On n’empêche pas une étoile de briller

Tonie Behar

Éditions Charleston, avril 2022, 342 p., 19,90 €

Mes lectures Charleston

4e de couv. :

Une femme mystérieuse et charismatique, coiffée d’un large chapeau, son regard clair caché par de grandes lunettes de soleil, sonne chez Max Dahan au 19 bis, boulevard Montmartre.
Cette inconnue, c’est Sacha Volcan, que Max a passionnément aimée. Ils se sont connus dans les années 1960, au temps du Golf Drouot et du rock’n’roll. Elle était dactylo, lui garçon de courses, et tous deux rêvaient d’Amérique et de musique. Complices, amants ou ennemis, leur histoire a traversé le temps et les continents. Chacun a fait des choix pour rester fidèle à lui-même. Alors pourquoi Sacha est-elle revenue en ce beau matin de juillet ?
Des grands boulevards parisiens à Hollywood Boulevard, des pavés de Mai 68 aux plages de Malibu, des hippies de San Francisco aux branchés des Bains-Douches, l’histoire émouvante et mouvementée d’un couple qui a fait le pari d’écrire ses propres règles du jeu… mais jusqu’où ?

Mes impressions de lecture :

Lorsqu’on m’a proposé ce roman je me suis dit que c’était une bonne idée de découvrir une nouvelle autrice. En plus la couverture avec ce ciel bleu et les palmiers évoquait l’été, ce qui était une bonne idée pour un livre à emporter en vacances (ou pour avoir l’impression de partir en vacances !).

C’est le premier roman de Tonie Behar que je lis, en fin de volume elle explique qu’il fait partie de romans, indépendants, se déroulant à cette même adresse. Je trouve cela très intéressant…

De plus je participe à un challenge lecture cet été proposé par M. Cabrick et il me fallait un roman qui soit en lien avec la musique… C’était le roman qu’il me fallait.

Ce roman se déroule entre deux époques l’une va des années 60 aux années 90 et l’autre ce déroule aujourd’hui. J’ai apprécié que ce ne soit pas un système binaire hier/aujourd’hui. 2021 la narratrice amorce une conversation et on bascule dans une narration assez longue à la troisième personne qui développe une période ou une aventure de vie, un procédé très agréable. J’ai trouvé amusant que Max se défausse et retarde le moment d’affronter le passer et laisse sa fille découvrir son passé.

C’est une des thématiques de ce roman le passé, voire les « fantômes du passé » qui refont surface. À l’automne de leur vie Max et Sacha vont voir ressurgir leur printemps.

Ce roman permet d’avoir une vision panoramique des 60 dernières années. Nos personnages ont traversé ces décennies où l’on a vu la société changer. À travers leur parcours on voit aussi changer les modes de vies et les mœurs. Depuis l’école de dactylo à celui de Star hollywoodienne en passant par l’univers de la musique, de jeune immigré à négociant en objets d’art. Chacun a suivi sa voie avec ses aspirations personnelles sur deux continents.

Deux âmes sœurs avec toutes les tourmentes de la vie. Il est beaucoup question de famille de filiation. Chacun a une histoire familiale assez dure qui a forgé leur caractère en laissant parfois des séquelles et des fêlures.

L’amitié et les liens tissés dès l’adolescence vont aussi avoir leur importance dans les parcours de vie.

J’ai bien aimé leurs vies chaotiques et hors norme. Le côté bohème, leur côté slave pour l’un et oriental pour l’autre se retrouve bien dans leur caractère et dans leur façon de vivre. Des êtres passionnés et excessifs, ils ne sont pas dans la demi mesure.

Je vous laisse découvrir leurs différents choix qui vont dessiner leurs vies.

Un livre qui vous fera voyager au bord de la piscine sous un parasol ou dans un parc ombragé… un cocktail à la main !

Je remercie les Éditions Charleston de leur confiance

Challenge 15k #Hélène et les garçons

#payetonslip

Les Grosses bêtises. T2 La magie pour de vrai

Agnès Debacker

Éditions Syros, Collection OZ, mai 2022, 179 p., 9,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Ils sont six, experts en bêtises, et prêts à tout pour s’entraider ! Amitié, aventure et magie à volonté !
 

Lina, Sam, Chloé, Yasmin et Pablo ont deux gros problèmes : 1- Une sorcière sévit dans les parages. 2- Cette sorcière, c’est… la mère de leur copain Anton, qui ignore la terrible vérité ! En enquêtant discrètement sur elle,  Pablo va faire une énorme bêtise…

Mes impressions de lecture :

Je vous avais parlé du premier tome « La limace volante » qui m’avait bien fait rire. Nous voilà juste après pour de nouvelles mésaventures. Je vous conseille donc de lire les tomes dans l’ordre, car il y a des choses qui sont dévoilées qui sont en rapport avec la première aventure dès la quatrième de couverture.

J’ai donc eu plaisir à retrouver cette bande de gamins de primaire  qui ne sont pas tout lisse.

Dans le premier tome ils avaient découvert des choses (du moins certains) et  lorsqu’un phénomène étrange se produit, le regard se tourne tout de suite dans une certaine direction. On va donc les voir essayer de garder un membre de l’équipe dans l’ignorance alors que lui aussi cherche à trouver la fameuse sorcière. Cela donne lieu à des situations rocambolesques… Toutes vérités ne sont pas bonnes à dire !

Puis, l’un d’entre eux va faire une « grosse bêtise » et se retrouvé dans en fâcheuse posture. Et les voilà partis à essayer de sortir leur ami du pétrin et pour cela il faut affronter la sorcière !

On ressent l’importance de l’amitié qui soude ce groupe. Ils sont prêts à tout pour ne pas faire souffrir l’un de leurs amis et pour en sauver un autre. Ils sont même prêts à manger des cookies aux algues…

L’humour est très présent dans ce roman.

J’aime beaucoup la couverture du roman qui reflète bien les différents sentiments des personnages.

Une nouvelle fois un roman de la collection Oz m’a fait passer un bon moment dans un univers pour les 8-10 ans..

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Janine

Voir sur ce blog

De Rouages et de Sang. T.1 Les disparus d’Arkantras

A.D  Martel

Éditions Scrinéo, mars 2022, 366 p., 16,95 €

Mes Lectures Scrinéo

4e de couv :

Plongez dans les bas-fonds d’Arkantras, où le danger se cache à chaque coin de rue…

Depuis quelque temps, une menace plane sur les bas quartiers d’Arkantras… Le bruit court qu’une créature avide de chair humaine enlèverait les enfants à la nuit tombée pour les dévorer. Que diable, Rowena, jeune orpheline passionnée de mécanique, se moque bien de ces histoires à dormir debout ! Jusqu’au jour où son ami, Œil-de-Pirate, disparaît lui aussi dans d’étranges circonstances… Résolus à le retrouver, Rowena et son fidèle chat à la patte mécanique, Monsieur Gratouille, s’enfoncent dans les profondeurs d’Arkantras.
De son côté, Eugène Bassompière, un journaliste issu de la bonne société, se voit chargé d’enquêter sur ces disparitions. Sur les traces du monstre, les destins d’Eugène et Rowena vont s’entremêler.
Que se passe-t-il réellement dans la ville ? Et si la vérité s’avérait pire que tout ce qu’ils pouvaient imaginer ?

​Plongez dans les bas-fonds d’Arkantras, où le danger se cache à chaque coin de rue…

Mes impressions de lecture :

Ce roman est mon premier service presse de chez Scrinéo et j’espère qu’il y en aura d’autres !

J’ai  été attirée par le titre et la couverture avant même d’avoir lu le synopsis qui a fini de me convaincre que c’était une lecture pour moi. Depuis j’ai vu que ce roman avait de bons retours sur les réseaux.

Le titre avec ce mélange de mécanique et d’organique donne le ton de cet univers.

Il s’agit d’un premier roman d’une duologie, c’est bon à savoir qu’on ne parte pas dans une série.

Je suis tout de suite entrée dans l’histoire. C’est du Steampunk  pour ado (et +), au début on a l’impression d’être dans une ambiance à la Dickens avec ce côté technologique en plus… Pollution, brouillard et ventres vides, exploitation des plus pauvres, corruption et violence.

On va découvrir deux mondes grâce à deux personnages. Grâce à Rowena on découvre le monde des orphelins qui laissés pour compte qui doivent se débrouiller dans la rue. Ils doivent éviter les forces de l’ordre pour ne pas atterrir dans un orphelinat sordide ou pire.

On visite une partie d’Arkantras dans ce premier tome avec ses règles sécuritaires et couvre feu et surveillance.

Avec  Eugène Bassompière, jeune homme déchu des hautes sphères qui est devenu journaliste et vit dans les bas-fonds, on apprend qu’il existe un autre monde de riches corrompus. Ils ne viennent dans le quartier industriel soit pour la prostitution soit pour des malversations. On a toute la thématique de la chute sociale. On s’attache petit  à petit à lui au fur et à mesure que l’on comprend pourquoi il a une distance avec les habitants de son nouveau quartier.

Rowena à travers les événements actuels nous retrace son parcours. On s’attache rapidement à cette gamine qui est spécialisée dans la mécanique et le trafic de pièces mécaniques.

J’ai beaucoup aimé la trame autour des mystérieuses disparitions. Le côté enquête menée par Rowena qui a ses raisons et par Eugène le journaliste. Deux approches différentes qui bien sûr vont s’entrecroiser.

Ce premier tome évite l’écueil de la présentation des lieux et des personnes. L’action est très présente et les histoires retiennent bien l’attention du lecteur. En ce qui concerne les émotions A.D. Martel ne ménage pas le lecteur, frissons assurés mais aussi joie et tristesse.  Action/réaction.

Pour les amateurs de minous il y a un chat « steampunk » qui vaut le détour.

J’ai hâte de connaître la suite…

Je vous souhaite une belle lecture.

Je remercie les éditions Scrinéo de leur confiance.

Saint Jacques

Bénédicte Belpois

Folio, mai 2022, 192 p., 7,60 €

Mes lectures Folio

4e de couv. :

« On ne perçoit pas consciemment comment certaines personnes vous manquent avant de les connaître, on devine juste, une fois qu’on les a rencontrées, qu’on ne pourra plus jamais vivre sans elles. »
À la mort de sa mère, Paloma hérite d’une maison abandonnée et chargée de secrets, au pied des Cévennes. D’abord décidée à s’en débarrasser, elle choisit sur un coup de tête de s’y installer et de la restaurer. C’est ainsi qu’elle rencontre Jacques, un charpentier de la région. Son attachement naissant pour lui réveille chez Paloma, qui n’attendait plus rien de l’existence, bien des fragilités et des espoirs.

Mes impressions :

J’ai choisi ce roman pour son décor, on est dans les Cévennes pas très loin d’Alès. C’est un une région qui me plaît. La quatrième de couverture laisse aussi présager que la thématique de « la maison » et celle du « deuil ».

Ce qui m’a tout de suite interpellé c’est la façon dont la narratrice s’adresse à un être absent. On comprend vite qu’elle s’adresse à ce fameux Saint Jacques. Mais qui est-il ?  que lui est-il arrivé ? On ne le découvrira que plus avant  donc je ne vous en dit pas plus.

D’entrée on découvre que Paloma a des relations négatives  avec sa mère décédée et par ricoché avec sa sœur. L’ouverture du testament va bouleverser la vie de Paloma. Elle hérite un cahier et une maison près d’Alès.

On va donc avoir les écrits de la mère qui vont s’intercaler avec la narration. On va découvrir le secret de famille. On va comprendre pourquoi ça se passait mal avec sa mère et sa sœur.

Ce secret s’accompagne aussi de toute la thématique sur la notion de la non-maternité, de la féminité. Sa mère va être être très honnête, c’est ce qui m’a plu. Elle ne va pas se chercher des excuses.

Paloma va devoir vivre avec ces découvertes. Et reconstruire sa vie intime. Le secret de famille n’est pas extraordinaire  mais il va expliquer certains comportements qui ont eu des conséquences sur l’éducation de Paloma.

J’ai beaucoup aimé la construction du roman et la voix de Paloma.

Paloma est un personnage très lumineux qui va savoir attirer des êtres isolés. J’aime beaucoup cette thématique de la famille-tribu.

Je ne connaissais pas l’autrice, la lecture de ce roman m’a donné envie de lire son précédent roman « Suiza ».

Avez-vous lu un de ces deux romans ? Qu’en avez-vous pensé ?

Je remercie Folio de leur confiance.

Le portrait de la Traviata

Do Jinki

Traduit du coréen par Kyungran Choi et Delphine Bourgoin

Éditions du Matin Calme, 2020, 221 p., 18,90 €

Masse critique Babelio / Éditions du Matin Calme

Les enquêtes de Gojin, avocat de l’ombre
Deux morts dans un appartement au premier étage d’un immeuble paisible de Séoul. La femme qui y habitait – un coup de couteau pour elle – et un voisin – un coup de poinçon pour lui -, un type détestable qui lui tournait autour ces derniers temps. Mais puisque le principal suspect gît à côté de la victime, il faut chercher ailleurs. Le concierge pourrait faire un coupable correct, le commissaire Lee Yuhyeon boucle son enquête et l’envoie en procès.
Mais rien ne se passe comme prévu. L’innocence du vieux bougre s’impose, le procès est un fiasco. C’est alors que dans son téléphone, Lee Yuhyeon entend un rire familier et moqueur, celui de l’avocat Gojin, l’avocat de l’ombre. Oui, il faudra tout recommencer, tout reprendre depuis le début. Car chacun dans cet immeuble pourrait avoir quelque raison d’avoir commis ce double meurtre.

Mes impressions de lecture :

Je ne sais pas si vous connaissez cette jeune maison d’édition spécialisée dans le polar coréen qui a vu le jour en 2020. J’ai déjà lu deux titres de chez eux dans les catégories différentes d’abord une comédie policière «  Carnets d’enquête d’un beau gosse nécromant » très intéressante et un cosy mystery « les 4 enquêtrices de la supérette Gangseon ». Cette fois-ci j’explore un roman policier à énigme. Vous aurez remarqué je n’ai pas encore tenté les thrillers psychologiques et autres romans plus effrayants. Qui sait un jour peut-être.  Il est temps de vous parler de ce « portrait de la Traviata ».

J’ai choisi ce roman non seulement parce qu’il s’agissait d’un roman policier à énigme mais aussi parce que je trouvais le titre très évocateur. Je me suis rendu compte après que je ne connaissais de la Traviata que le nom de l’opéra et son compositeur mais pas le sujet traité. Maintenant que j’ai lu ce roman et le sujet de Verdi je vois le lien. C’est presque spoliant.

Ce que j’ai aimé dans ce roman c’est la forte présence de dialogues. La résolution du crime se fait en grande partie grâce à des conversations entre deux amis un policier honnête et consciencieux et un avocat assez singulier. Le  policier explore ces propres pistes et celles issues des hypothèses du presque avocat. On passe de la théorie à la pratique.

 On a bien entendu de nombreuses fausses routes qui donnent lieu à des scènes cocasses. Il y a une grande part d’humour. On se demande parfois si l’avocat ne prend pas plaisir à proposer des solutions erronées, qui une fois vérifiées éliminent des possibilités, pour voir le policier se démener dans des interrogatoires farfelus. Il laisse faire le sale boulot aux policiers alors qu’il sait que ce n’est pas possible que ce soit le coupable.

J’ai apprécié ce duo entre un officiel pro des enquêtes et l’autre amateur averti  qui travaille dans l’ombre. Le policier est dans l’affirmative : c’est lui le coupable et il insiste tant qu’il y a des hypothèses possibles, c’est à la limite du harcèlement policier. Coup de théâtre à la fin comme il se doit !

Un petit détail m’a aussi plu, il y a le plan des deux lieux des crimes. C’est tout bête mais on a l’impression de voir le policier entrain de dessiner les deux scènes des crimes, cela crée une proximité.

Dans ce roman, on explore le monde interlope de la nuit à Séoul, je ne connais pratiquement rien de ce pays cependant on comprend bien ce qui se joue dans les différents lieux grâce aux petites explications glissées par l’auteur.

En guise de conclusion je tiens à rappeler qu’il s’agit de roman à énigme alors le rythme est assez lent et oubliez les scènes d’action et les courses poursuites. Par contre on y boit et on y mange souvent.

Un bon moment de lecture qui nous laisse le temps d’apprécier certains personnages et d’autres beaucoup moins.

J’ai pris plaisir aussi à retrouver les thématiques qui tournent autour de la « maison » et de « de l’apparence » et d’autres.

Quel sera mon prochain Matin Calme ? Je ne sais pas encore… mais c’est avec plaisir que j’aimerai retrouver ce duo.

 Je remercie Babelio et les Éditions du Matin Calme de leur confiance

Les chroniques de Fogas T.2 Le retour du parisien

Julia Chapman

Éditions robert Laffont, 2022, 342 p., 17 €

Mes Lectures Robert Laffont

4e de couv. :

Depuis le départ de son mari Jacques, Josette s’occupe seule de l’épicerie de Fogas. Et si les habitants de cette petite commune pyrénéenne ont des réclamations à faire sur la fraîcheur de ses baguettes, eh bien qu’ils osent ! Josette tient à son commerce comme à la prunelle de ses yeux.
Mais l’arrivée de Fabian, son neveu parisien, va la bouleverser. Propriétaire de la moitié de l’épicerie, le jeune homme a fui la capitale et son travail dans la finance. Plein d’idées et de bonne volonté, il veut tout moderniser. Mal lui en prend !
Un Parisien qui vient tout chambouler à Fogas ? Impensable…

Mes impressions de lecture :

Cette série se déroule dans l’Ariège où l’autrice anglaise a vécu quelques temps, c’est important de le dire car on s’y croirait, ça sent le « vécu » sur certains points.

J’avais adoré le premier tome qui se terminait pour le nouvel an… on reprend l’histoire dès février, les blessures ne sont pas encore cicatrisées…

C’est le deuxième tome. Ce deuxième volet est complet mais il y a des liens que l’on ressent mieux si on a lu dans l’ordre… et puis je pense qu’il y aura d’autres tomes de prévus. Pour ceux qui commenceront par cette histoire il auront les indications nécessaires pour comprendre ce qui s’est déroulé avant.

Dans ce deuxième volet le focus se fait sur le bar épicerie où vit Josette et le fantôme de son défunt mari. Dans l’histoire il n’y a que deux personnes qui peuvent le voir. Et la deuxième personne à être mise en avant c’est Sandrine. Partie plus dramatique…

Ce roman mêle le mystère, l’humour et la tendresse, ce qui rend les personnages très attachants. On passe par plusieurs phases. Pour certains on passe de : « je ne ne l’aime pas il est antipathique, agaçant » à : «je l’aime beaucoup » lorsque sa vraie personnalité se révèle. Il ne faut pas se fier aux apparences. Ils évoluent…

J’ai beaucoup rit des multiples accidents de parcours qui jalonnent le parcours de certains. Cela débute quand même avec une baguette de pain comme de défense ! Baguette de pain rassie et rien que cet élément est une histoire en soi…

On est dans le même lieu  que précédemment avec les mêmes personnages, on retrouve donc la thématique de la paternité et des secrets de famille. Les mères vont-elles parler ? Et les pères dans tout cela ?

J’ai beaucoup aimé comment les différents fils des différentes intrigues vont s’entremêler. On se révolte contre certaines injustices qui semblent toucher certaines personnes. Certains non-dits vont être révélés. Ne vous y trompé pas, il y a des sujets très sérieux au milieu de ce qui semble être un roman léger…

Je n’en dirais pas plus pour laisser le mystère planer… Je dirais juste que les courses poursuites sont d’un niveau exceptionnel puisqu’il est question d’un vélo, d’un taureau et de voitures basiques avec des pilotes hors catégorie… Ahahah !

Je remercie les Éditions Robert Laffont de leur confiance.

Les 100 légendes de la mythologie japonaise

Alain Rocher

Que sais-je ?, n°4219, 2022, 126 p., 9 €

Masse critique Babelio/ Que sais-je ?

4e de couv. :

De la création de l’archipel par le couple incestueux Izanaki et Izanami à la descente sur terre de l’ancêtre de la lignée impériale, en passant par l’origine de la mort et de la végétation, la querelle entre la déesse du soleil et le trublion cosmique Susanowo, les légendes japonaises, loin d’être un fossile culturel, sont le témoignage d’une pensée mythique restée bien vivante. Compilée dans le Kojiki et le Nihon shoki sur ordre impérial au seuil du VIIIe siècle, la mythologie japonaise préserve la mémoire de la culture archaïque du Japon tout en constituant un véritable conservatoire de presque toutes les mythologies de l’Asie de l’Est et du Nord-Est. En 100 légendes, Alain Rocher dresse un éventail de la richesse et de l’originalité de cette mythologie, qui n’a rien à envier à ses homologues gréco-romain, nordique ou hindou.

Mes impressions de lecture :

Une lecture surprise. J’ai choisi cet ouvrage dans les propositions Masse Critique Babelio, pour son titre et son sujet. J’aime les contes, les légendes et ce qui touche à la mythologie. La couverture aussi était tentante mais je n’avais pas fait attention à la maison d’édition. Pour moi « Que sais-je ? » n’avais pas d’illustration. Et donc les légendes de la mythologie japonaises ne se présentent pas comme des contes.

Les textes ne trainement pas en longueur c’est un concentré de savoir. C’est d’une grande érudition et une mine d’information très variées. Le titre pour chacune porte le nom de la divinité ou de l’événement et en sous-titre un complément exemple : « Izaki et Izami / les parents du monde » ou encore « Descente du ciel / Prose de possession et renaissance ». C’est par ordre alphabétique. On peut soit lire en suivant soit piocher en fonction du titre, attention cependant certains se suivent pour comprendre les différentes étapes de la légende.

Dans chaque article on a différents types d’information selon le sujet. On peut avoir des informations linguistiques sur la construction d’un nom, soit avoir des fait historiques du Japon au du Sud Est asiatique. Ce qui est intéressant dans les « Que sais-je ? » ce sont toutes les références et sources des informations. Parfois il y a des références aux autres mythologies du monde ce qui permet de rattacher peut-être à des choses plus connues comme la mythologie grecque ou indienne. Il y a aussi des aspects linguistiques ou mathématiques qui sont très intéressants.

J’ai remarqué l’aspect très guerrier, avec les guerres fratricides, les vendettas, et tout ce qui touche aux armes.

Les figures féminines ne sont pas en reste dans les légendes présentées.

Une seule lecture ne me suffira pas à tout retenir mais c’est un bon ouvrage de références auquel je pourrais me reporter dans mes futures lectures. Il sera très utile pour les étudiants en japonais. Ou pour des études comparées avec d’autres mythologies.

Je pensais mieux connaître la mythologie japonaise, cet ouvrage m’a fiat prendre conscience que non. Je suis donc très contente de ce que j’ai appris.

Je remercie les éditions « Que sais-je? » et Babelio de leur confiance.

Le saut du diable

Jacques Lavergne

Éditions Cairn, Du noir au Sud, 2022, 191 p., 11 €

Mes Lectures Cairn

Ceux qui la connaissent peu ou mal prétendent que la Camargue est un paradis. C’est faire peu de cas des moustiques, du froid, du vent, de l’humidité, du sel. Toutefois, si ce n’était que cela, elle demeurerait un fabuleux pays. Mais il peut y avoir pire : des hommes véritablement doués pour exercer le mal avec un talent certain. C’est ce que le commandant Sagnes de la police judiciaire et son groupe, vont éprouver durement dans cette enquête où ils vont laisser un morceau d’eux-mêmes…
Mais aussi réaliser de belles rencontres. Reste à savoir si, au final, le bilan s’avérera positif ?

Mes impressions de lecture :

J’ai découvert cet auteur avec « Echecs et meurtres », un roman dont je vous ai déjà parlé. En septembre, j’ai rencontré le très sympathique Jacques Lavergne au « Festival du polar et de l’aventure » au Barcarès. C’est donc avec curiosité que je voulais lire cette nouvelle enquête.

Je vous conseille fortement de lire « Echecs et meurtres » avant d’enchaîner avec « Le saut du diable ». Bien que dans chaque roman l’intrigue est complète il y a un quelques liens… les petits rappels ne peuvent suffire à comprendre complètement la psychologie des personnages et la dynamique qui a changé à l’issue de la précédente enquête qui les a traumatisée.

Nous sommes au cœur de la Camargue.  On va avoir plusieurs intrigues qui vont occuper les policiers en même temps. À priori elles n’ont rien à voir entre elles… On va avoir des personnages mystérieux avec des extraits du journal intime de Théo. Qui se cache derrière ses écrits ? Qui est ce mystérieux motard qui fonce sur ses routes étroites ?  Ce séducteur aux yeux bleus ? Les petits secrets vont faire surface.

Il y a aussi les petites tensions entre policiers et gendarmes qui viennent parfois compliquer les actions.

Une nouvelle fois j’ai aimé suivre la façon d’enquêter des policiers et celle de la journaliste. Avec leur position différente face aux témoins, les résultats sont différents. J’avais déjà bien aimé ce personnage de la journaliste intègre qui cherche à comprendre et ne cours pas juste pour avoir un scoop. J’ai aussi aimé le reversement des rôles entre flics et vieux voyous.

Des rebondissements tragiques viennent déstabiliser les personnages. Des fausses pistes aussi sont là pour relancer le suspens. Mais je ne peux en dire plus.

Ce qui m’a marqué dans  ce roman, c’est  l’emploi parfois dans l’écriture le langage imagé des classiques du genre, avec un peu d’argot, c’est la grande place du vocabulaire autour de la nourriture. Je n’avais pas réalisé qu’il y avait autant d’expression culinaire. Je ne parle même pas des « poulets » etc… On ajoute à cela que Sagnes est un fin gourmet qui régale ses convives avec de délicieux produits du terroir et ses spécialités.

Il y a heureusement de l’humour qui vient détendre l’atmosphère…

Jacques Lavergne joue aussi avec la vaste palette des émotions.

Quel contraste entre l’image de la Camargue et celle que l’on découvre dans les romans de Jacques Lavergne…. Il me reste un roman dans ma PAL…

Je remercie les Éditions du  Cairn de leur confiance.

Voir sur ce blog :

Enquête à Bordeaux : L’inconnu du jardin public

Jeanne Faivre d’Arcier

Éditions Syros, coll. Souris noire, avril 2022, 199 p., 6,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Au Jardin public, Léo et Jasmine font la connaissance de Claudius, un vieux monsieur qui ne se sépare jamais de son magnifique caniche royal et qui semble avoir peur de son ombre.
Quand les deux amis découvrent la chienne seule, errant sur les quais de la Garonne, ils comprennent qu’il est arrivé quelque chose de grave à Claudius ! Y a-t-il un lien entre sa disparition et le comportement suspect des hommes qui rôdent autour du Jardin ? Pour le savoir, Léo et Jasmine vont prendre de très gros risques…

Mes impressions de lecture :

Lorsque j’ai ouvert l’enveloppe il y a quelques jours, je me suis mises en mode j’ai 10-11 ans. Quel plaisir d’apprendre que Jeanne Faivre d’Arcier débutait une nouvelle série dans la collection « souris noire ». Hâte de découvrir les prochaines aventures de Léo, Jasmine, Mathias et Sarah.

Nous avons une intrigue policière jeunesse complète. Nous sommes clairement dans de la fiction. Nous allons assister aux rencontres de ces quatre adolescents, au niveau âge cela va de 9 à 16 ans, deux filles et deux garçons, de différents groupes sociaux. Les lecteurs pourront s’identifier à l’un des univers familiaux ou à son âge.

Léo et Jasmine semblent être les personnages principaux et Mathias et Sarah viennent soit les seconder soit relancer l’enquête.

On est dans un milieu urbain puisqu’on est dans le vieux Bordeaux. Si vous connaissez le coin vous allez vraiment vous y croire. Sinon il y a les explications nécessaires pour se repérer soit physiquement soit des infos plus « sociales » avec les spécificités économiques selon le quartier. Ce sont détails qui rendent crédibles les événements. Ça m’a rappelé mes vacances à Bordeaux où j’ai pas mal arpenté ce coin là !

On va donc avoir des familles très différentes, elles sont à peine esquissées, juste des points de repères. Cela laisse toute latitude pour les prochaines aventures. Nous sommes dans un tome découvertes des lieux et des personnages.

L’enquête débute avec justement la question sociale, cela va du pauvre qui vole pour manger au riche qui juge, en passant par les escrocs. On a le thème de la loi et de la justice, la solidarité et l’entraide, face à la violence et la cupidité. Violence notamment sur animaux, sujet qui touche les jeunes lecteurs surtout ceux attachés à leurs animaux domestiques. On a aussi l’aspect écologique qui évoqué.

Il va bien sûr y avoir du mystère, des rebondissements, du suspens et du danger. Les personnages vont vite se rendre compte que ce qu’ils vivent ce n’est pas comme dans la fiction. Le lecteur va avoir quelques frissons. Émotions garanties.

Dans les émotions on a aussi le fait que nos héros sont des ados avec leurs premiers émois… Vont-il passer de l’amitié à l’amour ? 

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Vivement la prochaine aventure !

Bonne lecture.

Qui en parle ?

Jangelis (bientôt)

Voir sur ce blog :

La gitane aux yeux bleus

Mamen Sánchez

Trad. Judith Vernant

Folio, mars 2022, 373 p., 8,70 €

Mes lectures Folio

4e de couv. :

À Madrid, Soleá et ses collègues du magazine littéraire Librarte viennent d’apprendre une terrible nouvelle : Atticus Craftsman, le fils d’un riche éditeur londonien, débarque d’Angleterre pour fermer leurs bureaux, jugés trop peu rentables. Heureusement, les cinq salariées de la petite revue échafaudent une stratégie. Quand l’inspecteur Manchego, quelques semaines plus tard, est informé de la disparition du jeune et bel héritier, il ne peut imaginer l’affaire rocambolesque dans laquelle il met les pieds…

Mes impressions de Lecture :

Je n’avais pas entendu parler de ce livre lorsqu’il est paru en 2020 en grand format. Lorsque Folio me l’a proposé je n’ai pas pu résister d’autant que c’était pour le mois « mars au féminin » #marsaufeminin. J’ai supposé que le fait que l’autrice soit une journaliste de magazine poeple laissait présager que son histoire serait ancrée dans un présent féminin.

J’ai découvert que ce roman s’intitule « La felicidad es un té contigo » (Le bonheur c’est un thé avec toi) , un titre bien feel good… Alors que le titre français met l’accent sur la femme singulière qui va bouleverser la vie d’un anglais bien rangé. Qui dit Gitane de Granada pense à Carmen la séductrice, mais Solea a les yeux bleus, et ça change tout !

J’ai bien aimé la construction du roman. L’autrice joue avec deux temporalités. Nous débutons alors que Atticus a disparu, puis on aura une autre narration qui va se glisser dans cette enquête au présent. Le lecteur va connaître la vérité sur la disparition du jeune anglais.

Sous fond léger de feel good urbain on a des préoccupations socio-économiques qui touchent les femmes espagnoles. Le rôle de la famille, la jeune fille qui monte à la capitale pour aller de l’avant. Ce paradoxe entre modernité et tradition. La sororité et l’entraide féminine. Mamen Sánchez parle de  « sorcière ».

 « Ce dimanche matin, ce ne fut pas une réunion entre cinq femmes civilisées qui se tint dans les bureaux de Librarte, mais un sabbat entre cinq sorcières déchaînées usant de mauvais sorts et de magie noire pour tenter d’échapper à la malédiction qui s’abattait sur elles. »

On a une grande variété de personnages féminins, de tout âge et de tout milieu. Chacune avec ses préoccupations. On a entre autre la mère d’Atticus qui doit gérer son agenda « vie social » et son inquiétude face à la disparition de son fils. On a celle qui est mère et qui veut rester femme aussi. On a celle qui veut devenir mère. Cela va de la jeune fille à la veuve…

Il y a des moments tendres et touchants, voir révoltants mais l’humour n’est jamais très loin.

J’ai beaucoup rit avec cette caricature de policier, l’inspecteur qui essai de coller à l’image du policier américain et qui oblige son équipe à jouer au poker et boire du whisky. Pour lui c’est la classe. Et c’est touchant de voir son équipe faire semblant pour lui faire plaisir.

J’ai aussi rit en voyant Atticus demandant un sandwich Saumon-fromage frais dans le bistrot du coin et finir avec des gambas-bière et autres tapas.

Le choc des cultures entre les anglais avec une culture littéraire (familles d’éditeurs) faisant partie des nantis et dégageant une froideur so british et les espagnols issus du milieu populaire avec le cœur sur la main. Sans parler de la différence de langage.

L’autrice c’est beaucoup amusée avec les noms ou surnoms des personnages. Aller surnommer l’inspecteur « Manchego » et il en ait fier ! d’accord ça peut passer pour une référence à Don Quichotte. Et pour les noms anglais on a quand même un Bestman… Marlow Craftsman pour un éditeur qui ne fait rien avec ses mains, Marlow je pense au détective (rien à voir lol). Les personnages espagnols sont incapables de les prononcer comme il faut…

Une bonne lecture qui va vous entraîner dans le vieux quartier de l’Albaicin et des histoires rocambolesques.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Qui en parle ?

Des pages et des îles

Light and Smell