D’ici là, porte-toi bien

Carène Ponte

Éditions Michel Lafon, 6 juin 2019, 380 p., 17,95 €

Mes lectures Michel Lafon

En librairie le 6 juin 2019

4e de couv. :

Avec son sable fin et son ciel azur, L’Avenue du Parc Resort and Spa est  l’endroit idéal pour se remettre d’un coup dur. À condition de donner sa chance à la chance. Alors que Samya tente de pardonner l’adultère de son mari, Alison aimerait oublier qu’elle s’est fait plaquer au pied de l’autel. Jessie s’est excusée mille fois pour le chat et le lave-linge, mais Jérémy est à bout : une pause s’impose. Apolline rêve d’un enfant qui ne vient pas. Quant à Mia, dix-neuf ans et déjà maman, elle se voit rejetée par sa famille. Geneviève, elle, perd peu à peu la mémoire.

Ensemble, elles vont libérer leurs émotions et s’apporter un soutien inattendu.

Avec au bout du chemin, un gain inestimable : l’espoir.

Le meilleur moyen d’alléger ses peines, c’est encore de les partager

Anecdotes de lectrice :

J’ai rencontré en vrai Carène Ponte fin mai au salon du livre du Grand Narbonne. Elle est telle qu’on la devine à travers ses écrits et ses interventions sur les réseaux sociaux. La table ronde à laquelle elle a participé « Feelgood ces auteurs qui nous veulent du bien » nous a permis de voir trois autrices avec chacune une façon d’aborder ce genre littéraire. Elle présentait son précédent roman « Avec des si et des peut-être » et elle a réussi à garder le mystère sur le contenu du roman, ce qui n’est pas une mince affaire. Donner envie sans trop en dire. C’était un dimanche en milieu d’après-midi et la « salle » était pleine. Cela restera un bon souvenir et en lisant son roman j’avais sa voix…

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carène ponte

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Carène Ponte avec Eve Borrelli

Ma chronique :

C’est le cinquième roman de Carène Ponte que je lis et à chaque fois c’est une surprise qui m’attend. Cette fois-ci Carène Ponte nous invite dans l’intimité de plusieurs femmes. Ce roman choral nous fait réfléchir à différents cas de figure auxquelles tout un chacun peut se retrouver confronter. Cela ne concerne pas que les femmes comme vous pourrez vous en rendre compte.

Chaque chapitre est consacré à une des femmes qui prend la parole et parle à la première personne. Des femmes d’âge différent, avec des situations biens distinctes, on ne peut les confondre. On va assister à des rencontres improbables, le lieu s’y prête aisément. Des duos se forment parfois par affinité d’autrefois par contrastes. Chacune apportant à l’autre sa façon de voir le problème.

Dans un premier temps on découvre les personnages à tour de rôle avec l’exposition de leur situation et comment elles vont se retrouver dans ce camping 5 étoiles en couple ou seules. Puis, jour à après jour on va les voir évoluer dans ce lieu inconnu où elles n’ont pas leurs repères.

L’humour est présent à travers les situations cocasses, voir surréalistes, dans la description des petits travers de chacune. Les dialogues sont à l’avenant. On sent que l’autrice à joué avec ces personnages et y à pris plaisir. C’est un feel good pas un roman comique, il y a bien entendu des scènes d’une grande tendresse et d’autres émouvantes.

Quel est le personnage qui vous plait le plus ? Qui vous correspond le plus ? Avez-vous été confronté à l’un des cas présentés ? Avez-vous ou auriez-vous choisi la même solution que celle proposée par Carène Ponte ? Difficile de répondre à ces questions… On arrive avec nos certitudes et puis on se laisse porter par ce que Carène Ponte nous propose.

Bien entendu entre le début et la fin plus personne n’est tout à fait la même, ni les personnages, ni les lecteurs. Les personnages qui ont vécu des moments forts vont être liés par une amitié basée sur cette expérience de vie hors de leur zone de confort.

Conclusion c’est en parlant qu’on fait avancer les choses ! En se remettant en question aussi…

Les romanciers avaient la pression de la première phrase, voir de la première scène, aujourd’hui il y a un nouvel exercice de style qui devient un moment incontournable celui des remerciements, J’ai beaucoup aimé ce qu’elle dit… et j’ai hâte d’être à Noël !

Un livre à mettre dans votre valise cet été… et si vous ne partez pas il sera parfait pour une pause détente.

J’ai essayé d’en dire le moins possible pour vous que vous alliez vous aussi de surprise en surprise.

Je remercie les Editions Michel Lafon de leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis

D’autres romans chroniques sur ce blog (bientôt)

Un_merci_de_trop
tu as promis
avec des si
gros sur le coeur

Article précédemment publié sur Canalblog

La baronne meurt à cinq heures

Frédéric Lenormand

Le Livre de poche, 2013,  285 p., 6,60 €

Lu dans le cadre du Week-end à 1000

Lecture récréation

4e de couv. :

Qui a osé assassiner la baronne chez qui Voltaire coulait des jours heureux ? En ce froid février 1733, c’est la rue qui attend notre philosophe (ou pire, la Bastille !). Il lui faut donc retrouver le criminel sans délai avant que celui-ci ne s’en prenne à d’autres honnêtes gens – à lui-même, par exemple. Heureusement, avec l’aide providentielle d’Émilie du Châtelet, Voltaire ne manque pas de ressources. Brillante femme de sciences, enceinte jusqu’au cou, celle-ci va l’accompagner dans son enquête où les subtilités féminines triompheront bien souvent de la philosophie. Ensemble, ils devront affronter de redoutables héritières en jupons, des abbés benêts et des flûtistes sanguinaires, décrypter des codes mystérieux, et surtout échapper à un lieutenant général de police prêt à embastiller Voltaire au moindre faux pas…

Billet :

Voilà des années que je résiste à la série des « Voltaire enquête » de Frédéric Lenormand. Pourquoi résister ? Parce que j’aime lire des séries et généralement j’aime les enchaîner comme des feuilletons TV. Et je ne me doutais qu’une fois que j’aurais commencé il me faudrait les autres enquêtes.

Samedi, j’ai rencontré l’auteur au salon du livre de Narbonne, il était en compagnie de Michèle Barrière dont j’adore les polars historico-culinaires et d’Olivier Norek.

Tous trois m’ont fait passer un moment de joie avec leur style d’humour  très personnel.

J’ai donc succombé au charme de ses écrivains… et je suis perdue ! Heureusement qu’il y a des titres déjà publiés chez « le livre de poche ».

Mais revenons à Voltaire, il a 39 ans, il est une célébrité controversée. Frédéric Lenormand nous le caricature (ou noircit le trait)  et l’égratigne de manière à mettre en exergue ses travers. C’est un personnage qui ne sait pas se taire et d’autant plus s’il peut lancer des piques.

Voltaire va se retrouvé affublé d’une aide précieuse, une femme savante « Emilie du Châtelet » qui ne s’en laisse pas compter. Lui est décrit comme un djinn ou un lutin et elle enceinte de six mois est grande et toute en rondeurs. Les oppositions physiques viennent compenser leur complémentarité de leur esprit. A la fin de l’ouvrage une biographie parle de cette Emilie comme d’une compagne de Voltaire !

Cette série met en avant les arrangements entre gens de pouvoir.

Le commissaire de police qui essais de masquer des morts suspectes en morts naturelles. Des coupables de petite extraction qui meurent pour que certaines choses ne soient pas dévoilées. Quand aux nobles mêlés aux drames. On leur trouve des portes de secours pour étouffer les affaires. La justice divine ou la providence viennent parfois à la rescousse de la justice judiciaire.

Il y  a beaucoup d’aspects de caractère privé de la vie de Voltaire que je ne connaissais pas. Comme je ne vénère pas le personnage voir son côté humain et ses travers mis en avant ça me fait bien rire.

Ce qui m’a beaucoup plus c’est aussi de voir des réflexions sur ses écrits et ses cogitations.

Eh bien voilà, il va me falloir les autres tomes pour continuer à m’amuser.

Article précédemment publié sur Canalblog