Dis-moi que tu mens

Sabine Durrant

Trad. Paul Benita

Éditions Préludes, mai  2017, 416 p., 16,90 €

Mes lectures Préludes

4e de couv :

Tout commence par un mensonge. De ceux qu’on fait tous pour impressionner une vieille connaissance. L’histoire de votre vie, légèrement embellie, face à cet avocat brillant, époux et père comblé, que vous avez croisé par hasard.
Puis, sans savoir comment, vous vous retrouvez à dîner chez lui, à accepter une invitation en vacances, propulsé dans une vie de rêves – celle à laquelle vous avez toujours aspiré. Jusqu’à ce que cette vie ne semble plus si idyllique…
Mais vous êtes déjà pris au piège, transpirant sous l’impitoyable soleil de Grèce, brûlant d’échapper à la tension ambiante. Alors vous comprenez que, si douloureuse la vérité soit-elle, ce sont vos mensonges qui ont causé le plus de tort… Et, à ce moment-là, il est déjà trop tard.

Mon billet :

Si je devais résumer ce roman je dirais « Nul n’est innocent » !

L’approche lente du drame permet de sentir monter les tensions. Ce n’est pas une mise en place puisque d’entrée le narrateur se situe après les drames. Une ambiance malsaine et étrange unis les protagonistes. Au départ, on ne voit pas trop où veux en venir le narrateur, puis la situation s’installe et se décante avant de devenir très étrange car en apparence tout semble « normal ».

Le narrateur nous raconte son point de vue et sa façon de comprendre les choses sur le moment, c’est-à-dire qu’il ne comprend pas grand-chose à se qui se passe autour de lui. Il faut dire qu’il est assez ego centré sur sa petite personne, ses mensonges, ses besoins, ses envies et ses lâchetés. Il ne nous cache rien à nous lecteur.

Au bout d’un moment je me suis demandais si en tant que lectrice je n’étais pas manipulée. En effet on n’a qu’une version des faits et forcément on se laisse convaincre par le narrateur qui ne cache pas ses failles et ses faiblesses. Mais que penserions-nous si un autre personnage nous racontait les faits ? C’est là qu’on se dit que la police a intérêt à avoir tous les sons de cloches pour ne pas se laisser abuser.

On a donc un narrateur qui se présente comme un beau salaud ordinaire qui veut se convaincre qu’il veut faire amende honorable et enfin se caser tout en prenant des chemins de traverse. On finit par se mettre de son côté quand apparaissent des scènes bizarres.  Mais nous dit-il tout ? Il a quand même des absences, des trous de mémoire et une tendance à s’auto convaincre qu’il a raison. Et la fin de la première partie laisse le lecteur bouche bée. On comprend alors ce qu’il nous a raconté mais il nous reste bien des choses à comprendre…

On reprend ensuite la narration avant cette conclusion. Les scènes son de plus en plus incongrues. On suit les interactions et le positionnement des différents protagonistes. Des zones de non dit, de mensonges, d’humiliations et de silences pesants, nous montrent que Paul joue un rôle de bouc émissaire. Plus il essai de s’intégrer au groupe plus il sent qu’il n’en fait pas partie, c’est se qui contribue à la sensation de malaise car il s’accroche encore plus. On voit qu’il y a une dynamique de groupe assez perverse.

Paul est en porte à faux car il lui manque des données et donc à nous aussi. On est dans la thématique de la famille clan fermé à protéger.

Le passé refait surface de manière sporadique et inattendue. En fait il y a plusieurs passés puisqu’il nous raconte les faits à postériori. Il y a donc les six mois qui ont précédé la chute, dix ans auparavant et vingt ans avant.

Le narrateur réalise en retraçant les six mois, qu’à certains moments il a fait les mauvais choix, ce qui est plus facile à dire après coup.

C’est un roman psychologique où peu de gens son sympathiques, même le narrateur !

Les secrets de famille peuvent créer des conséquences dramatiques. Ils peuvent générer des rancunes terribles.

La mémoire joue aussi un rôle dans cette histoire car il y a des zones d’ombre et une mémoire sélective qui fait qu’on découvre parfois des choses en même temps que le narrateur.

Il y a dans la façon de narrer l’histoire des choses que l’on devine, que l’on suppose ce qui n’empêche pas de rester tendus jusqu’au dénouement, bien au contraire car on est encore plus attentif à chercher le moment ou le narrateur comprendra se qui lui arrive.

Il y a un joli travail sur l’utilisation de la première personne pour la narration et la mécanique de manipulation.

C’est un roman très prenant, très construit , comme dans une horloge chaque rouage en entraine un autre et pas moyen de faire marche arrière, on voit les protagonistes emportés d’un rouge à l’autre… à moins qu’un grain de sable vienne enrayer tout cela…

Je remercie les Éditions Préludes pour leur confiance.

Article précédemment publié sur Canalblog

La fin d’une imposture

Kate O’Riordan

Trad. (anglais Irlande) Laetitia Devaux

Folio, 2016, 438p., 8,20 €

 Mes lectures FOLIO

fin imposture

4e de couv. :

La veille de Noël, deux policiers frappent à la porte d’une jolie maison située dans une banlieue cossue de Londres. Rosalie est déjà lancée dans les préparatifs de cette fête de famille, comme pour oublier que Luke l’a trompée, lorsque les policiers leur annoncent le décès de leur fils aîné. Des mois de descente aux enfers s’ensuivent pour les parents et Maddie, leur deuxième enfant en pleine adolescence. Une chute qui semble brusquement s’interrompre lorsque mère et fille rencontrent Jed dans un groupe de parole. Jeune homme au charme envoûtant, il sait vite se rendre indispensable à la famille. Mais la vulnérabilité qu’a créée ce deuil n’est-elle pas la porte ouverte à toute forme d’emprise?

Ma chronique :

Ce thriller nous entraîne dans les tourments d’une famille en deuil,  un huis clos à l’atmosphère létale. On suit  les personnages  sur une pente bien glissante jusqu’à s’enliser dans des sables mouvants.

C’est un roman à la troisième personne, mais c’est surtout sous la focale de la mère : Rosalie que l’on va découvrir les événements. La mort du fils va servir de déclencheur pour que les crises atteignent leurs paroxysmes. Le couple en crise sa se séparer, la fille une ados perturbée de 15 ans va partir complètement en vrille.

Puis apparaît un jeune homme trop beau et trop serviable pour être un ange. Il y a une part de mystère et d’ombre qui le rend inquiétant. Il m’a tout de suite fait penser au personnage de Ripley de Patricia Highsmith.

Les choses se font par petites touches. Luke (le père), Rosalie (la mère), Tom (le prêtre) se rendent compte que quelque chose de malsain est en train de se jouer mais c’est comme s’ils ne pouvaient rien faire pour l’en empêcher. Comme si c’était une pénitence après la mort du fils.

Kate O’Riordan a créé des personnages empêtrés dans la culpabilité, est-ce pour cela que la religion présente est le catholicisme ? Elle va jouer avec les divers aspects psychologiques pour les mener  à  leur perte ? à leur rédemption ? Vont-ils avoir la force de dépasser leurs faiblesses ?  Vont-ils succomber à la tentation ?

Des secrets, des non-dits ne font qu’augmenter  le sentiment de culpabilité. Et la religion va-t-elle leur être d’une quelconque utilité ?

Rosalie incarne la gardienne des traditions, de la maison et de la famille. La perte de son fils, puis la chute de sa fille vont dans un premier temps  déstabiliser sont univers parfait. Mais c’est justement dans son rôle de mère qu’elle retire sa force et qui la maintient en vie. Protéger les siens malgré ses souffrances. Elle semble suivre son propre chemin de croix.

Dans un premier temps, j’ai cru que cela tournerait autour de « l’accident » du fils en Thaïlande mais Kate O’Riodan a détourné notre attention par d’autres problématiques. Certaines interrogations de Rosalie sont restées longtemps  en arrière plan et au stade embryonnaire.

Comme un maître se l’illusion, Kate O’Riordan mets sous les feux de la rampe d’autres problèmes.

Les trois quarts du roman sont consacrés à la mise en place des personnages et des relations complexes qui s’installent. Il y a une certaine lenteur avec des soubresauts, des rebondissements plus ou moins forts.

« Rosalie l’observa pour jauger son sérieux. Il avait une expression enfiévrée. Elle ne connaissait pas ce Jed-là. Elle pris conscience qu’il «était un être multiple. Peut-être que les gens trouvaient en Jed ce qu’ils avaient besoin de trouver et qu’ils réagissaient à la manière d’un caméléon, parce que c’était son mode de survie. » (p.215)

Le thème de la sexualité est assez présent d’une part on a l’adolescente avec son éveil à la sexualité avec comme leit motiv « elle n’a pas l’âge légal ». D’autre part on à le père qui a eu une incartade avec la femme fatale, on a la femme blessée, trompée trahie … puis la tentation ! La sexualité est un thème récurrent  qui accompagne la mort, comme un besoin de jouer à recréer la vie pouvait équilibrer la perte d’un être cher.

Les femmes de caractère livrées à elles même peuvent être dangereuses !

J’ai bien aimé comment certaines scènes se répondent entre elles.  Le fils est parti en vacances loin des siens et meurt, le père part en Patagonie affronter des dangers climatiques (catastrophe aérienne, froid mortel). On souffle le chaud et le froid.

J’ai retenu un autre exemple d’effet miroir. D’une côté on a la perle de cristal qu’on offre à Rosalie et qui représente un moment d’égarement, tandis qu’au même instant Luke est en Patagonie dans un monde de cristal et de glace pure. Thème Impureté et pureté.

Il y a aussi tout un travail sur le passé et le présent, sur ce qui nous a construits. D’où nous venons a une influence sur où nous allons. La position sociale, le milieu de vie, la religion,  Kate O’Riodan donne à chacun de ses personnages un caractère lié à tout cela. L’argent fausse aussi les valeurs de vie et de mort…

Kate O’Riordan joue aussi entre Irlande et Angleterre, là encore cette idée d’effet miroir est renforcée par cette sorte de double vie.

Vous l’aurez compris ce thriller est riche en sujets de réflexion. Ma préférence va à l’image de « mère lionne » tu touches  à mes petits …

Je remercie Folio de m’avoir permis de passer le pas… Je vais certainement piocher dans d’autres romans de cette auteure irlandaise.

folio policier 16

Qui en parle ?

Mille et une lecture de Maeve

Livraddict

Babelio


Article précédemment publié sur Canalblog

De chair et d’os

Dolores Redondo

Folio, janv. 2016, 606 p., 8,70 €

Mes lectures FOLIO

À travers le Pays basque, dans la vallée du Baztán, des églises sont profanées. Alors qu’elle vient de donner naissance à son enfant, l’inspectrice Amaia Salazar est chargée d’enquêter discrètement sur cette affaire. Avec son équipe, elle doit aussi s’occuper d’une série de crimes conjugaux qui ont tous en commun d’horribles mutilations. Á chaque fois, le meurtrier s’est suicidé en laissant derrière lui une étrange inscription : TARTTALO. Pourquoi tous ces hommes laissent-ils ce même mot? Que signifie-t-il? Et pourquoi semble-t-il destiné à la jeune inspectrice?
La vallée du Baztán recèle encore de bien terribles secrets qu’Amaia devra affronter pour espérer enfin y vivre en paix…

Ma chronique :

Quel est votre sentiment lorsque vous avez entre les mains le deuxième tome d’une trilogie ?  Un peu d’appréhension ?  Vous ne vous demandez pas si ce deuxième volet va être  à la hauteur  du précédent ?  

La couverture se mélange de corps et de nature nous remets au cœur de la forêt, celle qui envahi les corps…

Ce deuxième tome nous tient en haleine. C’est un roman qui a son propre intérêt mais sans la lecture du précédent il perd  de sa substance… en effet,  c’est une suite du premier volet et nous n’auront la conclusion complète qu’à la fin de la trilogie. Et il y a une ambiance qui se prolonge aussi.

Dans « De chair et d’os », on retrouve Amaia juste avant d’accoucher et des faits étranges ont lieu dès le début. Ils vont mettre à l’épreuve les nerfs de notre héroïne et ceux des lecteurs !

Vous l’aurez compris je suis toujours fan de cette histoire. On retrouve tout ce qui concerne la famille et la maison familiale avec toujours le côté matriarcal et magique.

La forte présence de l’eau et de la terre permettent de donner une ambiance assez angoissante et dense, entre la terre nourricière et la terre qui se nourrit des morts.

La lumière qui montre ou qui cache selon son intensité participe aux mystères de dame nature.

Le côté psychologique, tout ce qui concerne les manipulations et les tensions émotionnelles contribue à mettre les nerfs à fleur de peau…

Les enquêtes mêlent passé et présent dans cette région du Baztán.

La maternité joue aussi un grand rôle mais je ne peux en dire plus… c’est en même temps une nouvelle faiblesse et une force. De plus, Amaia acquiert un fort potentiel sensuel qui va aussi jouer un rôle.

Amaia va devoir faire des choix et accorder ou non sa confiance aux hommes qui l’entourent.

Il s’agit encore d’un roman viscéral qui me touche et c’est avec impatience que j’attends de lire la fin de la trilogie.

Je remercie les éditions Folio de m’avoir permis de lire ce roman.

kokeshi coup de coeur
gardien de l'invisible

article précédemment publié sur Canalblog

Le fil rouge

Paola Barbato

Éditions Denoël, coll.  Sueurs Froides, nov 2015, 359 p., 21,90 €

Traduction de l’italien : Anaïs  Bouteille- Bokobza

Mes lectures Denoël

fil rouge

4 e de couv. :

Antonio Lavezzi mène une existence solitaire et monotone depuis le jour où Michela, sa fille de treize ans, a été sauvagement assassinée. Sa femme l’a quitté, et le meurtrier n’a jamais été arrêté. Antonio travaille dans le bâtiment avec un ami d’enfance. Ce dernier lui présente inlassablement de petites amies potentielles qui ne l’intéressent pas. Lorsqu’un corps est découvert sur le chantier dont il est responsable, des éléments troublants amènent Antonio à penser que cette affaire et son histoire personnelle sont liées. Contacté par un homme mystérieux, baptisé l’Assassin, qui lui ordonne d’exécuter des criminels ayant échappé à la justice, Antonio décide d’obéir et va s’extraire peu à peu de sa torpeur et de son silence. L’Assassin semble savoir qui a tué Michela, et Antonio, pris dans une spirale meurtrière, est plus que déterminé à venger sa fille. 
Paola Barbato impose une fois de plus sa vision et son style uniques : le schéma de vengeance privée à l’œuvre est savamment imaginé et décrit. Le Fil rouge, c’est à la fois un Crime de l’Orient-Express moderne et un Dexter à l’italienne.

Ma chronique :

Lorsque l’on débute ce roman, on part sur un type particulier de roman policier. On se dit d’accord j’ai compris ce qu’a voulu faire l’auteur, c’est classique et facile. Mais petit à petit Paola Barbato nous conduit vers le Thriller et on voit s’ouvrir des chausses trappes  devant Antonio, le personnage principal. On se demande alors à quel moment il va bascule dans le côté obscur et perdre son âme.

C’est un roman qui interpelle le lecteur car le personnage principal est un quidam quelconque. On nous le présente avec une vie insipide et bien réglée avant le drame qui va le « détruire ».  Une série de cas dramatiques vont être exposés auquel le  lecteur peut s’identifier même si heureusement il n’a rien vécu de tel.

On s’attache à Antonio même si on a envie de lui donner des baffes car il se laisse écraser par les autres notamment son ex-femme, son complexe d’infériorité et sa culpabilité n’arrangent rien. Il est passé à côté de sa vie.

Ce qui était intéressant dans ce roman noir c’est qu’il ne s’agit pas d’une vengeance à chaud. Qui n’a jamais pensé « si on touche à l’un des miens je tue le coupable » ? Passerions-nous à l’acte ?  Si oui, serais-ce tout de suite ou plus tard ? Là nous avons un personnage qui est tombé dans le coma au moment de l’agression de sa fille, puis semble avoir perdu tout ressort. Cinq ans ont passé. Il a préféré masquer sa souffrance dans une vie « mécanique ». Alors il ne se pose pas de question pour ne pas ouvrir la boîte de Pandore. Il va falloir attendre que quelqu’un déclenche le mécanisme de cet automate qu’il est devenu. Et il va se poser des questions : Pourquoi ne me suis-je pas suicidé alors que je ne vie pas vraiment ?

Le déclencheur de se retour à la vie est assez étrange, un pédophile notoire tué sur l’un de ses chantiers ?  On se demande s’il aurait quelque chose à voir avec le meurtre de Michela, mais la piste est vite écartée. On se demande aussi si quelqu’un ne veut pas l’impliqué dans ce crime. Encore une piste d’écartée car il n’est pas inquiété par la police. Alors que lui veut le vengeur masqué ?  Dans un premier temps on se dit qu’il l’utilise et qu’il veut le tester. Puis petit à petit, on tombe dans un jeu pervers et on va suivre le personnage avec ce fil rouge. Qui est ce manipulateur qui se fait nommer l’Assassin? Le mystère sera bien préservé.

La dernière partie où Antonio, notre héros malgré lui,  va essayer de prendre la main est très prenante et se lit d’un trait. On va obtenir des réponses.

C’est un roman qui traite du sujet bourreau-victime … mais n’est on pas le bourreau ou la victime de quelqu’un ou tantôt l’un et l’autre ?

L’histoire va prendre un virage dangereux avec l’arrivée d’un animal à travers lequel on entr’aperçoit l’assassin.

Le lecteur va suivre les aventures d’Antonio, il va entrer plus ou moins en empathie avec tous les personnages qu’il va croiser quand dans la scène finale Paola Barbato renverse la situation dans laquelle elle l’avait entraîné et nous laisse pantelant !

Wouah quelle fin  ! Elle terrible….

Je remercie les Éditions Denoël pour la découverte de cette jeune auteure dont le premier roman « A main nue » a eu un bel accueil des lecteurs.

Article précédemment publié sur Canalblog

La mort en tête

Sire Cédric

Pocket, oct. 2015, 692 p., 7,90 €

Mes lectures Le Mois2 Sire Cédric

Book en stock et Pocket

4e de couv. : 

À Drancy, en Seine-Saint-Denis, la séance d’exorcisme d’un enfant de 8 ans tourne au drame. Appelée sur les lieux, Eva Svärta, policière à la Brigade criminelle, rencontre Dorian Barbarossa, un journaliste à sensation qui vit depuis des années avec une balle calibre 22 dans le crâne. Il a tout filmé, ou presque…
Au cours des jours qui suivent, la policière se sent observée. Elle sait que le danger rôde, même si les mois qui viennent de s’écouler ont été plus doux que d’habitude. Elle est amoureuse… et enceinte d’Alexandre Vauvert.
Très vite, entre Paris et Toulouse, le duo d’enquêteurs se trouve de nouveau sur la brèche. Et cette fois, ils sont eux aussi les proies d’un tueur psychopathe.

Ma chronique :

Voilà quelques années que j’hésite à lire un roman de Sire Cédric… Cela me semblait trop effrayant, trop hémoglobine, trop de surnaturel. Mais Dup et Phooka on su titiller ma curiosité et je me suis lancée.

Je remercie les Éditions Pocket qui m’ont envoyé le livre à peine sorti de presse…

On m’avait dit tu verras il fait 700 pages mais ça se lit tout seul… comme je lis comme un escargot ça c’est surtout résumé à quelques nuits blanches ! Et je ne vous dis pas comme c’était difficile de s’endormir après la lecture !

Ce fut un plaisir de lire ce thriller qui finalement n’est pas plus effrayant que d’autres thrillers.

Sire Cédric est très généreux vous êtes dans l’histoire et vous croyez qu’il va conclure. Oui mais il reste pas mal de pages ! En fait il arrive à entraîner ses personnages et nous aussi dans d’autres strates de l’horreur. Et ce n’est pas de la simple surenchère, il donne un nouveau ressort à l’intrigue et on repart dans une nouvelle spirale. 

C’était assez éprouvant pour moi de suivre Eva alors qu’elle est enceinte et qu’à tout moment on se demande si elle ou l’enfant va y passer. On pouvait se dire que puisque c’est un personnage récurrent il ne pouvait pas mourir… seulement voilà le dernier roman sorti ne reprend aucun des deux partenaires. Alors le doute s’installe. Est-ce qu’Alexandre va s’en sortir ?  Pour la réponse il faudra lire le roman. Ah la la, la fin !!! Suspens… Je ne peux rien dire… 

Ce qui est intéressant dans le roman c’est que l’on voit les personnages dans leur environnement familier : Paris pour Eva et Toulouse pour Alexandre. Puis on les découvre hors de leur cercle. Les repères ne sont plus les mêmes que ce soit physiques ou mentaux. 

On découvre aussi deux équipes et de modes de fonctionnement. Tout va se croiser et s’emmêler. Deux enquêtes d’un genre différent. Une part de fantastique entoure ses deux policiers ce qui donne un petit plus aux intrigues policières et personnelles. 

J’ai remarqué aussi qu’il leur arrive forcément quelque chose de négatif lorsqu’ils sont seuls. Comme pour nous montrer qu’ils ne sont plus fait pour être seuls. 

Ce que j’ai aimé c’est le côté surnaturel qui laisse planer un certain mystère de magie. 

Toute la thématique du complot, de la corruption et de la manipulation crée un climat de doute et de paranoïa… A qui faire confiance… Il est pris dans un engrenage et plus il tire sur sa veste pour sortir plus il s’enfonce. 

C’est toujours difficile de chroniquer des thrillers car il ne faut rien dévoiler … 

Je m’arrête donc là mais dès que l’occasion se présentera je lirai les autres romans de Sire Cédric… Ils sont chez Pocket ce devrait être plus facile….

Merci les vénérables de Book en Stock vous m’avez à nouveau fait découvrir un auteur que j’ai envie de suivre… euh lire ses livres !

Article précédemment publié sur Canalblog

NB

Le mois de… Sire Cédric (Présentation)

Bonjour, bonjour,

Oui je me suis encore laissée tenter par Dup et Phooka, les tentatrices de Book en Stock !! Je suis faible tout le monde commence à le savoir dès qu’il s’agit de livre… J’attends donc mon livre en partenariat avec pocket « la mort en tête ».

Voilà quelques années que je veux me lancer dans l’univers de Sire Cédric mais j’avoue que j’ai un peu peur de ce qu’il écrit. J’avais suivi les discussions sur Livraddict, je trouvais l’auteur très passionné et ouvert. Je ne suis pas lectrice de gore et de lectures trop macabres, je suis une âme sensible, ahahah ! , mais il y a toujours une fascination et répulsion pour le cauchemardesque…

Voilà je vais sauter le pas… mais pas toute seule !

Si vous voulez en savoir plus cliquez sur les photos…

Bibliographie

À Drancy, en Seine-Saint-Denis, dans une chambre d’enfant, une scène d’exorcisme tourne au drame… Mais tout a été consciencieusement filmé par un journaliste.
À Paris, au cours des jours qui suivent, la policière Eva Svärta se sent observée – impression désagréable ou mauvais pressentiment ? Elle sait que le danger rôde, même si les mois qui viennent de s’écouler ont été plus doux que d’habitude. Elle est amoureuse… et enceinte d’Alexandre Vauvert.
Très vite, entre Paris et Toulouse, le fameux duo d’enquêteurs est de nouveau sur la brèche. Cette fois-ci, ils sont eux aussi les proies d’un tueur psychopathe…
Tel un marionnettiste diabolique, Sire Cédric joue avec ses héros de papier comme avec nos émotions. Attention, en ouvrant ce livre, vous n’aurez pas une seconde de répits !

Voilà celui que le facteur est sensé m’apporter…

Vous avez lu un de ses livres ? Vous en avez dans votre PAL ? Vous voulez en parlez ?

ça commence aujourd’hui :

ICI

book en stock

C’est parti pour un mois d’enfer ! Posté par : ramettes à 11:24 – le mois de…Commentaires [0] – Permalien [#]
Tags : Book en stock, mois de…, pocket, Sire Cédric

Le démon de l’île solitaire

Edogawa Ranpo

trad. Miyako Slocombe

Nouvelles Éditions Wombat, coll. Iwazaru, mai 2015, 320 p., 23 €

 La Voie des Indés 2015 //

4 e de couv :

Célibataire, Minoura Kin.osuke tombe éperdument amoureux d’une jeune femme au passé mystérieux, Hatsuyo, rencontrée à son travail, avec qui il se fiance. Peu après, Hatsuyo est assassinée chez elle dans sa chambre apparemment close. Dévasté, Minoura demande l’aide d’un ami, détective à ses heures, pour l’aider à retrouver la piste du criminel. Éliminé à son tour, ce dernier laisse néanmoins à Minoura une série d’indices dissimulés dans une étrange statuette. Des indices qui le mèneront jusqu’à une île mystérieuse où se déroulent des expériences inhumaines visant à transformer l’humanité. Roman-feuilleton fantastico-policier, baigné de sensualité et de perversion, Le Démon de l’île solitaire est un grand texte inédit du maître des « mauvais genres » japonais.

C’est au moment d’écrire cette chronique que je me rend compte que ce livre je le nomme « l’île du démon solitaire » depuis que je le lis !!!

Ma Chronique :

L’histoire pendant l’été 1925 au Japon. La première version en feuilleton date de 1929. C’est important de la préciser. J’ai accroché dès le début car il fait références aux romans d’Edgar Allan Poe, Gaston Leroux, Conan Doyle, H.G. Wells…  Je me suis demandé dans un premier temps pourquoi une jeune maison d’édition se mets à publier un texte certes inédit en français mais qui date un peu ???  La réponse qui me vient après avoir refermé le roman c’est : « parce qu’il y a des lecteurs qui aiment ce genre littérature… et j’en fais partie ! Merci donc aux passionnés qui dénichent de jolies perles». Je remercie  La voie des Indés de mettre en avant des maisons d’éditions tel que Wombat. Même si je ne mets pas la note maximale car il y a des petites choses qui m’ont agacée en tant que lectrice d’aujourd’hui c’est un coup de cœur ! Il y a cependant des hauts et des bas qui sont liés au fait qu’il s’agisse d’un feuilleton publié sur un an.

Le narrateur prend le lecteur à témoin « vous allez voir ce qui m’est arrivé » etc. Le lecteur est impliqué, cette façon de raconter nous rapproche de l’oralité. D’entrée il nous annonce deux morts criminelles, la présence d’un médecin très spécial qui fait de drôles d’expériences et qui l’aime. Amour qu’il ne partage pas car Minoura est hétérosexuel mais il y a un je ne sais pas quoi d’ambigu.

On peut diviser le roman en trois parties : résolution de l’énigme criminelle (le comment), découverte du mobile et la quête du trésor, le tout étant lié.

La résolution des « deux morts impossibles » aboutit assez vite. Il y a un côté déjà vu mais c’est bien mené, un classique du genre. Des détectives amateurs avec leurs déductions. Pour les amateurs du genre c’est un plaisir de retrouver les mécanismes classiques. Heureusement des récits viennent étoffer l’intrigue (témoignages, confessions, anecdotes).

L’introduction d’extraits de journal intime dévoilant une histoire très étrange va étoffer le mystère. On imagine bien les lecteurs du feuilleton faire des bonds à chaque rebondissement. Même si le texte a été légèrement retravaillé on sent parfois les coupures et l’enchaînement avec l’épisode suivant.

L’accent est mis sur l’étrangeté des lieux, des gens et des situations que Mochio et Minoura vont explorer et vivre.

Qui restera vivant jusqu’au bout ? Le Happy End est-il au programme ? De nombreux revirements laissent le lecteur pantois.

Je laisse au lecteurs suivre les aventures et mésaventures des personnages de « L’île du démon Solitaire » et découvrir que ou qui se cache derrière ce titre mystérieux…

la voie des indés 2015

C’est toute l’année maintenant !

article précédemment publié sur canalblog

Le mois de… Manon Fargetton (6)

encore un peu…

Interview 6

Interview 5

Interview 4

Interview 3

Interview 2

Interview 1

Des questions de plus en plus longues et des réponses de plus en plus précise…

Au fil du mois, on découvre de plus en plus les coulisses du travail d’écriture de Manon Fargetton…

Déjà lu :

nuit fugitif
june 1

En cours de lecture :

june 2
L'héritage des rois passeurs 1

A lire !!!

june 3

Pour les questions et les réponses c’est encore possible sur Book en Stock … Allez-y !!!

Article précédemment publié sur Canalblog

Le mois de… Manon Fargetton (4)

on continue…

Interview 4

Interview 3

Interview 2

Interview 1

Les interviews de Manon Fargetton continuent, pas de répit pour la demoiselle…

Elle répond gentiment à toutes nos/vos questions.

Avez-vous des questions à lui poser ?

Qui lis un de ses livres en ce moment ?

Quel livre vous tente le plus ?

J’ai succombé à  la tentation et

Ma collection de livre de Manon Fargetton a augmentée !

*****

La trilogie JUNE

june 1
june 2
june 3

En attendant l’arrivé de son dernier roman j’ai débuté le Tome 2 !

******

nuit fugitif

Mon facteur ne m’a pas encore apporté ce joli livre !

L'héritage des rois passeurs 1
book en stock

Wish list

suivant sur la liste

Article précédemment publié sur canalblog