5 e Festival Méditerranée Polar et Aventure : Rencontres samedi 25 septembre 2021

Chers lecteurs,

Je vous ai déjà parlé de ce festival en 2017 et en 2019 … En 2018 je n’y suis pas allée.

Cette année nous découvrons un festival plus automnal… petite escapade improvisée.

Je ne sais pas si c’est parce que j’habite le département voisin mais j’ai l’information pratiquement la veille… pour s’organiser ce n’est pas très pratique, c’est peut-être pour cela que je n’y étais pas en 2018. Cette année j’ai vu passer sur le compte FB d’une copine le vendredi avant de partir au travail.

Est-ce que cette année je vais faire des gaffes ? Cette année toujours pas de CB mais j’avais mes petits sous…

Toujours ensable ce beau bateau ! on a fait le tour avant d’entrer.

Je suis partie de chez moi avec une légère bruine, 1 h de route plus loin le temps était plus clément. Le soleil a fait son apparition.

L’affiche est superbe. Elle m’a fait penser à Gilberto Villarroel mais il n’était pas là ! illustration Fabrice Angleraud et couleurs Michel Borderie.

De jolis noms au programme, mais ceux qui m’ont vraiment donné envie d’y aller ce sont ceux de deux auteurs que j’ai suivi sur Book en Stock, c’est à dire Lionel Davoust (sans Laurent Whale) qui était déjà venu en 2017 et Paul Béorn. Puis, d’autres auteurs… de ma liste je n’ai raté que François Xavier Dillard.

Avant de vous parler des auteurs rencontrés je vais vous présenter mes copines bloggeuses que j’ai eu le plaisir de retrouver. Verauxinelle , Litote, et Elise. Elise et Verauxinelle faisaient partie des bénévoles.

Lionel Davoust, s’est souvenu de moi et de ma Ramettes. Nous avons aussi parlé de Lucien son robot qui envoi des newsletters de son blog et autres anecdotes.

J’étais venue pour « Les Dieux Sauvages.Tome 1 La messagère du ciel » et on a un peu papoté autour des couvertures différentes entre la version Éditions Critic et la version Folio. J’avais déjà la dédicace sur « la route de la conquête » et « Comment écrire une fiction ? »

Paul Béorn, juste au moment où j’étais entrain de dédicacé on nous a demandé de remettre nos masques. Jusqu’au dernier moment j’ai hésité à acheter « Calame Tome 2 » mais ayant le tome 1 en version poche chez Bragelonne, j’ai préféré acheter un jeunesse pour découvrir son côté auteur de littérature jeunesse. J’ai oublié de faire dédicacer « Calame 1 les deux visages » et « le septième guerrier mage ». ça sera pour une autre fois.

On a aussi papoté sur son deuxième mois sur le blog de Dup et Phooka (petit bonjour partagé). Sur ce concept d’interview participatives qui permettent aux lecteurs et aux auteurs d’être à la fois sérieux et plus légers.

J’ai découvert il y a peu Yves Carchon avec « Déborah Worse« . Comme j’ai passé un bon moment j’ai acheté « Dali noir » qui se déroule en partie du côté de Collioure. Nous avons même fait des photos avec la machine prévue à cet effet.

Grâce au partenariat avec le maison d’édition Cairn j’ai aussi découvert Jacques Lavergne avec « Échecs et meurtres » nous avons un peu parlé d’une partie de l’intrigue et je suis repartie avec « Camargue blanche et série noire » dans ce roman il y a le même policier. J’adore les personnages récurrents, va t-il le devenir ?

Franck Ferric, j’ai oublié mon  » Trois oboles pour Charon » que j’ai lu il y a longtemps. C’est étrange il me reste un souvenir d’un bon livre qui m’avait marqué et lorsque j’ai relu m’a chronique je me suis rendu compte qu’au moment où je l’ai lu je l’ai trouvé trop sombre. Le temps passant ma mémoire a lissé certaines aspérités. Je suis repartie avec « Le chant mortel du soleil » de la fantasy qui va m’emporte dans steppes mongoles…

Nicolas Feuz, je ne le connaissais qu’à travers ce qu’en disait Litote sur Instagram. Je n’avais pas prévu d’acheter d’autres livres (j’avais déjà dépassé mon budget) mais il a participé à la petite table ronde et il a dit quelque chose qui m’a intéressé sur le fait qu’il était suisse et que ses romans bien qu’écrits en français sont retravaillé pour la version hexagonale.

Une mention spéciale pour Anouk Shutterberg qui a reconnu ma Kokeshi Ramettes qu’elle a croisé sur les réseaux. Elle bien voulu poser même si je n’ai pas acheté son roman… mais j’ai noté le titre !

Merci à tous les voisins des auteurs avec qui j’ai le plus parlé… Je ne peux tout lire, ni tout acheter… certains ont ont même aidé à la mise en scène…


Des auteurs avaient du mal à laisser leurs lecteurs pour des dédicaces….

De gauche à droite : Jacques Lavergne (auteur et animateur), Paul Arquier Parayre, Yves Carchon, Paul Béorn, Lionel Davoust, Floriant ParePt et Nicolas Feuz

Il y avait une table ronde de prévue. Il y a eu un peu de retard et j’ai bien cru qu’elle n’aurait pas lieu.  » Devenir écrivain : polar et littérature même combat ? » Chaque auteur a abordé un aspect de l’écriture et notamment le travail de recherche, les points communs, les bases historiques du polar et celles de la littérature de l’imaginaire… une discussion s’est établie entre les auditeurs et les auteurs. C’était intéressant mais un peu bref comme toujours lorsqu’un sujet vous intéresse. C’était bon enfant et les auteurs étaient d’humeur taquine.
Seul bémol cette discussion a eu lieu dans la même pièce que les dédicaces donc assez bruyant. Je sais bien que la situation actuelle c’est déjà très bien d’avoir pu réunir autant de personnes intéressantes.

Pour conclure, cet article je dirais que cela m’a fait plaisir de retrouver ce festival du livre, mes copines et les auteurs. Cette année il a eu lieu hors saison et il y avait un côté plus intimiste avec un seul étage. J’espère que l’année prochaine la situation sanitaire sera plus favorable et qu’on retrouvera le festival dans toute sa splendeur avec beaucoup plus de visiteurs. Félicitations aux organisateurs car cela n’a pas dû être facile à organiser.

La petite anecdote de cette année suis restée plus longtemps que prévu avec mon ado qui m’attendait à l’extérieur. Il a été super patient et nous avons pu ensuite profité de la plage un petit moment.

J’ai un autre article à écrire sur ce nous avons vu à l’extérieur du bateau… alors à bientôt pour une autre forme d’art.

Carnets d’enquête d’un beau gosse nécromant

Jung Jaehan
Trad du coréen par Han Yumi et Hervé Péjaudier
Editions Matin Calme, sept 2020, 329 p., 20,90 €

Masse critique Babelio / Matin Calme

carnet beau gosse

4e couv. :
Chamans escrocs VS gourou post-industriel
Bienvenue au cabinet secret de Nam Hanjun, alias Beau Gosse, pseudo-chaman et authentique escroc. Avec ses deux complices, Hyejun, sa petite-sœur hackeuse de génie et Sucheol, dit Mammouth, détective privé, ils offrent à leur riche clientèle des  » divinations  » sur mesure qui font leur succès.
Un soir, une cliente les appelle après avoir cru apercevoir un fantôme dans sa cuisine. Quand ils arrivent leur présence attire l’attention d’un voisin qui prévient la police. Une jeune inspectrice se rend sur place, Ye-eun, experte en arts martiaux, que ses collègues surnomment justement le fantôme tant elle est rapide et discrète. Dans la cave de la maison, elle découvre le cadavre d’une adolescente recherchée depuis un mois.

Le roman vise au cœur des pires scandales de la société coréenne. Il s’inspire en particulier de l’affaire Park Geun Hye. Cette ancienne présidente de la république de Corée, destituée en 2017, actuellement en prison, a dirigé le pays sous l’influence toxique d’une chamane. Cette dernière servait ses propres intérêts et ceux de divers grands groupes industriels.

Mes impressions de lecture :

J’ai suivi sur les réseaux l’arrivée de cette nouvelle maison d’édition mais entre une COVID et un confinement je n’avais pas encore passé le cap.

Je ne connais pas grand chose à la culture coréenne à part un peu la Kpop et dramas et mangas mais vraiment de manière superficielle.

Je découvre donc en version papier ce livre au format assez grand (format A5), couverture avec rabat où l’on découvre la photo de l’autrice. Papier assez épais, le livre s’ouvre bien du début à la fin, pas besoin de le casser. Typographie et mise en page agréable à lire. J’aime bien regarder ces détails lorsque je découvre une maison d’édition que je découvre. J’aime manipuler les livres papier, ces petits détails techniques créent  une certaine atmosphère avant de se lancer dans l’histoire. Ajouter à cela une couverture fond noir, photo de trois personnages principaux même si pour moi ils sont quatre (et je ne les imagine pas du tout comme ça !), le titre en lettre rouge sang, on est déjà un peu parti dans ce polar.

Attardons nous sur le titre  la dénomination « beau gosse » accolé à nécromant cela crée une étrange combinaison dans mon imaginaire personnel. Du coup on sait qu’il va être le personnage mis en lumière. Et quel personnage ! je vous en reparle plus tard…

Je n’ai pas souvenir d’avoir lu de roman coréen (je suis plutôt littérature japonaise) alors il m’a fallu que je m’habitue aux noms (comme pour tout roman étranger), les traducteurs apporte dans ses notes en bas de page des informations pertinentes.

Lorsque j’ai commencé ma lecture j’ai trouvé l’écriture punchy. Je ne sais pas si cela vient de choix des traducteurs ou du fait que ce soit un roman qui a été conçu pour le web. J’imagine que le public « cible » était plutôt jeune et il faut donner une façon de « parler » vive et très rythmée. Les dialogues sont aussi très percutant, surtout lorsque le fameux beaux gosse participe.

Ce qui m’a plu et amusé c’est que le texte est truffé d’onomatopées comme dans les mangas asiatiques. Au début cela surprend et puis on les attend presque ces mots qui expriment des réflexes ou des sensations.

Nous avons un narrateur (ou narratrice) qui va nous relater les événements, tantôt on suivra le fameux beaux gosse tantôt d’autres personnages. On sent comme une caméra qui se déplace avec des mises en lumière. C’est étrange j’ai plus vu l’ambiance « réalité virtuelle » que cinématographique.

On est dans le polar les ambiances nuits ou/et intérieures sont très importantes, même s’il y a des scènes d’action extérieures assez « visuelles », courses poursuite à pied ou en voiture… L’alcool, bars et musique, les décors urbains et atmosphères glauques, violence et sexe font partie de ce genre littéraire. On y retrouve tous les attributs du genre. Mais à la sauce coréenne. On y côtoie des contrastes détonants entre par exemple la nourriture traditionnelle et par exemple les codes vestimentaires plutôt occidentaux (marques de luxe européennes). On a aussi des références politiques notamment sur les changements économiques du pays. De plus ce roman s’inspire d’événements qui ont eu lieu.

Les sujets abordés ne sont pas très drôles (esclavage sexuel, violence, magouilles en tout genre et autres abus). Par contre l’autrice utilise le sarcasme, le cynisme et le grotesque pour donner une autre dimension à ce qu’elle nous décrit. J’ai adoré cet aspect là. Sans parler comme elle malmène ses personnages et le beau gosse en particulier. Elle va jouer avec les superstitions et les croyances qui rendent les gens manipulables et certains ne vont pas se gêner pour en profiter.

Au début on voit deux « groupes » mener des enquêtes, en suivant plus ou moins des voies légales, et on va les voir se croiser, se frôler, on attend la collision. Et on attend le moment où le beau gosse va se faire pincer par la jolie inspectrice.  Parce qu’elle est perspicace et maligne la demoiselle et très agile.

J’ai trouvé très intéressante la variété de personnages « hors norme », parfois la laideur intérieure rejoint la laideur extérieure et d’autres fois la beauté peut cacher beaucoup de noirceur.

Les références culturelles touchent aussi à la culture traditionnelle qu’au cinéma et à la musique. Certaines scènes par exemple du « parrain » de « fast and furious » avec la reprise de répliques célèbres donnent des scènes hilarantes.

Jung Jaehan a créé des personnages et un décor qui laisse présager d’autres enquêtes. J’attends avec impatience ce moment ! Jung Jaehan a su mettre en place une dynamique de groupe qui fonctionne bien. J’ai aimé comment ils se « taclent » entre eux.

Je vous  laisse découvrir les enquêtes qui vont être menées dans ce roman.

J’ai repéré dans le catalogue de cette maison d’édition d’autres titres susceptibles  de me tenter…

Je remercie les éditions Matin Calme et Babelio pour ce bon ment lecture.

masse critique 18
babelio 18
matin calme
kokeshi rentree

Le souffle de la nuit

Alexandre Galien,
Michel Lafon, 24 sept 2020, 318 p, 18,95

Mes lectures Michel Lafon

souffle de la nuit

4e de couv. :
 » Les silences de Valmy, au bout du fil, avaient résonné dans leurs oreilles comme le sifflement d’un corps qui tombe droit dans l’abîme. Pourtant quand le chef de la Crim’ avait prononcé les mots  » meurtre ‘,  » poupée criblée de cicatrices ‘,  » vaudou ‘ et  » bois de Vincennes ‘, une tension inhabituelle avait envahi la pièce. Jean et le commissaire ne surent dire si c’était sa respiration qui avait changé, ou s’il était habité d’une force inconnue, mais le Valmy qu’ils connaissaient avait repris le dessus. « 
Des faubourgs de Barbès aux dorures des ambassades, entre prostitution et magie noire, le groupe de Philippe Valmy se reforme pour traquer un tueur sanguinaire qui met à vif les cicatrices du passé.

Mes impressions de lectures :

Je découvre le commandant Valmy avec cette deuxième enquête. Ce n’est pas gênant puisqu’il s’agit d’enquêtes qui se terminent à la fin du livre. D’autant plus que nous avons force détails sur l’enquête précédente, trop à mon goût. Alors si je lisais « les cicatrices de la nuit » ce serait plus pour la mécanique que pour la résolution de l’enquête.

Toutes ses informations liées au passé permettent au lecteur de se faire une idée de la profondeur du chagrin de Valmy.

La coïncidence ou le destin veut que Valmy soit parti au Nigeria pour se remettre des drames vécus et que les crimes actuels semblent avoir un lien avec le milieu des prostituées nigérianes.

Son retour à Paris ne va pas être de tout repos. On va le suivre avec une équipe qui doit travailler avec d’autres services de police. On va le voir se débattre avec ses propres démons intérieurs alors que les « forces du mal » semblent se déchaîner.

C’est un roman à la troisième personne du singulier alors on va suivre plusieurs personnages dans leur « vie personnelle » si tant soit peu qu’ils en aient une  et cette enquête criminelle assez violente et viscérale. Amours, sexe et carrières… soif de pouvoir.

Cependant l’auteur réserve au lecteur la primeur de certaines informations puisqu’on va avoir des chapitres à la première personne où le tueur s’exprime et raconte ce qu’il fait et pour quoi. Le lecteur en sait plus que les enquêteurs du moins pour cette partie de l’enquête.

Il va y avoir des développements inattendus puisque le lecteur n’a pas certaines informations et qu’il les découvre quand il croit que le « coupable » va être appréhendé… qui vont entrainer les enquêteurs dans des milieux autres que  ceux les petits trafiquants de Barbès.

On découvre certains aspects de l’Afrique tant au niveau des traditions du Nigéria que dans les arrangements avec le gouvernement français !

Pour ceux qui connaissent Paris il y a quelques scènes d’action que vous visualiserez facilement.

De nombreux rebondissements et twists vont tenir en haleine le lecteur jusqu’à la conclusion de cette affaire.

Je remercie éditions Michel Lafon de leur confiance.

lafon

Pills Nation

Adrien Pauchet

Éditions Aux Forges de Vulcain, oct 2017, 333 p., 18 €

Mes lectures Aux Forges de Vulcain

Challenge The Black November

Pills nation

4e de couv. :
Paris, de nos jours, la canicule. Une nouvelle drogue, l’Orphée, fait croire à ceux qui la consomment qu’ils peuvent revoir leurs morts. Dealers et flics, jeunes et vieux, riches et paumés vont être embarqués dans une enquête en forme de descente aux enfers dans la moiteur étouffante de la capitale.
Paris, de nos jours, la canicule. Le taux de mortalité grimpe, à mesure que monte l’angoisse : les plus âgés ne sont pas seuls à mourir. Une drogue étrange et hors de prix, l’Orphée, fait croire à ceux qui la consomment qu’ils peuvent revoir leurs morts. L’ensemble de la société s’effondre. Mais un dernier rempart improbable se dresse : Caroline, capitaine de police, elle-même consommatrice de la drogue miracle. Qu’est-ce qu’Orphée ? Qui la fabrique ? Pourquoi ? Dealers et flics, jeunes et vieux, riches et paumés vont tous être embarqués dans une enquête en forme de descente aux enfers dont le rythme effréné est rendu délicieusement douloureux par la moiteur étouffante de la capitale au soleil de plomb.

Bon billet

J’ai lu ce roman dans le cadre du challenge The black November organisé par Séverine Lenté sur Facebook. Ce petit challenge avec contrainte est très stimulant. Cette semaine, passée, c’était « lire un auteur français », alors autant faire connaître un premier roman !

C’est un roman bien mené qui nous faire nous balader dans Paris. Nous allons suivre des personnages confrontés aux ravages d’une nouvelle drogue. Une drogue qui permet d’entrer en communication avec les morts qui nous sont proches.

Adrien Pauchet ne fait pas dans le manichéisme avec d’un côté les bons et de l’autre les truands. Ce serait plus « nul n’est innocent » et nous sommes tous tributaires de secrets et d’un lourd passé.  Il y a quelques personnages déjà bien « allumés » sans prendre de drogue !

L’intrigue se complique quand on comprend que même les policiers ne sont pas clean. Il y a différents types de zones de non droit. Des morts suspectes, des policiers au comportement douteux, d’autres aveuglés par leur loyauté vont se retrouver dans des situations compromettantes. Des compromis, des arrangements, des associations de malfaiteurs vont se créer. Le souci avec ce genre de problématique c’est qu’on fini par se demander jusqu’à quel niveau les  instances sont impliquées. Ajoutez à cela  des gens de l’est, des serbes et des immigrés africains et on a le côté cerveau brûlé.

Le clan, la famille, les amis et les concurrents tous entrent en rivalité et d’entre tuent dès qu’il y a de l’argent et du pouvoir à la clé.

Chaque personnage à ses forces et ses faiblesses…  on ne peut pas dire que j’ai été touchée par l’un ou l’autre sur tout le roman, mais sur certaines situations on cherche à les comprendre.

On a donc une capitale, de l’alcool et de la drogue, des morts violentes, des morts suspectes, la pression de la presse… De l’action et des rebondissements tiennent en haleine le lecteur, car chaque clan croit détenir des atouts, d’autres savent bluffer… Qui craquera le premier  ?

Si ce roman avait été publié chez n’importe qu’elle maison d’édition, je me serai arrêté au côté récréatif de ce genre de lecture. Se faire peur en restant à l’abri. Se laisser prendre au jeu de l’auteur avec les dialogues et les interactions entre les personnages. Se laisser prendre par les rebondissements et le suspens.

Mais un roman publié Aux Forges de Vulcain cela allume quelques capteurs de signaux d’alarme. C’est leur premier roman dans la catégorie polar/policier/thriller (j’ai du mal avec les étiquettes et les frontières)

Je me suis donc  interrogée sur les motivations plus profondes qui entrent dans la ligne éditoriale de cette maison d’édition indépendante. Cette histoire est un reflet de la société avec le pas de côté de la fiction.

Ceci n’est que mon interprétation, mes déductions n’engagent que moi !

Ce roman montre une société qui a un souci avec la mort. La canicule de 2003 a mis en évidence un dysfonctionnement dans les relations humaines, la société française qui a cultivé l’individualisme à outrance a découvert qu’on pouvait mourir seul dans son appartement sans que personne ne s’en rende compte. Ce qui rendait cela encore plus ironique c’est que c’était pendant les grandes vacances estivales. L’éclatement de la famille et la distance entre les différentes générations on été accusées.

L’ acceptation de la mort dans nos sociétés industrielles/technologiques est in-envisageable. A force de nous parler des avancées médicales et la mise à l’écart (dans des structures) des gens en fin de vie, on a du mal à faire son deuil et à laisser partir nos morts en paix.

Il y a aussi la vieille idée catholique qui dit qu’on retrouvera nos êtres chers dans l’au-delà. On a beau  ne plus être dans une France bigote, les gens on gardé les idées qui les arrangeaient. Alors si dans votre chagrin des premiers temps on vous donnait une gélule qui vous permettrait d’entrer en communication avec les défunts beaucoup feraient l’expérience et plongeraient tête la première dans cette solution chimique. Et le « je voudrais partir avec lui/elle » a de grande chances de se réaliser !

L’aspect eugénisme  et manipulation génétique viennent s’imbriquer dans le côté futuriste des publications  Aux Forges de Vulcain. Que fait-on de la planète et de l’humain ? La couverture de ce roman représente pour moi l’humain a qui ont fait avaler quelques pilules qui sont sensées arranger les choses ou les masquer et pas qu’au niveau médical. Ici l’auteur n’implique pas les laboratoires pharmaceutiques il nous montre un côté marginal, ce qui n’empêche pas le lecteur de l’imaginer.

Ce qui m’a beaucoup intéressé, c’est le thème de la famille (que l’on retrouve dans cette maison d’édition). On y retrouve des variantes sur la trahison et l’éclatement. Toute cette déliquescence ne peut conduire qu’à la violence et la chute. L’amitié à la vie à la mort  une nouvelle fois se conclue assez dramatiquement.

Abus de pouvoir au sein de la famille, des clans ou des institutions judiciaires rien de nouveau sous le soleil. L’argent n’est pas très loin…

Aux Forges de Vulcain ont aussi des sujets qu’ils aiment traiter comme la mixité, les classes sociales et l’intégration du handicap. Les souffrances physiques et morales sont capables de vous faire faire bien des choses.

Ce roman ne nous aide pas à nous améliorer mais il pointe le doigt sur des dysfonctionnements. De la société à l’humain il y a du chemin à faire !

Merci d’avoir lu mes extrapolations…

Je remercie les Éditions Aux Forges qui ont répondu à mon appel…

vulcain
RL 2017

Article précédemment publié sur canalblog