La baronne meurt à cinq heures

Frédéric Lenormand

Le Livre de poche, 2013,  285 p., 6,60 €

Lu dans le cadre du Week-end à 1000

Lecture récréation

4e de couv. :

Qui a osé assassiner la baronne chez qui Voltaire coulait des jours heureux ? En ce froid février 1733, c’est la rue qui attend notre philosophe (ou pire, la Bastille !). Il lui faut donc retrouver le criminel sans délai avant que celui-ci ne s’en prenne à d’autres honnêtes gens – à lui-même, par exemple. Heureusement, avec l’aide providentielle d’Émilie du Châtelet, Voltaire ne manque pas de ressources. Brillante femme de sciences, enceinte jusqu’au cou, celle-ci va l’accompagner dans son enquête où les subtilités féminines triompheront bien souvent de la philosophie. Ensemble, ils devront affronter de redoutables héritières en jupons, des abbés benêts et des flûtistes sanguinaires, décrypter des codes mystérieux, et surtout échapper à un lieutenant général de police prêt à embastiller Voltaire au moindre faux pas…

Billet :

Voilà des années que je résiste à la série des « Voltaire enquête » de Frédéric Lenormand. Pourquoi résister ? Parce que j’aime lire des séries et généralement j’aime les enchaîner comme des feuilletons TV. Et je ne me doutais qu’une fois que j’aurais commencé il me faudrait les autres enquêtes.

Samedi, j’ai rencontré l’auteur au salon du livre de Narbonne, il était en compagnie de Michèle Barrière dont j’adore les polars historico-culinaires et d’Olivier Norek.

Tous trois m’ont fait passer un moment de joie avec leur style d’humour  très personnel.

J’ai donc succombé au charme de ses écrivains… et je suis perdue ! Heureusement qu’il y a des titres déjà publiés chez « le livre de poche ».

Mais revenons à Voltaire, il a 39 ans, il est une célébrité controversée. Frédéric Lenormand nous le caricature (ou noircit le trait)  et l’égratigne de manière à mettre en exergue ses travers. C’est un personnage qui ne sait pas se taire et d’autant plus s’il peut lancer des piques.

Voltaire va se retrouvé affublé d’une aide précieuse, une femme savante « Emilie du Châtelet » qui ne s’en laisse pas compter. Lui est décrit comme un djinn ou un lutin et elle enceinte de six mois est grande et toute en rondeurs. Les oppositions physiques viennent compenser leur complémentarité de leur esprit. A la fin de l’ouvrage une biographie parle de cette Emilie comme d’une compagne de Voltaire !

Cette série met en avant les arrangements entre gens de pouvoir.

Le commissaire de police qui essais de masquer des morts suspectes en morts naturelles. Des coupables de petite extraction qui meurent pour que certaines choses ne soient pas dévoilées. Quand aux nobles mêlés aux drames. On leur trouve des portes de secours pour étouffer les affaires. La justice divine ou la providence viennent parfois à la rescousse de la justice judiciaire.

Il y  a beaucoup d’aspects de caractère privé de la vie de Voltaire que je ne connaissais pas. Comme je ne vénère pas le personnage voir son côté humain et ses travers mis en avant ça me fait bien rire.

Ce qui m’a beaucoup plus c’est aussi de voir des réflexions sur ses écrits et ses cogitations.

Eh bien voilà, il va me falloir les autres tomes pour continuer à m’amuser.

Article précédemment publié sur Canalblog

L’Enigme des tableaux fantômes

Christos Ortiz & Amélie Callot

‘Alice, Primo, 2014, 86 p.

Masse Critique Jeunesse/Babelio/ Alice Éditions

4 e de couv :

Monsieur Voltaire est un chien détective célèbre. C’est pour cela que Lord Sachat McGouttière a fait appel à ses services pour résoudre une affaire bien étrange : des fantômes hantent le manoir de Gouttière, frappés par une malédiction. Cela aurait commencé il y a plus de cent ans, au lendemain du mariage de Lady Ailein McGouttière et de Fergus McGouttière. Un chien en cavale recueilli au manoir avait accusé la portraitiste engagée pour immortaliser les mariés de lui avoir volé sa boussole et sa carte qui indiquait l’emplacement d’un trésor de pirates. La peintre, irritée, aurait jeté une malédiction sur toute la famille pour se venger… Notre fin limier, Voltaire, n’aime guère les chats mais le salaire (un gros paquet de croquettes) est honnête et l’affaire intrigante. Bientôt, il ne tarde pas à faire la connaissance de son premier fantôme. Tour à tour, tous les esprits du manoir vont présenter à notre détective leur version des faits…

Un roman policier palpitant et truffé d’humour qui met en scène un enquêteur cabot au flair expérimenté et à l’intelligence aiguisée. Et ces qualités lui seront bien utiles pour démêler le vrai du faux et venir à bout de cette étrange histoire de trésor volé et de malédiction. Il faut dire que les félins morts sont encore plus fourbes que les vivants !

Auteur :

Musicien professionnel et parolier durant une quinzaine d’années, Christos Ortiz se consacre à présent essentiellement à la littérature jeunesse. Seize albums, trois romans et une histoire pour la presse sont parus chez différents éditeurs (Bayard Presse, 400 coups, Talents Hauts, Averbode, Balivernes…) ; d’autres verront bientôt le jour. En parallèle à cette activité d’écriture intensive, il n’hésite pas à prendre d’assaut les salles de classes pour parler de dragons au chômage, de sexisme dans les catalogues de jouets, et tenter de créer, avec les enfants, les véhicules écologiques et les fariboles de demain…

Illustratrice :

Amélie Callot est née à Poitiers. Après un bac littéraire au Lycée du Futuroscope à Poitiers, elle est entrée en mise à niveau métier d’art (MANMA) à l’école Estienne à Paris. En 2005, elle obtient le DMA (diplôme des métiers d’art) en illustration et entre en DSAA (Diplôme supérieur des arts appliqués) en illustration médicale dans la même école. Depuis la fin de ses études, elle se consacre à la réalisation de tableaux et d’histoires illustrées et jongle entre les petits boulots (marchés d’artisans, portraits, illustrations médicales pour des banques d’images, travaux de mise sous plis, etc.) et le milieu associatif (avec le Crébassou, une petite association pour laquelle elle participe à la création de textes et illustrations). 

Ma chronique :

Je remercie Masse Critique pour m’avoir fait découvrir la maison d’édition Alice et une série jeunesse très sympathique, j’ai vu qu’il y avait d’autres titres.

La première chose qui attire l’œil c’est la magnifique couverture avec cette Chatte Victorienne. Puis une fois le livre dans les mains se sont les qualités d’impression. Papier épais et glacé avec des petites illustrations discrètes (plus des pages complètes) qui accompagnent le texte. C’est images permettent aux jeunes lecteurs de se faire une idée des décors.

Ce roman ce compose de chapitres courts écrit dans une police de caractère qui permet aux jeunes lecteurs de bien lire.

Après la forme venons en au fond.

Les protagonistes sont originaux tout en transposant des personnages humains classiques.

Le détective est un chien qui a du flair et qui est assez imbu de sa personne.

Les suspects des Chats aristocratiques écossais et roumains :

Les MacGouttière et les MacCats des écossais pure souche, des familles aristocratiques.

Irina de Transylvania (aux dents pointues et artiste sorcière).

Dimitri le pirate.

Que des Chiens et des Chats parlent cela n’a pas dérangé mon diablotin d’autant plus que l’auteur joue avec les caractéristiques de ses animaux.

Intrigues de famille, trésor disparu( et quel trésor!), une malédiction et manoir hanté… L’entête de la série s’intilule « Une enquête surnaturelle de Monsieur Voltaire).

De l’humour et des jeux de mots font sourire. Une lecture agréable aussi à haute voix avec les différentes caractéristiques des personnages et leur ton un peu guindé ! L’auteur a su donner la part belle aux dialogues.

Quand à l’enquête en elle même elle est assez brève. Monsieur Voltaire interroge les suspects, observe les lieux et les fameux tableaux. Ce roman s’adresse à un jeune public. C’est le genre de lecture qui peut inciter les lecteurs à passer une fois plus grands aux Conan Doyle et pourquoi pas aux enquêtes de Edgar Allan Poe.

La solution était depuis des siècles devant les yeux des protagonistes mais chacun cachant des petits secrets n’a pas su les voir, ni les détectives qui ont précédé le grand « Monsieur Voltaire » !

A bientôt pour d’autres découvertes…

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Article précédemment publié sur Canalblog

CANDIDE

Voltaire

Le livre de poche, 1759, 128 p. (dans ma version)

4e de couv. :
Candide nous conte les mésaventures d’un voyageur philosophe qui affronte les horreurs de la guerre et les sanglants caprices de la Nature ; qui connaît les désillusions de l’amour et découvre les turpitudes de ses semblables, faisant à l’occasion l’expérience de leurs dangereuses fantaisies. Pourtant si l’homme est un bien méchant animal et si l’existence n’est qu’une cascade de catastrophes, est-ce une raison pour que le héros perde sa sérénité et le récit son allégresse ? Sous la forme d’une ironique fiction, Candide propose une réflexion souriante sur l’omniprésence de la déraison qui puise sa force aux sources vives d’une expérience humaine, celle de l’auteur. Candide, on l’a dit, ce sont les « Confessions » de Voltaire, et c’est en cela qu’il nous émeut.
Mais ce « roman d’apprentissage » est aussi – et peut-être surtout – un festival merveilleusement ordonné de drôlerie et de fantaisie sarcastique, ruisselant d’un immense savoir maîtrisé qui ne dédaigne jamais de porter le rire jusqu’au sublime. C’est en cela qu’il nous éblouit et qu’il nous charme.

Mes impressions de lecture :

Conte philosophique. J’avais lu « Zadig » et j’avais apprécié au lycée.

Que dire d’une œuvre classique aussi étudiée???

Elle se lit facilement si on ne cherche pas à approfondir tous les sujets abordés.

Voltaire égratigne les autres philosophes, l’église, les femmes, les nobles …

J’ai adoré les pages sur Paris… il y est pas tendre.

Candide est un jeune westphalien qui aime Cunégonde et suit les préceptes de la philosophie de Pangloss… Rejeté de son paradis il va découvrir le vaste monde…

Les visions du monde selon Voltaire sont très intéressantes… Candide va trouver sur son chemins des gens plus en phase avec la réalité et parfois il sera grugé… Il va faire un long voyage avant de se fixer.

Parler de chaque épisodes dévoilerait les aventures… des disparus qui croisent le brave Candide dans des lieux insolites. On se retrouvent avec des invraisemblances qui font aussi le charme du conte.

J’ai passé un excellent moment. Mais en feuilletant un livre scolaire je ne me sent pas d’écrire une disserte sur les sujets abordés… je ne me vois pas repasser le bac de français.

Bonne lecture !

Ps: Une lacune de comblée et un livre de mon challenge 2010 de lu !


Article précédemment publié sur Canalblog