Les chemins de Sancturia

Jeremy Behm

Éditions Syros, avril 2022, 397 p., 17, 95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Sylvann est une jeune Elfe qui veut venger les siens et retrouver le Cœur de Sève, une pierre aux pouvoirs puissants qui a été dérobée par le sanguinaire chef des Orcs.
Nora, une collégienne d’aujourd’hui, a une imagination débordante, elle est persuadée que d’autres mondes que le nôtre pourraient lui être accessibles.
Quel lien unit ces deux héroïnes ?
Un grand roman d’aventure et d’action, pour les amateurs de fantasy ou pour découvrir le genre.

Mes impressions de lecture :

Chaque roman que je lis de Jeremy Behm est une surprise. Il entraine le lecteur sur des questionnements différents.

Ce roman qui joue avec deux mondes chaque lecteur va trouver sa voie et faire son chemin. Un peu comme les personnages. Si l’on suit le personnage qui écrit, le personnage qui se fait agresser, le personnage qui par vers une quête ou le personnage qui bascule dans la délinquance à chaque fois on est pris par l’histoire. Ce roman est un véritable ascenseur émotionnel.

Jeremy Behm a su trouver les chemins d’une histoire à l’autre et c’est délicat d’en parler sans spoiler.

J’ai beaucoup aimé l’image des chemins, à chaque croisement il faut faire un choix, à chaque rencontre il faut prendre la décision de faire ou non confiance.

C’était aussi très intéressant si l’on garde l’idée de l’écriture. Pourquoi écrire ? Quoi écrire ? Comment construire une histoire et comment la terminer… l’auteur (en général) projette des choses, mais projette aussi un peu de son histoire…

La thématique du héros/héroïne avec son innocence, son enthousiasme, ses apprentissages, ses choix, ses erreurs… le héros ne fait pas cavalier seul, il va entrainer dans son sillage d’autres. Nous sommes dans un roman jeunesse nous avons donc des apprentis dans différents domaines. Nous nous attachons aux personnages avec leurs défauts et leurs qualités.

Un roman très prenant les différentes facettes créent des ruptures, des pauses qui se nourrissent les unes avec les autres.

J’ai trouvé très intéressant d’avoir fait un lexique en fin de volume pour les lecteurs qui débutent en héroïc fantasy.

Je remercie les éditions Syros de leur confiance.

QUI EN PARLE ?

Mylène

Sur ce blog :

Grand appartement bizarre. T4 Catastrophe une lettre d’amour

Auteur.rice.s : Nathalie Stragier

Illustration : Clémence Penicaud

Éditions Syros, Coll. OZ, juin 2022, 229 p., 9,95 €

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv :

Qui est amoureux, dans le grand appartement bizarre ? 

Catastrophe, une lettre d’amour est arrivée à l’appartement où Gabriel, Charline et Félix habitent avec leurs familles ! Le chien Trésor en a avalé la moitié, impossible de savoir à qui elle est adressée. Pour les trois amis, il y a urgence à mener l’enquête : et si l’irruption d’un(e) amoureux(se) menaçait leur vie tous ensemble ?

Mes impressions de lecture :

Quel plaisir de retrouver cette tribu et ce Grand appartement bizarre, je retrouve mes 8-12 ans… En plus il y a un petit truc que j’adore… l’histoire se termine avec la fin de l’école et le début de vacances… C’est pile le bon moment pour le lire !

Il y a plusieurs facettes de cette série on commence par l’amitié et la cohabitation de différents types de « famille ». Nous avons Gabriel l’orphelin et sa tutrice bienveillante et célibataire, il y a M. Meurice et ses deux fils (son épouse travaille sur des bateaux de croisière), et il y a Rokia la mère célibataire avec ses trois filles de trois pères différents qui est médecin urgentiste. Nous avons donc 9 personnes avec des préoccupations différentes selon leur âge et leur vie sociale. Et puis il y a la voisine Amandine et l’ancien proviseur M. Boussac qui gravitent autour, ainsi que la concierge et son chien Trésor. ça fait un sacré brassage de population, ça vit et ça bouge.

On pourrait croire qu’après les trois premières aventures la vie en communauté serait plus apaisée et que tout le monde avait trouvé ses marques, cependant c’est un équilibre fragile et un rien peu tout remettre en question.

On a par exemple la fameuse lettre déchiquetée par trésor qui laisse entrevoir que quelqu’un est amoureux.se d’une.e habitant.e. Voilà notre trio Gabriel, Félix et Charline qui essayent de résoudre cette énigme.

Deux autres trames vont venir compliquer la vie des personnages. Chaque situation met en avant des problématiques d’ordre émotionnelles. Qu’est-ce que signifie vivre pour toujours ensemble ? Est-ce possible ? Chaque protagoniste va réagir en fonction de son vécu. Et si passer par la vie des « animaux domestiques » pouvait aider à accepter certaines situations ?

La communication joue un rôle important, la mauvaise communication étant source de complication. J’ai bien aimé l’épisode « démocratie ». L’humour est toujours là pour dédramatiser les situations et mettre du baume au cœur. La bienveillance et l’amour viennent aussi permettre aux habitants du Grand Appartement Bizarre (et satellites) d’avancer et de progresser.

On a plusieurs problèmes qui vont se greffer au fur et à mesure. À la fin nous auront des réponses mais Nathalie Stragier laisse plusieurs pistes en suspens pour la suite des aventures… et je vois déjà poindre de nouvelles mésaventures où l’amour et la famille et l’amitié vont bouleverser la vie de cette tribu.

Je vous laisse découvrir ce que Nathalie nous a concocté pour nous émouvoir, nous faire réfléchir et rire.

À quand une version animée ou série tv ? C’est très visuel et bien rythmé. Les personnages sont hauts en couleur…

J’ai hâte de lire le prochain épisode… car le seul problème de ce bonbon pétillant c’est qu’il est vite dévoré !

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Les autres romans de cette série sur ce blog :

Les héritiers de Brisaine T.1 La malédiction du Bois d’Ombres

David Bry

Ill. Noémie Chevalier

Éditions Nathan, 2021,  168 p. , 11,95 €

CHRONIQUE JEUNESSE DU MERCREDI

4e de couv. :

Le Village de Trois-Dragons, au cœur du royaume de Fabula : la magie, autrefois courante, a disparu suite à une grande guerre.
Enguerrand, avec l’aide de son ami Grégoire, part à la recherche d’Aliénor, sa petite sœur, dans le Bois d’Ombres, une forêt dangereuse et maudite. Mais en pénétrant dans ce bois interdit, il semble que les enfants aient réveillé la magie noire du lieu… Le village est en danger !
Soutenus par la guérisseuse Brisaine, les trois amis vont devoir faire la lumière sur cette mystérieuse malédiction. Pour affronter les terribles dangers qui les guettent, il leur faudra du courage et l’aide de surprenantes créatures alliées.

Mes impressions de lecture :

Au mois de mai David Bry était l’invité du Blog Book en Stock. Durant tout le mois il a répondu aux questions de ses lecteurs. J’ai découvert cet auteur et j’ai lu un roman de fantasy adulte (que je n’ai pas encore chroniqué), j’ai aussi appris qu’il écrivait en jeunesse, j’ai donc gardé l’info dans un coin de ma tête. Début juin, je regarde le programme du salon du livre du Grand Narbonne qui avait lieu le 10-12 juin pour faire mes repérages auteurs. La librairie BD & Cie m’envoie sa newsletter en annonçant la venue sur le stand du salon de Noémie Chevalier que je ne connaissais pas… et là que vois-je c’est l’illustratrice de la saga « Les héritiers de Brisaine » de David Bry. Je ne pouvais laisser passer une telle info. Donc samedi je suis passé acheter et faire dédicacer le premier tome de cette série et j’ai eu droit au visage de la jeune héroïne.

Vous l’aurez compris les illustrations ont leur importance dans ce roman jeunesse, des pleines pages en noir et blanc. La couverture est un bel exemple version couleur de ce qu’on va retrouver à l’intérieur. Pour débuter on a une carte, vous savez comment sont les lecteurs de fantasy, ils adorent les cartes, de vrais voyageurs de l’imaginaire. Les personnages principaux sont représentés ainsi que l’univers de Fabula.

J’ai donc choisi ce roman pour son auteur, pour son illustratrice et parce que c’était de la fantasy jeunesse… je n’ai pas lu la quatrième de couverture donc quel ne fut pas ma surprise lorsque j’ai vu apparaitre les noms des personnages. L’un d’eux m’est très cher donc j’étais déjà sous le charme…

Nous avons donc trois enfants de 8 à 12 ans (c’est justement la tranche d’âge des lecteurs) de modeste condition, voir des souffre douleurs. On comprend très vite qu’ils ont en eux les germes de ce qu’ils veulent être adultes Enguerrand l’aîné est garçon d’écurie et aspire à être écuyer pour devenir chevalier. Aliénor la plus jeune est aussi très vive et fonce tête baissée, protectrice des animaux. Et il y a leur ami Grégoire qui est entre les deux, lui a des prédispositions pour la magie, il écrit un grimoire, dont on a un petit aperçu en fin de volume (texte et illustrations).

Bien sûr notre trio est ami d’une « sorcière » Brisaine une conteuse des légendes des Trois-Dragons. Elle les nourrit de toutes ces histoires. Puis, on découvrira d’autres personnages…

Ce sont des personnages positifs, purs et gentils.

Vous vous doutez bien qu’il y a les « méchants » qui vont essayer de leur mettre des bâtons dans les roues.

Dans ce premier tome nous découvrons donc cet univers et une partie du passé de ce royaume. Quelques parts d’ombre, et ce n’est pas que le Bois qui est d’Ombre, les âmes aussi. De nombreux rebondissements vont faire palpiter les lecteurs. J’ai été prise dans cette histoire.

Nos trois jeunes héros vont devoir mener une mission périlleuse avec les épreuves.

Les thématiques autour de la forêt, la magie, l’amitié, l’honneur sont très présentes.

J’ai adoré ce premier tome, j’ai très envie de lire les autres tomes de la saga. On a tous les bons ingrédients pour un bon roman fantasy et un conteur qui sait faire vibrer le lecteur.

Je vous laisse découvrir leurs mésaventures.

Challenge 15K, catégorie « #30 Les Musclés »

#payetonslip

Les Grosses bêtises. T2 La magie pour de vrai

Agnès Debacker

Éditions Syros, Collection OZ, mai 2022, 179 p., 9,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Ils sont six, experts en bêtises, et prêts à tout pour s’entraider ! Amitié, aventure et magie à volonté !
 

Lina, Sam, Chloé, Yasmin et Pablo ont deux gros problèmes : 1- Une sorcière sévit dans les parages. 2- Cette sorcière, c’est… la mère de leur copain Anton, qui ignore la terrible vérité ! En enquêtant discrètement sur elle,  Pablo va faire une énorme bêtise…

Mes impressions de lecture :

Je vous avais parlé du premier tome « La limace volante » qui m’avait bien fait rire. Nous voilà juste après pour de nouvelles mésaventures. Je vous conseille donc de lire les tomes dans l’ordre, car il y a des choses qui sont dévoilées qui sont en rapport avec la première aventure dès la quatrième de couverture.

J’ai donc eu plaisir à retrouver cette bande de gamins de primaire  qui ne sont pas tout lisse.

Dans le premier tome ils avaient découvert des choses (du moins certains) et  lorsqu’un phénomène étrange se produit, le regard se tourne tout de suite dans une certaine direction. On va donc les voir essayer de garder un membre de l’équipe dans l’ignorance alors que lui aussi cherche à trouver la fameuse sorcière. Cela donne lieu à des situations rocambolesques… Toutes vérités ne sont pas bonnes à dire !

Puis, l’un d’entre eux va faire une « grosse bêtise » et se retrouvé dans en fâcheuse posture. Et les voilà partis à essayer de sortir leur ami du pétrin et pour cela il faut affronter la sorcière !

On ressent l’importance de l’amitié qui soude ce groupe. Ils sont prêts à tout pour ne pas faire souffrir l’un de leurs amis et pour en sauver un autre. Ils sont même prêts à manger des cookies aux algues…

L’humour est très présent dans ce roman.

J’aime beaucoup la couverture du roman qui reflète bien les différents sentiments des personnages.

Une nouvelle fois un roman de la collection Oz m’a fait passer un bon moment dans un univers pour les 8-10 ans..

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Janine

Voir sur ce blog

De Rouages et de Sang. T.1 Les disparus d’Arkantras

A.D  Martel

Éditions Scrinéo, mars 2022, 366 p., 16,95 €

Mes Lectures Scrinéo

4e de couv :

Plongez dans les bas-fonds d’Arkantras, où le danger se cache à chaque coin de rue…

Depuis quelque temps, une menace plane sur les bas quartiers d’Arkantras… Le bruit court qu’une créature avide de chair humaine enlèverait les enfants à la nuit tombée pour les dévorer. Que diable, Rowena, jeune orpheline passionnée de mécanique, se moque bien de ces histoires à dormir debout ! Jusqu’au jour où son ami, Œil-de-Pirate, disparaît lui aussi dans d’étranges circonstances… Résolus à le retrouver, Rowena et son fidèle chat à la patte mécanique, Monsieur Gratouille, s’enfoncent dans les profondeurs d’Arkantras.
De son côté, Eugène Bassompière, un journaliste issu de la bonne société, se voit chargé d’enquêter sur ces disparitions. Sur les traces du monstre, les destins d’Eugène et Rowena vont s’entremêler.
Que se passe-t-il réellement dans la ville ? Et si la vérité s’avérait pire que tout ce qu’ils pouvaient imaginer ?

​Plongez dans les bas-fonds d’Arkantras, où le danger se cache à chaque coin de rue…

Mes impressions de lecture :

Ce roman est mon premier service presse de chez Scrinéo et j’espère qu’il y en aura d’autres !

J’ai  été attirée par le titre et la couverture avant même d’avoir lu le synopsis qui a fini de me convaincre que c’était une lecture pour moi. Depuis j’ai vu que ce roman avait de bons retours sur les réseaux.

Le titre avec ce mélange de mécanique et d’organique donne le ton de cet univers.

Il s’agit d’un premier roman d’une duologie, c’est bon à savoir qu’on ne parte pas dans une série.

Je suis tout de suite entrée dans l’histoire. C’est du Steampunk  pour ado (et +), au début on a l’impression d’être dans une ambiance à la Dickens avec ce côté technologique en plus… Pollution, brouillard et ventres vides, exploitation des plus pauvres, corruption et violence.

On va découvrir deux mondes grâce à deux personnages. Grâce à Rowena on découvre le monde des orphelins qui laissés pour compte qui doivent se débrouiller dans la rue. Ils doivent éviter les forces de l’ordre pour ne pas atterrir dans un orphelinat sordide ou pire.

On visite une partie d’Arkantras dans ce premier tome avec ses règles sécuritaires et couvre feu et surveillance.

Avec  Eugène Bassompière, jeune homme déchu des hautes sphères qui est devenu journaliste et vit dans les bas-fonds, on apprend qu’il existe un autre monde de riches corrompus. Ils ne viennent dans le quartier industriel soit pour la prostitution soit pour des malversations. On a toute la thématique de la chute sociale. On s’attache petit  à petit à lui au fur et à mesure que l’on comprend pourquoi il a une distance avec les habitants de son nouveau quartier.

Rowena à travers les événements actuels nous retrace son parcours. On s’attache rapidement à cette gamine qui est spécialisée dans la mécanique et le trafic de pièces mécaniques.

J’ai beaucoup aimé la trame autour des mystérieuses disparitions. Le côté enquête menée par Rowena qui a ses raisons et par Eugène le journaliste. Deux approches différentes qui bien sûr vont s’entrecroiser.

Ce premier tome évite l’écueil de la présentation des lieux et des personnes. L’action est très présente et les histoires retiennent bien l’attention du lecteur. En ce qui concerne les émotions A.D. Martel ne ménage pas le lecteur, frissons assurés mais aussi joie et tristesse.  Action/réaction.

Pour les amateurs de minous il y a un chat « steampunk » qui vaut le détour.

J’ai hâte de connaître la suite…

Je vous souhaite une belle lecture.

Je remercie les éditions Scrinéo de leur confiance.

Un goûter en forêt

Akiko Miyakoshi

Trad. Nadia Porcar

Éditions Syros, 2012, 32 p., 5.50 €

Dans la médiathèque il y a…

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Un merveilleux album d’hiver, qui nous transporte au pays des contes, là où tout est possible !

Quand Kikko se réveille ce matin-là, tout est blanc dehors. Son papa part à l’autre bout de la forêt pour aider Grand-mère à déblayer son toit. Mais il oublie d’emporter avec lui le gâteau spécialement préparé pour elle ! La petite Kikko décide alors de l’apporter elle-même à Grand-mère… Et la voilà qui suit les traces de son papa dans la neige, se hâtant derrière la grande silhouette au manteau noir qui s’enfonce dans le bois.

Mes impressions de lecture :

J’avais beaucoup aimé le crayonné et l’histoire de « quand il fait nuit » et j’ai eu plaisir à retrouver ses ambiances de clair obscur avec les dégradés de gris et juste une touche ou deux de couleur.

L’histoire dans un premier temps fait penser au petit chaperon rouge… Kikko par à travers la forêt apporter un gâteau à sa grand-mère. Elle croit suivre son père, il y a la silhouette au loin. On retrouve la thématique de la forêt. Elle a les cheveux « jaunes », une jupe, un bonnet et des moufles rouges … on est dans la neige et les arbres ne sont que des troncs dénudés et sombres… Qui va-t-elle croiser ?

L’histoire bascule lorsqu’elle sort de la forêt mais pas du tout chez sa grand-mère… là cela m’a fait penser à l’histoire de « boucle d’or et les 3 ours », revisitée… la curiosité et l’intrusion dans une maison inconnue…

Elle va faire une drôle de rencontre… Là j’ai pensé aux « musiciens de Brême ». Il ya tout un jeu avec les couleurs de ses cheveux et ses vêtements rouges dans le dessin en noir (dégradés) et blanc. On voit le grain du papier sous le crayonné, c’est du plus bel effet. Ces couleurs vives vont se propager lorsque tout le monde va repartir dans la forêt… Cela a du sens…

La fin est douce et belle. On a presque l’impression avec le côté fantastique qu’elle a rêvé mais non puisqu’il reste des éléments.

L’autrice est japonaise et on sait combien la forêt et ses créatures font partie de l’imagerie collective.

Une nouvelle fois Akiko Miyakoshi a su insuffler de la poésie dans une histoire touchant  l’enfance. La famille semble aussi être un sujet qu’elle aime traiter.

Les références sont peut-être autres que celles que j’ai perçues…

Je vous souhaite une belle lecture.

Enquête à Bordeaux : L’inconnu du jardin public

Jeanne Faivre d’Arcier

Éditions Syros, coll. Souris noire, avril 2022, 199 p., 6,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Au Jardin public, Léo et Jasmine font la connaissance de Claudius, un vieux monsieur qui ne se sépare jamais de son magnifique caniche royal et qui semble avoir peur de son ombre.
Quand les deux amis découvrent la chienne seule, errant sur les quais de la Garonne, ils comprennent qu’il est arrivé quelque chose de grave à Claudius ! Y a-t-il un lien entre sa disparition et le comportement suspect des hommes qui rôdent autour du Jardin ? Pour le savoir, Léo et Jasmine vont prendre de très gros risques…

Mes impressions de lecture :

Lorsque j’ai ouvert l’enveloppe il y a quelques jours, je me suis mises en mode j’ai 10-11 ans. Quel plaisir d’apprendre que Jeanne Faivre d’Arcier débutait une nouvelle série dans la collection « souris noire ». Hâte de découvrir les prochaines aventures de Léo, Jasmine, Mathias et Sarah.

Nous avons une intrigue policière jeunesse complète. Nous sommes clairement dans de la fiction. Nous allons assister aux rencontres de ces quatre adolescents, au niveau âge cela va de 9 à 16 ans, deux filles et deux garçons, de différents groupes sociaux. Les lecteurs pourront s’identifier à l’un des univers familiaux ou à son âge.

Léo et Jasmine semblent être les personnages principaux et Mathias et Sarah viennent soit les seconder soit relancer l’enquête.

On est dans un milieu urbain puisqu’on est dans le vieux Bordeaux. Si vous connaissez le coin vous allez vraiment vous y croire. Sinon il y a les explications nécessaires pour se repérer soit physiquement soit des infos plus « sociales » avec les spécificités économiques selon le quartier. Ce sont détails qui rendent crédibles les événements. Ça m’a rappelé mes vacances à Bordeaux où j’ai pas mal arpenté ce coin là !

On va donc avoir des familles très différentes, elles sont à peine esquissées, juste des points de repères. Cela laisse toute latitude pour les prochaines aventures. Nous sommes dans un tome découvertes des lieux et des personnages.

L’enquête débute avec justement la question sociale, cela va du pauvre qui vole pour manger au riche qui juge, en passant par les escrocs. On a le thème de la loi et de la justice, la solidarité et l’entraide, face à la violence et la cupidité. Violence notamment sur animaux, sujet qui touche les jeunes lecteurs surtout ceux attachés à leurs animaux domestiques. On a aussi l’aspect écologique qui évoqué.

Il va bien sûr y avoir du mystère, des rebondissements, du suspens et du danger. Les personnages vont vite se rendre compte que ce qu’ils vivent ce n’est pas comme dans la fiction. Le lecteur va avoir quelques frissons. Émotions garanties.

Dans les émotions on a aussi le fait que nos héros sont des ados avec leurs premiers émois… Vont-il passer de l’amitié à l’amour ? 

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Vivement la prochaine aventure !

Bonne lecture.

Qui en parle ?

Jangelis (bientôt)

Voir sur ce blog :

Go fast, Go slow

Sylvie Allouche

Éditions Syros, 24 mars 2022, 335 p., 16,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Quand Camille rencontre Tommy, c’est le coup de foudre. Aveuglée par cet amour, elle se laisse embarquer dans un trafic de drogue, pour le compte d’un homme surnommé « l’Indien ». Jusqu’à la dernière livraison, qui fait voler tous leurs rêves en éclats…
Sept ans plus tard, la commissaire Clara Di Lazio s’intéresse au réseau de « l’Indien », dont l’ombre plane sur plusieurs affaires. Mais elle est appelée en urgence à Saint-Malo : son jeune frère Vincent, disparu depuis des années, pourrait avoir refait surface.
Pour mener ces deux enquêtes de front, Clara devra plus que jamais compter sur son équipe…

Mes impressions de lecture :

J’adore cette série, Clara Di Lazio et son équipe sont attachants. Dans l’épisode précédent tout le monde avait été meurtri, et en particulier une jeune policière et la nièce de Clara. J’étais donc impatiente de voir comment ces personnages allaient surmonter tout ce qu’ils avaient vécu.

A chaque tome, on apprend un peu plus à comprendre les réactions de Clara. Elle a la disparition de son frère qui lui pèse. La famille n’arrive pas à faire le deuil, mais Clara de par son métier elle est plus pessimiste quand aux chances de le retrouver vivant, ce qui engendre des conflits familiaux. Alors imaginez dans quelle était elle se trouve lorsqu’on lui apprend qu’un jeune homme est retrouvé dans le coma avec une médaille appartenant à son frère.

D’autant plus qu’elle est sur une autre enquête très lourde. Clara Di Lazio va se retrouver à mener de front ses deux affaires. Elle est écartelée entre plusieurs sentiments. Puis vient de se rajouter une autre affaire. Dans toutes ces enquêtes, La commissaire est freinée. C’est rageant.

En parallèle on suit l’histoire d’une gamine qui a fait une mauvaise rencontre et à fait de mauvais choix, sept ans au paravent. On va être au plus près de Camille, on va ressentir ce qu’elle ressent. C’est écrit d’une telle façon qu’on entre en empathie avec cette adolescente. Au début de cette histoire, on se dit qu’enfin elle va pouvoir refaire sa vie et on croit pouvoir souffler quand tout à tout coup bascule. On se dit ce n’est pas possible, elle a vraiment un mauvais Karma. Clara va être sollicitée d’une manière singulière. J’avoue que cette partie de l’enquête m’a vraiment fait quelque chose. On est dans la thématique de la fatalité.

Nous avons donc la thématique de la famille, alors pour certain c’est une source de réconfort ou et pour d’autre de conflit. Et par conséquence réconfort et protection viennent se rajouter.

On va aussi avoir les thématiques de la loi et la justice, la vérité ou la dissimulation. Que faire de la découverte de certaines vérités ? Il y a des choix à faire… Il faudra vivre avec sa conscience…

A qui se fier ? Quelles sont les personnes de confiance ?

Encore une belle enquête. Bien que dans la catégorie jeunesse elle m’a apportée beaucoup de sensations fortes, de questionnements et d’émotions.

Je remercie les éditions Syros de leur confiance.

A voir sur ce blog : Sylvie Allouche

QUI EN PARLE ?

Mylène

Trois jours dans la peau d’un garçon

Camille Brissot

Éditions Syros, Collection Oz, mars 2022, 143 p., 9,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv.

Dans la peau d’un autre… suspense et émotions garantis ! 

Alors qu’ils visitent une fête foraine high-tech, Charlie et Sam se font piéger dans une attraction secrète, interdite au public. Et voici Charlie, la fille la plus cool du collège, dans le corps de Sam, le loser absolu au physique ingrat. Et vice versa. Le cauchemar ! Ils vont pourtant vivre l’expérience la plus forte de leur vie.

Mes impressions de lecture :

Il y a quelques années (2017) j’ai lu « dans la peau de Sam » qui m’avait agréablement surprise. Ce texte paraît aujourd’hui dans la collection Oz (collection dont je suis fan) et j’ai eu envie de le redécouvrir. Il a peut-être était retravaillé, j’avoue ne pas avoir cherché à savoir, je me suis replongée dans le roman comme si c’était la première fois. Même en me souvenant des grandes lignes (si si 5 ans après ce court roman m’a laissé de bons souvenirs) j’ai sursauté et j’ai eu des « Ah oui, je n’y avais pas pensé !) comme quoi !

La nouveauté c’est que ce roman devient le premier d’une série aux titres indépendants « … dans la peau de… », le prochain  s’appellera « Vendredi dans la peau de ma prof »… Tout un programme. J’ai hâte de le découvrir.

Vous connaissez le proverbe amérindien  « ne juge jamais sans passer deux lunes dans les mocassins de l’autre ! » Eh bien ce roman en est la preuve.

Charlie ne voyait en Sam qu’un ado, mal fagoté, un loser à éviter. Sam ne voyait en Charlie que la fille populaire et superficielle. Ni l’un, ni l’autre ne connaissaient le quotidien hors du collège.

Ce roman touche à la part d’intime à un âge où le corps est en pleine mutation. Camille Brissot va explorer la mutation extrême puisque l’esprit de Charlie va se retrouver par accident dans le corps d’un garçon et Sam dans celui d’une fille.

La question n’est pas tant de savoir vivre ainsi, que de pouvoir retrouver son corps. Ils vont forcément subir des changements de part cette expérience dans le corps de l’autre qui en plus est du sexe opposé, vont-ils pouvoir reprendre leur place.

Après quelques rebondissements et la découverte du monde de l’autre on se demande ce qu’ils vont retirer de cette expérience ?

On retrouve l’univers des ados dans des familles différentes, et les interactions entre les différents membres. On a aussi le monde impitoyable des ados dans le quotidien et sur les réseaux sociaux.

Je n’ai pas voulu relire mon ancienne chronique pour rester dans l’émotion du présent.

Conclusion : il faut lire tous les livres de la collection Oz !!!

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Voir sur ce blog les autres titres de Camille Brissot

Histoires de sirènes illustrées

Susanna Davidson, Fiona Patchett, Rachel Firth et Lan Cook

Ill. Margarita Kukhtina

Trad. Virginie Clauzel et Caroline Slama

Éditions Usborne, fév 2022, 144 p, 14,95 €

Mes lectures Usborne

Mes chroniques jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Plonge dans un monde aquatique grâce à ces neuf contes avec des sirènes et des tritons du monde entier.
Rencontre la solitaire princesse des mers d’Iran, la méchante Yara du Brésil et la courageuse petite sirène dans cette collection d’histoires joliment illustrées.

Mes impressions de lecture :

J’aime beaucoup cette collection. C’est un recueil de contes pour les 5 ans et plus, les histoires sont donc relativement courtes. Nous avons tantôt du texte sur fond blanc, d’autres pages avec le texte au milieu des illustrations ou des illustration avec légende en pleine page. Chaque histoire débute avec une double illustration, indication du lieu et de l’origine du conte. une illustration dans un médaillon clôt chaque aventure. Un signet en tissu et une couverture rigide viennent compléter l’objet livre. le format est agréable à tenir en main pour lire, les marges sont assez grandes pour avoir un confort de lecture. j’aime beaucoup les couleurs vives des illustrations.

Je ne connaissais pas les contes de ce recueil. Nous voyageons puisque chaque conte vient d’un pays. Ils ont chacun leur intérêt et abordent des sujets différents. J’ai bien aimé l’amitié entre Jing et Jiaoren et comment chacun va aider l’autre dans un moment important de leur vie, de plus c’est une histoire de triton, ce qui n’est pas courant.

On va y croiser des figures féminines fortes, astucieuses … Elles vont connaître des sentiments forts. Les contes parlent souvent de métamorphose, de révélation de la véritable nature, de relations familiales, amicales ou amoureuses. Leur vie n’est pas un fleuve tranquille, les personnages vont devoir faire des choix de vie, affronter des épreuves pour atteindre leur but et suivre leur destinée. les personnages masculins aussi sont mis à rude épreuve, je pense par exemple à Alonzo qui doit résister au chant et à la beauté de Yara… Un autre doit trouver dix mille perles pour pouvoir approcher celle dont il est tombé amoureux…

J’ai encore pris plaisir à me laisser emporter par ces contes intemporels ou l’imaginaire vient compléter la vie réelle.

La thématique de l’eau, sujet qui me passionne, m’a rendu la lecture encore plus intéressante.

Je remercie les Éditions Usborne de leur confiance.