Jusque dans la terre

Sue Rainsford

Trad. Francis de Guévremont

Éditions Aux Forges de Vulcain, sept 2022, 213 p., 20 €

Mes lectures Aux Forges de Vulcain

Rentrée Littéraire Automne 2022

4e de couv. :
Ada vit avec son père dans une clairière, en bordure d’une forêt, non loin de la ville. Ils passent leur temps à soigner les habitants qui leur confient leurs maux et leurs corps, malgré la frayeur que ces deux êtres sauvages leur inspirent parfois. Un jour, Ada s’éprend de Samson, un de ces habitants. Cette passion, bien vite, suscite le dépit voire la colère du père de la jeune fille et de certains villageois. L’adolescente se retrouve déchirée par un conflit de loyauté entre son héritage vénéneux et cet élan destructeur qui l’emmène loin de tout ce qu’elle a connu.
Roman lyrique, inquiétant, roman de l’émancipation autant que roman du désir souverain, Jusque dans la terre a été salué comme la naissance d’une romancière à l’imagination terrifiante, peuplée de sorcières et de monstres.

Anecdotes de lectrice :

Lorsque je reçois un livre, j’aime bien faire une ou des photos en rapport avec la couverture ou le sujet pour les réseaux sociaux et aussi pour m’amuser. En voyant la couverture, j’ai tout de suite eu l’idée de photos. Cependant ce n’est qu’une fois le livre en main que j’ai voulu aller faire la fameuse photos avec l’arbre aux racines visibles pas très loin de chez moi. J’habite un coin assez sec… eh bien figurez-vous qu’au moment où j’ai choisi d’aller faire les fameuses photos il s’est mis à pleuvoir, pas longtemps mais je me suis dit c’est un signe. La pluie ici ne dure pas donc j’ai fait les photos dès qu’il y a eu une éclaircie. quelques jours après, j’ai eu envie de faire une autre photo avec de la terre et rebelote j’ai dû attendre que l’averse passe. J’étais dans les conditions du livre avec cette terre mouillée…

Mes impressions de lecture :

« Étrange étrangeté », c’est l’expression qui m’est rapidement venu à l’esprit. Je ne suis pas prête d’oublier ce roman, j’y suis entrée comme en terre connue. Il est original et singulier et pourtant j’avais une sensation de continuité. D’autres lectures sont venues nourrir cette histoire. Comme cette ambiance parfois glauque ou gothique. Bien sûr l’influences de mes dernières lectures « Sorrowland » de Rivers Solomon, « Blackwaters » de Mickael McDowell entre autre dans « Le soldat désaccordé » de Gilles Marchand on a les tranchées de la première guerre mondiales qui font écho avec le thème de l’enfouissement.

Par moment on pense aussi à Mary Shelley et sa créature , « Frankestein » , ou E.T.A. Hoffman et son conte « l’homme se sable »… Vous l’aurez compris c’est la littérature fantastique et les romans gothique qui me sont revenus en mémoire.

De l’importance d’une couverture de livre… J’ai bien aimé cette image de racines qui s’enfoncent profondément, cet espace souterrain source d’énergie.

Mais penchons nous sur le texte lui même, des chapitres courts à la première personne, des chapitres « témoignages » aussi à la première personne mais d’autres narrateurs, leur nom apparaît dans l’intitulé du chapitre, donc pas de soucis de repérage.

Dans un premier temps, on présume qu’on va partir sur un procès ou une chasse aux sorcières, avec les « témoignages » des « cures » (ceux qui viennent se faire soigner) que l’autrice insèrent au fur et à mesure entre les chapitres, avec des Ada par-ci des Ada par-là… Il est beaucoup de question de femmes et de féminité… Je vous laisse découvrir… Pour la petite anecdote : dans les liens entre mes lectures on peut rajouter le prénom Ada…personnage de « Ces liens qui nous enchaînent » de Kent Haruf, une fille Edith est liée à son père et à sa terre et ne peux vivre son grand amour.

Les séances de soins sont fortes et prenantes, cette plongée dans les corps des scènes puissantes. On a la thématique de la pénétration et de la dévoration. Le retour à la terre pour ce ressourcer, renaître…

C’est un roman tellement fort que j’ai ressenti parfois l’impression de me retrouver dans cette terre qui aspire les corps et les maux. Sue Rainsford a su donner vie à la matière, on sent l’odeur de la terre (tantôt sèche, tantôt mouillée) on ressent la texture. C’est un roman très visuel et sensoriel.

C’est un roman avec plusieurs niveaux de lecture. On a aussi le rapport père-fille, créateur et créature/création. De plus le père porte en lui une part de mystère et d’animalité qui le rend encore plus inquiétant quant à ses réactions. On a la jeune fille qui découvre le désir, et l’amour pour quelqu’un d’autre que son père. C’est le grain de sable qui va enrayer la machine.

L’arrivée de ce personnage, assez spécial, va briser le noyau père-fille. Samson ne pouvait qu’avoir une particularité pour être attiré par une jeune fille mystérieuse et différente. Ada en voulant s’émanciper va faire des choix sans anticiper les conséquences. Et c’est très intéressant de voir comment Sue Rainsford a su transposer cette histoire de fille qui veut vivre sa vie de femme sans le consentement de son père dans cet univers singulier.

Quant est-il du temps ? On ne sait pas à quelle époque cela se déroule, on sait juste que Samson à un « camion ». Quant à la durée de l’aventure elle est assez brève même si on a des références à des événements passés. Pour ce qui est de la météo on va avoir l’été caniculaire et des périodes très pluvieuses.

Le lieu c’est assez vague, une maison isolée avec un jardin et une rivière pas très loin. On a des mouvements entre la maison et cette rivière. Ada passe de la terre à l’eau en passant par l’amour…

Car c’est aussi cela ce roman est une histoire d’amour à la vie à la mort, mais on n’est loin de la romance. Cette thématique rejoint aussi mes dernières lectures, des amours intenses.

Je vous laisse découvrir cet univers singulier qui a quelque chose de magnétique qui fascine le lecteur jusqu’à la conclusion.

Ce roman pourra intégrer des challenges autour de Halloween !

Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain de leur confiance.

Découvrons ensemble Le système solaire

Rosie Dickins

ill. Carmen Saldaña

Trad Virginie Clauzel et Caroline Slama

Éditions Usborne, coll. Découvrons ensemble, sept 2022, 16 p., 12,95 €

Mes lectures Usborne

Mes chroniques jeunesses du mercredi

4e de couv. :

Envole-toi pour un voyage cosmique à la découverte du Soleil et des planètes, ainsi que des lunes et des astéroïdes, qui orbitent autour.

Mes impressions de lecture :

Aujourd’hui il pleut et le soleil n’est pas visible à cause des nuages alors je me suis dis tiens si je partageais ma lecture du dernier « découvrons ensemble » des Éditions Usborne.

Je fais partie des gens qui sont fascinés par les astres et comme une enfant je m’émerveille lorsqu’on nous montre des images de l’espace. Alors vous imaginez bien les petites étoiles dans mes yeux en voyant les belles illustrations de cet ouvrage. Et ça c’est important pour partager avec les enfants.

Il est indiqué qu’il y a 16 pages cartonnées dans ce livre, mais en réalité il y en a plus car il y a de nombreux rabats plus où moins grands. Et chaque enfant aura sa façon d’aborder la lecture. Soit il se contente des images et des quelques titres, soit il regarde chaque fenêtre et chaque message. Il peut revenir plusieurs fois selon son degré d’implication.

Quand aux rabats, je me suis munie d’une lime à ongle car à la première lecture, il est difficile d’en ouvrir certains, particulièrement sur la première page qui est collée à la couverture. C’est un détail, parfois il est utile de juste un peu soulever le petit volet avec de découvrir avec l’enfant, d’autre fois c’est bien de lui laissé cette tâche qui ressemble à l’ouverture d’un cadeau.

Sommaire :

Le système solaire
Le soleil
Mercure
Vénus
La terre
Mars
Jupiter
Saturne
Neptune
Limite extérieure
Au-delà du système solaire
Anecdotes étonnantes

Sur la page « système solaire » dans les informations on a l’indication des pages qui développent le sujet.

Ce qui me plait aussi dans ce sujet, c’est le vocabulaire qui a pour moi un côté magique. Que ce soit les noms des planètes qui sont liés à la mythologie, ou des contrées ou autres termes extraordinaires. Ce type de lecture peut déboucher sur des exercices/jeux de diction.

Pour en revenir au vocabulaire j’ai beaucoup apprécié l’utilisation de mots pas toujours évidents pour les petits accompagnés de définitions simples qui ne sont pas rébarbatives. Des informations intéressantes avec des chiffres, des dates, des données scientifiques qui accrochent les lecteurs.

Les illustrations sont très belles et variées, les pages sont très colorées, je n’ai pas eu de difficulté pour lire. j’ai adoré les petits aliens qui viennent donner une touche humoristique.

Bonne découverte ! Et n’oubliez pas le mois d’octobre c’est le mois de la science !!! Peut-être qu’autour de vous il y a des activités de prévu.

Je remercie les Éditions Usborne de leur confiance.

QUI EN PARLE ?

Jangelis

À voir sur ce blog :

Découvrons ensemble le tableau périodique

Découvrons ensemble les fractions

Découvrons ensemble les ordinateurs et la programmation

Découvrons ensemble les formes géométriques

Système solaire Livre /Puzzle

Ces liens qui nous enchaînent

Kent Haruf

Trad. Anouk Neuhoff

Éditions Robert Laffont, 2022, 331 p., 21 €

Mes lectures Robert Laffont

4e de couv. :

Colorado, janvier 1977. À l’hôpital où elle est alitée, Edith Goodnough, quatre-vingt-huit ans, reçoit la visite d’un officier de police. Elle est accusée de meurtre. Un sac d’aliments pour volaille éventré et un vieux chien attaché dehors un froid après-midi de décembre constituent les indices qui l’accablent. Ses mobiles ? La dureté du milieu agricole et une famille aussi impitoyable que la prairie en hiver.
Kent Haruf nous livre dans son premier roman, acclamé par la critique, l’histoire bouleversante d’une femme des Hautes Plaines à travers les mots de son voisin, Sanders Roscoe : une enfance marquée par les corvées, la mort d’une mère, la violence d’un père enchaîné à ses enfants. L’histoire d’une femme qui a sacrifié son bonheur à sa famille et qui, enfin, reprend sa liberté.

Mes impressions de lecture :

Me voilà une nouvelle fois, grâce au hasard de mes lectures, au début du XXe siècle. L’histoire débute en 1977 mais on va vite faire un bond en arrières pour découvrir les origines du drame familial. Ce roman a été publié en 1984 aux États Unis et ce n’est que maintenant qu’on peut le lire en français. Situer l’histoire en 1977 cela permet aussi de nous raconter cette partie de l’Histoire rurale avec des gens qui sont né avant 1900. Quand le livre est paru il y avait encore des gens qui avaient connu la vie telle que Kent Haruf nous la décrit.

J’ai découvert cet auteur il y a quelques années avec « Nos âmes la nuit » et déjà on était au Colorado dans une petite communauté où tout se sait, où tout le monde connaît la dur réalité.

Dans ce type de narration non seulement on découvre des personnages fictifs mais qui reflètent bien la population du lieu mais c’est aussi l’histoire du pays. L’origine de la population et ce que les gens on dû affronter pour survivre dans ces contrées arides.

Si c’est bien difficile pour les hommes pour les femmes c’est encore plus terrible. On le voit avec Ada, la mère, ses accouchements et toutes les tâches, puis avec Edith qui n’a pas son mot à dire pour l’avenir. Heureusement elle a un sacré caractère. Et on va en croiser d’autres des femmes fortes. Les femmes abandonnées ou veuves qui s’en sortent sont celles qui ont un fort caractère.

Ce que j’aime dans la façon de raconter de Kent Haruf, c’est qu’on visualise bien les situations quotidiennes. On est au plus près des personnages avec leurs particularités, leurs attitudes et leurs rêves. Oui, il reste encore de l’espoir au milieu de toute vie de labeur.

On revit chaque époque, chaque étape dans la vie d’Edith et des autres personnages.

On retrouve les lieux qui font partie de l’univers de Kent Haruf. On est près de Holt dans le Colorado.

Ce roman fait appel à toutes sortes d’ émotions fortes. Le lecteur fera parfois des bonds et aura envie que tel ou tel personnage se révolte. On est touché par certains personnages, souvent en souffrance et tenus par leur sens de l’honneur et du respect des règles de vie dans ce milieu.

Le roman commence en 1977 avec cette accusation, mais on passe vite à 1895 (date du Mariage du père et de la mère) pour comprendre l’origine du drame. L’ambiance est telle qu’on comprend tout de suite que ça ne va pas être une vie de bonheur qu’on va nous raconter.

Le fait que le narrateur soit un voisin, un descendant de la famille Roesco, qu’il prenne le ton du conteur : « Ce que je vais vous raconter, pour la majeur partie je le sais. Le reste, je ne le crois pas. ».

Le titre en français résume bien le propos de ce roman. « Ces liens qui nous enchaînent » sont de différents types et tous contribuent à façonner nos vies.

Je vous laisse découvrir toutes ses vies qui peuplent ce roman.

Je n’ai pas entendu parler de ce roman à sa sortie au printemps. Et vous l’aviez-vous repéré ? Lu ? Aimez-vous cet auteur ?

Je remercie les Éditions Robert Laffont de leur confiance.

Le soldat désaccordé

Gilles Marchand

Éditions Aux Forges de Vulcain, août 22, 208 p., 18€

Mes lectures Aux Forges de Vulcain

Rentrée littéraire automne 2022

4e de couv. :

Paris, années 20, un ancien combattant est chargé de retrouver un soldat disparu en 1917. Arpentant les champs de bataille, interrogeant témoins et soldats, il va découvrir, au milieu de mille histoires plus incroyables les unes que les autres, la folle histoire d’amour que le jeune homme a vécue au milieu de l’Enfer. Alors que l’enquête progresse, la France se rapproche d’une nouvelle guerre et notre héros se jette à corps perdu dans cette mission désespérée, devenue sa seule source d’espoir dans un monde qui s’effondre.

Anecdote de lectrice :

Entre le moment où je choisi mes livres et le moment où je les lis tant de choses peuvent se passer ! Cet été j’ai lu « Le dernier vol » d’une histoire qui se déroulait dans les années 20 roman écrit avant 1930. J’avais été surprise par la présence de gueules cassées et cette jeunesse complètement fracassée par la première guerre mondiale alors qu’on était dans des décors un peu glamour (c’est même devenu un film hollywoodien). Et puis il y a ce personnage lunaire de la « fille de la lune » entre fantôme et dame rêvée… Puis j’ai enchaîné avec des romans où les personnages avaient besoin de croire en leurs rêves pour survivre et de la présence onirique. Et voilà qu’en commençant ce roman j’avais l’impression qu’un fil d’Ariane les reliaient… Bien sûr ce roman m’a fait me remémorer « Au revoir La-haut » de Pierre Lemaître qui nous avait plongé dans cette période trouble. Chaque roman est complémentaire et permet de nous construire une image mentale de ce début de XXe siècle.

Mes impressions de lecture :

Quel plaisir de retrouver la plume de Gilles Marchand et son univers où le passé et les souvenirs ont une place prépondérante. Nous sommes dans les années 1920-30 tout en étant pendant la première guerre mondiale.

J’ai beaucoup aimé le personnage principal et narrateur avec ses troubles, ses émotions, ses fêlures. Chercher la trace des autres c’est un peu se trouver lui aussi et mettre des mots sur ce qu’il a vécu.

Ce que j’aime chez Gilles Marchand c’est ce côté Pierrot lunaire avec la part d’amour et d’onirisme. Il nous parle de belles histoires d’amours qui vont au-delà des apparences.

Gilles Marchand a su nous envouter dans ses éclats de vies éclatées. Comme des milliers de miroirs brises dont les facettes  éclairent des fragments d’existences. Poésie et musique sont toujours là pour sublimer la narration.

Vous l’aurez compris c’est un beau coup de cœur de la rentrée.

J’ai beaucoup aimé découvrir l’histoire du narrateur au fur et à mesure que son enquête progressait. Il n’y a pas de degré de souffrance, elles sont juste différentes.

C’était beau de voir comment les hommes du quotidien peuvent créer des réseaux humains qui vont au-delà des frontières.

Il y a un moment dans l’histoire qui m’a rappelé quelque chose que j’avais ressenti il y a quelques années en lisant « La demoiselle Tic-Tac » de Nathalie Hug (seconde guerre mondiale), un coup français et un coup allemand, les habitants de l’Alsace-Loraine étaient dans une drôle de situation. Ce n’est pas sans rappeler d’autres cas plus récents.

Au moment du centenaire 14-18 j’ai eu plusieurs lectures qui m’ont apporté des éclairages sur cette époque et c’est intéressant d’en retrouver dans ce roman. Par exemple il est fait mention de la consommation de vin pendant las guerre et après. Je vis dans une région où la viticulture a pris un nouvel essor à cette époque avec construction de caves coopératives car il fallait fournir l’armée en vin bon marché.

Gilles Marchand nous propose une petite bibliographie pour aller plus loin des la partie documentée, pour aller aux sources.

Une nouvelle fois Gilles Marchand a su nous proposer une histoire forte au cœur de l’Histoire.

Quand à l’illustration de la couverture elle pose une ombre sur les milliers de tombes aux stèles blanches.

Je vous laisse découvrir à l’aune de votre propre histoire.

Je remercie les Éditions aux Forges de Vulcain de leur confiance.

Sur ce Blog vous pouvez retrouver

Une bouche sans personne

Un funambule sur le sable

Des mirages plein les poches

Requiem pour une apache

CHALLENGE VLEEL SUR INSTAGRAM « auteur réçu »

Ce que nous jetons et comment l’éviter

Autrice : Rose Hall

Ill. Sandra de la Prada

Éditions Usborne, Coll. Look Inside, 8 sept 2022, 14 p., 10,95 €

Mes lectures Usborne

Chroniques jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Bouteilles vides, carottes biscornues ou jouets cassés, beaucoup de choses ne devraient pas être jetées. Soulève les rabats et découvre comment nous pouvons prendre soin de notre planète en produisant moins de déchets.

Information sur le site Usborne :

Je profite de cette première chronique de la rentrée pour vous faire part d’une petite découverte. Le site des éditions Usborne a changé de « décor » il est bien coloré, et il y a sur la page d’accueil il y a entre autre une rubrique « faits amusants ». Je ne sais plus depuis quand elle a été mise en place mais je ne me souviens pas que c’était quotidien. Je connaissais l’activité qui aujourd’hui est hebdomadaire. C’est une façon de mettre en avant des ouvrages de la maison d’édition et ainsi de découvrir ou de redécouvrir des titres pour ensuite avoir envie de lire le livre.

https://usborne.com/fr/activites-pour-enfants/faits-amusants

Mes impressions de lecture :

Je découvre une nouvelle collection « Look inside », regarder à l’intérieur, un joli programme en perspective.

J’ai choisi cet ouvrage car il traite d’un sujet actuel qui nous touche tous et qu’il n’est pas trop tôt pour en parler aux enfants pour développer leur pensée face à ce quotidien. Nous vivons aujourd’hui avec le tri sélectif à la maison et plus ou moins c’est devenu un automatisme de jeter dans tel ou tel bac mais c’est bien d’expliquer pourquoi.

Sur une double page on traite d’une question avec une brève introduction puis les illustrations et des rabats permettent de développer chaque point. Le format carré  201 x 225 cm permet une tenue en main facile et en travaillant en double page cela donne une vue sur 40 cm. C’est assez concentré, mais l’effet des rabats qui se cachent dans les objets du quotidien et du matériel urbain permet de focaliser le regard de l’enfant sur des points stratégiques.

Que jetons nous ?

A l’origine, les matières premières.

Que deviennent les déchets ?

Une nouvelle vie pour les déchets

La collecte des déchets

Tri et recyclage

Voir plus loin

Le livre est cartonné  puisqu’il y a double page  puisqu’il y a les petites fenêtres et l’enfant pourra le manipuler facilement. Le livre est adressé aux 5 ans et plus, bien entendu c’est en fonction de l’enfant. Les petits rabats sont assez solides grâce à l’épaisseur du papier. J’ai remarqué que ce genre de livre occupe les enfants en partie parce qu’ils aiment ouvrir les petits volets.

Vous pourrez continuer les recherches avec la rubrique « Quicklinks » lorsqu’elle sera mise à jour. Elle facilement repérable sur la page d’accueil puisqu’il y a un onglet.

A vous de faire le tri dans les informations…

Je remercie les Éditions Usborne de leur confiance.

Les héritiers de Brisaine T3. La bataille des Marches hurleuses

David Bry

illus. Noémie Chevalier

Éditions Nathan, mars 2022, 156 p., 11,95 €

4e de couv.

Grégoire, prisonnier de l’Archimage du Clair-Obscur, affronte la cruauté du magicien, la noirceur de sa cellule et sa peur des fantômes pour protéger le secret des Clés.
Enguerrand et Aliénor, aidés de Brisaine, Barse le Troll et d’un mystérieux allié, attaquent les Marches Hurleuses pour libérer Grégoire.
La bataille fait rage, Brisaine affronte l’Archimage, Enguerrand et Aliénor font face aux soldats… Ils sont tous plus déterminés que jamais à sauver la magie, mais à quel prix ?

Mes impressions de lecture :

Tout d’abord il faut que je vous dise : « lisez les tomes de cette série dans l’ordre !  » C’est le troisième sur cinq (4 paru il y a quelques jours et 5 paraîtra au printemps).

Lors du tome 1 nous avions eux les bases et le moment où tout bascule. Nous avions découvert notre gentil trio où chaque personnage à chacun un caractère et des aptitudes différentes et complémentaires. Nous avions aussi rencontré le groupe de méchants.

Puis dans le tome suivant nous avons découvert l’axe du mal qui va au-delà de la méchanceté d’êtres cruels. Il y a des adultes et des guerres de pouvoir. Deux types de magies qui s’affrontent.

Dans ma chronique sur le tome 2 je vous avais dit que l’auteur nous avait laissés sur un moment clé qui trouvera sa conclusion dans le tome 3.

On débute ce tome 2 sur l’idée que nos héros n’ont plus le choix. Il faut qu’ils aillent de l’avant vers l’affrontement puisqu’il faut libérer leur ami Grégoire. Ce qui avait aidé dans les deux premières parties ici n’est plus réutilisable. Il faut d’autres solutions et ce servir des rencontres faites…

Cette saga fait appel aux sentiments, l’empathie avec les personnages et leur quête fait que le lecteur est à fleur de peau. Au début de ce troisième volet ce qui prime c’est « ce n’est pas juste », « c’est révoltant et cruel». On bouillonne devant la cruauté de certains.

Nos jeunes héros vont découvrir des appuis auxquels ils ne s’attendaient pas. Nous allons donc avoir de nombreux rebondissements.

Une aventure palpitante qui va nous faire découvrir d’autres facettes de cet univers créé par David Bry. Jusqu’où nous entrainerons t-ils ?

Est-ce que je vous ai déjà parler de la place de l’illustration ? Chaque couverture est superbe et reprend les éléments clés du tome. À l’intérieur les illustrations sont en noir et blanc, soit un petit dessin en début de chapitre, soit une plaine page. On ne se rend pas compte de l’importance pour les lecteurs de 8-11 ans de ces pauses visuelles. Tous ne sont pas de gros lecteurs et cela les rassure et d’autres on du mal à se représenter ses lectures de l’imaginaire.

Je remercie les Éditions Nathan pour leur confiance.

Il ne me reste qu’à attendre les deux prochains tomes.

Tome 4 « La sorcière des saisons » sorti le 25 août 2022 … Que je n’ai pas !

et le Tome 5 au printemps 2023

Sur ce blog :

L’apiculteur

L’apiculteur

Maxence Fermine

Éditions Albin Michel , 2000, 195 p., 17,60 €

Livre de poche, 2002, 222 p., 7,40 €

4e de couv. :

« Je recherche l’or du temps », écrivit le poète André Breton. Cette maxime aurait pu être celle d’Aurélien, héros de ce roman d’aventures initiatique. Depuis qu’une abeille a déposé sur sa ligne de vie une fine trace de pollen doré, ce jeune Provençal de la fin du XIXe siècle ne rêve plus que de l’or – un or symbolique, poétique, qui représente bien plus que le métal précieux.
Son rêve le décidera à se détourner des champs de lavande familiaux pour installer des ruches et fabriquer le miel le plus suave. Puis, après l’anéantissement de son travail par un violent orage, à partir pour l’Abyssinie, où l’attend une femme à la peau d’or, qu’il a vue en rêve…
On croise Van Gogh et Rimbaud dans ces pages lumineuses, où le songe doré d’Aurélien lui vaudra de connaître bien des aléas, avant qu’il ne découvre l’or véritable de la vie.

Mes Impressions de lecture :

Maxence Fermine écrit des romans de veine différente. J’en aime certains et moins d’autres. Celui-ci fait partie de ceux que j’aime. Il fait partie des « contes philosophiques » ou « poétique », dans a veine de de « neige » lu il y a fort longtemps. Il y a une part onirique chez les personnages. Ici on va croiser plusieurs rêveurs avec chacun sa voie. Que ce soit notre apiculteur Aurélien, Van Gogh, Rimbaud ou même Hippolyte Loiseul entre autres. Certains ce sont égarés en chemin. Personnage fictifs ou réels ils ont tous des rêves démesurés.

Il m’a rappelé par certains aspects « l’Alchimiste » de Paolo Coelho dans cette quête d’ailleurs pour mieux se connaître en fin de compte.

Les chapitres sont plus ou moins courts donc soit on les enchaîne sans s’en rendre compte soit on fait des pauses pour méditer sur ce qui est arrivé à notre héros.

C’est un roman sur le chemin de vie et sur les rencontres qui vous permettent de réaliser vos rêves ou pas.

C’est aussi un roman qui parle de la constance et de ceux qui restent, qui font leur propre chemin.

Bien entendu les abeilles, le miel et l’apiculture sont la base des rêves.

Cependant on rencontrera les couleurs et les lumières, et un certain peintre en Arles…

Il y a la mer et là encore la couleur… les yeux, la peau … tout est couleur…

Il y a l’or et les trésors qui peuvent prendre des formes bien différentes.

Et puis, il y a les mots et leur texture, leur tessiture…

Il y a les voyage, l’Abyssinie et ceux qui s’y sont perdus comme un certain poète…

Je vous laisse découvrir cette aventure qui se passe fin du XIXe siècle qui quelque chose d’intemporelle.

Sur ce blog vous trouverez aussi :

Zen

Chaman

La probabilité mathématique du bonheur

Les héritiers de Brisaine. T.2 La cour du clair-obscur

David Bry

Ill. Noémie Chevalier

Éditions Nathan, 2021, 128 p., 11,95 €

Mes lectures Nathan

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Enguerrand, Grégoire et Aliénor enquêtent sur les dangereux personnages masqués qui fouillent le Bois d’Ombres, à la recherche des Clés ouvrant le Cœur de toutes les légendes.
Les trois amis apprennent l’existence de la Cour du Clair-Obscur, constituée des traitres des deux autres Cours.
Aidé de Lusin le gnome, Enguerrand, Aliénor et Grégoire doivent à tout prix retrouver la Clé des Sources pour la mettre à l’abri. Mais Gauthier, leur ennemi juré, risque de leur compliquer la tâche !
Les enfants réussiront-ils à sauver la Clé des sorciers maléfiques ?

Mes impressions de lecture :

J’ai eu le plaisir de recevoir, le tome 2 et 3 de la part des Éditions Nathan, après avoir parlé du premier tome « la malédiction du bois d’ombre ».

Tout d’abord un mot sur la couverture de Noémie Chevalier qui joue bien sur le clair-obcur. J’aime beaucoup l’idée de lien entre l’homme encapuchonné et mystérieux et les enfants au contraire éclairés et portant la lumière.

On retrouve notre trio que nous avons suivi en frissonnant et cela ne va pas aller en s’arrangeant pour eux. Chacun porte en lui des valeurs positives de la « chevalerie »  sans être indestructible et conquérant. J’ai été révoltée par ce qu’ils subissent au quotidien de par leur position sociale.

Les personnages ont été bercés par les histoires de Brisaine, nous avons vu comment la réalité a bouleversé leur vie, dans ce deuxième volet on en voit les conséquences. Ils vont continuer leur voyage « initiatique » et affronter de nouvelles épreuves.

Avec Brisaine, ils représentent le bien, face à eux il y a ceux que l’on pourrait qualifier de disciple du mal… ils vont découvrir ce qui était latent et qui a émergé suite à ce qui s’est passé précédemment. Mais si on le bien face au mal, on va aussi avoir ceux qui ne savent pas encore quel camp choisir…

Nous avons toute la thématique de la forêt et de la magie et toute la symbolique qui leur est liée. Les mystères qui en émanent. J’ai aimé découvrir dans leur quête l’ondine et la présence de l’eau.

David Bry traite aussi la thématique du harcèlement que l’on pourrait transposer au harcèlement scolaire. On a aussi l’abus de pouvoir d’adultes qui sont sensés protéger les plus jeunes. Peut-être que certains enfants pourront s’identifier et trouver la force de se battre. J’extrapole peut-être.

Quelle fin ! On n’a qu’une hâte commencé le tome suivant. J’ai du résister pour ne pas m’embrouiller pour écrire cette chronique.

Je vous laisse découvrir la cour du Clair-obscur.

Je remercie les Éditions Nathan de leur confiance. A bientôt pour la suite…

Voir sur ce blog :

Vendredi dans la peau de ma prof

Nadia Coste & Silène Edgar

Éditions Syros, Coll. Oz, 1er sept 2022, 213 p., 9,95 €

Mes chroniques jeunesse du mercredi

Mes lectures Syros

Rentrée littéraire « Jeunesse » 2022

4e de couv. :

Une prof ultra pénible ? Une ado ordinaire ? Et si elles étaient bien plus que ça ? 

Vendredi matin, ambiance électrique, l’impossible se produit : Hana, élève en 5e, se retrouve dans le corps de la prof de français qui persécute sa meilleure amie. ET INVERSEMENT ! Gros malaise. En attendant de trouver la solution à cet inquiétant problème, Hana se résigne à faire cours à une classe de 6e, tandis que la prof part en cours de sport…

Mes impressions de lecture :

Publier un roman sur les difficultés à l’école le jour de la rentrée voilà qui promets ! En plus il sort un jeudi alors qu’il y a vendredi dans le titre !!!

Je commencerai par vous parler de la collection Oz où chaque titre à sa particularité avec « des histoires où (presque) est possible » Il y a souvent une touche de fantastique mais parfois la magie vient de la rencontre avec les autres. Il y a des one shot (un seul livre) et des séries où l’on retrouve nos personnages adorés. Avec ce nouveau roman c’est une autre variante. Dans cette série ce n’est pas l’autrice qui est au centre mais l’idée « dans la peau de ». Et si l’expression se mettre à la place de l’autre prenait tout son sens ?

J’avais déjà lu des romans de Nadia Coste (« ascenseur pour le futur », « papa de papier », « Comment je suis devenu un robot ») quand à Silène Edgar il était temps que je m’y mette…

Dans un travail à quatre main on ne peut que supposer ce que l’une à écrit ou l’autre. Il y a deux aspects le point de vue de Hana l’élève de 5e et celui de Muriel la prof de français. C’est un roman avec de « je » selon le chapitre et la « peau » du personnage.

Elles n’ont pas choisi de confronter la prof et l’élève qui a des problèmes. C’est Hana qui va être le pivot. Elles (et nous aussi) comprennent que pour retrouver « sa peau » il va falloir identifier le problème et le résoudre tout en essayant de ne pas trop perturber leurs vies respectives.

Nous allons évidemment avoir des scènes cocasses puisque chacune investie le corps et la vie de l’autre sans vraiment la connaitre et cela va donner lieu à des situations rocambolesques.

Que ce soit la prof qui se retrouve dans le corps d’une ado aux hormones très actives, lui permet de retrouver sa jeunesse, enfin presque… ou l’ado avec un corps de femme adulte.

La bonne élève qui est confrontées à des ados à gérer en tant qu’adulte c’est aussi hilarant. *Rien à voir avec ce qui se passe cette rentrée scolaire dans la vraie vie !

Quand est-il de celle qui est « le problème à résoudre » ? MC, c’est l’électron libre qui ne sait rien mais qu’il faut emmener jusqu’au bout de cette journée décisive pour le reste de sa vie. C’est une sorte de dernière chance avec le conseil de classe qui va déterminer si elle redouble ou passe en quatrième. Comme dans les contes du type « la belle et la bête » MC ne doit rien savoir, elle doit faire les bons choix d’elle-même, tout en étant influencée par Hanna et Muriel.

L’avenir de la prof est aussi en jeu, c’est une journée décisive. Là aussi l’aspect psychologique est exploré de manière à ce que les jeunes lecteurs puissent aussi s’identifier.

Bien sûr on se pose la question  « comment auraient fait les personnages » s’ils n’avaient pas changé de peau.

Je vous laisse découvrir le fond du problème de MC la rebelle. C’est finement amené dans l’intrigue.

Ce roman c’est aussi de la tendresse et de l’émotion. Un joli assemblage de sentiments que les ados peuvent comprendre.

C’est un roman qui est assez centré sur des jeunes filles et des femmes.

J’ai beaucoup aimé que l’unité de temps soit une journée scolaire, puisque les décisions à prendre concernent l’avenir dans le collège. On reste concentré, la sphère intime est présente mais on ne s’étale pas…

Vont-elles réussir à tout arranger ? A vous de lire !

La question maintenant c’est de savoir qui sera dans la peau de qui dans la prochaine aventure et qui l’écrira.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis (bientôt)

Superluminal

Vonda McIntyre

Traduction révisée de l’américain de Daniel Lemoine

Préface d’Olivier Bérenval, interview inédite de l’autrice

Éditions Mnémos, Collection Stellaire, juin 2022, 381 p.,22€

Mes lectures Mnémos

4e de couv. :

Désormais, l’humanité peut mener des vaisseaux au-delà de la vitesse de la lumière. Afin de rejoindre le prestigieux corps des pilotes interstellaires, Laenea n’hésite pas à sacrifier son cœur humain pour une machine sophistiquée. Mais pour aller encore plus loin, vers de nouveaux mondes distants ou d’autres dimensions, devra-t-elle renoncer à tout jamais à sa nature humaine ou pire, à aimer ?

Mes impressions de lecture :

Quel plaisir de découvrir cette collection avec ce roman. Cela m’a permis de découvrir une autrice que je ne connaissais pas. Je trouve la couverture très belle avec ces couleurs apaisantes, je ne sais pas trouver le terme elles ne sont pas mat, mais comme poudrées pour bien montrer que l’espace est parsemé d’éléments.

Le titre est tout un programme à lui seul.

Il faut avoir en tête que c’est un roman qui date de 1983. On a des références qui parlerons aux lecteurs d’un certain âge. Comme par exemple « l’homme de l’Atlantide » … des notes du traducteur guident le lecteur. Il y aussi des références à des choses que nous connaissons aujourd’hui mais que lautrice a imaginé comme par exemple les spams de nous courriels, les publicités ciblées etc. Ce sont détails qui sont amusants car on compare avec ce qui existe vraiment d’aujourd’hui.

J’ai été très touchée au départ par cette jeune femme qui veut tout, tout de suite, qui est prête à tout pour obtenir le statut professionnel qu’elle souhaite. C’était impressionnant cette opération et les conséquences sur le corps et sur le psychisme. Cette idée de « transfuge » de changement de classe et tout ce qui en découle.

Puis le contraste avec les autres visions des personnages et du choix de vie. Il est beaucoup question du corps. Corps qui pose problème pour voyager, corps blessé, modifié, nu (neutre ou charnel), corps qu’on exhibe surtout s’il y a la cicatrice qui change tout.

La rencontre entre Radu et Leana au moment où elle accède à l’univers qu’elle souhaitait nous montre une autre facette de ces voyages d’une planète à l’autre. Selon que tu sois né ici ou là-bas le point de vue sur l’histoire est bien différent.

J’ai aimé cette rencontre qui donne à Leana un côté émotionnel qu’elle n’avait pas. Elle semblait froide et déterminée.

C’est un roman dans lequel on plonge et on est vite immergé dans cet univers.

Contrairement à ce que j’imaginais la thématique de l’eau est très présente, notamment avec Orca et les plongeurs.

Il est aussi question de mémoire… de rêves…

J’ai aussi beaucoup aimé la place de la couleur dans la narration.

La notion de temps et d’espace nous renvoi aussi nos imaginaires.

L’entretien à la fin du volume est un plus lorsqu’on ne connaît pas l’autrice et son univers.

On entend parler de voyages sur mars ou sur la lune dans l’actualité et cela fait écho à cette lecture.

Je remercie les éditions Mnémos de leur confiance.

Challenge 15 K #8 Capitaine Flam : un livre qui a une scène dans l’espace. OU #24 docteur Who : un livre de Science Fiction.

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