Mamma Maria.

Serena Giuliano

Pocket, 2020, 242 p., 7,10 €

Cercle littéraire de la médiathèque

4e de couv. :

Sous le coup d’une déception amoureuse, Sofia a quitté Paris pour son petit village natal de la côte amalfitaine. Là, la jeune traductrice respire enfin. Attablée à sa place habituelle, sur la terrasse du Mamma Maria, le bonheur est simple comme un espresso au soleil ou une chanson d’Adriano Celentano… Ce caffè, c’est le cœur du village, le rendez-vous des jeunes, des vieux, dans le généreux giron de la patronne, Maria, leur mère à tous. Or ce matin-là, pour la première fois depuis des lustres, il s’est glissé comme une fausse note dans la partition. Le vieux Franco ne s’est pas présenté pour son éternelle partie de scopa… La fin de la dolce vita ?

Mes impressions de lecture :

On fête aujourd’hui  « la journée des droits des femmes ». Dans ce roman on aborde beaucoup de sujets autour des femmes. Maternité/non maternité, violences sexuelles, indépendance …

Ce roman fait partie des feelgood qui font voyager et saliver (et donnent soif).

L’histoire se déroule dans un petit village côtier dans la région de Naples. Il y fait bon vivre, c’est familial. Pour certains les racines familiales, la terre natale sont nécessaires pour s’épanouir.

C’est un roman à deux voix. Sofia jeune femme qui se pose des questions. Elle n’a pas terminé le deuil de sa grand-mère qui l’a élevée. Elle n’a pas n’ont plus fait le deuil de sa dernière aventure amoureuse. #amour #rupture #différences culturelles #non maternité

L’autre voix c’est María 65 ans qui tient un bar et joue le rôle de la mamma. Elle a un fils et un petit fils, les deux prunelles de ses yeux. Elle déteste sa belle-fille à qui elle dit en permanence des méchancetés. Raphaella dite Lela trouve toujours des excuses à sa belle-mère et refuse de céder à lui envoyer ses quatre vérités. On va apprendre petit à petit ce qui a gangrené sa vie. #famille #maternité #solitude

Deux femmes différentes, mais deux femmes qui s’entêtent à ne pas admettre certaines vérités.

Arrive un petit grain de sable, une libyenne enceinte avec un petit de 2 ans sans papiers. Cela va déclencher d’autres enjeux et thématiques. #racisme #femme #violences sexuelles

On rejoint la thématique du déracinement. Parfois on est obligé de tout quitter pour survivre et se reconstruire.

Et si la cuisine permettaient de tisser des passerelles entres les peuples ? Vous allez saliver.

C’est un feelgood qui allie humour et de beaux sentiments qui surpassent les mauvaises choses. On a une bande de petits vieux qui sont touchants et amusants.

On a de beaux paysages et de belles cartes postales…

On a les voyages et l’ouverture d’esprit… Qu’est-ce que j’ai rit… mais chut ! je vous laisse découvrir.

J’allais oublier la play list qui accompagne ces histoires… Si si j’ai cédé, j’ai fait des pauses avec les chansons de Adriano Celestano. J’en connaissais 2 ou 3 pas plus !

Il faudra attendre la toute fin pour connaitre les décisions de chaque personnage.

On est dans la même veine que Virginie Grimaldi.

J’avais besoin de douceur en ces temps difficile et ce roman m’a fait du bien.

Bonne lecture !

Rendez-vous au 10 avril

Benoît Séverac

Pocket, 2018, 288 p. 7,30€

4e de couv. :

Toulouse, 1920. La Grande Guerre est achevée depuis trois ans déjà et chacun reprend sa place comme il peut dans une société qui s’étourdit pour oublier. Pourtant, les douleurs et les blessures rejaillissent de façon bien étrange. Lorsque deux meurtres perturbent l’équilibre de la ville, un seul homme, un inspecteur rescapé de guerre qui n’est plus apte aux sentiments, ose affronter la situation. Un point commun relie les deux affaires, a priori sans aucun rapport : l’École vétérinaire de Toulouse. Seulement, la grande école connaît ses propres codes, ses propres règles. Parviendra-t-il à briser la chape de silence et à faire éclater la vérité ?

Mes impressions de lectures :

J’ai choisi ce roman pour plusieurs raisons. La première c’était pour découvrir un roman adulte de Benoît Séverac, en effet jusqu’à présent je n’avais lu que des romans jeunesse, que j’apprécie beaucoup. La deuxième raison c’est à cause du titre et enfin parce que cela se passe à Toulouse où je suis allé me balader quelques fois. Ceux qui connaissent la ville vont encore plus visualiser les lieux cités.

Je vous disais que le titre m’avait attiré et je voulais le lire pour le 10 avril, qu’elle ne fut ma surprise de découvrir le vrai sens du titre… Je vous laisse le découvrir.

C’est un roman qui se déroule en 1920 on va donc avoir des fils thématiques autour de la première guerre mondiale, des traumatismes, des sales affaires autour de la guerre, ou les bonnes affaires grâce à la guerre, tout dépends où vous avez passé cette période. De ces sujets là abordent le thème de la mémoire et de la souffrance.

On a aussi tout ce qui touche à l’animalité, la bestialité, et la thématique animales.

Tous les sens sont sollicités, on est dans les extrêmes mais c’est surtout l’odorat qui m’a marqué. Il observe, mais la vue peut tromper, on joue avec les apparences. L’ouïe est aussi en éveil, les sons liés aux « morts violentes » on a aussi les sons de la guerre qui jaillissent des souvenirs et des cauchemars. Le goût est altéré par le goût de la terre, des morts et de l’alcool. Le toucher est à peine présent avec Gigi qui masse notre héros.

Roman à la première personne on en oublie le nom (et on comprendra pourquoi à la fin) il se cache derrière sa fonction « Inspecteur ».

On peut aussi dérouler le fils de l’histoire d’une ville et de ses habitants. Les métiers, les vêtements, la musique. Une époque « nouvelle » se profile dans cette reconstruction après guerre.

Comme on peut s’en douter la souffrance, la maladie, la mort et la déchéance, notre héros incarne tout cela. Ce que les gens voient en lui c’est un être dépravé qui boit, se drogue et passe ses nuits dans un bordel, alors qu’il est sensé incarner le héros, il s’est battu pour la France… Mais pour ceux qui sont revenus c’est très compliqué.

Les enquêtes sont un contrepoint de tout cela avec les arrangements avec les notions de justice, de morale,  les sombres secrets enfouis qu’il ne faut pas déterrer. La résolution de l’enquête est à la hauteur de se qui est annoncé.

C’est un roman noir, la présence des bas-fonds et en miroir les quartiers chics et qui ont pignon sur rue.

Il y a aussi des thématiques de tragédie avec les trahisons, les guerres de pouvoir…

J’ai lu se roman pratiquement le temps d’un week-end, je voulais connaître les tenants et les aboutissants de tous ses secrets.

Ce roman nous montre aussi que les années après guerre ne sont pas faciles, les « années folles » ont attendre un peu.

Il me reste encore des romans adultes à découvrir !

Je vous souhaite une bonne lecture.

Petites recettes de bonheur pour temps difficiles

Suzanne Hayes & Loretta Nyhan

Trad. Nathalie PERRONY

Editions Pocket, 2015 , 416 p., 7,80 € 

Club de lecture AUF

Cercle littéraire de la Médiathèque

4e de couv. :

Deux femmes que tout sépare nouent une relation d’amitié extraordinaire au fil de la plume, et racontent ainsi leur Seconde Guerre mondiale.

États-Unis, années 1940. Glory, enceinte et déjà mère d’un petit garçon, souffre de l’absence de son mari, parti au front, de l’autre côté de l’Atlantique. À des centaines de kilomètres d’elle, Rita, femme et mère de soldat également, n’a pour compagnie que la fiancée de son fils.
Une lettre, envoyée comme une bouteille à la mer, va les réunir. Entre inconnues, on peut tout se dire. Les angoisses, l’attente des êtres aimés, mais aussi les histoires de voisinage, les secrets plus intimes et les recettes de cuisine. Les petites joies qui font que, dans les temps les plus difficiles, le bonheur trouve son chemin.

Ma chronique :

Ce roman entre dans ma série « femmes américaines de 1940-1980 ».

Nous allons découvrir deux femmes qui vont devoir changer leur vie de part les circonstances historiques mais aussi par la prise de conscience de leur pouvoir. Gloria (Glory) à une petite vingtaine d’année et deux enfants à charge. On apprend qu’elle a des moyens financiers hérités de ses parents et une certaine culture. Son mari fait aussi parti des notables de leur ville. Robert est engagé comme sergent.

Marguerite (Rita) est épouse de Salvatore (Sal) un biologiste universitaire parti en tant que médecin sur le front (Afrique du Nord et Italie) et mère d’un jeune homme de 18 ans Tobbie (dans le Pacifique).

On va découvrir à travers leurs lettres leur univers et les gens qui les entourent.

Elles vont être confrontées à leur féminité et leur engagement moral. L’une va se mettre à travailler et se faire un nom. L’autre va renouer avec le passé activiste de certaines femmes de sa famille. Tout en résistant aux tentations.

Les hommes au front et les femmes au travail… et que se passera t-il après la guerre ?

On a pas attendu internet et les réseaux sociaux en ligne pour qu’existent les réseaux sociaux et le courrier postal. C’est liaisons ont été mises en place pour maintenir une certaine stabilité dans certains milieux, sortir de l’isolement et du désœuvrement. C’est là qu’interviennent les communautés de femmes. Il ne faut pas qu’une fois les hommes au front les femmes soient complètement livrées à elles même. Autre époque autre mœurs.

C’est femmes n’ont pas le même âge, ne viennent pas forcément des mêmes milieux mais elles ont une base culturelle suffisante maintenir l’ordre. Elles vont vivre des situations qui sortent de leurs attributions habituelles, elles doivent gérer les pénuries, leur famille et leur communauté. Au départ elles devaient s’échanger des recettes et remonter le moral.

Nous allons suivre la construction d’une amitié, lettre après lettre, mot après mot. Elles vont se raconter, mettre à jour certaines choses du passé et affronter les nouvelles peurs, leurs colères, leurs doutes et leurs faiblesses. Cela aura un effet thérapeutique, introspection et analyse. Certaines lettres ne seront pas envoyées.

Elles sont honnêtes avec elles-mêmes et avec l’autre. La peur du jugement de l’autre est vite passé en arrière plan.

Elles vont écrire qui à leur mari, qui à leur fils… et une autre personne. On connaitra une partie de leur réponse grâce aux lettres suivantes, mais pas de façon directe.

Dans les échanges entre Glory et Rita on a vraiment la lettre et sa réponse sauf cas de force majeur. On va voir se développer un ensemble de valeurs telles que la tolérance, le non-jugement, et la franchise, la sincérité.

J’ai cru que nous aurions d’autres rencontres avec les autres femmes qui font partie des correspondantes de guerre. Mais non, une fois les adresses distribuées, on ne sait pas comment cela se passe avec les autres.

Cet échange de correspondance va au-delà du soutien moral entre femmes seules. On verra notamment que certaines femmes doivent se montrer encore plus patriote que d’autres.

On retrouve un sujet auquel, je n’avais pas  pensé jusqu’à il y a quelques années lorsque j’ai lu « Certaines n’avaient jamais vu la mer ». Les États-unis sont formés d’une multitude d’immigrant, mais certains du coup se retrouvent dans le camp ennemi de par leur nationalité d’origine, donc la suspicion peut compliquer les rapports aux autres. Il va aussi être question de camps de prisonniers allemands sur le sol américain.

On va donc passer de conseil de maternité/maternage et autres problème domestique à des problèmes plus politiques et complexes.

On découvre une société américaine avec la place de la communauté religieuse, comment tout tourne autour de la paroisse que vous fréquentez car il y a tout un tissu « associatif » qu’elle engendre.

Quand est-il des hommes ? Il y a ceux qui sont partis, ceux qui sont restés et ceux qui sont revenus mutilés avant la fin de la guerre. Je ne parle que de ceux en âge de s’enrôler. Cela crée des situations parfois compliquées car la vie continue son cours.

J’adore le genre épistolaire car grâce aux dates on a une relation à l’espace et au temps qui donne une autre dimension aux vies qui sont racontées. Cette façon indirecte de raconter l’histoire donne une autre dimension aux événements.

On n’est pas dans un système binaire (question/réponse), on n’aura pas  systématiquement la réponse dans la lettre suivante. D’ailleurs parfois il y aura plusieurs lettres du même expéditeur.

Ce roman épistolaire aborde de nombreux thèmes et pas seulement celui de la guerre et de la mort, ainsi que tous les dérivés.

La palette des sentiments est assez vaste pour raconter leur vie sans tomber dans le pathos. Il y a aussi de l’humour.

Si on y regarde de tout près cela parle de vies quotidiennes ordinaires, elles sont riches de petits détails que parce qu’on y fait très attention.

Les personnages sont tous très attachants et touchants, avec leurs forces et leurs faiblesses. On va les voir évoluer au fur et à mesure que les mois passent. Tous les personnages vont vivre des choses qui vont bouleverser leur vie.

C’est un joli coup de cœur pour moi.

 dossiers femmes américaines 40-70 ‘s

lumières cape cod
vieilles filles
amie très chère

  

romans épistolaires qui traitent plus ou moins des mêmes années

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Article précédemment publié sur Canalblog

Le mois de Sire Cédric (bilan fin)

Chers lecteurs,

Le mois fut intense. J’ai fait une belle découverte grâce à Dup et Phooka.

J’espère que vous avez mieux découvert cet auteur.

Bibliographie

Interview 1

Interview 2

Interview 3

Bilan

Mot de la fin

Ma lecture ce mois-ci : « La mort en tête »

À Drancy, en Seine-Saint-Denis, dans une chambre d’enfant, une scène d’exorcisme tourne au drame… Mais tout a été consciencieusement filmé par un journaliste.
À Paris, au cours des jours qui suivent, la policière Eva Svärta se sent observée – impression désagréable ou mauvais pressentiment ? Elle sait que le danger rôde, même si les mois qui viennent de s’écouler ont été plus doux que d’habitude. Elle est amoureuse… et enceinte d’Alexandre Vauvert.
Très vite, entre Paris et Toulouse, le fameux duo d’enquêteurs est de nouveau sur la brèche. Cette fois-ci, ils sont eux aussi les proies d’un tueur psychopathe…
Tel un marionnettiste diabolique, Sire Cédric joue avec ses héros de papier comme avec nos émotions. Attention, en ouvrant ce livre, vous n’aurez pas une seconde de répits !

Ma wish list a encore pris de l’ampleur.

Et vous lesquels avez vous lu ?

book en stock

La mort en tête

Sire Cédric

Pocket, oct. 2015, 692 p., 7,90 €

Mes lectures Le Mois2 Sire Cédric

Book en stock et Pocket

4e de couv. : 

À Drancy, en Seine-Saint-Denis, la séance d’exorcisme d’un enfant de 8 ans tourne au drame. Appelée sur les lieux, Eva Svärta, policière à la Brigade criminelle, rencontre Dorian Barbarossa, un journaliste à sensation qui vit depuis des années avec une balle calibre 22 dans le crâne. Il a tout filmé, ou presque…
Au cours des jours qui suivent, la policière se sent observée. Elle sait que le danger rôde, même si les mois qui viennent de s’écouler ont été plus doux que d’habitude. Elle est amoureuse… et enceinte d’Alexandre Vauvert.
Très vite, entre Paris et Toulouse, le duo d’enquêteurs se trouve de nouveau sur la brèche. Et cette fois, ils sont eux aussi les proies d’un tueur psychopathe.

Ma chronique :

Voilà quelques années que j’hésite à lire un roman de Sire Cédric… Cela me semblait trop effrayant, trop hémoglobine, trop de surnaturel. Mais Dup et Phooka on su titiller ma curiosité et je me suis lancée.

Je remercie les Éditions Pocket qui m’ont envoyé le livre à peine sorti de presse…

On m’avait dit tu verras il fait 700 pages mais ça se lit tout seul… comme je lis comme un escargot ça c’est surtout résumé à quelques nuits blanches ! Et je ne vous dis pas comme c’était difficile de s’endormir après la lecture !

Ce fut un plaisir de lire ce thriller qui finalement n’est pas plus effrayant que d’autres thrillers.

Sire Cédric est très généreux vous êtes dans l’histoire et vous croyez qu’il va conclure. Oui mais il reste pas mal de pages ! En fait il arrive à entraîner ses personnages et nous aussi dans d’autres strates de l’horreur. Et ce n’est pas de la simple surenchère, il donne un nouveau ressort à l’intrigue et on repart dans une nouvelle spirale. 

C’était assez éprouvant pour moi de suivre Eva alors qu’elle est enceinte et qu’à tout moment on se demande si elle ou l’enfant va y passer. On pouvait se dire que puisque c’est un personnage récurrent il ne pouvait pas mourir… seulement voilà le dernier roman sorti ne reprend aucun des deux partenaires. Alors le doute s’installe. Est-ce qu’Alexandre va s’en sortir ?  Pour la réponse il faudra lire le roman. Ah la la, la fin !!! Suspens… Je ne peux rien dire… 

Ce qui est intéressant dans le roman c’est que l’on voit les personnages dans leur environnement familier : Paris pour Eva et Toulouse pour Alexandre. Puis on les découvre hors de leur cercle. Les repères ne sont plus les mêmes que ce soit physiques ou mentaux. 

On découvre aussi deux équipes et de modes de fonctionnement. Tout va se croiser et s’emmêler. Deux enquêtes d’un genre différent. Une part de fantastique entoure ses deux policiers ce qui donne un petit plus aux intrigues policières et personnelles. 

J’ai remarqué aussi qu’il leur arrive forcément quelque chose de négatif lorsqu’ils sont seuls. Comme pour nous montrer qu’ils ne sont plus fait pour être seuls. 

Ce que j’ai aimé c’est le côté surnaturel qui laisse planer un certain mystère de magie. 

Toute la thématique du complot, de la corruption et de la manipulation crée un climat de doute et de paranoïa… A qui faire confiance… Il est pris dans un engrenage et plus il tire sur sa veste pour sortir plus il s’enfonce. 

C’est toujours difficile de chroniquer des thrillers car il ne faut rien dévoiler … 

Je m’arrête donc là mais dès que l’occasion se présentera je lirai les autres romans de Sire Cédric… Ils sont chez Pocket ce devrait être plus facile….

Merci les vénérables de Book en Stock vous m’avez à nouveau fait découvrir un auteur que j’ai envie de suivre… euh lire ses livres !

Article précédemment publié sur Canalblog

NB

Le mois de… Sire Cédric (Présentation)

Bonjour, bonjour,

Oui je me suis encore laissée tenter par Dup et Phooka, les tentatrices de Book en Stock !! Je suis faible tout le monde commence à le savoir dès qu’il s’agit de livre… J’attends donc mon livre en partenariat avec pocket « la mort en tête ».

Voilà quelques années que je veux me lancer dans l’univers de Sire Cédric mais j’avoue que j’ai un peu peur de ce qu’il écrit. J’avais suivi les discussions sur Livraddict, je trouvais l’auteur très passionné et ouvert. Je ne suis pas lectrice de gore et de lectures trop macabres, je suis une âme sensible, ahahah ! , mais il y a toujours une fascination et répulsion pour le cauchemardesque…

Voilà je vais sauter le pas… mais pas toute seule !

Si vous voulez en savoir plus cliquez sur les photos…

Bibliographie

À Drancy, en Seine-Saint-Denis, dans une chambre d’enfant, une scène d’exorcisme tourne au drame… Mais tout a été consciencieusement filmé par un journaliste.
À Paris, au cours des jours qui suivent, la policière Eva Svärta se sent observée – impression désagréable ou mauvais pressentiment ? Elle sait que le danger rôde, même si les mois qui viennent de s’écouler ont été plus doux que d’habitude. Elle est amoureuse… et enceinte d’Alexandre Vauvert.
Très vite, entre Paris et Toulouse, le fameux duo d’enquêteurs est de nouveau sur la brèche. Cette fois-ci, ils sont eux aussi les proies d’un tueur psychopathe…
Tel un marionnettiste diabolique, Sire Cédric joue avec ses héros de papier comme avec nos émotions. Attention, en ouvrant ce livre, vous n’aurez pas une seconde de répits !

Voilà celui que le facteur est sensé m’apporter…

Vous avez lu un de ses livres ? Vous en avez dans votre PAL ? Vous voulez en parlez ?

ça commence aujourd’hui :

ICI

book en stock

C’est parti pour un mois d’enfer ! Posté par : ramettes à 11:24 – le mois de…Commentaires [0] – Permalien [#]
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La Conspiration du temple

Steve Berry

Pocket, 2008, 663 p.

4e de couv.
La ministre suprême de la jeune Fédération d’Asie centrale a des rêves de grandeur : depuis sa capitale Samarcande, elle veut envahir ses voisins afghans et iraniens. Mais pour lancer les opérations militaires, il lui faut réunir les huit décadrachmes de Poros, ces médaillons frappés à l’époque d’Alexandre le Grand. Comment huit pièces archéologiques pourraient mettre l’Asie Centrale a feu et a sang ? C’est l’énigme que doit résoudre Cotton Malone, ex-agent du ministère de la justice américaine, tandis que, dans l’ombre, une organisation secrète prépare en silence un complot terrifiant…

Citation :

« et toi, aventurier, puisque ma voix immortelle,
bien que venue du fond des âges, résonne à tes oreilles,
entends mes paroles.
Vogue vers la capitale fondée par le père d’Alexandre
et où veillent les sages.
Touche la part la plus intime de l’illusion dorée.
Divise le Phénix.
C’est à l’aune de la vie que l’on mesure la véritable tombe.
Mais soit prudent car tu n’auras qu’une occasion de réussir.
Gravis les murs érigés par la main de Dieu.
Quand tu auras atteint le grenier, plonge le regard dans l’œil fauve
Et lance-toi à la découverte du lointain refuge.

(p.169, chp 24)

Mon billet :

C’est le premier Steve Berry que je lis. Ce roman est le troisième avec le personnage de Cotton Malone, mais il est indépendant. Les références aux autres affaires ne révèlent pas les autres intrigues. On a des personnages récurrents, certains disparaissent et d’autres font leur apparition.

Les thèmes principaux sont le pouvoir, l’argent, les intrigues politiques, espionnage… société secrète et complots… l’amour, l’homosexualité  et le Sida… histoire de la mort d’Alexandre le Grand Et une ENIGME ! (citation). 

Le roman est divisé en cinq parties et 95 chapitres. D’un chapitre à l’autre on change de lieu : Copenhague, Venise, Fédération Asie centrale (Samarcande) et une fois Amsterdam, Province du Xinjiang, Chine. Les descriptions sont minutieuses et les portraits des personnages sont souvent en fonction de celui qui observe.

C’est un roman qui reste assez violent et cruel. Les personnages ne sont pas dans la demi mesure. Par exemple : Irina Zovastina est une despote tyrannique et sadique obsédée par « Illiade » et « Alexandre le Grand », Enrico Vicenti le faux vénitien est sournois, fourbe et âpre au gain.  

Dans les derniers chapitres les scènes d’action s’enchaînent avec des rebondissements qui tiennent en haleine le lecteur. L’auteur va au bout de son histoire en nous donnant la parole aux personnages restant pour comprendre les tenants et les aboutissants de cet immense puzzle. La fin est aussi une ouverture vers une autre aventure. Au cours de cette intrigue internationale seul le lecteur à une vue d’ensemble et il faut attendre la fin pour que les acteurs de l’histoire puissent y voir clair.

La note en fin de roman est intéressante, l’auteur dévoile ce qui est pure fiction et ce qui est tiré de la réalité.

Le fil rouge de cette histoire est une énigme qui se rapporte à Alexandre le Grand, cette quête que chacun même pour des raisons différente rend complexe cette aventure.

Points négatifs:

Ce que je n’ai pas compris c’est le titre du roman en français. Le titre original  « The Venetian Betrayal » est différent et cohérent.

Il y a presque une surabondance de thèmes, mais Steve Berry reste cohérent quand il tisse sa toile d’araignée.

Une chose que j’ai trouvé ridicule c’est le nom que l’auteur a donné au président des états unis : Danny Daniels.

Ce qui m’a un peu agacé c’est l’hégémonie américaine et le côté moralisateur. L’Amérique omniprésente avec l’image du pays sauveur et garant d’une démocratie. Les Etats Unis qui font et défont les gouvernements du monde entier. Les méchants sont punis et les gentils récompensés. Le fameux happy end !

En conclusion je dirais que c’est une intrigue bien menée qui donne envie de lire les autres aventures de Cotton Malone. ça donne aussi envie de se pencher sur l’histoire d’Alexandre le grand.

Je remercie Blog of book et  Pocket pour ce partenariat tout en action !

Les mots qui m’on marqué : « scansion » , « zoonose », « narthex », « iconostase »…

Ps: Lors d’un déplacement dans Venise au petit matin j’ai cru que le commissaire Brunetti le personnage de Donna Léon allait surgir ! (petit délire de lectrice !)

QUI EN PARLE ?

listig ;

Lady k ;

zazane

Article précédemment publié sur Canalblog

Imprimatur

Monaldi & Sorti

Pocket, 2002, 852 p.

4e de couv. :
Des documents sensationnels découverts dans les archives du Vatican. Un secret datant de plusieurs siècles enfin révélé.
Publié au printemps 2002 en Italie et en Hollande, le grand thriller historique de Monaldi et Sorti est entré immédiatement sur la liste des best-sellers. Juste succès pour ce roman qui a demandé aux auteurs plus de dix ans de recherches dans les bibliothèques et archives d’une bonne partie de l’Europe.
L’histoire est passionnante et riche d’enseignements sur les intrigues des cours européennes du XVIIè siècle de l’époque, leurs rivalités politiques, les influences occultes, mais aussi sur la musique, la peinture, la médecine et l’astrologie. Les personnages rencontrés ont presque tous existé, tels Atto Melani, abbé, castrat, diplomate et espion de Louis XIV, chargé par celui-ci de retrouver Nicolas Fouquet – qui en réalité, n’est pas mort en 1680 à la prison de Pignerol – ou encore le pape Innocent XI qui joue un rôle des plus obscurs auprès de Guillaume d’Orange et des hérétiques.

Les auteurs :

Rita Monaldi est diplômée de philologie classique et spécialiste de l’histoire des religions. Également journaliste, elle a travaillé pour le bureau de presse de la Chambre des Députés.

Francesco Sorti est musicologue, spécialiste de la musique italienne du XVIIe siècle. Il a produit des programmes culturels pour la RAI et la radio Vatican.

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Mon avis :

Je diviserai le texte en 4 parties :

– 2040… histoire du manuscrit et comment il est tombé entre les mains de l’évêque de Côme.

– 1683… manuscrit du 11 – 20 septembre 1683 les événements autour de l’auberge du Damoiseau

– 2040… interrogations et vérifications de l’évêque de Côme.

– Sortes de fiches sur des sujets abordés

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J’ai compilé une sorte de liste d’observations très personnelles mais qui demandent à être développées… mais je ne crois pas qu’un jour je passerais ce stade de brouillon. Ce roman est très riche donc forcément il y a de quoi se plonger dans le texte lui-même.

Les thèmes abordés sont nombreux :

La peste… la médecine… origine du mal et remèdes… croyances et superstitions. Prévention. La mise en quarantaine de l’auberge et conséquence.

La politique européenne… les rapports entre États… interactions entre les problèmes de pouvoirs entre les cours européennes et les problèmes de religion. Le pape Innocent XI, Louis XIV, Léopold, Guillaume d’Orange. Fouquet et Colbert.

Siège de Vienne par les Turcs… est en arrière plan.

L’argent est le nerf de la guerre, sous couvert de religion il y a des intrigues financières.

La musique en tant qu’Art, codage et musicothérapie.

Le thème du secret… codes, souterrains, intrigue politique. Jeux des apparences les personnages cachent tous quelque chose. L’anglais hors d’Angleterre, le verrier hors de Venise, le musicien hors de France, la prostituée hors de  la Hollande… Le choix des personnages et leur portrait sont intéressants… les personnages fictifs et ceux tirés de la réalité…

Thème du huis clos et cachettes : auberge : les chambres, tour de Cloridia, cave et garde manger, passage secret et souterrains. Maison de  Tiracorda avec ses pièces sombres déshabitées et la chambre secrète.

Thème du lecteur actif. Le lecteur critique… L’évêque de Côme prend position, il s’interroge sur le fond et la forme du manuscrit qu’il a entre les mains. Il va à la source de l’information.

L’information encore un fil rouge dans cette œuvre. L’apprenti qui veut devenir gazetier… Melani qui est un espion et qui transmet des informations etc.

Thème de l’initiation : l’apprenti, jeune homme, nain de surcroît avec un peu de savoir mais naïf.

Thème de la sexualité. La prostitution, l’homosexualité… les castrats… l’esclavage…

L’auberge et Rome lieu de croisement des idées, des cultures et des coutumes.

La cuisine tient aussi une place importante qu’il s’agisse de se nourrir ou de se soigner.

Les épices et les drogues arrivent en Europe.

Ce roman est bien documenté et les auteurs font montre d’érudition mais parfois un peu trop à mon goût. Que faire de toutes les annotations récoltées ??? Plus de 800 pages résumées à ces quelques mots… je n’arrive à rien de mieux.

Je dois dire que l’intrigue elle-même m’a intéressé mais que les autres parties de ce roman m’ont parfois fatiguée… j’ai d’ailleurs abandonné la partie recherche 40 pages avant la fin.

Comment démêler la fiction de la réalité ????

Les mêmes auteurs on écrit une sorte de suite peut-être qu’un jour je me laisserais tenté !

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Suite… SECRETUM

2004, 762p.

Juillet 1700, année du Jubilé, le cardinal Spada célèbre avec faste, dans son palais de Rome le mariage de son neveu. Y sont conviés les membres des plus grandes familles italiennes, dont bon nombre de prélats, ainsi que des représentants des cours européennes. Mais la fête tourne mal. Atto Melani, ancien castrat, espion de Louis XIV, est blessé d’un coup de poignard par un mendiant. Un policier, Sfasciamonti, se charge de mener l’enquête. Car la fête organisée par le cardinal Spada n’est, en réalité, qu’une façade qui cache des enjeux de tout premier plan : l’élection du prochain pape et la succession d’Espagne. Sur fond de festins et de divertissement raffinés, c’est le sort de l’Europe entière qui se joue à travers enchevêtrement d’énigmes, de lettres codées et d’intrigues.

Article précédemment publié sur Canalblog