Au petit bonheur la chance

Aurélie Valognes

Le livre de poche, 2019, 376 p.

4e de couv. :
1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère, Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus. Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un cœur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot. Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon. Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.

Mes impressions de lecture :

J’ai gagné ce roman lors d’un concours. Je l’ai prêté en attendant le bon moment pour le lire. Le jour où je rapatriais mes chroniques des romans d’Aurélie Valognes sur ce blog, on me le rendit. Je me suis dit que c’était un signe ! Une autre drôle de coïncidence : ce roman débute le 14 juillet 1968, le jour de ma naissance !

On découvre l’histoire de Jean un petit garçon confié à sa grand-mère alors qu’il fête ses 6 ans. Son père est marin, il a une autre famille en Angleterre, il est souvent absent et il est porté sur la boisson qui le rend violent. Sa mère a quitté son compagnon pour refaire sa vie à Paris.

On découvre une France à deux vitesses. Lucette, la grand-mère vit dans un immeuble vétuste sans eau courante et avec les toilettes dans la cour. Pour combien de temps encore ? Françoise, sa tante vit dans un immeuble avec toutes les commodités modernes. Elles sont toutes les deux à Granville. On va voir le quotidien qui change au fil des pages. J’ai pensé à « les choses » de Perec.

On découvre tout cela à travers le regard de Jean ce petit garçon qui grandit en réalisant que son père et sa mère ne sont pas là pour l’aimer et le choyer.

On se rend compte que les traumatismes de la seconde guerre mondiale sont encore très présents. Entre les peurs des bombardements les soirs d’orage ou la haine du boche.

Les années passent grand-mère se fait vieille et elle est veuve sans beaucoup de ressources et pourtant elle donne tout à son petit fils. Heureusement, elle est bien entourée mais pour combien de temps.

Ce roman m’a fait penser à « Tom, petit Tom, tout petit homme Tom » de Barbara Constantine. L’entraide et l’amitié sont si importantes pour avancer.

J’ai bien aimé les titres des chapitres qui à l’instar du titre sont des expressions très connues qui rappellent bien c’est années là. Cela m’a fait sourire car elles me touchent. J’ai aussi beaucoup aimé les références aux années 70 avec des objets du quotidien qui ont vu le jour, les chansons, les films etc. Nostalgie quand tu nous tiens !

C’est une agréable lecture, tendre et émouvante, qui nous fait voyager dans un temps pas si lointain où les femmes devaient faire des choix lourds de conséquence.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s