tome « La limace volante » qui m’avait bien fait rire. Nous voilà juste après pour de nouvelles mésaventures. Je vous conseille donc de lire les tomes dans l’ordre, car il y a des choses qui sont dévoilées qui sont en rapport avec la première aventure dès la quatrième de couverture.

J’ai donc eu plaisir à retrouver cette bande de gamins de primaire  qui ne sont pas tout lisse.

Dans le premier tome ils avaient découvert des choses (du moins certains) et  lorsqu’un phénomène étrange se produit, le regard se tourne tout de suite dans une certaine direction. On va donc les voir essayer de garder un membre de l’équipe dans l’ignorance alors que lui aussi cherche à trouver la fameuse sorcière. Cela donne lieu à des situations rocambolesques… Toutes vérités ne sont pas bonnes à dire !

Puis, l’un d’entre eux va faire une « grosse bêtise » et se retrouvé dans en fâcheuse posture. Et les voilà partis à essayer de sortir leur ami du pétrin et pour cela il faut affronter la sorcière !

On ressent l’importance de l’amitié qui soude ce groupe. Ils sont prêts à tout pour ne pas faire souffrir l’un de leurs amis et pour en sauver un autre. Ils sont même prêts à manger des cookies aux algues…

L’humour est très présent dans ce roman.

J’aime beaucoup la couverture du roman qui reflète bien les différents sentiments des personnages.

Une nouvelle fois un roman de la collection Oz m’a fait passer un bon moment dans un univers pour les 8-10 ans..

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Janine

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Sable Bleu

Yves Grevet

Éditions Syros, Hors collection, 26 août 2021, 331 p., 16,95 €

Chronique jeunesse du mercredi

Rentrée littéraire 2021

4e de couv. :

Tess ose à peine y croire : le monde va mieux. La Terre respire depuis qu’une étrange bactérie a contaminé les gisements de pétrole. Et puis il y a ces médicaments, ces aliments nocifs qui disparaissent inexplicablement des magasins. Des hackers de génie à tendance écolo seraient-ils à l’origine de ces phénomènes ? À plusieurs reprises, Tess sent des présences autour d’elle, des frôlements, et se demande si la réponse n’est pas à chercher ailleurs. Alors que la police s’intéresse à son cas, des jeunes gens se mettent à disparaître eux aussi.

Mes impressions de lecture :

Yves Grevet nous présente à nouveau un personnage fort qui n’hésite pas à affronter les épreuves de la vie malgré son jeune âge (16 ans).

Je ne voudrais pas dévoiler l’intrigue mais on peut dire que Tess est le pivot de cette histoire. Il y a plusieurs trames et à chaque fois elle fait la jonction. D’ailleurs, elle se fait tout de suite repérer que ce soit au niveau politique, amoureux ou mystère.

On la découvre dans le cercle familial,  le cercle amical, le cercle intime, le cercle activiste et le cercle mystère. A chaque fois elle doit accepter sa différence et se dépasser et la revendiquer.

A chaque cercle un secret, un mystère… des non dits.

Tout s’enchaîne en fonction de ce qu’elle est, de qui elle est, que ce soit les choix de ses activités et de ses convictions… et on aura la solution qu’à la fin même si on en devine les grandes lignes avant.

Tess n’a pas choisi la voie la plus facile pour avancer dans la vie et devenir adulte. Mais a-t-elle vraiment choisi  ou est-ce que c’est son destin ?

J’ai associé le titre (exotique et intriguant) avec le personnage et je me suis demandé si Tess n’était pas le petit grain de sable qui allait tout en rayer.

Yves Grevet a su jouer avec les variations d’intensités dans une vaste palette d’émotions qui fait vibrer le lecteur.

Il est très difficile pour moi de parler de ce roman qu’on dévore, car je suis allée de surprise en surprises et je voudrai que vous aussi vous puissiez expérimenter cette sensation avec ce page turner qui enchaine les rebondissements.

Ce roman aborde de nombreux sujets très actuels avec des sujets qui n’auraient pas été abordé aussi clairement il y a une dizaine d’années en littérature jeunesse.

Il est beaucoup d’identité dans tous les sens du terme. Yves Grevet en explore plusieurs facettes de ce questionnement important à l’adolescence.

La partie « fantastique » ou futuriste explore plusieurs possibilités.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance

Qui en parle ?

Jangelis ?

NB :

un roman en appelle d’autres, j’ai pensé à plusieurs histoires, en voici quelques exemples

« TerreS » Carina Rozenfeld

« La fille du Futur » Nathalie Stragier

« La fille des manifs » isabelle Collombat

La musique des âmes

Sylvie Allouche

Éditions Syros, coll. Tempo, janv 2021, 99 p., 6,95 €

Mes Lectures Syros

4e de couv. :

Avant, le père de Simon était un luthier renommé, son atelier ne désemplissait pas. Puis il y a eu la guerre, l’occupation et le mot juif placardé en travers de sa vitrine. Alors Simon s’est fait une promesse : il composera une œuvre avec le violon que son père lui fabrique, pour lui dire tout son amour et son admiration. Un après-midi, Matthias, son meilleur ami, trouve l’atelier vide : la famille de Simon a disparu.

Mes impressions de lecture :

Il se trouve qu’en décembre deux copines sont venues me voir pour me demander des livres sur la seconde guerre mondiale pour des ados. Qu’elle coïncidence !  

C’est le premier roman pour les 10 ans que je lis de Sylvie Allouche. Elle aborde toujours des sujets forts et la famille est au centre.

Le titre est très beau, il joue sur le double sens du mot « âme »… La musique du cœur.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce roman, c’est qu’en peu de pages et s’adressant à des enfants de  fin de primaire, il aborde plusieurs sujets touchant à la Shoah.

Sylvie Allouche met en avant des situations que les enfants peuvent visualiser. Tout d’abord l’amitié entre deux garçons qui partagent tout. Deux familles avec leur univers propre avec des gestes du quotidien. Deux milieux celui de la musique et celui du journalisme. Chaque garçon est influencé par les parents. Je vous laisse découvrir les autres différences ou points communs.

Cela débute par de la musique et une certaine douceur. On ressent bien l’incompréhension des garçons et de certains voisins face à ce qui se met en place.

Les allemands sont dans Paris, on découvre les lois antisémites,  le couvre-feu, le rationnement, la faim, le manque, la souffrance, la collaboration, la résistance… Une tension palpable monte petit à petit. On la ressent fortement, cela va crescendo jusqu’à la rafle du Vel d’hiv. C’est expliqué simplement sans s’éterniser. Sylvie Allouche joue avec le suspens, pour accrocher le lecteur.

Je ne vais pas vous dévoiler ce qui va se passer, car il y a une belle intrigue. Dans ce roman, il est beaucoup question de choix, de décisions, de risques, ainsi que de rencontres décisives.

Au niveau émotionnel, Sylvie Allouche n’édulcore pas. Elle n’occulte pas la violence verbale ou physique mais c’est fait de manière brève, sans s’étaler, parfois juste suggérée.

C’est un roman qui est une première lecture, pour jeune lecteurs, qui préparera à des lectures plus « réelles » comme le journal d’Anne Frank.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Mots croisés

Fanny Vandermeersch

City éditions, 9 sept 2020, 255 p., 17,90 €

Mes Lectures City

mots croisés

4e de couv :
Elles sont quatre. Quatre femmes de générations et d’horizons différents qui ne se connaissent pas, mais ont des destins étonnamment similaires : les années passent, sans saveur, sans drames ni véritable bonheur. Jusqu’au moment où leurs vies se croisent. Il y a Juliette qui écrit en secret un roman qu’elle n’ose pas envoyer aux éditeurs. Madelaine qui, malgré ses 82 ans, n’a pas renoncé à rencontrer l’amour. Quant à Christina, elle a décidé de prendre une colocataire pour tromper l’ennui. Ce sera l’arrivée de Béatrice, jeune femme au passé tourmenté mais qui est pourtant l’incarnation de l’optimisme. Ce sont autant de tranches de vie que vont partager ces femmes. Elles vont réaliser qu’elles ne sont plus seules et qu’elles ont beaucoup à offrir… De ces amitiés vont naître de nouvelles opportunités et de nouvelles chances de trouver le bonheur, enfin.
Un délicieux roman sur la force de l’amitié et les nouveaux départs.

Ma chronique :

Un petit feel good pour la rentrée ça fait du bien ! C’est un livre pour les week-ends plaid et thé chaud… même si moi je suis plutôt en mode thé glacé et bain de soleil !

C’est une histoire qui se déroule à Lille et autour, mais en fait on pourrait être dans la ville d’à côté, on peut transposer. Les personnages bougent assez peu. Il y a quelques référence à Paris mais sans plus. C’est une histoire qui va se jouer dans un petit périmètre. A part Madelaine qui est une vieille habitante les autres sont des plus ou moins nouvelles habitantes.

Les personnages féminins sont prépondérants, alors que les personnages masculins semblent représenter un ailleurs.

Comme dans tout bon feel good il y a des sujets forts et des sujets légers. De l’humour et de la bonne humeur. Nous allons suivre un instant la vie de femmes à divers âges de la vie. Il y a aussi l’adolescente qui cherche à s’émanciper en bouleversant la vie de sa mère. Justement sa mère qui elle aussi cherche à changer de vie… Il y a celle qui a radicalement changé de vie mais dont les blessures n’ont pas encore cicatrisé… Il y a celle qui a vécu mais qui a encore des envies… Il ya celle qui a transformé ses souffrances en ondes positives… Il y a celle qui n’attendait rien et qui aura une surprise… Il y a celle qui n’arrive pas à exprimer ce qu’elle ressent et se referme…

Et derrière chaque histoire il y a des hommes qui viennent compléter la vie…

J’ai bien aimé le personnage de la bibliothécaire et tout ce qui touche à l’écriture et la lecture.

Chaque chapitre met en avant un personnage, on va donc suivre plusieurs trames. Les histoires sont à a troisième personne. Pas de soucis de repérage.  On essai de voir qui va rencontrer qui et comment, car dans un premier temps on ne voit pas trop ce qui va les unir.

Il va y avoir des scènes touchantes et d’autres qui m’ont bien fait rire. Il y est beaucoup de confiance, confiance en l’avenir, confiance en ses capacités et confiance en l’autre…

Si j’avais un personnage chouchou ça serait Madelaine qui n’en rate pas une ! Mais je vous laisse découvrir…

C’est le premier roman de cette autrice que je lis… il faudra que je découvre ses romans publiés chez les éditions Charleston et les éditions Déliées…

Le week-end approche vous allez peut-être vous poser et vous laisser emporter. Bonne lecture !

Je remercie City éditions de leur confiance.

city éd

Tics olympiques

Roland Fuentès

Éditions Syros, Tempo Syros, 2009, 105 p., 6,95 €

Dans ma médiathèque il y a…

Chronique jeunesse du mercredi

tics olympiques

4e de couv. :

Un roman drôle et sportif de Roland Fuentès, à l’écriture extrêmement savoureuse.
« Au collège, on m’appelle “le sapin”. Ou “Noël”, même si mon véritable prénom c’est Julien. Ça vient de mes yeux, qui clignent en permanence. La plupart des gens ne me supportent pas deux minutes en face d’eux. Ils disent que je les rends nerveux. » Julien est bourré de tics. Le seul moment où il les oublie complètement, c’est lorsqu’il nage, au club Aubagne Natation, où s’est aussi beaucoup entraîné Alain Bernard, son idole. Alors, cet été, Julien a décidé de remédier à son problème. Il va tirer profit des épreuves de natation des JO de Pékin pour engager la plus dure des compétitions… celle qu’il va se livrer à lui-même, contre ces tics qui lui empoisonnent l’existence !

Ma chronique :

J’ai eu le plaisir de retrouver le côté passionné de sport  de l’auteur découvert avec « Vivant » et  pour tout ce qui concerne la natation que j’avais découvert dans « Tant que durent les rêves ». Il nous décrit à nouveau un jeune ados cabossé par la vie. Ici ce sont des tics qui lui pourrissent la vie. Mais loin de se poser en victime il va se surpasser. Il sait que la solution est en lui et il va tout mettre en œuvre pour y parvenir. Comme tout sportif il va commencer par des échauffements et des entrainements quotidiens. Avant se lancer dans la dernière ligne droite.

J’ai beaucoup aimé le rythme de l’histoire. On entre dans l’histoire et on n’a pas envie de s’arrêter avant de découvrir comment il va arriver à ses fins. Rien n’est facile c’est un combat permanent contre soi-même. On y voit les valeurs positives du sport. Volonté, endurance et ténacité.

Il y a des moments de forte intensité notamment lorsque Julien est face aux diffusions des compétions de natation aux jeux olympiques de Pékin. On s’y croirait à écouter les commentaires des journalistes sportifs.

On sent comme la famille et les amis sont importants. Avec ses équipiers c’est comme une seconde famille. Les relations sont différentes par rapport à celles d’autres collégiens. Roland Fuentès nous explique tout cela. On sent que c’est un milieu qu’il connait bien.

J’ai bien aimé le personnage de Louis, plus décomplexé, les relations entre les deux ados. Il y a comme un effet miroir entre les deux.

Tout ne va pas de soit, on va découvrir aussi des moments de doute, de rechute et de questionnements. Il faut que Julien se fixe un but.

Je vous laisse découvrir le cheminement de Julien.

Je viens de réaliser que dans « citadelle de glace » Roland Fuentès, nous parle aussi d’un ado avec des problèmes intérieurs à régler, et que c’est grâce à une passion qu’il va pouvoir se surpasser.

Cette histoire est arrivée au bon moment. Je n’arrivais pas à me concentrer sur mes lectures. De « voir » ce personnage faire tant d’efforts de concentration cela m’a motivé.

Une nouvelle fois j’ai adoré l’univers de Roland Fuentès… sans donner de leçon il montre aux « jeune » lecteurs qu’on n’a rien sans un effort et sans volonté.

NB ; je préfère cette couverture à celle de l’éditions plus récente : ici

Article précédemment publié sur Canalblog

La fille des manifs

Isabelle Collombat

Éditions Syros, 5 mars 2020, 176 p., 15,90 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Une jeune adolescente s’engage de toutes ses forces pour le climat. Et prouve que notre monde est à réinventer.

Barbara marche pour le climat. Elle s’est tellement engagée dans le mouvement des jeunes pour sauver la planète qu’elle est devenue le nouveau visage de cette contestation. Impossible pour elle d’accepter que les adultes soient aussi passifs ou cyniques. Mais son franc-parler ne plaît pas à tout le monde : un mot de trop lors d’une interview, et elle est victime d’un véritable lynchage médiatique.
Pour trouver la force de résister, elle écrit un journal à sa grand-mère, dont le destin tragique prend un tout nouveau sens.

Ma chronique :

Ce roman a plusieurs fils rouges. Le premier, le plus en évidence est celui de l’engagement pour le climat poussé à l’extrême. Il est dans l’air du temps. De cet engagement vont découler d’autres sujets comme le harcèlement virtuel et physique, violence et menaces. Politique, guerre de pouvoir, manipulation.

Barbara est une adolescente qui concentre plusieurs points qui engendrent des problèmes. Barbara, le nom d’origine de Barbie… Ah oui mais qui dit Barbie dit fille à la plastique avantageuse… Elle va donc découvrir les difficultés à être une femme engagée encore de nos jours… Elle va soulever des problèmes qui vont au-delà de sa personne.

Barbara est une adolescente (oui pour certains c’est une tare), végétarienne, métisse et elle prépare un Bac pro de cuisine, je vous laisse deviner ce qui découle dans certains mauvais esprits. Préjugés en tout genre…

Tous ces sujets intégrés à l’histoire  sont des sujets révoltants et bien actuels. On va aller crescendo dans l’intimidation…

Cependant ce qui m’a intéressé c’est une autre histoire qui de façon indirecte joue un rôle. Barbara se bat pour qu’il y ait un futur possible, est un meilleur avenir. Mais on va se rendre compte que le passé joue un rôle dans la formation de sa conscience politique. Et cette partie très touchante on la découvre pas à pas dans ce journal intime adressé à sa grand-mère paternelle défunte. Au-delà du deuil d’une jeune fille c’est tout le tissu familial qui nous est dévoilé.

Qui dit adolescence dit exaltation et émotions fortes. C’est à se moment là que se créent des amitiés fortes à la vie à la mort, les premiers émois amoureux… on va la suivre dans ses expériences.

C’est un roman fort qui fait monter la pression, les tensions donnent des palpitations au lecteur qui ne peut rien faire. C’est le genre de livre qui fait se questionner sur son propre engagement et jusqu’où on est prêt à aller pour ses convictions… j’ai évidemment pensé à la chanson de Brassens «  mourir pour ses idées ».

Je remercie les Éditions Syros pour leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis

Article précédemment publié sur Canalblog

N’habite plus à l’adresse indiquée

Nicolas Delesalle

Éditions Préludes, 2 oct 2019, 224 p., 15,90 €

Mes Lectures Préludes

nhabite pas à l'adresse

4e de couv. :

La première fois qu’elle reçoit une lettre d’amour anonyme, Sissi est furieuse. C’est quand même le comble, pour une factrice ! La cinquantaine bien sonnée, un physique loin de celui de Romy Schneider, divorcée et marquée par l’accident de son fils, elle voudrait bien savoir qui ose jouer avec ses sentiments. Heureusement, Sissi peut compter sur ses collègues pour l’aider, surtout Simon. C’est encore lui qui parle le mieux de Sissi, de leur quotidien au bureau de poste, de leur monde à eux avec Dine, qu’on distingue à peine derrière ses tatouages, Luc, à l’humour aussi noir que naze, Paulo, le boulanger écolo philosophe, Martin, le père de famille au bord de la crise de nerfs. Alors quand les lettres enflammées se multiplient, les amis s’organisent et décident de mener l’enquête. Jusqu’au bout, jusqu’à la révélation finale. Même s’ils auraient peut-être préféré ne rien savoir.

Ma chronique :

C’est le troisième roman de Nicolas Delesalle que je lis et c’est la troisième expérience lecture. On ne sait jamais où il va nous mener… on comprend d’entrée que ce sera  dans les failles humaines qui font que le cœur à parfois des ratés.

C’est un roman qu’on dévore car on veut avoir le fin mot de l’histoire et en même temps on ne veut pas aller trop vite car on sent que le drame va arriver. C’est un roman qu’on a envie de reprendre au début pour savourer pleinement après les découvertes de la fin comme si on pouvait changer le passé. Il y a des choses que l’on devine avant qu’elles soient dévoilées mais qu’importe… le but du voyage ce n’est pas l’arrivée, c’est le chemin qu’on parcoure.

L’originalité de ce roman tient en partie dans le fait que c’est un dialogue dont on n’entend qu’une voix. L’interlocutrice de notre héros apparaît que de manière indirecte. C’est Simon qui place les questions de la Demoiselle, et qui commente les réactions de la jeune femme. Nous avons donc la narration au présent Simon et la Demoiselle dans le bar avec leur limonade et le monde qui l’entoure… les lettres que Sissi a reçu et que ces amis ont vu… la narration du temps de Sissi et de ces fameuses lettres et les temps plus anciens de l’enfance de certains protagonistes.

Au début on découvre Simon un être solitaire qui semble être un SDF (qui se dénigre) et on va découvrir comment la vie va l’emmener là… On va le voir vivre au travail, dans un groupe, plus … avant…

En aucun cas il s’agit d’une histoire triste et nostalgique. Le Simon d’aujourd’hui porte un regard sur l’enchaînement des événements dramatiques.

La notion de temps et d’espace est toute relative puisqu’on est dans la narration. Les mouvements vont vers les gens qui vont mettre en œuvre tout ce qui est possible pour sauver leur amie et aussi se sauver moralement. On va découvrir les personnages grâce aux confidences recueillies par Simon qui à son tour les fait revivre pour cette demoiselle.

Je pensais que l’important c’était cette boîte aux lettres qui fait vivre Simon et non ce sont ces êtres qui ont partagé la vie de Simon avec leur fêlures.

J’ai bien apprécié tout ce qui concerne la météo avec la forte présence de l’eau. La pluie, les tempêtes, la plongée sous marine etc…

Je vous laisse découvrir les secrets et les mystères qui ont conduit Simon à parler…

La particularité des éditions préludes c’est qu’elles proposent des passerelles vers d’autres romans sur la même thématique. Ils proposent « La liste de mes envies » de Grégoire Delacourt, je n’aurais pas pensé à ce roman mais tout compte fait oui. « Les oubliés du dimanche » de Valerie Perrin je ne connais que de nom donc je ne peux pas trop dire, sauf que ce n’est pas la même période donc pas la même problématique me semble t-il… quant à «  Le facteur émotif » Denis Thériault je découvre ce titre et il me donne bien envie, là on est plus près du facteur en tant que personnage. C’est une bonne idée de ne pas laisser les lecteurs avec un livre fermé.

Il ne nous reste qu’à attendre le prochain roman de Nicolas Delesalle… et une nouvelle quête intérieure.

Je remercie les Éditions Préludes de leur confiance.

Du Même auteur sur ce blog :

Le goût du large

Mille Soleils

Article précédemment publié sur Canalblog

 

Frigiel et Fluffy T1 Le retour de l’Ender Dragon

Nicolas Digard

Voix : Pierre-Henri Prunel

Audolib, nov 2017, 4h10 d’écoute, 14,90 €

Babelio / Audiolib

4e de couv. :

La fête bat son plein pour les 80 ans du roi Llud quand un immense dragon noir apparaît au-dessus du village. Avant de se lancer à l’assaut du dragon, Ernald, le grand-père de Frigiel, lui confie un coffre noir qu’il lui fait promettre de ne jamais ouvrir et d’apporter à son ami Valmar, à Puaba.

Propulsé dans une aventure qu’il n’a pas cherché, Frigiel part sur les routes, ignorant qu’il transporte l’un des objets les plus recherchés au monde, convoité par le terrible sorcier Askar. Or celui-ci vient de s’échapper de sa prison des Farlands.

 Ma chronique :

Voici une histoire qui m’a agréablement accompagnée lors de deux longs trajets.

La mise en voix restitue bien les différents personnages, c’est une joli travail d’acteur, de lecteur.

J’ai eu envie de découvrir cette histoire car mon fils n’arrête pas de me parler de Minecraft, et de Frigiel et Fluffy. Comme ce n’est pas un grand lecteur il est plus attiré par les BD. Lorsque je lui ai proposé ce cd il l’a écouté immédiatement, de manière fractionné puisqu’il y a  plus de 4 h d’écoute. Pour moi c’était une façon de prendre en compte ce qu’il aime, tisser des liens, que ce ne soit pas toujours moi qui lui propose un univers littéraire.

J’aime la Fantasy  et la littérature jeunesse alors c’était une histoire qui ne pouvait que me plaire. L’originalité c’est tout le vocabulaire lié au monde Minecraft. J’ai bien aimé les expressions crées avec le mot « cube ». Par moment emportée par la narration je ne faisais pas forcément la relation avec ce jeu et puis tout à coup on retrouve des mots clés et je revoyais mon garçon en train de me parler d’épées en diamant, d’obsidienne, des notions de valeurs très particulières. Nos héros voyagent avec un sac duquel ils sortent de quoi construire des choses, tel des maisons, c’est là qu’on rejoint le jeu vidéo avec  les pièces gagnées qui sont dans l’inventaire.

Les personnages sont très variés et  chacun a des pouvoirs et des caractéristiques  intéressantes et un rôle dans ce jeu de pouvoir. Il y a les gentils et les méchants, mais ce n’est pas manichéen il y a  ceux qui sont identifiés comme méchants et qui vont avoir une attitude positive. il va y avoir des moments où le doute va s’installer, la trahison est toujours possible.

Notre jeune héros à 15 ans, il va entreprendre un voyage initiatique où il va devoir affronter des dangers, découvrir certaines vérités, découvrir aussi des contrées où il n’a jamais mis les pieds. En chemin il va faire des rencontres déterminantes, tantôt positives tantôt négatives. L’amitié et la confiance, écouter son instinct. La présence de l’animal de compagnie est très importante. Faire des choix, apprendre de ses erreurs. Affronter la réalité, prendre des décisions face aux doutes. Être confronté aux secrets ou mensonges des adultes. Toutes ses choses auxquelles le jeune public peut s’identifier.

La palette d’émotion est très large, elle va de l’amour à la haine, de la joie à la peur, la tristesse et la souffrance.

La politique, les croyances, la guerre,  la mort, etc. des sujets qui font la vie en société. Nos jeunes héros vont devoir surmonter ses épreuves.

Nos jeunes héros vont devoir remettre en question leurs certitudes en ce qui concerne l’Histoire et les légendes de ce monde, de ces univers.

La famille, les influences, les secrets  et les interactions  entre les membres  sont des  sujets  qui intéressent les jeunes lecteurs.

J’ai beaucoup aimé comment l’intrigue est menée et la fin est juste faite pour avoir envie d’avoir la suite. Je pense poursuivre en livre audio dès que ce sera possible.

Je remercie Babelio et Audiolib pour cette découverte Masse Critique.

babelio 18
audiolib

Gros sur le coeur

Carène Ponte

Éditions Michel Lafon, Poche, 2018, 6,60 €

Mes lectures Michel Lafon

4e de couv. :

C’est l’histoire d’une adolescente sans doute un peu trop ronde, sans doute un peu trop fragile. 
C’est l’histoire d’un nouveau lycée, des yeux qui dévisagent, des yeux qui jugent.
C’est l’histoire d’un professeur d’allemand qui accompagne, qui séduit. 
Mélissa, 17 ans, suit ses parents dans une nouvelle ville, un nouveau lycée.

Année de terminale sur la corde raide. Année charnière entre dégoût de soi, et renaissance.

Ma chronique :

Lorsque j’ai appris qu’un nouveau roman de Carène sortait je n’ai pas hésité à le lire. J’aime comment elle raconte les histoires de jeunes femmes d’aujourd’hui avec les coups durs et l’impulsion quelles trouvent e atteignant le fond, et cette grande respiration.

En commençant « Gros sur le cœur » j’avais déjà les avis positifs de gens qui ont la même sensibilité que moi, donc un à priori très positif, ce à quoi je n’avais pas pensé c’est à mon vécu… je n’ai donc pas lu ce roman d’un trait !

C’est un roman qui se présente avec une date en début de chapitre, comme bien montrer que c’est une souffrance quasi quotidienne à laquelle on va être confronté. Chaque jour ou presque un nouveau coup au moral. J’appréhendais le moment où Mélissa ne pourrait plus surmonter la douleur.

Ce roman montre la cruauté des adolescents et ce besoin d’avoir un souffre douleur pour ne pas en être un, ce rejet de la différence pour montrer qu’on fait parti d’un groupe.

On a beau informer sur les dégâts causés par le harcèlement rien n’y fait. J’allais dire que rien n’a changé depuis mon adolescence, malheureusement dans l’escalade de la violence la technologie à donné de nouvelles armes, la diffusion des photos, les réseaux sociaux amplifient l’humiliation sur la personne.

Dans cette histoire, on rajoute au harcèlement, une autre. Celle de l’abus de pouvoir, l’abus sur personne en été de faiblesse. Dans cette partie de l’histoire, Carène Ponte n’a pas eu besoin de tomber sur  du glauque pour montrer comment une personne fragilisée est vulnérable. Elle a su mettre en avant le côté « fleur bleue » et l’ambigüité liée aux premiers émois, tout en montrant  que ce n‘est pas une romance que Melissa vit. Elle met bien en avant le côté ce n’est pas acceptable.

Je ne voudrais pas spoiler. Ce que j’ai aimé c’est que ce roman montrer que si on est bien entouré et si on a des parents à l’écoute il faut savoir leur parler.

Ce roman est paru le 8 novembre,  journée consacrée au harcèlement scolaire. Comment dans notre société dite évoluée et informée est-on obligés d’en venir à créer une telle journée.

J’ai une pensée pour ceux qui souffrent en silence parce qu’ils n’arrivent pas à parler et qui ne savent pas se défendre et choisissent une échappatoire radicale…

Ce roman montre bien que les failles intérieures offrent à l’autre du pouvoir pour s’accrocher et blesser jusqu’au moment où a assez de force pour rejeter les attaques extérieurs.

Ce n’est pas un guide avec des conseils pour s’en sortir, si ce n’est celui de parler. On verra les choix faits par Mélissa et les conséquences… Cependant, ce roman  montre qu’on n’est pas aussi seul qu’on peut le croire quand on va mal. J’emploie le masculin car ça existe aussi pour les adolescents.

Je remercie les éditions Michel Lafon de leur confiance.

kokeshi coup de coeur

coup de cœur ou coup au cœur ?

Qui en parle ?

Jangelis

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tu as promis
avec des si

Article précédemment publié sur Canalblog

Avec des si et des peut-être

Carène Ponte

Éditions Michel Lafon, 2018, 375 p.,  18,95 €

Mes lectures Michel Lafon

4e de couv. :
Aimeriez-vous savoir quelle serait votre vie si vous aviez fait d’autres choix ?
Prof de français au lycée de Savannah (-sur-Seine), Maxine vit en colocation avec Claudia (et ses crèmes au jus d’herbe fermenté), elle aime Flaubert (ses élèves, Stromae), courir avec ses deux meilleures amies (trois cents mètres) et aller chez le dentiste (sa sœur).
Maxine croit aux signes et aux messages de l’Univers. Pourtant elle ne peut s’empêcher de se demander : « Et si j’étais allée ici plutôt que là, si j’avais fait ceci au lieu de cela, ma vie serait-elle chamboulée ? »
En bonne prof de français, Maxine aime le conditionnel…Mais à trop réfléchir Avec des si et des peut-être, ne risque-t-on pas d’oublier de vivre au présent ?

Et si la vie décidait de lui réserver un drôle de tour ?

Mon Billet :

Je suis très contente de vous parler du troisième roman de Carène Ponte.  A chaque fois elle me surprend. J’avoue que ce roman m’a fait du bien. Ces romans peuvent sembler légers dans la façon d’aborder les sujets mais elle traite pourtant de questions qui peuvent « pourrir » la vie de certains.

La solitude, le deuil et le manque de communication avec les membres de sa famille tout le monde peut comprendre.

Elle nous parle de jeunes femmes qui cherchent leur voie, l’épanouissement, un sens à leur vie.

L’amitié et la famille sont très importantes. Nous avons une jolie galerie de portrait et des fragments de vie. Des rencontres et des situations tendres ou drôles.

Maxine n’a encore que peu d’expérience professionnelle, mais elle n’a déjà plus (ou jamais eu) l’enthousiasme qu’il faut pour donner de la passion à ce qui n’était pas une vocation. Elle est devenue prof comme par défaut.

En quête d’un amoureux avec qui partager sa vie, elle va devoir des questions sur ses envies. A chaque rencontre elle sait ce qu’elle ne veut pas… c’est déjà ça !

Sous forme de comédie, Carène Ponte va nous montrer à travers las diversité des personnages au caractère bien trempé qu’il faut se connaître pour s’épanouir.

Les non-dits et les mensonges vont influencer plusieurs vies. Elle va devoir poser les questions et accepter les réponses.

L’originalité de ce roman c’est l’expérience que va vivre Maxine. Une incroyable aventure qui va lui ouvrir les yeux.

On rit beaucoup ! et parfois on pleure, beaucoup d’émotions.

J’adore les « apartés », les pensées de la narratrice « je » Maxine. Les pensées  et les désirs.

Elle joue beaucoup avec les dictons et les phrases toutes faites qu’elle agrémente à sa sauce.

Il y a beaucoup de dialogues ce qui pimente  l’intrigue.

Beaucoup de références cinématographiques, musicales et autres sont très girly et parlent au plus grand nombre.

J’ai adoré les petits clins d’œil sur le roman précédent.

Et je ne vous parle pas des chansons… Les scènes sont bien écrite et on s’y croirait !

Les romans de Carène Ponte sont devenus comme des rendez-vous que j’attends.

Je remercie les Éditions Michel Lafon de leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis

Un_merci_de_trop
tu as promis

  Article précédemment publié sur Canalblog