Superluminal

Vonda McIntyre

Traduction révisée de l’américain de Daniel Lemoine

Préface d’Olivier Bérenval, interview inédite de l’autrice

Éditions Mnémos, Collection Stellaire, juin 2022, 381 p.,22€

Mes lectures Mnémos

4e de couv. :

Désormais, l’humanité peut mener des vaisseaux au-delà de la vitesse de la lumière. Afin de rejoindre le prestigieux corps des pilotes interstellaires, Laenea n’hésite pas à sacrifier son cœur humain pour une machine sophistiquée. Mais pour aller encore plus loin, vers de nouveaux mondes distants ou d’autres dimensions, devra-t-elle renoncer à tout jamais à sa nature humaine ou pire, à aimer ?

Mes impressions de lecture :

Quel plaisir de découvrir cette collection avec ce roman. Cela m’a permis de découvrir une autrice que je ne connaissais pas. Je trouve la couverture très belle avec ces couleurs apaisantes, je ne sais pas trouver le terme elles ne sont pas mat, mais comme poudrées pour bien montrer que l’espace est parsemé d’éléments.

Le titre est tout un programme à lui seul.

Il faut avoir en tête que c’est un roman qui date de 1983. On a des références qui parlerons aux lecteurs d’un certain âge. Comme par exemple « l’homme de l’Atlantide » … des notes du traducteur guident le lecteur. Il y aussi des références à des choses que nous connaissons aujourd’hui mais que lautrice a imaginé comme par exemple les spams de nous courriels, les publicités ciblées etc. Ce sont détails qui sont amusants car on compare avec ce qui existe vraiment d’aujourd’hui.

J’ai été très touchée au départ par cette jeune femme qui veut tout, tout de suite, qui est prête à tout pour obtenir le statut professionnel qu’elle souhaite. C’était impressionnant cette opération et les conséquences sur le corps et sur le psychisme. Cette idée de « transfuge » de changement de classe et tout ce qui en découle.

Puis le contraste avec les autres visions des personnages et du choix de vie. Il est beaucoup question du corps. Corps qui pose problème pour voyager, corps blessé, modifié, nu (neutre ou charnel), corps qu’on exhibe surtout s’il y a la cicatrice qui change tout.

La rencontre entre Radu et Leana au moment où elle accède à l’univers qu’elle souhaitait nous montre une autre facette de ces voyages d’une planète à l’autre. Selon que tu sois né ici ou là-bas le point de vue sur l’histoire est bien différent.

J’ai aimé cette rencontre qui donne à Leana un côté émotionnel qu’elle n’avait pas. Elle semblait froide et déterminée.

C’est un roman dans lequel on plonge et on est vite immergé dans cet univers.

Contrairement à ce que j’imaginais la thématique de l’eau est très présente, notamment avec Orca et les plongeurs.

Il est aussi question de mémoire… de rêves…

J’ai aussi beaucoup aimé la place de la couleur dans la narration.

La notion de temps et d’espace nous renvoi aussi nos imaginaires.

L’entretien à la fin du volume est un plus lorsqu’on ne connaît pas l’autrice et son univers.

On entend parler de voyages sur mars ou sur la lune dans l’actualité et cela fait écho à cette lecture.

Je remercie les éditions Mnémos de leur confiance.

Challenge 15 K #8 Capitaine Flam : un livre qui a une scène dans l’espace. OU #24 docteur Who : un livre de Science Fiction.

Ou Challenge 15 K #24 Docteur Who : un livre de Science fiction

Le temps des retrouvailles

Robert Sheckley

Trad : Marcel Battin, Michel Deutsh,

Jean-Pierre Pugi et Arlette Rosemblum

Trad. révisées par Lionel Évrard

Éditions Argyll, fév 2022, 403 p.

Mes Lectures Argyll

Voici venir le temps des retrouvailles avec un auteur qui, à l’instar de son compatriote Philip K. Dick, aura été de son vivant plus apprécié en France que dans son propre pays, la faute à une œuvre singulière et sans concession, souvent incomprise. Toutefois, la comparaison entre ces deux géants s’arrête là : les textes de Robert Sheckley sont drôles et mettent en jeu des personnages qui se débattent pour survivre à des situations absurdes. Avec l’humour féroce et moqueur qui constitue sa marque de fabrique, l’auteur y déploie autant de visions à la fois lucides et déformées de notre réalité et des étranges êtres qui la peuplent.

Mes impressions de lecture :

Je ne connaissais par du tout cet auteur, même pas son nom. Il faut dire que ma culture SF est assez réduite, mais j’apprends et j’aime découvrir.

J’ai été attiré par le titre de ce recueil de nouvelles « le temps des retrouvailles » qui dans ma tête faisait écho  à « Le temps retrouvé », oui le cerveau fait des associations d’idées parfois très étranges. Le titre de ce recueil est le titre d’une nouvelle aux thématiques très intéressantes et multiples.

J’ai aussi eu envie de lire cet ouvrage parce qu’il s’agissait d’un recueil de nouvelles (on n’en lit pas assez !). Lire des nouvelles permet de se créer une image mentale des univers d’un auteur que l’on ne connait pas. Ce recueil  rassemble des nouvelles publiées entre 1952 et 1960. Elles non pas de liens entre elles.

Je ne vais pas faire un commentaire de sur chacune. La première « le prix du danger » est ma préférée. J’ai aimé la modernité du sujet, le rythme. On lit ces nouvelles avec notre regard d’aujourd’hui et parfois cela date, mais celles de ce recueil n’ont pas pris une ride. Cette première nouvelle qui mets en scène une émission de téléréalité est à tomber… je n’en dis pas plus.

J’ai ri parfois,  j’ai ressenti une certaine ironie dans certaines scènes. Je repense notamment à une nouvelle où on demande à un pêcheur de jouer le rôle du criminel dans un lieu où cela n’existe pas… Le gars essai bien pour rendre service mais même en potassant des livres il ne comprend pas le but, il y en a un autre qui va devoir jouer le rôle du policier… bien sûr derrière ces demandes il y a des choses terribles, donc pas drôles. Ou encore cette nouvelle où un équipage vole un engin spatial qui semble plus neuf que le leur et à qui il va arriver des catastrophes. La aussi la chute finale est terrible. Et d’autres nouvelles me viennent à l’esprit… Il y a ce mélange de d’humour et de part d’ombre de l’humain.

Vous l’aurez compris j’ai adoré ce recueil aux univers différents, uchronies, post apo, des nouvelles qui se déroulent dans d’autres planètes, avec ou sans habitants extraterrestres, la technologie est présente… A chaque nouvelle on découvre une facette de SF.

Des nouvelles qui se dégustent. J’ai choisi de lire les nouvelles non pas à la suite mais en intervertissant un autre texte pour bien les savourer, car il pose des questions qui sont toujours aussi pertinentes aujourd’hui. Et lorsque je reprenais le livre je me disais où va-t-il m’emmener cette fois-ci.

Les thématiques qui m’ont marqué sont l’autre et l’ailleurs et tout ce qui en découle.

Je vous laisse découvrir ces 13 nouvelles et la très instructive postface..

Je remercie les Éditions Argyll de leur confiance et cette belle découverte.

Ursula K. Le Guin, De l’autre côté des mots

Collectif

Éditions Actusf, coll. Les 3 souhaits, 20 août 2021, 464 p., 30 €

Rentrée littéraire 2021

4e de couv. :

Ursula K. Le Guin est une autrice majeure du monde de la science fiction et de la fantasy. Elle a laissé des chefs d’œuvres comme La Main Gauche de la NuitLes Dépossédés ou Le Nom du monde est Forêt. Elle a aussi laissé son empreinte sur les littératures de l’imaginaire et au-delà en explorant des thématiques ethnologiques, féministes, politiques, anarchistes, psychologiques ou sociétaux.

Mes impressions de lecture :

J’ai reçu cet ouvrage il y a quelques semaines car j’ai participé à l’opération Ulule, poussée par la curiosité qu’on su éveiller les instigateurs de ce recueil d’articles ! Je suis heureuse de ne pas être passée à côté. Vous pouvez dès aujourd’hui vous le procurer dans les bonnes librairies ou sur le site de Actusf.

Je n’ai jamais rien lu de Usula K. Le Guin, jusqu’à ce que je reçoive le recueil de nouvelles récemment. Cela fait pourtant quelques années que des aficionados m’en parlent. J’ai d’ailleurs « les dépossédés » dans ma PAL. Lorsque j’ai entendu parler de ce projet, dont je connais quelques plumes, je me suis dit c’est l’occasion d’en apprendre plus.

Tout d’abord l’objet livre. Il est magnifique avec un format singulier (21x17x3), une couverture rigide, un signet en tissu. En couverture un portrait de Ursula K. Le Guin de Zariel. D’une part on a la beauté de l’objet et de l’autre un aspect pratique. Le fait que le livre soit plus large que d’habitude on a un texte sur deux colonnes ce qui rappelle bien qu’il s’agit d’articles. Et c’est très agréable a lire.

Si j’ai bien compris des articles inédits. 460 p. le sommaire est long ! J’ai bien aimé la mise en page, les citations, les photos de beaucoup de couvertures de livres ou magazines et les petites illustrations qui ponctuent le texte et donne aspect aéré et « ludique » (je ne trouve pas de terme plus adéquat) à ces textes sérieux de passionnés.

Parlons du sommaire justement, j’ai réalisé que je connaissais beaucoup de noms… soit j’ai lu certains de leurs romans, ouvrages, traductions ou articles… pour certains je connaissais leur connaissance en science fiction, mais en lisant leur article je mesure mon ignorance sur le sujet. Cependant ils donnent bien envie de découvrir Ursula K. Le Guin mais d’autres auteurs aussi.

Cet ouvrage peut se lire dans l’ordre mais aussi sur des thématiques ou par auteur des textes. C’est le genre de livre qu’on peut aussi lire par petit bout, selon sa période de lecture. Par exemple j’en ai lu certains mais j’en garde d’autres pour lire après avoir lu tel ou tel roman.

Partant de zéro j’ai forcément appris beaucoup de choses, mais il faudra que je revienne sur certains points dans quelques temps. C’est le charme des livres de référence pouvoir s’y référer.

J’espère vous avoir donné envie de vous plonger dans cet univers singulier.

Bonne lecture.

Le sommaire… si vous me connaissez vous saurez par quel article j’ai commencé !

Pour que vous voyez la mise en page des articles…un exemple pris au hasard !

Le livre sortant du livre !

Dune T. 2 Le Messie de Dune

Frank Herbert

Trad. Michel Demuth

Éditions Robert Laffont, coll. Ailleurs & demain, 2021, 269 p., 16,90 €

Mes Lectures Robert Laffont

4e de couv. :

Paul Atréides est devenu l’empereur Muad’Dib. Il doit sa victoire aux Fremen qui ont porté sa bannière et sa parole aux confins de l’univers humain. Mais le prix en a été élevé. Les douze années sanguinaires de Jihad ont laissé des traces indélébiles sur le peuple fremen, et les couloirs de la Citadelle impériale d’Arrakeen bruissent des rumeurs les plus folles.
Désormais presque un dieu vivant, Paul n’en est pas moins la cible d’un complot de grande ampleur. Son don de prescience lui permet de savoir qui veut sa perte, mais quand tous les futurs possibles n’aboutissent qu’au désastre et à la mort, son sacrifice est peut-être la meilleure option…

Mes impressions de lecture :

J’étais curieuse de voir comment Frank Herbert allait enchaîner avec ce deuxième volet. C’est très intéressant d’introduire l’idée d’Histoire et tout ce que cela implique d’ « objectivité » de la part de l’historien. J’ai beaucoup aimé la discussion entre le prisonnier et son bourreau qui bien sûr ont deux points de vue différent sur les événements qui on eu lieu. Ce qui permet d’entrer dans cette nouvelle étape de l’histoire.

J’ai enchaîné les deux tomes c’était donc tout frais dans ma tête mais cette nouvelle mise en perspective est intéressante, et ceux qui liront les tomes de manière plus espacée cela les remets bien dans le bain, avec de nouveaux développements.

Dans ce deuxième tome, on a à plusieurs reprises l’impression que les personnages prennent conscience d’une situation. Ils sont là entrain de parler et tout à coup leurs perceptions voient une autre facette de la réalité. Ils ont tous une particularité qui leur permettent de ressentir une autre « vérité » ou une autre facette de la « réalité ». Par exemple on al la musique porteuse de messages subliminaux.

On a soudainement une perception des évènements. Exemple Alia qui tout à coup prend plus d’importance devant le conseil.

Ainsi au début de ce volet on change d’angle de vue et c’est une autre façon d’appréhender ce qui a eu lieu avant.

La thématique du complot est logique dans cette guerre de pouvoir permanente, car chaque clan cherche à rendre les rennes du pouvoir. Donc complot, trahison…

Dans la logique des choses on se retrouve aussi dans la quête de l’héritier.

Mes notions de politiques sont assez basiques alors il y a des enchainements que je ne vois pas arriver. C’est bien  me direz-vous puisque de toute façon c’est l’écrivain qui dirige les choses. Cependant je suis un peu Candide qui dit « ah bon ? Ah oui… ». Je ressens toute fois derrière la fiction des idées (qui n’ont pas vieilli) sur les mutations de société et les arrangements politiques.

J’aime beaucoup les joutes verbales. Elles font penser à une partie de jeux d’échecs. Chacun avances ses arguments comme des pièces sur un échiquier en pensant aux coups suivants.

Chaque lecteur va donc avoir une approche différente des évènements. C’est ce qui rend ce roman culte puisque chacun à sa version des choses.

Le tome 3 dans cette version sort ces jours-ci.

Je remercie les Éditions Robert Laffont de confiance.

Comme j’adore les couvertures d’Aurélien Police cette série voici celle de ma précédente chronique :

Dune. T.1

Frank Herbert

Trad. Michel Demuth

Traduction revue et corrigée.

Éditions Robert Laffont, 2021, 627 p., 20 €

Mes lectures Robert Laffont

4e de couv. :

Voici l’épopée prodigieuse de Paul Atréides, connu comme prophète sous le nom de Paul Muad’Dib, seigneur d’Arrakis et empereur appelé à devenir le messie de Dune.
Avec le cycle de Dune, Frank Herbert a brossé une fresque immense, digne, par l’intensité dramatique et le foisonnement des personnages, des plus grands chefs-d’œuvre du roman historique classique.
On y perçoit aussi le bruit et la fureur des drames shakespeariens. Mais cette fresque ne se situe pas dans le passé. Elle se déploie dans l’avenir. Un avenir où les hommes naviguent entre les étoiles et peuplent un milliard de mondes. Parmi ces mondes, Dune, planète désertique où l’eau est plus précieuse que l’or et pour laquelle se battent les deux grandes familles des Atréides et des Harkonnen.
Car Dune produit l’Épice, drogue miracle, source de longévité et de prescience.

Mes impressions de lecture :

Me voilà partie pour Dune. Il y a quelques mois j’ai reçu le « Mook Dune », dont j’avais suivi l’aventure, où des articles de passionnés et de spécialistes de cette œuvre. Il est très intéressant et prenant. Cependant, il me manquait l’essentiel lire le texte qui est à l’origine de ces passions. Autre précision je n’ai jamais vu le film. C’est parti pour une séance découverte

Pendant des années j’ai vu les volumes de cette série et je ne me sentais pas prête à me lancer dans cette lecture. Maintenant vient le moment délicat de partager  mes impressions de lecture.

Aujourd’hui la nouvelle édition grand-format m’a attirée. Le format est agréable à tenir en main et à lire. J’ai beaucoup apprécié ce format là.

La couverture d’Aurélien Police est magnifique, on est d’entrée dans l’histoire. Elle donne une touche actuelle. Et puis c’est assorti au mook !

Cette série culte n’a pas vieilli, c’est incroyable ! L’histoire débute par Paul Atréide, c’est peut-être pour cela qu’on a envie d’être tout de suite de son côté, il incarne le bien.

C’est un roman à la troisième personne, ainsi le lecteur va d’un groupe à un autre et en sait plus que les personnages.

J’ai beaucoup aimé l’importance du monde onirique qui contribue à nous faire découvrir des facettes cachées avant qu’on découvre la version « réelle ». Ce qui aide à comprendre les alliances et les complots.

Ce qui m’a marqué d’entrée c’est l’importance de la  hiérarchie. Tout semble structuré dans ce monde. La famille, les maisons, l’empire,  comme l’architecture du palais.

La présence des jeunes gens permettent de détailler les stratégies politiques et militaires et ainsi le lecteur découvre peu à peu ce monde imaginaire. Les « réunions stratégiques » sont des moments de lecture intenses car on découvre les enjeux politiques et économiques. On apprend petit à petit la place de chacun dans les développements de la colonie. J’ai été très surprise des détails donnés et toute la bureaucratie (beaucoup de rapports, des preuves écrites, des chiffres, des livres de comptes…) qui montrent l’ancrage de la société de l’écrit face à l’oralité et les traditions.

Nous sommes dans le premier tome de la série, il est assez volumineux. C’est le socle, de solides fondations solides qui laissent présager que tout ne va se résoudre en quelques tomes.

J’ai aussi noté l’importance de la thématique des couleurs, qu’elle soit vestimentaires, corporelles ou dans le décor. L’intensité des regards, la différence entre les différentes populations que l’on note en autre à travers les yeux.

Vous imaginez bien que la thématique de «  l’eau » qui est omniprésente a été un aspect de l’histoire qui m’a passionné (thématique fétiche). Les changements de valeurs qu’elle implique dans l’évolution des Fremen par exemple.

Il est des questionnements qui sont toujours d’actualité que ce soit celui  de l’eau ou de matières rares et chères.

Une histoire très prenante qui par les différents rebondissements nous fait entrevoir de nombreuses possibilités. On n’a qu’une envie découvrir la nouvelle facette de cette histoire.

Cette lecture est une vraie surprise, alors qu’on pourrait croire que depuis le temps que j’en entends parler et  tout ce que j’ai lu concernant cette fresque je pourrais avoir l’impression de déjà vu, et bien non j’ai eu un  ressenti très fort pour ce premier tome. Un coup de cœur.

Je vais pouvoir enchaîner avec le tome 2 qui est déjà paru dans cette nouvelle version.

Je remercie les Éditions Robert Laffont de leur confiance.

A bientôt  pour le tome 2.

Le crépuscule de Briareus

Richard Cowper

Trad. Claude Saunier, révisée par Pierre-Paul Durastanti

ARGYLL éditions, 18 mars 2021, 272 p., 19,90 €

Mes lectures ARGYLL

4e de couv. :

Les étoiles meurent aussi…
Suite à l’explosion de la supernova Briareus Delta, située à 132 années-lumière, la vie est complètement chamboulée sur Terre. Alors que se succèdent tempêtes et typhons, prémices d’une nouvelle ère glaciaire, l’humanité se découvre soudain stérile. Les unes après les autres, les sociétés humaines s’écroulent, victimes de dérives autoritaires autant que d’un effondrement philosophique… Car que faire dans un monde sans avenir, vidé du rire des enfants ?
Réfugiés dans le sud de l’Angleterre, Margaret et Calvin survivent tant bien que mal. Jusqu’au jour où ils découvrent une petite communauté isolée où vit Elizabeth, étrange jeune femme issue de la Génération du Crépuscule. Dans cet enfer blanc, vierge de tout espoir, serait-elle la clef de la survie ?

Mes impressions de lecture :

Lire le premier livre d’une nouvelle maison d’édition est très émouvant. J’ai tellement de retard en littérature SF que découvrir ce texte de 1974 est très instructif. Ce roman n’a pas vieilli, il y a des échos dans notre monde actuel. L’histoire se déroule principalement autour de 1983 et 1999, deux périodes que j’ai connu autant vous dire que c’était troublant de comparer ce qu’il avait imaginé en 1973 avec ce que j’ai vu.

L’histoire débute par une scène forte qui nous renvoi aux images de narrations post-apo. Puis vient le temps de la narration des événements de 1983. Les jeux littéraires avec le temps sont très importants. De plus l’histoire écrite en 1973 fait référence aux camps de la mort, il faut se souvenir que moins de vingt avant les gens ont pris conscience de ce qui avait été fait une partie de l’humanité par une autre, et la mise en avant du regard détourné pour ne pas voir.

L’intrigue est bien menée, le lecteur est emportée dans des épisodes plus ou moins angoissants selon ce qui vivent les personnages. Il joue avec différents genres littéraires tantôt aventure, post-apo, tantôt « espionnage » avec de mystérieux coups de fils, les écoutes etc., le côté scientifique entre les informations « astronomiques » ou « médicaux », on a aussi l’introduction de la psychologie pour comprendre les effets sur le psychique, les questionnements sur le couple et la procréation… le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer.

Ce roman fait la part belle aux questions environnementales et les changements climatiques. Mais aussi à des bouleversements physiologiques. Le corps et les avancées scientifiques sont au cœur des enjeux politiques.

Le narrateur qui est le « héros » n’est pas un surhomme, c’est un professeur lambda qui va se retrouvé propulsé dans un rôle où il a du mal à garder le contrôle de son destin. On le suit dans ses questionnements moraux et sur l’avenir du monde.

La sexualité va aussi jouer un rôle dans la perte de contrôle et les problèmes de reproduction de l’espèce.

J’ai beaucoup aimé la progression à partir du moment de l’observation de Briareus. L’expérience sensorielle puis tous les questionnements. Où trouver des réponses pour quelque chose d’inconnu. Il y a des montés d’adrénalines que le lecteur ressent bien.  Puis à qui faire confiance les scientifiques, le gouvernement ? L’individu qui n’est plus rien qu’un cobaye. Je ne sais pas si ce que nous vivons depuis un an ne m’a pas mise en condition.

Je ne sais pas pourquoi, j’ai été troublée par le fait que l’histoire se déroule en Angleterre.

A la fin du volume il y a la traduction d’une interview de Richard Cowper, où le journaliste l’interroge sur l’importance du rêve dans cette histoire. Lorsque j’ai lu le roman j’ai bien sûr pensé à Bachelard et la poétique du rêve qui est lié à l’air et justement on est dans les « ondes » et la propagation dans l’air des « radiations ».

Il y a aussi en Postface la traduction deux articles de Christopher Priest. Merci aux éditions Argyll d’avoir pensé aux non anglophones !

C’est petits bonus sont appréciables, d’autant plus que je ne connaissais pas Richard Cowper avant.

Je n’en dis pas plus…. Et vous souhaite une belle découverte.

J’ai failli oublier de parler de la couverture de Xavier Collette qui nous fait déjà entrer dans l’univers de Richard Cowper.

Il est fait mention sur la 4e de couverture « Bien avant « Les Fils de l’Homme » de PD James. Cela m’a rappelé que c’est le seul roman de cette autrice que je n’ai pas réussi à finir il faut dire que j’étais plongée dans ses romans policier, je ne devais pas être prête ! Un jour peut-être que je retenterai l’expérience.

C’est donc avec curiosité que j’attends le prochain roman de Richard Cowper publié chez Argyll.

Je remercie Argyll éditions de m’avoir permis de découvrir ce roman avant sa sortie en librairie.

Super-héros de troisième division

Charles Yu

Trad. Aude Monnoyer de Galland

Éditions Aux Forges de Vulcain, mai 2018,175 p., 16 €

Mes lectures Aux Forges de Vulcain

NOUVELLES

super-héros de trois

4e de couv :

Dans ce recueil de nouvelles, Charles Yu, romancier reconnu (Guide de survie pour le voyageur du temps amateur), contributeur de la série TV West World, montre comment, en passant par des lieux communs de la culture geek, reposer des questions qui hantent l’Amérique : l’obligation de réussir, le sentiment d’échec, l’incapacité à dire ce que l’on ressent, le miroir aux alouettes du capitalisme, la difficulté d’être mère. Empruntant à la fois à Kafa, pour cette impression d’étrange familiarité, et à la culture populaire, Charles Yu s’est imposé avec ce recueil comme un des plus importants nouvellistes contemporain, publié par le New Yorker.

Ma chronique :

Je vous ai parlé, il y a un petit moment d’un roman de Charles Yu que j’avais beaucoup aimé « Guide de survie pour voyageur du temps amateur ». J’ai ensuite lu ce recueil de nouvelles que je vous présente aujourd’hui avant d’enchaîner cet été avec son prochain roman qui sera en librairie fin août.

Lorsqu’on lit les nouvelles de Charles Yu on voit se dessiner un univers aux thématiques qui lui sont propres. Notamment les notions de temps. Temps passé, présent futur et fantasmé, temps perdu et retrouvé.

Bien que chaque histoire soit différente on ne peut s’empêcher de créer des liens entre tous ces écrits.

Il a le sens du détail, de la petite chose qui peut tout faire basculer.

La femme en général et la mère en particulier on une place particulière, presque obsessionnelle. Figure emblématique.

L’originalité des écrits de Charles Yu résident  aussi dans la présentation graphique de ses textes, typographie, formules mathématique, fragments de texte et notes. C’est comme s’il joué avec l’espace graphique après avoir joué avec l’espace temps.

Les titres des nouvelles, à commencer par celle qui a donné le titre au recueil, sont déjà un programme à elles seules. « L’homme qui devient lui-même » « l’homme au désespoir silencieux prend quelques jours de vacances » « 32,05864991 » «  matière autobiographique brute qui ne saurait être exploitée pour créer une fiction »…

L’humour tient une place importante. Le second, troisième et même quatrième degré et assez caustique. Des dialogues délicieusement sarcastiques. C’est un humour particulier. Celui où tu ris en disant à l’autre tu peux pas comprendre… En même temps il y a une certaine mélancolie ou désillusion qui vient contrebalancer cela. Prenez le titre du recueil  « super-héros de troisième division », il  prête à sourire et en même temps on sent autre chose.

Lorsque je lis ces écrits je ressens une « empathie » comme s’il disait des choses (pas toutes) qui sont en moi. C’est étrange. C’est un effet que j’ai avec des textes philosophiques et théoriques, ensuite j’ai du mal à retranscrire ces sensations et à les communiquer. Il y a des passages que j’aurais voulu recopier mais est-ce que sortis de leur contexte j’arriverai à expliquer en quoi ils sont pertinents ?

Ce qui me plaît c’est aussi le côté « work in progess » par moment on dirait que les personnages partagent ce qu’ils ont en tête, ce qu’ils pourraient faire de certaines réflexion ou informations. Un peut comme quand quelqu’un te raconte un film à sa façon.

Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain de leur confiance.

A bientôt pour une chronique de la rentrée !

vulcain
guide de survie pour voyageur


Article précédemment publié sur Canalblog

Opération « Maurice »

Claire Gratias

Editions Syros, Mini Syros, 2010, 45 p., 3,50 €

Existe en numérique

Dans ma médiathèque il y a…

Chronique jeunesse du mercredi

opération maurice

4e de couv :

 Noé cherche à se venger de Laurent, son ennemi juré, à cause de qui il a été injustement puni. Au moment où il s’apprête à sacrifier Maurice, le poisson rouge qui fait la fierté de Laurent, un homme avec une énorme cicatrice sur la joue se matérialise devant lui…

Ma chronique :

J’avais bien aimé « un week-end sans fin » de Claire Gratias alors quand j’ai vu ce titre à la médiathèque je n’ai pas hésité à l’emprunter (juste avant le confinement).

C’est une jolie façon de débuter en Sf chez les jeunes lecteurs. Nous avons ici le voyage dans le temps et les modifications que cela peut-comporter. Ici le personnage venu du futur viens exprès modifier un fait pour changer tout le futur de ce personnage, c’est très simplifié puisqu’on ne parle pas de ce que ces modifications peuvent entraîner chez les autres.

Ce  roman montre aussi que la colère est mauvaise conseillère. L’escalade de la violence lorsqu’on veut se venger peut aller loin. C’est cela que le personnage du futur vient lui dire.

Ce roman traite de l’injustice au sein de l’école quand l’adulte  n’est pas impartial. L’institutrice ne se rend pas compte de ce que son comportement va générer.  On voit aussi les conséquences des attitudes des adultes sur leurs enfants.  Ce sont les parents, les adultes responsables, qui donnent les valeurs de vie. Le narrateur va se souvenir à temps de ce que son père a voulu lui transmettre « non-violence, la  tolérance, le respect de l’autre et de soi-même. »

J’ai bien aimé l’épilogue, Claire Gratias a su trouver le petit clin d’œil de la fin.

Article précédemment publié sur Canalblog

Sky Mundy et les dinosaures. Tome 2 Nom de code : Déluge

Laura Martin

Trad. (usa) Eric Betsch

Éditions Michel Lafon, juin 2018, 361 p., 14,95 €

Mes lectures Michel Lafon

Chronique Jeunesse du mercredidi

4e de couv. :

La semaine dernière : Sky a trouvé les indices laissés par son père, disparu depuis cinq ans, et a quitté le bunker souterrain qui protège les derniers humains des dinosaures régnant à la surface. Guidée par la carte de son père, et accompagnée de son meilleur ami Shaun, elle a pris la route du lac Michigan, dans l’espoir de sauver l’humanité.

Aujourd’hui : Après avoir échappé de justesse aux dinosaures qui veulent la dévorer et aux soldats qui la poursuivent pour s’emparer de sa carte, Sky s’est fait de nouveaux alliés et arrive enfin au lac. Elle y découvre un secret enfoui sous les eaux depuis des années… Peu à peu, la jeune fille apprend la teneur de la véritable mission de son père, et comprend pourquoi et contre qui il s’est battu.

Demain : Connaissant désormais l’effroyable vérité, Sky et ses amis pourront-ils sauver la planète de ceux-là mêmes qui avaient juré de la préserver ?

Mon Billet :

J’ai découvert le tome 1 de Sky Mundy et je suis tout de suite entré dans cet univers, avec ces adolescents qui découvrent que les adultes mentent et manipulent les gens. Ils vont chercher une autre vérité.

On reprend dans le tome deux l’histoire où on l’avait laissée. Je vous conseille donc de lire les deux tomes à la suite parce que le cliffhanger du tome 1 laisse le lecteur  dans l’attente de la suite.

C’est un diptyque, le tome 2 est vraiment une conclusion de cette histoire. La fin laisse entrevoir un avenir, mais je ne pense pas que cela pourrait devenir une série.

La narratrice « je » est Sky Mundy une gamine de douze ans. C’est elle qui est à l’origine de cette quête. On va vivre avec elle les émotions les pus intimes. Par des dialogues on va découvrir les aventures des autres lorsqu’elle n’est pas présente, mais on effleurera simplement les émotions. Il y a une certaine pudeur, pas de commentaires sur des larmes qui coulent, des tremblements etc. pas besoin.

Dans le tome 1, nous étions partis du bunker, où les habitants vivaient sous terre, puis on a découvert des habitants de l’air entre autre dans les arbres. Dans ce tome 2, comme le laisse présager le titre,  on va rejoindre un nouvel élément : l’eau. Le lac Michigan, au fond… qui dit « eau » dit aussi d’autres animaux (je n’en dis pas plus !). Le feu on le trouvera au milieu des explosions et des tirs en tous genres.

Le lecteur va aller d’un rebondissement à un autre. D’une émotion forte à une autre émotion forte, l’adrénaline ne descendra pas avant la fin ! ça va plaire au jeune public, en tout cas moi cela ma plu (ok ado je lisais les « six compagnons »). Les amateurs de dinosaures ne vont pas s’ennuyer !

Les adolescents vont montrer leur vaillance, leur ingéniosité et leur amitié.

On découvrira aussi les utopies de chaque groupe d’adultes. Les trahisons, les guerres de pouvoir. Des idées opposées, ou complémentaires, des compromis possibles pour un avenir possible pour les générations futures.

C’est un roman d’aventure palpitante où l’action et l’émotion viendront s’associer aux découvertes sur l’équilibre de l’écosystème.  Les adolescents vont devoir se poser des questions sur le monde qu’ils veulent pour demain. C’est dynamique dans l’écriture et dans les rebondissements.

A la fin du Diptyque tout n’est pas résolu car seul le temps pourra dire ce qu’il adviendra mais tous les adultes et enfants vont devoir apprendre à vivre autrement lorsqu’on leur aura ouvert les yeux. Il faudra qu’ils fassent  la part des choses entre la réalité et ce qu’on leur a inculqué.

Ma chronique pourrait laisser supposer que c’est un roman noir. Oui les sujets traités sont lourds mais il y a pas mal d’humour et de situations rocambolesques pour ne pas complètement plomber le moral du lecteur. Il y a des petites piques, des réparties acérées, des taquineries…

Le titre (en français) et les sujets nous rappellent le côté Dieu créateur (ancien testament) et l’Homme qui veut devenir créateur (eugénisme)

Je remercie les Éditions Michel Lafon qui m’ont fait découvrir ces deux romans.

Article précédemment publié sur Canalblog

Guide de survie pour le voyageur dans le temps amateur

Charles Yu

Éditions Aux Forges de Vulcain, 2016, 319 p., 21 €

Mes lectures Aux Forges de Vulcain

guide de survie pour voyageur

4e de couv. :

Notre héros répare les machines à voyager dans le temps. Il a pour seuls compagnons un chien et une intelligence artificielle qui a le béguin pour lui. Un jour, il se trouve lui-même prisonnier d’une boucle temporelle et devra partir à la recherche de son propre père, un inventeur frustré et méconnu, qui créa la machine à remonter le temps. Un roman drôle, virtuose et touchant, rencontre improbable mais réussie entre Proust et Asimov.

Mon billet :

C’est un roman foisonnant, c’est la forêt qui cache l’arbre ! Le narrateur nous inonde d’anecdotes, de détails comme pour occulter  le sujet réel à sa voir son père, et sa disparition. Comment a-t-il disparu ? Où peut-il être ? C’est une quête.

Le narrateur joue avec les mots. Il emploi des formules alambiquées comme on en trouve dans les livres techniques, comme savent utiliser les spécialistes universitaires. Cela donne un côté drôle car c’est presque caricatural. Plus Charles Yu est sérieux plus cela me faisait sourire. Ainsi que dans sa façon de raconter sa vie, son métier.

En ce qui concerne le langage, il y a des chapitres consacrés à ce soit disant « guide de survie pour le voyageur dans le temps amateur » là on a un autre style. Ces différents types d’écritures donnent une autre dimension à la narration.

Il y a au milieu de toutes les digressions du narrateur des théorèmes, des théories et autres formules mathématiques auxquelles je n’ai pas compris grand-chose, mais pour moi ce n’est pas un problème car j’y vois autre chose. Ce côté  trop scientifique m’a aussi fait sourire, tout en m’émouvant car cela ressemblait à une protection, un rempart pour ne pas se laisser envahir par les émotions.

Le personnage est touchant dans cette solitude qu’il s’impose. Il y a un coté « barré » complètement à l’ouest et en même temps on sent qu’il gère sa vie en toute conscience.

Ses conseils très avisés sur ce qui touche aux machines à voyager dans le temps révèlent que les gens se bercent d’illusions et croient pouvoir modifier leur vie. Et lui il est là à répéter vous ne pouvez pas changer le passé !

Je ne connais pas grand-chose à tout ce qui concerne les théories sur le temps et tout l’aspect technique mais j’ai adoré « l’écouter » parler de tout cela. Les références littéraires, culturelles je n’ai dû voir que les plus évidentes. Par moment, j’ai repéré des phrases mais je ne saurais affirmer que c’était des citations plus ou moins paraphrasées, ce qui permet au lecteur de rester en éveil.

Les anecdotes concernant ses dépannages sont parfois savoureuses. Je pense notamment à celle avec Skywalker L., pas Luke non juste Linux son fils !

L’univers de Georges Lucas est très présent, cela plante le décor car c’est très connu.

Le côté geek, no life fait évidemment parti de cette histoire. Le narrateur a un côté inadapté social qu’il assume, comme son amitié avec son IA (fantasme). Il a des réflexions sur les gens et la société assez caustiques.

Ce que nous racontent les différents « mêmes personnages » devient tendre, touchant, dérangeant et bouleversant, en un mot humain.

J’ai beaucoup aimé les réflexions sur « toutes les réponses sont en nous ». Il se pose beaucoup de questions sur le passé, le futur, sur les possibles, questionnements que l’on peut avoir en dehors de cette expérience assez particulière. Ne sommes nous parfois bloqués nous aussi dans une boucle temporelle fictive ? C’est aussi un roman sur les choix et le libre arbitre, pas besoin dans les extrêmes où il se trouve pour se poser ses questions. Il faut aussi savoir accepter les choix des autres. C’est ce qui est intéressant dans ce roman on a l’impression d’être dans un délire futuriste et en fait il parle de nous, du moins c’est ainsi que j’ai ressenti ce récit à plusieurs niveaux.

Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain pour leur confiance malgré mes décalages.

vulcain

L’auteur vient de faire paraître aux Éditions Aux Forges de Vulcain un recueil de nouvelles : « Super-Héros de troisième division » qui bien sûr est dans ma Wish list !

super-héros de troisième division

 4e de couv :

Dans ce recueil de nouvelles, Charles Yu, romancier reconnu, auteur de la série TV WestWorld, montre comment, en passant par des lieux communs de la culture geek, reposer des questions qui hantent l’Amérique : l’obligation de réussir, le sentiment d échec, l’incapacité à dire ce que l’on ressent, le miroir aux alouettes du capitalisme, la difficulté d’être mère. Empruntant à la fois à Kafka, pour cette impression d’étrange familiarité, et à la culture populaire, Charles Yu s’est imposé avec ce recueil, comme un des plus importants nouvellistes contemporain, publié par le New Yorker.

NB : « Guide de survie pour le voyageur dans le temps amateur » existe en Folio

Article précédemment publié sur Canalblog