Son espionne royale (10) et le baron irlandais

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre

Éditions Robert Laffont, La bête Noire, oct 2022, 387 p., 14,90 €

Mes lectures Robert Laffont

4e de couv. :

Irlande, 1934.
Lady Georgie est sur un petit nuage : le beau Darcy O’Mara l’a finalement demandée en mariage. Mais rien n’est simple pour une princesse d’Angleterre… Georgie doit obtenir une autorisation de la reine pour épouser son fiancé.
Avant même que les tourtereaux puissent officialiser leur union, une nouvelle épreuve se dresse sur leur chemin : le père de Darcy est suspecté de meurtre. Il est impensable pour une héritière royale d’épouser le fils d’un criminel ! Prête à tout pour innocenter son beau-père, Georgie décide de rejoindre le château familial des O’Mara… au risque de déterrer des secrets de famille bien cachés.

Mes impressions de lecture :

Vous imaginez bien qu’à ce stade de la série (Tome 10) si je poursuis c’est que je suis fan !

Pour commencer un petit mot sur la couverture. J’avais eu du mal à me faire au changement graphique mais ça y est j’ai bien intégré ce nouveau design et la couleur est évidemment en accord avec le sujet de cet épisode !

La série nous entraîne à chaque fois sur un lieu emblématique. Cette fois-ci c’est dans le château familial de Darcy, enfin presque.

Nous avions laissé nos amoureux (tome 09) dans une voiture qui fonçait vers leur mariage en écosse à Gretna Green. On reprend les mésaventures de notre duo alors qu’ils roulent vers le nord. La question qui nous vient tout de suite à l’esprit qu’elle nouvelle catastrophe va leur tomber dessus… En fait on va avoir un enchainement de situations rocambolesques. Je n’avait pas souvenir que Georgie savait conduire, elle plus d’une corde à son arc cette lady.

Ce qui m’a frappé en lisant ce tome ci, et en y réfléchissant c’est dans chaque roman, c’est la force qui réside dans les personnages féminins alors qu’on a l’impression qu’on est dans un monde mené par les hommes. Darcy pourtant très entreprenant et intrépide se retrouve ici dans une position de faiblesse. Et heureusement ce sont les femmes qui l’aiment et qu’il aime qui vont faire avancer l’intrigue.

Darcy est dans une situation psychologiquement compliquée car le père et le fils ont une relation complexe puisque le père rejette la mort de son épouse sur son fils. Le baron est accusé de dopage et d’un meurtre, tout joue contre lui à commencer par lui-même. L’honneur de la Famille O’Mara est en jeu et donc Darcy voudrait croire son père innocent mais il n’arrive pas à trouver l’angle d’attaque. Heureusement deux anges gardiens vont venir bousculer ces deux mâles qui s’affrontent.

C’est un roman qui traite aussi de la filiation. Lady Georgina n’est pas seulement l’arrière petite fille de la reine Victoria, la fille du Duc de Ranoch, la sœur de Blincky etc… Cela peut jouer en sa faveur ou pas. En tout cas Georgie prend de plus en plus confiance en elle. Darcy est un O’Mara, une famille irlandaise reconnue, de part sa mère il est anglais. Il a un pied dans chaque île.

On va découvrir plusieurs personnages forts et on va retrouver avec plaisirs certains comme Belinda qui a pris des décisions importantes (on verra dans les prochains épisodes ce qu’il adviendra), Queenie qui va une nouvelle fois nous épater.

Il va falloir toute la ténacité féminine pour mener à bien la résolution du problème et pour que le père et le fils commencent à communiquer. Et à vouloir prendre leur destin en main.

Je m’arrête là pour vous laisser le plaisir de découvrir avec quel humour Rhys Bowen va jouer avec ses personnages et le lecteur.

Vivement le prochain épisode… il y a tant de sujets ouverts…

Je remercie les Éditions Robert Laffont, La bête noire de leur confiance.

Ps : j’ai lu un autre roman en même temps et hasard de la vie de lectrice dans les deux cas un fils allait rejoindre son père sur son île pour le sortir de prison ! Voir « nous ne nous n’allons pas nous réveiller ».

Son espionne royale (8) et la reine des cœurs

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre

Éditions Robert Laffont, nov 2021, 381 p. , 14,90 €

Mes lectures La Bête Noire

4e de couv. :
Hollywood, Los Angeles, 1934.
La mère de Lady Georgie, Claire, actrice glamour et très mariée, veut se débarrasser de son époux et convoler avec un riche homme d’affaires. Direction le Nevada, pour un divorce rapide et discret. Georgie l’accompagne lors de sa traversée de l’Atlantique.
Mais la croisière ne va pas s’amuser bien longtemps… Témoin d’un accident mortel à bord du paquebot, Georgie est suspectée par la police.
Pour couronner le tout, un voleur de bijoux sévit sur le navire, dévalisant aristocrates anglais et starlettes de cinéma. Georgie est déterminée à le démasquer au plus vite, au risque de passer par-dessus bord.

Mes impressions de lecture :

Son espionne royale est une série que j’adore dans la catégorie cosy mystery en partie pour son aspect historique et pour son personnage principal.

Nous en sommes au 8e tome, à chaque « épisode » nous avons une enquête qui est résolue, donc en théorie on peut les lire indépendamment, d’autant que l’autrice donne des infos sur les anciennes « mésaventures ». Cependant comme l’arrière plan, fil rouge, est au cœur de cette histoire je vous conseille de les lire dans l’ordre. Le  personnage « grandit » et évolue au fur et à mesure des mois qui passent. Il y a le contexte historique qui joue un rôle puisque on est dans les années 30 en Angleterre.

Ce 8 e tome se déroule entre juillet- août 1934 entre l’Angleterre et les États-Unis.

Mais avant de vous parler du fond de cette histoire, il faut que je vous parle de la couverture. Je ne sais pas si vous vous souvenez, lors du précédent tome,  j’avais râlé (et je n’étais pas la seule) du changement des codes de  la charte graphique qui cassait la continuité de la série. Dans ce 8e tome on retrouve les couleurs intenses de qui nous permettait de l’identifier. Ça peut paraître anodin mais certains lecteurs sont sensibles à ce genre de détails. Et dans la bibliothèque ça fait me gêne.

J’ai dévoré cette histoire. On retrouve le petit paragraphe journal intime en titre de chapitre, ce qui nous permet de nous situer géographiquement et temporellement. C’est toujours Georgie qui raconte à la première personne, elle est donc au cœur de l’intrigue.

On débute quelques semaines après le précédent drame. Georgie a eu un petit répit, mais elle ne sait pas ce qu’elle va devenir. Cet aspect de l’existence de cette Lady  sans le sou est la base de cette série. À chaque épisode, elle vit de nouvelles aventures car elle n’a pas vraiment de point d’attache. Ce qui permet aussi à l’autrice de créer un nouveau décor. Cette fois-ci,  ce sera un voyage sur un paquebot de luxe en partance pour New-York . Imaginer Claire, la mère de Georgie traverser tout le pays pour aller vers la côte Ouest c’est tout un programme.

On va rencontrer des personnages « réels » et des personnages fictifs qui font nous transporter dans une cette époque où le cinéma parlant prend de l’ampleur.  Il est souvent question dans cette série de changement d’époque. La dépression n’est pas loin et les personnages voient ce qui se passe à Berlin avec un regard extérieur. Ici le changement c’est aussi sortir du vieux continent vers le nouveau continent avec d’autres valeurs sociales.

Nous allons avoir une série de gags notamment avec Quennie la femme de chambre de Lady Georgina de Ranoch qui n’en rate pas une, mais chut ! Je vous laisse découvrir.

Quand aux catastrophes et autres meurtres c’est Georgie qui les attire. De plus dans cet épisode Georgie va être sans le vouloir la rivale de sa mère, elle attire plusieurs hommes… Va-t-elle succomber aux avances des ces mâles ? Et qu’en est-il de Darcy ?

Je vous laisse découvrir le rôle de chaque personnage ancien ou nouveau.

J’ai hâte de lire le prochain… au printemps ? quelle nouvelle activité de la noblesse allons nous suivre.

Je remercie les Éditions Robert Laffont, la Bête Noire de leur confiance.

Sur ce blog vous pourrez trouver les tomes précédents !

Son Espionne Royale mène l’enquête (1)

Son Espionne Royale et le mystère Bavarois (2)

Son Espionne Royale et la partie de chasse (3)

Son Espionne Royale et la fiancée de Transylvanie (4)

Son Espionne Royale et le collier de la Reine (5)

Son Espionne Royale et les douze crimes de Noël (6)

Son Espionne Royale et l’Héritier Australien (7)

Son Espionne Royale (6) et les douze crimes de Noël

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre

Robert Laffont, La Bête Noire, nov 2020, 396 p., 14,90 €

Mes Lectures La Bête Noire

4e de couv. :

Écosse, 1933.
Tandis que son cher Darcy se la coule douce en Amérique du Sud pour les fêtes de fin d’année, et que sa mère s’est réfugiée dans le hameau perdu de Tiddleton-under-Lovey en compagnie du drolatique dramaturge Noel Coward, Georgie, elle, se retrouve coincée au château de Rannoch suite à une tempête de neige.
C’est donc pour elle un miracle de Noël lorsqu’on fait appel à ses services pour animer une sauterie entre aristocrates à Tiddleton. Ce paisible village tout droit sorti des pages du Chant de Noël de Dickens connaît hélas une succession de tragiques événements : après qu’un enquiquineur du coin s’est cassé le cou en tombant d’un arbre, deux autres soi-disant accidents font deux nouvelles victimes…
Se pourrait-il qu’un vent mauvais souffle au pays des merveilles ?

Mes impressions de lecture :

Enfin je vous parle d’un roman que j’ai attendu avec impatience, comme chaque aventure de Lady Georgiana.

Je vous conseille de lire la série dans l’ordre de parution car notre héroïne change, grandit et prend confiance en elle. De la petite demoiselle qui a quitté le pensionnat suisse où elle était elle fait tout pour devenir autonome. De plus il y a déjà eu un Noël bien différent…

A chaque nouvel épisode le plaisir est renouvelé et il n’y a pas de lassitude car il y a une certaine évolution. Rhys Bowen explore de nouvelles pistes. Les interactions avec les personnages récurrents s’enrichissent, je pense notamment à la relation mère-fille. Cette fois-ci on n’est pas dans une mission diplomatique ou de l’espionnage, on est dans le « armchair détective ». Tout est dans l’observation et la réflexion/déduction.

Cet épisode m’a fait l’effet de clins d’œil à l’œuvre d’Agatha Christie et à Conan Doyle. Les évadés de la prison de Dartmoor, la lande, les tourbières etc, « le chien des Baskerville » est même cité. On a les Noëls de Poirot qui viennent titiller la mémoire et la comptine avec Miss Marple et la vie d’une petite communauté. Ce ne sont que quelques exemples de ce qui m’a fait penser à ces deux auteurs.

C’est la première fois que je vois autant de nourriture dans cette série, et c’est la première fois que l’on voit Lady Georgina se sentir comme un coq en pâte ! Même si ce séjour n’est pas de tout repos.

Bien entendu on retrouve l’humour même si on a des crimes horribles, grotesques… sans parler de Queeny qui n’en rate pas une. On est dans un cosy mystery pas de doute. On a la touche sensuelle avec Darcy et Georgie.

La fin laisse présager de nouvelles aventures… mais je ne vous en dirai pas plus !

Bonne lecture

Je remercie les Éditions Robert Laffont, La Bête Noire de leur confiance

Autres Chroniques :

Tome 1 Son Espionne Royale mène l’enquête
Tome 2 Son Espionne Royale et le mystère Bavarois
Tome 3 Son Espionne Royale et la partie de chasse
Tome 4 Son Espionne Royale et la fiancée de Transylvanie
Tome 5 Son Espionne Royale mène l’enquête et le collier de la Reine

Son Espionne Royale (4) et la fiancée de Transylvanie (T4)

Rhys Bowen

Trad Blandine Longre
Editons Robert Laffont, Editions la  Bête Noire, juillet 2020, 345 p., 14,90€

Mes Lectures La Bête Noire

espionne royale 4

4e de couv. :

Londres, 1932.
La reine demande à Georgie de s’acquitter d’une tâche bien délicate : représenter la famille royale lors du mariage de la princesse de Roumanie et du prince de Bulgarie, qui aura lieu en Transylvanie dans le fameux château de Bran. Georgie accepte avec plaisir, d’autant que la mariée se trouve être une ancienne camarade d’école.
Mais le château est lugubre, l’atmosphère de la région, berceau de toutes les légendes de vampires, macabre. Et le séjour de Georgie prend un tour carrément terrifiant quand, la veille de la cérémonie, l’un des invités meurt empoisonné ! C’est à elle qu’il revient de sauver les festivités nuptiales… avant que la mort ne sépare les jeunes mariés un peu plus tôt que prévu.

Ma chronique :

J’adore cette série et c’est avec impatience que j’attendais ce nouvel épisode. Et j’ai eu la joie d’avoir le tome 4 et 5 qui sont arrivés en même temps, j’ai donc enchaîné deux épisodes…

Est-ce que je vous ai déjà dit que j’adore les couvertures de ces romans ? on se retrouve plongé dans une certaines atmosphère par cette première image.

C’est une lecture que je conseille pour les vacances, elle vous fera voyager et vivre des aventures rocambolesques entre 1932, une période clé dans l’histoire européenne.

Les tomes peuvent se lire indépendamment mais je vous conseille de les lire dans l’ordre pour voir les subtilités dans l’évolution des personnages et des intrigues. L’autrice donne des infos sur les aventures précédentes mais ce n’est pas pareil.

Le personnage principal Lady Georgiana est très attachant. Dans cet épisode elle à 22 ans. Elle a la pression due à  l’âge du mariage. Elle a la pression due à son rang. La pression due au manque d’argent. La pression due au fait que c’est une jeune femme. Dans cet épisode on a aussi des petites allusions à Hitler.

Dans cet épisode Lady Georgiana va entraîner de nouveaux personnages (que je vous laisse découvrir) dans mésaventures sur le continent. On va sortir du Royaume Uni où débutent les catastrophes avant de partir en voyage en ferry, train et voiture. Le décor principal est assez dépaysant puisqu’on est dans le Château de Bran en Roumanie coincé par des tempêtes de neige.

Dans ce huis clos l’atmosphère va vite devenir anxiogène d’une part à cause des histoires de « vampires » qui entourent le lieu et par le fait d’être bloqués tous ensemble sachant que le criminel est parmi l’un des invités.

Georgie est habituée aux histoires de fantômes dans son Écosse natale mais que penser de ses créatures qui grimpent à la façade et des personnages semblent sortis des tableaux ?

On a aussi la thématique du mariage entre Matty princesse de Roumanie qui doit se marier à un prince Balkan pour raison d’État. Et Georgie qui se retrouve fiancée sur un Quiproquo et aussi pour des questions d’alliances politiques. En parallèle on a la mère de Georgie qui est là avec son amant et en effet miroir Belinda et son « Carpe Diem ». Sans parler de la question Georgie va-t-elle céder à la passion et perdre sa virginité avec… D ?

J’ai beaucoup rit des quiproquos et des situations cocasses dans lesquelles va se retrouver notre jeune aristocrate et son entourage !

Sous couvert de frivolités on a des thématiques plus politiques.

Il se trouve qu’en parallèle je lisais un autre roman qui se déroulait aux mêmes dates « Les brodeuses de Winchester », ces deux lectures différentes m’ont permis d’enrichir ma réflexion.

Je remercie les Éditions La bête Noire de leur confiance.

A bientôt pour le tome 5 des aventures de l’Espionne Royale.

bête noire
sons espionne royale 1
son espionne royale 2
son espionne royale 3

Article précédemment publié sur canalblog

Son Espionne Royale (3) et la partie de chasse

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre
Editions Robert Laffont, La bête noire, janvier 2020, 345 p., 14,90 €

Mes lectures La bête noire

son espionne royale 3

4e de couv. :

Londres, 1932.
Les affaires de Georgie sont loin d’être au beau fixe. Afin de se faire un peu d’argent, elle a alors l’idée du siècle (selon elle) : tenir compagnie à des gentlemen de passage dans la capitale. Une pièce de théâtre, un bon dîner, un brin de conversation et le tour est joué ! Sauf que son premier client attend visiblement une conclusion bien différente à cette soirée…
Pour éviter un scandale, Georgie est renvoyée fissa en Écosse. Mais il ne s’agit pas seulement d’une punition. En effet, Scotland Yard lui confie une tâche de la plus haute importance : surveiller la partie de chasse royale qui se tient au château de Balmoral. Quelqu’un vise les héritiers du trône britannique, et qui d’autre que Georgie, avec son flair légendaire, pourrait démasquer le coupable ?

Ma chronique :

J’ai dévoré ce nouvel épisode le week-end dernier. Bien que les enquêtes soient résolues à la fin de chaque tome je vous encourage à les lire dans l’ordre pour tout l’arrière plan à savoir la vie des personnages récurrents dont Georgie et ses déboires…

Ce fut un plaisir de retrouver ce personnage  de gaffeuse, de noble vierge héritière de la lignée royale. Ainsi que les personnages qui gravitent autour d’elle, ils ont chacun un rôle particulier et viennent la seconder voire la sauver !

On va la voir se mettre dans le pétrin toute seule avec une certaine « fraicheur » dans la façon d’engendrer des situations embarrassante. Je ris encore de sa petite annonce dans le journal !!!

Bien malgré elle, elle va résoudre des énigmes.

J’aime toujours autant les débuts de chapitres avec le lieu et la date indiqués et une indication non dénué d’humour. C’est Georgina la narratrice, on déduit des choses à partir de ce qu’elle nous raconte et c’est encore plus drôle qu’elle ne les comprend pas !

Dans cet épisode on va découvrir le château de Rannoch en Ecosse et une partie de sa famille. Des alliances étonnantes vont se créer, de drôles de phénomènes vont avoir lieu dans le loch voisin du château.

Dans cet épisode, en dehors du contexte politique, on va surtout découvrir deux « technologies » en pleine évolution : avion/ hydravion et bateau et record de vitesse sur le loch. L’air et l’eau. On a quitté la ville avec le métro et le train, la moto et les voitures très terre à terre.

Ce roman joue avec les changements qui ont lieu à cette époque, la jeunesse en quête de sensation et la royauté avec son rythme propre. La cour se déplace à Balmoral et on voit le contraste entre deux mondes. On a d’un côté la chasse royale et de l’autre la tentative de record de vitesse sur l’eau.

On retrouve des valeurs comme la loyauté et la fidélité face à l’arrivisme et la modernité. Cela va au-delà du contraste entre la ville et la campagne, on a l’antagonisme entre les américains et les anglais.

J’ai adoré voir Elisabeth II à 6 ans, ce qui donne un repère plus concret dans le temps. Ce qui est cocasse c’est qu’il y a des remous dans la famille royale à cause d’une américaine que ceux qui font la une des journaux people !  D’ailleurs il est question de presse à scandale…

Mais quand est-il des enquêtes auxquelles Georgie est mêlée ? Il va y avoir des morts, du danger, des fausses pistes et des rebondissements inattendus.

J’ai hâte de retrouver tout ce petit monde.

Je remercie les Editions de la Bête noire de leur confiance.

bête noire
robert laffont
sons espionne royale 1
son espionne royale 2

Article précédemment publié sur canalblog

Son Espionne Royale( 2 ) et le Mystère Bavarois

Rhys Bowen

Trad. : Blandine Longre
Editions Robert Laffont, La bête noire, juin 2019, 368 p., 14,90 €

Mes lectures Robert Laffont

son espionne royale 2

4e de couv. :

Londres, 1932.
La reine a confié à Georgie une nouvelle mission délicate : elle doit héberger la princesse Hanneflore de Bavière et jouer les entremetteuses entre elle et le prince de Galles dans l’espoir que ce dernier se détourne enfin de son amante américaine.
Mais entre la propension d’Hanni à séduire tout ce qui porte une moustache, son langage de charretier et sa fâcheuse tendance au vol à l’étalage, Georgie a déjà fort à faire. Et comme si tout cela ne suffisait pas, la princesse bavaroise se retrouve mêlée à un meurtre… Pour éviter un scandale diplomatique, Georgie va devoir remettre sa casquette de détective amateur et se résoudre à démasquer le véritable coupable.

Ma chronique :

J’ai tellement apprécié le tome 1 que je suis heureuse d’avoir eu le tome 2 sous la main… maintenant la question est à quand les prochains tomes en français ?

A la question peut-on lire les enquêtes dans n’importe quel ordre, je dirais oui parce que l’autrice fait tous les rappels nécessaires mais les lire dans l’ordre surtout lorsqu’on n’est en début de série c’est plus intéressant.

 Au-delà des situations rocambolesques, très drôles, et de l’enquête elle-même c’est toute la mise en scène  de la société qui est intéressante.  Sous le ton léger d’une riche héritière certes fauchée mais qui a d’autres ressources et de toutes ces maladresses, oui son surnom pourrait être miss catastrophe, elle a l’art de se mettre dans les situations les plus délicates et à proximités de morts suspectes, cette série nous montre une Angleterre des années 30.

La mauvaise situation économique en partie due à la crise de 29 aux Etats Unis et les répercussions sur l’Europe viennent créer un climat de tension dans certains quartiers londoniens.

Nous avons Hitler en Allemagne et la montée du nazisme qui vont jouer un rôle. D’autre part nous avons le communisme et les mouvements sociaux (chômage, pauvreté, anarchisme) qui vont faire partie de l’histoire. Puis nous avons l’aristocratie anglaise ankylosée par le protocole avec cette jeunesse dorée sans le sous qui doit maintenir de fausses apparences. La présence de la drogue et de l’alcool.

La situation des femmes est assez particulière. On a toute la thématique autour de la sexualité. Il faut rester vierge tout en devant jouer de leurs charmes, être consentante et libertine et sage en apparence. On a l’opposition Américaines riches et Anglaises.

On retrouve les personnages qui sont la base de l’histoire : la reine Mary (1867-1953) préoccupée par les amours d’ Edouard VIII (1894-1972)  et Wallis Simpson (1896-1886)  … Georgie, son grand-père et sa mère, Bélinda et Darcy …de nouveaux personnages font leur apparition plus ou moins longue.

J’ai bien rit lors de certains dialogues où le côté « étranger » de certains personnages rend la langue savoureuse.

Je remercie les éditions Robert Lafont et La bête noire de leur confiance.

robert laffont
bête noire
sons espionne royale 1

Son espionne royale (1) mène l’enquête

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre

Robert Laffont, La bête noire, juin 2019, 339 p., 14,90 €

Mes lectures Robert Laffont la Bête Noire

sons espionne royale 1

4e de couv. :

Londres, 1932.
Lady Victoria Georgiana Charlotte Eugenie, fille du duc de Glen Garry et Rannoch, trente-quatrième héritière du trône britannique, est complètement fauchée depuis que son demi-frère lui a coupé les vivres. Et voilà qu’en plus ce dernier veut la marier à un prince roumain !
Georgie, qui refuse qu’on lui dicte sa vie, s’enfuit à Londres pour échapper à cette funeste promesse de mariage : elle va devoir apprendre à se débrouiller par elle-même.
Mais le lendemain de son arrivée dans la capitale, la reine la convoque à Buckingham pour la charger d’une mission pour le moins insolite : espionner son fils, le prince de Galles, qui fricote avec une certaine Américaine…Entre Downton Abbey etThe Crown, une série d’enquêtes royales so British !

Ma chronique :

Dès que j’ai entendu parler de cette nouvelle série j’ai eu envie de la lire. Cela complète ma facette amatrice de cosy mystery.

Lorsque, j’ai débuté la lecture j’ai tout de suite adhéré au personnage. Quand Georgie arrive à Londres j’ai pensé à Tuppence dans « Mr Brown » d’Agatha Christie (1923) quand elle cherche un emploi… Dans les deux cas on y voit la place des femmes dans cette société et de  la jeunesse de façon générale.

Il y a une mise en place du décor social. On est en 1932, on est entre les deux guerres, avec des tensions avec l’Allemagne qui commencent à pointer,  ainsi que tous les changements dans la société anglaise. Les jeunes aristocrates qui ont dû mal à trouver leur place avec les revenus qui ont diminué après la crise de 29 aux États-Unis.

On débute avec les mésaventures de la pauvre petite fille riche qui découvre la vie avec tous les quiproquos qui  vont surgir des rencontres. Prenez patience la mise en place ce fait en douceur (façon de parler) et le grand drame va avoir lieu vers le milieu du roman.

J’ai bien aimé le personnage de Georgie, j’ai eu peur d’avoir à suivre une écervelée, mais pas du tout c’est une jeune femme au caractère bien trempée, elle a les gênes de ces ancêtre écossais et d’autre par le côté  Cockney.

Dans ce genre littéraire on se retrouve vite dans un duo, comme on est sur un premier tome ce n’est pas encore bien défini on a avoir un personnage masculin et un personnage féminin qui vont venir la seconder. L’amitié et plus si affinités, des rencontres avec la mouvance artistique…

J’ai retrouvé ce que j’aime  dans ce genre littéraire c’est-à-dire l’humour. Que ce soit dans les situations rocambolesques, dans les répliques ou dans les personnages dont le trait est parfois un peu forcé.

Ce cosy mystery  so british sort du lot des nouvelles séries qui voient le jour depuis quelques années par le choix de l’époque historique  et de la classe sociale. J’ai le tome II dans ma Pal est j’espère qu’on aura d’autres aventures qui suivront.

L’autre particularité de cette série c’est que cela se présente comme un journal intime de la jeune aristocrate sans le sou livrée à elle-même dans la Capitale.

Une lecture détente qui enchantera votre été, mais aussi toute l’année. Pensez à faire provision de thé et de crumpets !

Je remercie les Éditions Robert Laffont, la bête noire de leur confiance.

bête noire