La fille des manifs

Isabelle Collombat

Éditions Syros, 5 mars 2020, 176 p., 15,90 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Une jeune adolescente s’engage de toutes ses forces pour le climat. Et prouve que notre monde est à réinventer.

Barbara marche pour le climat. Elle s’est tellement engagée dans le mouvement des jeunes pour sauver la planète qu’elle est devenue le nouveau visage de cette contestation. Impossible pour elle d’accepter que les adultes soient aussi passifs ou cyniques. Mais son franc-parler ne plaît pas à tout le monde : un mot de trop lors d’une interview, et elle est victime d’un véritable lynchage médiatique.
Pour trouver la force de résister, elle écrit un journal à sa grand-mère, dont le destin tragique prend un tout nouveau sens.

Ma chronique :

Ce roman a plusieurs fils rouges. Le premier, le plus en évidence est celui de l’engagement pour le climat poussé à l’extrême. Il est dans l’air du temps. De cet engagement vont découler d’autres sujets comme le harcèlement virtuel et physique, violence et menaces. Politique, guerre de pouvoir, manipulation.

Barbara est une adolescente qui concentre plusieurs points qui engendrent des problèmes. Barbara, le nom d’origine de Barbie… Ah oui mais qui dit Barbie dit fille à la plastique avantageuse… Elle va donc découvrir les difficultés à être une femme engagée encore de nos jours… Elle va soulever des problèmes qui vont au-delà de sa personne.

Barbara est une adolescente (oui pour certains c’est une tare), végétarienne, métisse et elle prépare un Bac pro de cuisine, je vous laisse deviner ce qui découle dans certains mauvais esprits. Préjugés en tout genre…

Tous ces sujets intégrés à l’histoire  sont des sujets révoltants et bien actuels. On va aller crescendo dans l’intimidation…

Cependant ce qui m’a intéressé c’est une autre histoire qui de façon indirecte joue un rôle. Barbara se bat pour qu’il y ait un futur possible, est un meilleur avenir. Mais on va se rendre compte que le passé joue un rôle dans la formation de sa conscience politique. Et cette partie très touchante on la découvre pas à pas dans ce journal intime adressé à sa grand-mère paternelle défunte. Au-delà du deuil d’une jeune fille c’est tout le tissu familial qui nous est dévoilé.

Qui dit adolescence dit exaltation et émotions fortes. C’est à se moment là que se créent des amitiés fortes à la vie à la mort, les premiers émois amoureux… on va la suivre dans ses expériences.

C’est un roman fort qui fait monter la pression, les tensions donnent des palpitations au lecteur qui ne peut rien faire. C’est le genre de livre qui fait se questionner sur son propre engagement et jusqu’où on est prêt à aller pour ses convictions… j’ai évidemment pensé à la chanson de Brassens «  mourir pour ses idées ».

Je remercie les Éditions Syros pour leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis

Article précédemment publié sur Canalblog

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