Les chemins de Sancturia

Jeremy Behm

Éditions Syros, avril 2022, 397 p., 17, 95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Sylvann est une jeune Elfe qui veut venger les siens et retrouver le Cœur de Sève, une pierre aux pouvoirs puissants qui a été dérobée par le sanguinaire chef des Orcs.
Nora, une collégienne d’aujourd’hui, a une imagination débordante, elle est persuadée que d’autres mondes que le nôtre pourraient lui être accessibles.
Quel lien unit ces deux héroïnes ?
Un grand roman d’aventure et d’action, pour les amateurs de fantasy ou pour découvrir le genre.

Mes impressions de lecture :

Chaque roman que je lis de Jeremy Behm est une surprise. Il entraine le lecteur sur des questionnements différents.

Ce roman qui joue avec deux mondes chaque lecteur va trouver sa voie et faire son chemin. Un peu comme les personnages. Si l’on suit le personnage qui écrit, le personnage qui se fait agresser, le personnage qui par vers une quête ou le personnage qui bascule dans la délinquance à chaque fois on est pris par l’histoire. Ce roman est un véritable ascenseur émotionnel.

Jeremy Behm a su trouver les chemins d’une histoire à l’autre et c’est délicat d’en parler sans spoiler.

J’ai beaucoup aimé l’image des chemins, à chaque croisement il faut faire un choix, à chaque rencontre il faut prendre la décision de faire ou non confiance.

C’était aussi très intéressant si l’on garde l’idée de l’écriture. Pourquoi écrire ? Quoi écrire ? Comment construire une histoire et comment la terminer… l’auteur (en général) projette des choses, mais projette aussi un peu de son histoire…

La thématique du héros/héroïne avec son innocence, son enthousiasme, ses apprentissages, ses choix, ses erreurs… le héros ne fait pas cavalier seul, il va entrainer dans son sillage d’autres. Nous sommes dans un roman jeunesse nous avons donc des apprentis dans différents domaines. Nous nous attachons aux personnages avec leurs défauts et leurs qualités.

Un roman très prenant les différentes facettes créent des ruptures, des pauses qui se nourrissent les unes avec les autres.

J’ai trouvé très intéressant d’avoir fait un lexique en fin de volume pour les lecteurs qui débutent en héroïc fantasy.

Je remercie les éditions Syros de leur confiance.

QUI EN PARLE ?

Mylène

Sur ce blog :

Grand appartement bizarre. T4 Catastrophe une lettre d’amour

Auteur.rice.s : Nathalie Stragier

Illustration : Clémence Penicaud

Éditions Syros, Coll. OZ, juin 2022, 229 p., 9,95 €

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv :

Qui est amoureux, dans le grand appartement bizarre ? 

Catastrophe, une lettre d’amour est arrivée à l’appartement où Gabriel, Charline et Félix habitent avec leurs familles ! Le chien Trésor en a avalé la moitié, impossible de savoir à qui elle est adressée. Pour les trois amis, il y a urgence à mener l’enquête : et si l’irruption d’un(e) amoureux(se) menaçait leur vie tous ensemble ?

Mes impressions de lecture :

Quel plaisir de retrouver cette tribu et ce Grand appartement bizarre, je retrouve mes 8-12 ans… En plus il y a un petit truc que j’adore… l’histoire se termine avec la fin de l’école et le début de vacances… C’est pile le bon moment pour le lire !

Il y a plusieurs facettes de cette série on commence par l’amitié et la cohabitation de différents types de « famille ». Nous avons Gabriel l’orphelin et sa tutrice bienveillante et célibataire, il y a M. Meurice et ses deux fils (son épouse travaille sur des bateaux de croisière), et il y a Rokia la mère célibataire avec ses trois filles de trois pères différents qui est médecin urgentiste. Nous avons donc 9 personnes avec des préoccupations différentes selon leur âge et leur vie sociale. Et puis il y a la voisine Amandine et l’ancien proviseur M. Boussac qui gravitent autour, ainsi que la concierge et son chien Trésor. ça fait un sacré brassage de population, ça vit et ça bouge.

On pourrait croire qu’après les trois premières aventures la vie en communauté serait plus apaisée et que tout le monde avait trouvé ses marques, cependant c’est un équilibre fragile et un rien peu tout remettre en question.

On a par exemple la fameuse lettre déchiquetée par trésor qui laisse entrevoir que quelqu’un est amoureux.se d’une.e habitant.e. Voilà notre trio Gabriel, Félix et Charline qui essayent de résoudre cette énigme.

Deux autres trames vont venir compliquer la vie des personnages. Chaque situation met en avant des problématiques d’ordre émotionnelles. Qu’est-ce que signifie vivre pour toujours ensemble ? Est-ce possible ? Chaque protagoniste va réagir en fonction de son vécu. Et si passer par la vie des « animaux domestiques » pouvait aider à accepter certaines situations ?

La communication joue un rôle important, la mauvaise communication étant source de complication. J’ai bien aimé l’épisode « démocratie ». L’humour est toujours là pour dédramatiser les situations et mettre du baume au cœur. La bienveillance et l’amour viennent aussi permettre aux habitants du Grand Appartement Bizarre (et satellites) d’avancer et de progresser.

On a plusieurs problèmes qui vont se greffer au fur et à mesure. À la fin nous auront des réponses mais Nathalie Stragier laisse plusieurs pistes en suspens pour la suite des aventures… et je vois déjà poindre de nouvelles mésaventures où l’amour et la famille et l’amitié vont bouleverser la vie de cette tribu.

Je vous laisse découvrir ce que Nathalie nous a concocté pour nous émouvoir, nous faire réfléchir et rire.

À quand une version animée ou série tv ? C’est très visuel et bien rythmé. Les personnages sont hauts en couleur…

J’ai hâte de lire le prochain épisode… car le seul problème de ce bonbon pétillant c’est qu’il est vite dévoré !

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Les autres romans de cette série sur ce blog :

Les Grosses bêtises. T2 La magie pour de vrai

Agnès Debacker

Éditions Syros, Collection OZ, mai 2022, 179 p., 9,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Ils sont six, experts en bêtises, et prêts à tout pour s’entraider ! Amitié, aventure et magie à volonté !
 

Lina, Sam, Chloé, Yasmin et Pablo ont deux gros problèmes : 1- Une sorcière sévit dans les parages. 2- Cette sorcière, c’est… la mère de leur copain Anton, qui ignore la terrible vérité ! En enquêtant discrètement sur elle,  Pablo va faire une énorme bêtise…

Mes impressions de lecture :

Je vous avais parlé du premier tome « La limace volante » qui m’avait bien fait rire. Nous voilà juste après pour de nouvelles mésaventures. Je vous conseille donc de lire les tomes dans l’ordre, car il y a des choses qui sont dévoilées qui sont en rapport avec la première aventure dès la quatrième de couverture.

J’ai donc eu plaisir à retrouver cette bande de gamins de primaire  qui ne sont pas tout lisse.

Dans le premier tome ils avaient découvert des choses (du moins certains) et  lorsqu’un phénomène étrange se produit, le regard se tourne tout de suite dans une certaine direction. On va donc les voir essayer de garder un membre de l’équipe dans l’ignorance alors que lui aussi cherche à trouver la fameuse sorcière. Cela donne lieu à des situations rocambolesques… Toutes vérités ne sont pas bonnes à dire !

Puis, l’un d’entre eux va faire une « grosse bêtise » et se retrouvé dans en fâcheuse posture. Et les voilà partis à essayer de sortir leur ami du pétrin et pour cela il faut affronter la sorcière !

On ressent l’importance de l’amitié qui soude ce groupe. Ils sont prêts à tout pour ne pas faire souffrir l’un de leurs amis et pour en sauver un autre. Ils sont même prêts à manger des cookies aux algues…

L’humour est très présent dans ce roman.

J’aime beaucoup la couverture du roman qui reflète bien les différents sentiments des personnages.

Une nouvelle fois un roman de la collection Oz m’a fait passer un bon moment dans un univers pour les 8-10 ans..

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Janine

Voir sur ce blog

Un goûter en forêt

Akiko Miyakoshi

Trad. Nadia Porcar

Éditions Syros, 2012, 32 p., 5.50 €

Dans la médiathèque il y a…

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Un merveilleux album d’hiver, qui nous transporte au pays des contes, là où tout est possible !

Quand Kikko se réveille ce matin-là, tout est blanc dehors. Son papa part à l’autre bout de la forêt pour aider Grand-mère à déblayer son toit. Mais il oublie d’emporter avec lui le gâteau spécialement préparé pour elle ! La petite Kikko décide alors de l’apporter elle-même à Grand-mère… Et la voilà qui suit les traces de son papa dans la neige, se hâtant derrière la grande silhouette au manteau noir qui s’enfonce dans le bois.

Mes impressions de lecture :

J’avais beaucoup aimé le crayonné et l’histoire de « quand il fait nuit » et j’ai eu plaisir à retrouver ses ambiances de clair obscur avec les dégradés de gris et juste une touche ou deux de couleur.

L’histoire dans un premier temps fait penser au petit chaperon rouge… Kikko par à travers la forêt apporter un gâteau à sa grand-mère. Elle croit suivre son père, il y a la silhouette au loin. On retrouve la thématique de la forêt. Elle a les cheveux « jaunes », une jupe, un bonnet et des moufles rouges … on est dans la neige et les arbres ne sont que des troncs dénudés et sombres… Qui va-t-elle croiser ?

L’histoire bascule lorsqu’elle sort de la forêt mais pas du tout chez sa grand-mère… là cela m’a fait penser à l’histoire de « boucle d’or et les 3 ours », revisitée… la curiosité et l’intrusion dans une maison inconnue…

Elle va faire une drôle de rencontre… Là j’ai pensé aux « musiciens de Brême ». Il ya tout un jeu avec les couleurs de ses cheveux et ses vêtements rouges dans le dessin en noir (dégradés) et blanc. On voit le grain du papier sous le crayonné, c’est du plus bel effet. Ces couleurs vives vont se propager lorsque tout le monde va repartir dans la forêt… Cela a du sens…

La fin est douce et belle. On a presque l’impression avec le côté fantastique qu’elle a rêvé mais non puisqu’il reste des éléments.

L’autrice est japonaise et on sait combien la forêt et ses créatures font partie de l’imagerie collective.

Une nouvelle fois Akiko Miyakoshi a su insuffler de la poésie dans une histoire touchant  l’enfance. La famille semble aussi être un sujet qu’elle aime traiter.

Les références sont peut-être autres que celles que j’ai perçues…

Je vous souhaite une belle lecture.

Les grosses bêtises. T1 La limace volante

Agnès Debacker
 Ill. Mathieu Demore
Éditions Syros, 3 fév. 2022, 166 p., 9,95 €

Mes lectures Syros
Collection OZ

Chronique Jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Ils sont six, experts en bêtises…

Quand Anton tente de faire voler une limace en classe, c’est clairement la bêtise de trop ! Avec ses copains, il ne sait pas que cette petite erreur va les mener très, très loin… sur les traces d’un mystérieux magicien caché dans une ville au nom imprononçable !

Mes impressions de lecture :

Décidément la collection d’Oz des Éditions Syros me correspond (8 ans et +), j’ai passé encore un bon moment avec ces enfants avec leurs bêtises, leur croyances et leur bonne volonté. Je découvre cette nouvelle autrice.

C’est un roman très positif où il n’est pas question de faire la morale. Les bêtises sont de leur âge et leur envie de bien faire aussi. L’amitié est la base de tout. Ensemble on peut tout résoudre et il n’est pas question de laisser tomber les copains. Les enfants vont adorer.

Dans un premier temps, la narratrice, Lina, nous décrit sa bande de garnements de primaires. Ils sont gentils malgré leurs petits défauts… Il y a bien sûre la vilaine fille « Ombelline »… mais même elle va devoir  participer pour résoudre le problème !

Il y a de l’humour et des situations auxquelles les enfants peuvent s’identifier. Et il y a le fameux pas de côté de cette collection «  des histoires ou (presque) tout est possible ». La résolution du problème fait appel à une touche de croyance et de magie. Là aussi on rit.

J’ai bien aimé cette thématique de la « poisse » qui peut donner lieu à une discussion sur les superstitions.

Une autre piste de réflexion : « toute vérité est-elle bonne à dire ? » vous verrez ce qu’ils en pense à la fin du roman.

C’est le premier épisode de cette nouvelle série et j’ai déjà hâte de connaître la prochaine bêtise. Dans l’interview de l’autrice à la fin du volume elle nous dévoile qui en sera l’origine !

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Série « dix minutes » de Jean-Christophe Tixier

Vous pouvez retrouver l’actualité de Jean-Christophe Tixier sur son site : ICI

J’ai découvert cette série en 2015 lors de la publication de la première aventure et depuis je n’en rate pas. Pour vous y retrouver voici tous les titres…

Le titre du premier épisode m’avait fait sourire mais depuis j’adore le fait de jouer avec l’expression « dix minutes ». Il a reçu de nombreux prix.

En juillet 2021 est paru cette première compilation des trois premiers titres. J’ai lu les titres en individuels dans l’ordre de publication.

Au cours de l’année 2022 paraîtra « Dix minutes non-Stop 2 » la deuxième compilation

En attendant vous avez les titres individuels :

Dans la collection Tip Tongue 2022

Comme un oiseau dans les nuages

Sandrine Kao

Éditions Syros, 6 janv 2022, 285 p, 16,95 €

Mes lectures Syros

Chronique Jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Que savons-nous des secrets qui nous lient à nos ancêtres ? 
Anna-Mei, seize ans, tient de sa mère ses origines chinoise et taïwanaise. Elle n’a pourtant presque aucun souvenir de cette mère, morte peu après sa naissance. Lors d’un concours de piano vital pour elle, Anna-Mei s’effondre, victime d’une angoisse venue de très loin. Sa grand-mère maternelle va alors lui raconter l’histoire fascinante des femmes de leur famille, car il est temps que les secrets enfouis soient enfin révélés…

Mes impressions de lecture :

Cela fait un petit moment que je n’ai pas lu un roman de Sandrine Kao. Dernier chroniqué ici « Un lapin peut changer une vie ».

Ce roman m’a fait penser à un roman adulte qui traite du même sujet « s’aimer, malgré tout » de Nicole Bordeleau, la couverture fait écho. Bien entendu les deux heures sont totalement différentes. Mais dans les deux cas les héroïnes souffrent à cause des secrets de famille et des souffrances ancestrales.

La couverture est magnifique est très reposante. Un contraste avec la dure réalité des héroïnes.

Le début du roman nous plonge dans les problèmes psychiatriques. Anna-Mei a-t-elle tenté de se suicider ? Ou développe t-elle des problèmes plus psychiatrique. On se rend tout de suite compte qu’elle cache des choses, mais quoi exactement ?

C’est un roman à deux voix qui en convoquent d’autres. Le confinement que nous avons connus en 2020 va aussi faire partie de cette reconstruction. Le huis clos, l’enfermement, le cocon…

J’ai beaucoup aimé ce dialogue entre la grand-mère et sa petite fille. Chacune à leur tour avancent dans leur « confession ». Du passé lointain on enchaîne les révélations sur l’histoire familiale et l’Histoire de la Chine au XXe siècle, tandis que la petite fille déroule les souvenirs qui l’on conduite à cette crise « psychotique ». Et si tout était lié ?

La grand-mère, est mère de substitution et aussi la détentrice de l’histoire familiale. La transmission va pouvoir se faire. Tout le monde n’a pas cette possibilité.

J’ai beaucoup aimé ces histoires de femmes qui a tour de rôle on dû affronter des épreuves. Des destins brisés, des lignées rompues.

On va découvrir si extraire du silence les secrets de la lignée maternelle va pouvoir expliquer et résoudre certains problèmes.

Bonne lecture.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance

Sable Bleu

Yves Grevet

Éditions Syros, Hors collection, 26 août 2021, 331 p., 16,95 €

Chronique jeunesse du mercredi

Rentrée littéraire 2021

4e de couv. :

Tess ose à peine y croire : le monde va mieux. La Terre respire depuis qu’une étrange bactérie a contaminé les gisements de pétrole. Et puis il y a ces médicaments, ces aliments nocifs qui disparaissent inexplicablement des magasins. Des hackers de génie à tendance écolo seraient-ils à l’origine de ces phénomènes ? À plusieurs reprises, Tess sent des présences autour d’elle, des frôlements, et se demande si la réponse n’est pas à chercher ailleurs. Alors que la police s’intéresse à son cas, des jeunes gens se mettent à disparaître eux aussi.

Mes impressions de lecture :

Yves Grevet nous présente à nouveau un personnage fort qui n’hésite pas à affronter les épreuves de la vie malgré son jeune âge (16 ans).

Je ne voudrais pas dévoiler l’intrigue mais on peut dire que Tess est le pivot de cette histoire. Il y a plusieurs trames et à chaque fois elle fait la jonction. D’ailleurs, elle se fait tout de suite repérer que ce soit au niveau politique, amoureux ou mystère.

On la découvre dans le cercle familial,  le cercle amical, le cercle intime, le cercle activiste et le cercle mystère. A chaque fois elle doit accepter sa différence et se dépasser et la revendiquer.

A chaque cercle un secret, un mystère… des non dits.

Tout s’enchaîne en fonction de ce qu’elle est, de qui elle est, que ce soit les choix de ses activités et de ses convictions… et on aura la solution qu’à la fin même si on en devine les grandes lignes avant.

Tess n’a pas choisi la voie la plus facile pour avancer dans la vie et devenir adulte. Mais a-t-elle vraiment choisi  ou est-ce que c’est son destin ?

J’ai associé le titre (exotique et intriguant) avec le personnage et je me suis demandé si Tess n’était pas le petit grain de sable qui allait tout en rayer.

Yves Grevet a su jouer avec les variations d’intensités dans une vaste palette d’émotions qui fait vibrer le lecteur.

Il est très difficile pour moi de parler de ce roman qu’on dévore, car je suis allée de surprise en surprises et je voudrai que vous aussi vous puissiez expérimenter cette sensation avec ce page turner qui enchaine les rebondissements.

Ce roman aborde de nombreux sujets très actuels avec des sujets qui n’auraient pas été abordé aussi clairement il y a une dizaine d’années en littérature jeunesse.

Il est beaucoup d’identité dans tous les sens du terme. Yves Grevet en explore plusieurs facettes de ce questionnement important à l’adolescence.

La partie « fantastique » ou futuriste explore plusieurs possibilités.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance

Qui en parle ?

Jangelis ?

NB :

un roman en appelle d’autres, j’ai pensé à plusieurs histoires, en voici quelques exemples

« TerreS » Carina Rozenfeld

« La fille du Futur » Nathalie Stragier

« La fille des manifs » isabelle Collombat

Les 7 énigmes de l’eau

Roland Fuentès

Éditions Syros, juill 21, 127 p., 9,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Embarquez pour la plus folle semaine de votre vie ! Un roman pour faire le plein d’humour et d’aventure !

Pour son anniversaire, Rémi a reçu un incroyable cadeau : une croisière en péniche avec son tonton adoré ! Plavnik, le minuscule compagnon de Rémi, est bien sûr du voyage. Mais dès le premier jour, tonton est victime d’un curieux sortilège et fait les pires bêtises. La croisière s’annonce mouvementée !

Mes impressions de lecture :

Je ne connaissais pas ces personnages  Tonton Zéro, Rémi et Plavnik. Ils ont pourtant vécu bien des aventures chez Syros. Je ne sais donc pas si en passant dans la collection Oz il y a des changements. Je ne vous parlerai donc que de ce roman.

Si vous me suivez vous savez que je suis fan de cette collection OZ. Chaque auteur nous entraîne dans cet univers si proche de nous et où pourtant  l’imaginaire tient un rôle primordial.

Je connaissais l’auteur à travers d’autres titres mais s’il y a un lien commun c’est celui de l’eau. Thématique que j’affectionne. Vous vous doutez que cela à contribuer à me faire aimer cette histoire.

Nous avons donc un tonton Ludo plutôt excentrique qui offre comme cadeau d’anniversaire une semaine de vacance surprise  à son neveu Rémi et son ami « invisible Plavnik ». Avec ces éléments on a déjà notre imagination qui par au galop. Puis on découvre le moyen de transport : sur une péniche sur une rivière. Ils sont maîtres à bord. Ah la la ça promets !

Comme souvent dans cette collection il va y avoir le déclic qui nous fait basculer le réel magique…  que je vous laisse découvrir.

De cette aventure je ne vous dirais que si on ne comprend pas bien la logique de ce qu’ils vivent on Rémi et Plavnik vont la trouver. C’est aussi ce questionnement qui est intéressant, entre les deux personnages il y a des discussions « tu y comprends quelque chose ? » « tu sais ce que ça veut dire ? » et en ressort une réponse qui permet au jeune lecteur d’apprendre des chose sans contrainte.

Un vrai roman d’aventure qui va emporter le lecteur dans des mésaventures rocambolesques drôles et palpitantes !

La curiosité, l’enthousiasme et la bienveillance des personnages sont une bouffée d’air qui fait du bien.

Un livre à mettre dans la valise de nos gamins.

Ah oui, la spécialité culinaire du tonton ce sont les lasagnes à toutes les sauces, et il en a emporté pour tout le voyage… donc prévoyez une envie de ce plat.

Une nouvelle fois la collection OZ me correspond bien.

La fin du roman laisse présager une autre aventure…. En attendant je vais me pencher sur les autres aventures de nos héros.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis

TerreS

Carina Rozenfeld

Éditions Syros, juin 21, 409 p., 17,95€

Mes Lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv :

En explorant le multivers, Clara va rencontrer des centaines de versions de l’humanité, et un homme, toujours le même…
Clara vient de Terre.0. Dans tous les univers parallèles au sien, il existe une autre version de la planète Terre, parfois très semblable, parfois radicalement différente. Clara a une mission : trouver une nouvelle Terre pour sauver l’humanité.0. Naviguant d’une dimension à l’autre, elle ne sait jamais quels paysages, quelles rencontres, quels dangers l’attendent. Pourtant sa route croise sans cesse celle d’un mystérieux homme roux. Qui est-il ? Quel lien a-t-il avec elle ? Pour le savoir, Clara va transcender les limites de l’espace-temps et défier le destin pour lequel elle a été créée…

Mes impressions de lectures :

Dans « EVE » Carina Rozenfeld abordait le thème de L’Intelligence artificielle. Elle continue ici son exploration en y ajoutant l’Homme augmenté, transhumanisme, le multivers et la notion du temps. Tout semble lié.

J’ai peu lu sur le multivers, à un certain moment j’ai eu un flash en repensant à une partie de la trilogie « la Fille du Futur » de Nathalie Stragier.

La couverture du livre est juste fantastique ! Ce visage en arrière plan, l’alignement des terres… C’est déjà une invitation à rentrer dans cet univers.

Ce qui m’a d’emblée plu c’est le rythme soutenu des premières explorations. De l’action et un personnage féminin singulier. Le rythme est lié à ce qu’elle doit faire ou ce qu’elle fait mais aussi à la technologie embarquée. Elle est en totale improvisation.

Sur le papier, ou en laboratoire la mission de Clara est bien définie et réalisable. Un être créé pour cette mission, programmée de son ADN à sa formation. Mais ce qui n’était pas prévisible c’est la part humaine de Clara. C’est là qu’à une des limites du programme.

On va voir évoluer le personnage au fur et à mesure qu’elle vit des expériences, qu’elle rencontre d’autres humains, d’autres possibles. Ajouter à cela un personnage masculin qui croise son chemin alors que les probabilités ne vont pas dans ce sens… Là ce sont encore d’autres types d’émotions qu’elle va découvrir. Cependant, elle a le sens du devoir… je ne vous en dis pas plus.

Ce qui m’a frappé c’est la place du silence et de l’isolement que va ressentir Claire de plus en plus.

L’aspect écologique est bien sûr au cœur du problème puisqu’on va découvrir en même temps que Clara la désolation, les différents régimes souvent totalitaires qui vont prendre une grande place.

La part onirique qui lit certains personnages est très intéressante car elle contribue à l’annulation de l’espace et du temps tels qu’on les connait.

Clara est une exploratrice des temps modernes (futurs). Une femme avec un cœur dans une armure de haute technologie. Réussira-t-elle à sauver son Humanité ? Qu’en sera-t-il de Xander ? A vous de le découvrir dans ce page turner palpitant.

Grâce aux différentes expériences de Clara on a aussi des références à différents genres littéraires. On est passe d’un univers presque Steampunk à du post-apo, en passant par de la romance, des questions éthiques et philosophiques, etc. Cette grande variété de thèmes permet au lecteur de se questionner sur les conséquences de nos actes quotidiens sur notre environnement et sur le futur de la planète.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis