L’anniversaire du chat assassin (4)

Anne Fine

Ill. Véronique Deiss

Trad. Véronique Haïtse

École des loisirs, coll. Mouche, 2011, 71 p.

4e de couv. :
Je suis sous le choc. Que diriez-vous si, au lieu de fêter dignement votre anniversaire, vos maîtres organisaient une soirée entre voisins pour ce stupide Halloween ?
Voilà des gens qui vous nourrissent, vous câlinent, vous font croire que vous faites partie de la famille, et qui préfèrent les fantômes et les vampires à leur propre chat !
Est-ce ma faute à moi si je suis né un 31 octobre ?
Tuffy est en rogne mais bien décidé à organiser sa propre fête avec les matous du quartier.
Tout bien considéré, la nuit d’Halloween convient comme un gant à l’anniversaire d’un chat  assassin…

Mes impressions de lecture :

Épisode où l’on découvre la date anniversaire de Tuffy. Une date qui explique tout !
Il est né le 31 octobre ce monstre de poil… Et justement arrive cette date fatidique… Tadam !

Que va-t-il se passé ? ou plutôt que va-t-il faire ? Mais la fête bien sûr.

Donc Tuffy va organiser sa fête d’anniversaire avec ses amis, le problème c’est qu’il y a de l’électricité dans l’air et qu’il est passablement énervé alors ça va tourner vinaigre.

Sa soif de vengeance va être assouvie au-delà de ses espérances.

Il va aussi découvrir au sein de sa famille un moyen de « torturer » à sa guise le père, en mettant de son côté Ellie. Son côté diabolique voit à long terme.

Ce que j’ai aimé c’est qu’on retrouve des attitudes que l’enfant peut bien visualiser comme les jeux d’ombres, et autres peurs irrationnelles.

La fête d’anniversaire c’est aussi quelque chose que le jeune lecteur visualise bien, les gourmandises, les jeux, les amis etc… sauf que là ça vire un peu au grand n’importe quoi !

De l’action, des courses poursuites, des bêtises, des fanfaronnades et autres provocations, On a encore bien rit !

Il est question d’Halloween, on peut donc aussi intégrer cette lecture dans les livres autour de cette fête et pourquoi pas compléter avec une séance de jeux d’ombres et/ou déguisement.

NB : L’histoire date de 2010 et il y a une note de la traductrice autour d’Halloween, c’est tellement entrée dans les mœurs qu’on en oublierait presque que cela ne fait pas si longtemps qu’on le fête en France !

Voir aussi sur ce blog :

Son espionne royale (7) et l’héritier Australien

Rhys Bowen

La Bête Noire, Éditions Robert Laffont, mai 2021, 363 p., 14,90 €

Mes lectures La bête Noire

Série : Son Espionne Royale

4e de couv. :

Comté du Kent, Angleterre, 1934.
Passer un smoking pour le dîner, utiliser une fourchette pour la viande, une autre pour le poisson… Franchement, quel intérêt à toutes ces simagrées ? C’est pourtant bien ce à quoi va devoir se plier Jack Altringham, héritier du duc d’Eynsford fraîchement débarqué d’Australie.
Pour l’aider, une seule candidate, la charmante Georgie. Mais, dès son arrivée à Kingsdowne Place, dans le Kent, elle découvre que certains membres de la famille d’Eynsford se donnent beaucoup de mal pour mener la vie dure à son élève. Et quelques jours plus tard, le duc meurt poignardé.
Aux yeux de tous, Jack est le suspect parfait. Sauf pour Georgie qui va tout faire pour démêler le faux du vrai entre petits secrets, rancune de classe et vengeance à froid…

Mes impressions de lecture :

Lorsqu’on suit une série on fini par prendre des habitudes, par exemple visuelles. Pendant 6 épisodes nous avions une couverture avec une charte graphique très identifiable, des couleurs vives, le personnage principal mis en avant et un bandeau avec le titre (je fais court, je ne suis pas spécialiste) et voilà que le tome 7 a une couverture différente. J’ai failli passer à côté en croyant que la série passait en petit format ce qui entraine généralement un changement. C’est un détail me direz-vous mais cela surprend. J’avais besoin de le dire. « Ah c’est lectrices qui aiment que les séries soient bien identifiables sur leur étagère ! ».

La question suivante est : « est-ce que le contenu à changé », car c’est là le plus important !  J’ai découvert une légère modification… rien un détail. Cette série fonctionne comme si la narratrice (et personnage principal) écrivait son journal intime. Ici point de date, l’indication de lieu  a été gardé. Il s’agit toujours du journal intime. Parfois dans sa façon de s’adresser à on journal on a l’impression qu’elle parle au lecteur.

Dans le tome précédent nous avons eu une hécatombe, des meurtres parfois déguisés en accident mais une série de meurtres. Point d’escalade ici, on se demande à quel moment le crime va avoir lieu. Rhys Bowen joue ici avec nos nerfs et ceux de ses personnages. On sent la montée en tension. Jusqu’au moment fatidique. Et l’enquête commence. Comme on est dans un cosy mystery ce qui compte c’est l’atmosphère et la mise en situation qui est importante, ainsi que l’humour. Tout y est !

Nous avons un nouveau lieu, une nouvelle famille aristocratique et donc une nouvelle galerie de portraits savoureux parfois à la limite de la caricature. Rhys Bowen force le trait sur les défauts de certains, ce qui contribue à rendre amusante la série. On retrouve quelques personnages emblématiques et surtout Lady Georgiana et Darcy. D’ailleurs leur couple a un peu évolué. Georgie va sur ses 24 ans… elle a mûrie depuis le premier épisode, un peu moins gaffeuse, mais elle a l’art de se mettre dans des situations difficiles !

Ce roman met en face à face l’aristocratie anglaise des années trente et le reste de la population. La domesticité  est en train d’évoluer mais dans ces grandes familles il y a encore des liens particuliers liés à la loyauté et à la tradition. Il y a des questionnement sur la place et le rôle des femmes, est abordé le thème de l’héritage…

Nous avons donc le monde de l’aristocratie, le monde artistique, le monde des domestiques et le monde des enfants, leurs relations sont parfois bien compliquées…

Arrive dans cette aventure un éleveur de mouton australien, qu’on a propulsé héritier du duché, pas du tout au fait des règles de conduites, cela donne lieu à des scènes cocasses et des incompréhensions entre ces deux continents.

La partie sexualité est menée par la mère de Georgie, son amie Belinda et un nouveau personnage Lady Virginia la vieille dame n’en rate pas eu pour parler de ses anciennes expériences amoureuses/sexuelles. Nous avons aussi le duc Cédric qui a un faible pour les jeunes hommes qui l’entourent.

Bien sûr lorsque le drame à lieu c’est un policier assez bourru qui vient enquêter Lady Georgiana va le seconder tant sur l’enquête que sur la diplomatie dont il faut faire preuve  avec la duchesse. Là aussi on frôle la caricature à effet comique.

Côté enquête les fausses pistes et les indices multiples ne laissent pas prévoir la solution. Que de rebondissements !

J’ai bien aimé cette aventure, j’ai appris des choses et j’ai passé un bon moment distrayant et c’est avec impatience que j’attends les prochaines mésaventures de Georgie.

Je remercie les Éditions Robert Laffont, La bête noire de leur confiance.

Sur ce blog :

Tome 1 Son Espionne Royale mène l’enquête
Tome 2 Son Espionne Royale et le mystère Bavarois
Tome 3 Son Espionne Royale et la partie de chasse
Tome 4 Son Espionne Royale et la fiancée de Transylvanie
Tome 5 Son Espionne Royale mène l’enquête et le collier de la Reine
Tome 6 Son Espionne Royale et les douze crimes de minuit

La baronne meurt à cinq heures

Frédéric Lenormand

Le Livre de poche, 2013,  285 p., 6,60 €

Lu dans le cadre du Week-end à 1000

Lecture récréation

4e de couv. :

Qui a osé assassiner la baronne chez qui Voltaire coulait des jours heureux ? En ce froid février 1733, c’est la rue qui attend notre philosophe (ou pire, la Bastille !). Il lui faut donc retrouver le criminel sans délai avant que celui-ci ne s’en prenne à d’autres honnêtes gens – à lui-même, par exemple. Heureusement, avec l’aide providentielle d’Émilie du Châtelet, Voltaire ne manque pas de ressources. Brillante femme de sciences, enceinte jusqu’au cou, celle-ci va l’accompagner dans son enquête où les subtilités féminines triompheront bien souvent de la philosophie. Ensemble, ils devront affronter de redoutables héritières en jupons, des abbés benêts et des flûtistes sanguinaires, décrypter des codes mystérieux, et surtout échapper à un lieutenant général de police prêt à embastiller Voltaire au moindre faux pas…

Billet :

Voilà des années que je résiste à la série des « Voltaire enquête » de Frédéric Lenormand. Pourquoi résister ? Parce que j’aime lire des séries et généralement j’aime les enchaîner comme des feuilletons TV. Et je ne me doutais qu’une fois que j’aurais commencé il me faudrait les autres enquêtes.

Samedi, j’ai rencontré l’auteur au salon du livre de Narbonne, il était en compagnie de Michèle Barrière dont j’adore les polars historico-culinaires et d’Olivier Norek.

Tous trois m’ont fait passer un moment de joie avec leur style d’humour  très personnel.

J’ai donc succombé au charme de ses écrivains… et je suis perdue ! Heureusement qu’il y a des titres déjà publiés chez « le livre de poche ».

Mais revenons à Voltaire, il a 39 ans, il est une célébrité controversée. Frédéric Lenormand nous le caricature (ou noircit le trait)  et l’égratigne de manière à mettre en exergue ses travers. C’est un personnage qui ne sait pas se taire et d’autant plus s’il peut lancer des piques.

Voltaire va se retrouvé affublé d’une aide précieuse, une femme savante « Emilie du Châtelet » qui ne s’en laisse pas compter. Lui est décrit comme un djinn ou un lutin et elle enceinte de six mois est grande et toute en rondeurs. Les oppositions physiques viennent compenser leur complémentarité de leur esprit. A la fin de l’ouvrage une biographie parle de cette Emilie comme d’une compagne de Voltaire !

Cette série met en avant les arrangements entre gens de pouvoir.

Le commissaire de police qui essais de masquer des morts suspectes en morts naturelles. Des coupables de petite extraction qui meurent pour que certaines choses ne soient pas dévoilées. Quand aux nobles mêlés aux drames. On leur trouve des portes de secours pour étouffer les affaires. La justice divine ou la providence viennent parfois à la rescousse de la justice judiciaire.

Il y  a beaucoup d’aspects de caractère privé de la vie de Voltaire que je ne connaissais pas. Comme je ne vénère pas le personnage voir son côté humain et ses travers mis en avant ça me fait bien rire.

Ce qui m’a beaucoup plus c’est aussi de voir des réflexions sur ses écrits et ses cogitations.

Eh bien voilà, il va me falloir les autres tomes pour continuer à m’amuser.

Article précédemment publié sur Canalblog

Les Outrepasseurs T 2 La Reine des Neiges

Cindy Van Wilder

Éditions Gulf Stream, 2014, 367 p., 18 €

Lu dans le cadre du Mois de Cindy sur Book en Stock

4 e de couv :

Les Outrepasseurs viennent enfin de capturer la dernière fée libre, Snezhkaïa la Reine des Neiges. Ils ignorent qu’ils viennent de déclencher une malédiction qui risque de les anéantir. Peter, qui supporte de moins en moins de se plier à la volonté de Noble, tente de retrouver le Chasseur pour mettre fin à cette lutte séculaire…

Anecdote :

Enfer et damnation ! J’ai repris le chemin « du mois de… » sur Book en Stock et j’ai mis le doigts dans un engrenage infernal… J’ai eu le Tome 1 en partenariat, j’aurais pu m’en contenter pour participer aux questions/réponses mais voilà j’étais curieuse de savoir se qui allait arriver à Peter, Sherley et autres, alors il a fallu que j’achète le tome 2… et maintenant je suis à la recherche du Tome 3 qui sort le 9 avril … »Les Outrepasseurs T3 Le libérateur ».

Le titre : La Reine des Neiges

Il se trouve que je lisais en même temps la série « le Pays des Contes Tome2 » de Chris Colfer… où il était question de la Reine des Neiges… C’est un personnage qui est sur le devant de la scène depuis quelques temps… Disney aussi s’y est collé ! Mais à chacun sa vision.

Cindy Van Wilder prend tout le côté sombre et son lien avec la Terre, le végétal et le minéral viennent ajouter de la magie à cet être.

La couverture :

Elle reprend la conception du premier tome sous forme de rabat on a une image extérieure en forme de médaillon qui rappelle le O de Outrepasseurs, et lorsqu’on regarde sous le rabat on a une autre image. Le tome 3 semble suivre la même logique ce qui donne une trilogie magnifique visuellement…

Ma chronique :

Le premier tome nous a présenté la jeune génération tout en nous faisant découvrir les liens avec les ancêtres. Ces jeunes héritiers victimes d’une terrible malédiction vivent au milieu du luxe en Angleterre. Pourquoi l’Angleterre ?  Une question d’Histoire.

Un an a passé et l’apprentissage de leur don respectif est devenu leur quotidien.

Peter notre héros se débat entre son rôle d’héritier et sa quête personnelle. Deux voies contraires, il est dans l’opposition, depuis le début il résiste contre ce destin qu’il n’admet pas.

Lui et Sherley font partie des deux couples les plus doués. Les rivalités entre les maisons  sont stimulées par la compétition. D’autre part Noble leur « Roi » est dans une situation familiale qui risque de mettre le groupe en fâcheuse posture. Le couple héritier est mort et il recherche le futur couple qui héritera de sa charge.

On a aussi la partie qui concerne les fés depuis les événements de l’époque à nos jours. Leur histoire s’est compliquée.

Ce deuxième tome est riche en événement, plus complexe après la mise en place des personnages du tome 1.

Une nouvelle fois la thématique sexuelle me laisse perplexe, mais explore des questionnements « jeunesse » entre animalité et abstinence on a une palette de possibilités.

Cette partie de l’histoire (puisqu’il reste un Tome 3 qui vient de sortir) met en valeur la complémentarité entre la tradition (ex : archives papier et l’apprentissage des techniques de chasse des fés et apprivoisement de leur animal intérieur) et la partie moderne tournée vers la technologie (place spéciale des téléphones derniers cris). Leur entreprise tentaculaire qui fait autant appel aux technologies autant qu’à l’esclavage.

La mort joue un rôle important tout au long de cette aventure. Il émane de ce roman beaucoup de tristesse et de souffrance… Mais l’action vient permettre de dynamiser la lecture…

Ce deuxième tome joue encore sur les thématiques de la métamorphose.

La mort et la résurrection/ réincarnation les morts se mélangent et devient d’autres êtres magiques avec des dons plus complexes.

Le texte traite du secret et de la vraie personnalité cachée… Illusions et hallucinations viennent modifier les perceptions pour révéler les secrets les plus intimes.

L’introduction de la période de Halloween qui accompagne l’automne vers l’hiver parle aussi de transformation. et de fausse apparence.

Quelques mots clés à noter : libre arbitre, choix, labyrinthe et fil d’Ariane (d’araignée)… règnes : végétal, minéral et animal… plus quelques autres pistes de réflexion très intéressantes. Un roman où l’on peu creuser.

On sort de ce roman en ayant qu’une envie savoir comment se termine la fin de la trilogie !

cindy van wilder

Cliquez sur l’image pour retrouver les interviews de l’auteure.

NB

Article précédemment publié sur Canalblog