Le fantôme du chat assassin (8)

Anne Fine

Ill. Véronique Deiss

Trad. Véronique Haïtse

Éditions l’École des loisirs, janv 2020, 86 p., 8,50 €

4e de couv. :

OK, OK, j’ai manqué l’enterrement de ce vieux Murphy. C’est la faute de ce fainéant de poisson rouge. J’attendais qu’il monte à la surface du bassin des Tanner. J’ai tellement attendu que finalement, quand je suis arrivé, la cérémonie était finie. Pas ma faute. À vrai dire, ce n’était pas la première fois que je manquais un enterrement. Si bien que j’ai fini par me demander qui viendrait au mien. Mais on ne peut pas savoir, il faudrait être mort. À moins que…

Mes impressions de lecture :

Voilà j’ai fini la série des titres « Le chat assassin » déjà parus et j’ai trainé pour écrire mon avis comme pour garder encore cette histoire pour moi. Bonne nouvelle prochainement parait une nouvelle aventure « Le chat assassin déploie ses ailes ».

Je vous disais lors de la chronique d’un précédent épisode que cette série abordait des sentiments que le jeune lecteur peut ressentir. Nous avons ici celle de la perte d’un animal très cher et par extension celle d’un être cher. On aborde ici les dernières volontés d’un mort. L’après le départ. L’amitié entre amis, la mémoire… Parfois on se lâche un peu… et du très concret comme l’enterrement.

Bien entendu on est dans un roman où l’humour vient dédramatiser ou rendre les choses. Ce que j’aime dans cette série ces les petits « twists » rocambolesques.

Et toujours cet amour que ressent Ellie pour son chat qui n’a pas ressenti le lien qui les uni se briser, cette confiance en la vie de la petite fille. C’est très touchant. Les thèmes de la fidélité et loyauté toujours présents.

Tuffy a raté l’enterrement d’un de ses amis et cela va engendrer une suite de d’événements…

J’adore les noms qui sont données au père d’Ellie et parfois à la mère par exemple « Monsieur Allez-qu’on-en finisse » « Madame Laisse-Ellie-parler » (il en a des bien plus longs que je vous laisse découvrir).

Il y a toujours ce côté mauvaise fois qui caractérise ce personnage, ainsi que la petite vengeance très personnelle. J’aime beaucoup qu’on apprenne le second degré aux enfants.

Je vous souhaite une belle lecture petits et grands.

Prochaine aventure à paraître

« Le chat assassin déploie ses ailes » Anne Fine

« Rejoins-moi dans la lumière » indiquait la banderole suspendue entre deux arbres. Ce jour-là, rejeté de tous, et pire encore, banni par ma bande, j’ai rencontré mon nouveau Moi, un nouveau Tuffy s’est révélé pour enfin déployer ses ailes. Un Tuffy plein d’enthousiasme, en harmonie avec l’univers et prêt à avoir des liens étroits avec toutes les créatures vivantes. Pendant combien de temps, ai-je été ce nouveau moi ? (Je sais que tu meurs d’envie de le savoir).

SUR CE BLOG :

Le chat assassin amoureux (7)

Anne Fine

Illus. Véronique Deiss

Trad. Véronique Haïtse

Éditions École des loisirs, Mouche, 2016, 120 p.

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Aimer ? Quelle horreur ! Tuffy ne veut pas en entendre parler. D’ailleurs, l’Amour c’est pour les nuls et ça rend bête. Comme sa maîtresse Ellie qui l’inonde de « je t’aime » ou sa copine Bella qui se languit pour le chat le plus moche du quartier. Pas question pour le chat assassin de tomber amoureux. Jamais !
Vraiment ? Alors pourquoi son cœur de pierre fait-il une roulade arrière lorsqu’il apprend que la merveilleuse Coco, au poil luisant, aux yeux brillants est de retour dans le quartier ?

Mes impressions de lecture :

Roman après roman on découvre des facettes de notre personnage, ici on va découvrir notamment des détails sur son passé !

Dans chaque épisode le jeune lecteur va explorer des émotions et des expériences qu’il peut ressentir. Est-ce que Tuffy est vraiment prêt à s’engager ?

On découvre ici que Tuffy peut avoir des rivaux. Jasper est fort, musclé et son côté « Bad Cat » attire les minettes du quartier et fait de l’ombre à notre héros. Tuffy avec son caractère facétieux et son cynisme ne fait pas le poids (si on peu dire). Qui des muscles ou de l’intelligence sortira gagnant ?

Anne Fine nous montre notre héros avec ses occupations habituelles et on ne l’imagine pas en séducteur et futur papa…

On va beaucoup voir Tuffy avec sa bande et d’autres chats du quartier. On sent que les minettes et les matous commencent à changer d’attitude, avec leurs jeux de séduction. Et il y a ceux qui ne se posent pas de question.

On va rire de son comportement irrationnel lorsque son cœur va faire boumboumbadaboum.

Quant à la famille on sent toujours la guerre des clans entre le père d’Ellie et Tuffy, c’est à qui montrera qui est le maître de la maison et de l’attention d’Ellie. Une autre sorte de rivalité.

J’ai bien aimé la fin… que je vous laisse découvrir.

Je pensais que c’était l’avant dernière aventure de Tuffy traduite mais je viens de voir qu’en octobre une autre aventure va été publiée !!!! « le chat assassin déploie ses ailes » !!!!

A bientôt pour « le fantôme du chat assassin ».

Le chat assassin s’en va (6)

Anne Fine

Ill. Véronique Deiss

Trad. Véronique Haïtse

École des Loisirs, 2014, 127 p.

4e de couv. :

Puisqu’on ne veut plus de lui dans cette maison, Tuffy a décidé de partir à la recherche d’un nouveau foyer, un endroit où il sera mieux traité et apprécié à sa juste valeur. Mais cet endroit existe-t-il ?

Mes impressions de lecture :

Cette histoire est un peu plus longue, et il me semble qu’il y a plus d’illustrations, je n’ai pas compté, c’est juste une sensation.

La trame de départ issu de la vie quotidienne. Tuffy a encore fait des siennes et tout le monde est en colère, même Elie commence à lorgner sur des chatons tout mignons comme on en voit sur internet. Tuffy ne trouve qu’une solution partir… loin…

Justement on va jouer sur le thème de loin. Le coin de la rue, le pâté de maison, encore plus loin ? Premier carrefour, encore un… qui sait peut-être jusqu’en Espagne !  Là ça fait vraiment très loin pour lui. Mais le voilà pris dans un engrenage infernal…

C’est aussi le moment de se rendre compte que ça réputation, va au delà de sa rue, et qu’il est connu de tout le quartier… et ce n’est pas en sa faveur !

On a toute une thématique de parcours d’orientation qui aura un écho sur les jeunes lecteurs. Ils sont souvent à l’âge où on leur demande de repérer dans leur environnement proche et de s’éloigner de plus en plus en incluant école, parc, commerces etc. Et puis quel est l’enfant qui n’a pas pensé à un moment « j’en ai marre de ma famille, ils ne m’aiment pas je voudrais partir ou en changer » ?

Qui dit partir dit quitter ceux qui le connaissent, « l’aiment », les amis… leur soutien et leurs conseils, le toit et la nourriture, jusqu’où est-il prêt à aller pour changer de vie ? Changer de personnalité ou jouer la comédie ?

Il va tester plusieurs maisons, plusieurs habitants (je n’ose dire maîtres avec Tuffy !). On va avoir droit à des scènes rocambolesques.

Après un enchainement d’aventures on arrive au moment à l’apogée de la tension dramatique… l’apothéose et la résolution du problème, enfin momentanément !

Encore une histoire drôle où l’on réalise à quel point Tuffy est malin et intelligent, il est fédérateur et sait emmener tout le monde derrière et qu’il est né sous une belle étoile.

Et  en prime nous avons les belles paroles de la chanson préférée de Tuffy « le Chœurs des chats sauvages ».

A bientôt pour une autre aventure…