Les vieux qui se faisaient la malle

Anne-Lise Besnier,
City Editions, 4 nov 2020, 302 p., 18,50 €


Mes lectures City

vieux se font la malle

4e couv.:

Lucien est mort. « C’est bien triste » se lamentent au bar du coin ses quatre copains. Pire encore : il a été retrouvé froid sur ses toilettes, lui qui ne s’était jamais montré négligé en public ! Martial, Gilbert, Jacques et Armand sont unanimes : pas question de clamser aussi bêtement !

La bande de septuagénaires a alors une idée folle : chacun va planifier sa propre mort. Quand ils veulent, comme ils veulent ! Enfin, ils vont tout oser. Des plages de Miami et d’Algarve aux montagnes suisses en passant par l’Afrique, les quatre retraités vont vivre à fond. Parce que si près de la fin, tout est permis, non ?

De surprises en extravagances, cette décision sera sans doute la meilleure de leur vie…

Mes impressions de lecture :

J’avais bien aimé le premier roman de Anne-Lise Besnier « La vieille qui cassait la baraque » et j’étais curieuse de voir dans quelle aventure elle allait nous entrainer dans son deuxième roman… et le troisième (oups là il faut attendre qu’il soit écrit !)

J’ai bien aimé l’idée de départ et j’étais curieuse de voir comment l’auteure (c’est ainsi qu’elle s’identifie) allait la développer. Avec une copine nous avions une liste de roman qu’on appelait les « les roman des petits vieux », celui-ci rentre dans cette catégorie. Des petits vieux qui se révoltent contre la routine quotidienne. Comédies grinçantes, feel good à l’envers.

Cependant dans ce projet de « mort » je les trouve un peu jeunes… Vous allez me rétorquer que pour changer de lieu de vie et partir plus ou moins au bout du monde il ne faut pas être trop décati.

L’autre petit détail rejoint des discussions que j’ai lues sur le net. Une histoire qui est sensée se terminer en août 2020, peut-on faire abstraction de la réalité (covid, confinement et masques)… On peut toujours imaginer que l’histoire a été écrite avant les événements… On est dans la fiction alors pourquoi pas… Je vous laisse découvrir comment l’auteure a tiré son épingle du jeu…

Ne voyez pas une critique de ma part en relevant ces deux points de détails, ils m’ont juste  fait réfléchir.

Juste en passant je chois la 38 B quoique la 38 A à aussi du bon…. seuls comprendrons ceux qui ont lu jusqu’à la fin ! Merci pour cette jolie initiative !

Quatre séniors font un pacte pour mourir environ 1 après, le 1 août 2020. Mais un an ça peut être long, tant de choses peuvent se passer. On peut changer d’avis par exemple. . Ah oui mais non car il y a un garant, qui s’improvise « coordinateur de morts volontaire ». Et lui il ne fait pas de sentiments, en tant que coach de fin de vie il ne laisse pas de place au hasard, il veille au grain.

Bon vous l’aurais compris/imaginé rien ne va se passer comme prévu que ça soit dans le camp des futurs suicidés ou de l’organisateur. Ce qui aurait pu être une idée en l’air va prendre une tournure bien différente.

Je vous laisse découvrir leurs changements de lieu de vie et leur parcours vers la date fatidique.

Jusqu’à l’épilogue des personnages vont découvrir des détails. Le lecteur aura noté des petites infos au cours des monologues intérieurs des personnages.

J’ai bien aimé les personnages qui ont chacun leur « charme ». Anne-Lise Besnier a su créer assez de diversité pour avoir différents points de vue. Le personnage de Rémi va prendre une ampleur qu’on ne soupçonnerait pas dans la première scène.

Ce roman feelgood pétillant soulève des interrogations sur des sujets comme la fin de vie, sur son libre arbitre, sur l’influence ou la pression de la famille et de la société.

Un bon moment lecture pour ce roman paru pendant le deuxième confinement…

Je n’en dis pas plus pour vous laisser le plaisir de la découverte.

Je remercie les City Éditions de leur confiance

city éd
vieille

Une vie merveilleuse

Dominique Brisson

Éditions Syros, 128 p. 6,20€

Partenariat Syros

4 e de couv :

26 lettres de l’alphabet, 26 fenêtres ouvertes sur l’intimité d’une relation extraordinaire: un jeune garçon parle de sa sœur aînée, princesse de la nuit et de la lune, imprévisible, magnétique et terriblement adolescente.

Ma chronique :

Un roman jeunesse qui aborde certains aspects de l’adolescence du point de vue d’un adolescent de douze ans. Le narrateur au lieu de raconter d’une façon chronologique l’histoire de sa sœur de seize ans, il le fait à travers l’utilisation de mots qui ont un sens pour lui et sa sœur. Il est très touchant.

Dès la couverture, on sent qu’il y a une faille entre le titre « une vie merveilleuse » et la réalité, le crayon mordillé et les ratures.

J’ai trouvé l’idée originale et très parlante, évoquer le temps qui passe à travers l’état des ongles. Du petit ongle rose à l’ongle vernis noir craquelé.

On sent qu’un drame se joue à travers certains mots, certaines expressions et les temps utilisés.

C’est une histoire où l’on peut facilement s’identifier aux personnages. Les parents impuissants. Les jeunes aux multiples facettes. Les amitiés fortes.

C’est un roman très émouvant dont l’émotion monte au fur et à mesure mais heureusement certaines lettres font retomber la tension.

Elle a tout pour être heureuse, il n’a rien pour lui et pourtant… qui aura cette fameuse vie merveilleuse.

C’est un roman qui devrait être lu au collège suivi de discussions.

Je remercie les Éditions Syros de m’avoir permis de découvrir cette bouleversante histoire.

Qui en parle autour de moi ?

MissAssassyne

100 livres 2014

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