Mamma Maria.

Serena Giuliano

Pocket, 2020, 242 p., 7,10 €

Cercle littéraire de la médiathèque

4e de couv. :

Sous le coup d’une déception amoureuse, Sofia a quitté Paris pour son petit village natal de la côte amalfitaine. Là, la jeune traductrice respire enfin. Attablée à sa place habituelle, sur la terrasse du Mamma Maria, le bonheur est simple comme un espresso au soleil ou une chanson d’Adriano Celentano… Ce caffè, c’est le cœur du village, le rendez-vous des jeunes, des vieux, dans le généreux giron de la patronne, Maria, leur mère à tous. Or ce matin-là, pour la première fois depuis des lustres, il s’est glissé comme une fausse note dans la partition. Le vieux Franco ne s’est pas présenté pour son éternelle partie de scopa… La fin de la dolce vita ?

Mes impressions de lecture :

On fête aujourd’hui  « la journée des droits des femmes ». Dans ce roman on aborde beaucoup de sujets autour des femmes. Maternité/non maternité, violences sexuelles, indépendance …

Ce roman fait partie des feelgood qui font voyager et saliver (et donnent soif).

L’histoire se déroule dans un petit village côtier dans la région de Naples. Il y fait bon vivre, c’est familial. Pour certains les racines familiales, la terre natale sont nécessaires pour s’épanouir.

C’est un roman à deux voix. Sofia jeune femme qui se pose des questions. Elle n’a pas terminé le deuil de sa grand-mère qui l’a élevée. Elle n’a pas n’ont plus fait le deuil de sa dernière aventure amoureuse. #amour #rupture #différences culturelles #non maternité

L’autre voix c’est María 65 ans qui tient un bar et joue le rôle de la mamma. Elle a un fils et un petit fils, les deux prunelles de ses yeux. Elle déteste sa belle-fille à qui elle dit en permanence des méchancetés. Raphaella dite Lela trouve toujours des excuses à sa belle-mère et refuse de céder à lui envoyer ses quatre vérités. On va apprendre petit à petit ce qui a gangrené sa vie. #famille #maternité #solitude

Deux femmes différentes, mais deux femmes qui s’entêtent à ne pas admettre certaines vérités.

Arrive un petit grain de sable, une libyenne enceinte avec un petit de 2 ans sans papiers. Cela va déclencher d’autres enjeux et thématiques. #racisme #femme #violences sexuelles

On rejoint la thématique du déracinement. Parfois on est obligé de tout quitter pour survivre et se reconstruire.

Et si la cuisine permettaient de tisser des passerelles entres les peuples ? Vous allez saliver.

C’est un feelgood qui allie humour et de beaux sentiments qui surpassent les mauvaises choses. On a une bande de petits vieux qui sont touchants et amusants.

On a de beaux paysages et de belles cartes postales…

On a les voyages et l’ouverture d’esprit… Qu’est-ce que j’ai rit… mais chut ! je vous laisse découvrir.

J’allais oublier la play list qui accompagne ces histoires… Si si j’ai cédé, j’ai fait des pauses avec les chansons de Adriano Celestano. J’en connaissais 2 ou 3 pas plus !

Il faudra attendre la toute fin pour connaitre les décisions de chaque personnage.

On est dans la même veine que Virginie Grimaldi.

J’avais besoin de douceur en ces temps difficile et ce roman m’a fait du bien.

Bonne lecture !