Padania blues

Nadia Busato

Trad. : Karine Degliame-O’Keeffe

Éditions de la Table Ronde, 2022, 269 p., 22 €

Mes Lectures de la Table Ronde

4e de couv. :

Barbie travaille au salon Hair&Beauty d’Ogno, petite ville de la vallée du Pô perdue au milieu des champs et des usines, où elle est née et a grandi.
Quand Barbie regarde sa mère, elle lui en veut de baisser la tête et d’accepter sans rien dire le retour de son mari après deux ans d’absence. Quand Barbie regarde son père, elle voit un raté scotché devant les interviews du président de la Ligue du Nord. Quand Barbie traverse la nationale perchée sur ses talons, elle s’imagine assistante d’un présentateur télé, ou mariée à un footballeur. Quand Barbie regarde le photographe avec qui elle a couché, elle voit son ticket d’entrée dans le milieu de la mode. Et quand elle se regarde dans le miroir, elle se rappelle ses ambitions. Elle sait se mettre en valeur et saura obtenir des hommes qu’ils l’amènent là où elle veut arriver : loin d’Ogno. Tout ce qui lui manque, c’est de quoi se payer une belle paire de seins.
Alors, quand Barbie regarde le bidon d’essence qu’elle a entre les mains, elle ne voit pas le drame qui approche : elle voit s’ouvrir la porte de sortie.

Nadia Busato, s’emparant d’un fait divers aussi tragique que déroutant, dresse le portrait d’une jeune femme d’aujourd’hui, dont la vision du bonheur se situe à l’exact opposé de sa réalité.

Mes impressions de lecture :

Nadia Busato nous parle de l’Italie d’aujourd’hui mais on pourrait y voir des jeunes gens de n’importe quel pays du moment qu’ils sont en province et qui rêve d’une autre vie que celle de leur lieu de naissance.

L’aspect politico-économique est très intéressant par que cela met en place la toile de fond de cette région de ltalie.

Il y a Barbie et il y a Maicol, le choix des prénoms est déjà un reflet de l’importance de la TV dans la vie des gens. Le culte de la célébrité…

Le culte du corps aussi lorsque c’est le seul atout qu’ils ont. La quête de la perfection esthétique, le corps comme dont on sert pour atteindre son but, le corps dont se servent les autres… pour assouvir des désirs et comme marche pied vers un autre univers.

Ce roman qui se déroule en 2011 avec l’avènement de la TV réalité en plein marasme économique… On n’est pas encore dans le monde des influenceurs (et écoles d’influenceurs… si si ça existe).

Nadia Busato joue avec l’idée de naïveté, quelque soit leur âge, ses personnages qui connaissent pourtant la triste réalité sont suffisamment naïf pour avoir encore des illusions.

En parlant d’illusion, on est dans le monde des apparences, des trompes l’œil et des faux espoirs. Comme s’il suffisait par exemple qu’on ne nomme pas certains actes de prostitution pour que ce soit moins sordide.

Ce qui m’a attiré mon attention dans ce roman c’est la place des « portes », par exemple les portes que l’on ferme pour que les drames familiaux restent dans la sphère privée alors qu’on sait que c’est déjà sur la place publique, par exemple Thérésa et Fausto. C’est la porte que l’ex-amant claque pour fermer le clapé de l’amant quitté. C’est le portail fermé pour bien marquer les territoires. C’est la porte de la réserve du salon de coiffure que Barbie ferme sur son agresseur, C’est la porte du salon que Maicol ouvre pour découvrir le carnage… c’est la porte que l’on ferme pour simuler une effraction etc.

J’ai bien aimé comment Nadia joue avec le temps. Il y a bien sûr cette sorte de compte à rebours avec un an avant »  « un mois avant » «  une semaine avant », mais il y a aussi dans la construction de la narration. Elle raconte un évènement  en quelques paragraphes, puis elle raconte la suite. Quand elle finit de tricoter son récit hop elle défait tout et reprend en allant chercher plus profondément les tenants et les aboutissants de ce qui s’est passé. C’est surprenant parce qu’on se dit «elle a déjà raconté de truc » à oui mais là c’est plus complexe.

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance.

Challenge #payetonslip

Challenge 15 K #22.Deux papas

Monument national

Julia Deck

Éditions de Minuit, 2022, 205 p., 17 €

Dans ma médiathèque il y a…

4e de couv. :

Au château, il y a le père, vieux lion du cinéma français et gloire nationale. Il y a la jeune épouse, ex-Miss Provence-Alpes-Côte d’Azur, entièrement dévouée à sa famille et à la paix dans le monde. Il y a les jumeaux, la demi-sœur. Quant à l’argent, il a été prudemment mis à l’abri sur des comptes offshore.
Au château, il y a aussi l’intendante, la nurse, le coach, la cuisinière, le jardinier, le chauffeur. Méfions-nous d’eux. Surtout si l’arrêt mondial du trafic aérien nous tient dangereusement éloignés de nos comptes offshore. 

Mes impressions de lecture :

C’est le premier roman de Julia Deck que je lis, elle m’a été fortement recommandée. Je découvre sa plume, mais il me faudra lire d’autres romans pour vraiment me faire une opinion.

L’histoire débute au moment du confinement de 2020, un moment de crise dans la famille d’un « Monument national » Serge Langlois un pilier du cinéma français. S’il s’agit d’un roman à clefs, je n’ai pas le bon trousseau. On a bien évidement cet univers qui est abordé, mais Serge semble retiré sur « ses terres » pas de visites liées à ce milieu, mais pas vraiment un havre de paix.  Il y a ainsi des paradoxes.. Julia Deck laisse le lecteur, influencé par l’actualité, se faire des films sur ce qui va se passer sur ce domaine clos. Il y a quelque chose de malsain qui s’installe dans ce lieu qui se délite.

Dans ce roman on a deux narratrices. On a Joséphine qui a dans les 8 ans au moment de la débâcle, mais on ne sait pas avant la fin qu’elle âge elle a au moment ou elle relate les faits. Elle nous raconte sa famille, son adoption, leur vie fort singulière. On n’a que sa voix, il faut donc la croire sur parole, est-ce la réalité/la vérité. On a quelques réponses avant la fin.

Nous suivons en parallèle les vies d’autres acteurs du drame qui va se jouer dans ce domaine près de la forêt de Rambouillet. On a un groupe de personnes du 93 qui vont se retrouvés liés. On a donc un contraste entre deux mondes.

J’ai eu du mal à comprendre où voulait en venir l’autrice. Elle semble jouer avec des effets miroirs avec les problèmes rencontrés dans ces deux mondes. Problème d’identité, d’intégration, d’acceptation dans un quartier, problèmes d’argent, de drogue, de rapport à la loi, maternité/famille, dépendance affective, fragilité mentale, secrets de famille…

On a ainsi des duos qui se forment : Joséphine / Marvin, Ambre/Cendrine, Cendrine/Aminata et Ambre/Sophie… etc.

C’est un roman très structuré, très travaillé. On a une impression de spirales ascendantes et descendantes comme dans ce bassin entouré de topiaire, où des algues prolifèrent. Cela crée une ambiance délétère.  Il faut attendre la fin pour avoir une vue d’ensemble.

Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages.

Je suis restée avec une impression que ça partait dans tous les sens, trop de sujets abordés en si peu de pages et que le lecteur les développait dans son esprit ?

Ce roman me laisse perplexe quand à ce que l’autrice à voulu créer. J’ai la désagréable impression qu’elle a voulu jouer avec le lecteur comme elle a joué avec ses marionnettes-personnages.

Challenge 15 k #Les croissants : lire un.e auteur.e français.e

Challenge #payetonslip

On n’empêche pas une étoile de briller

Tonie Behar

Éditions Charleston, avril 2022, 342 p., 19,90 €

Mes lectures Charleston

4e de couv. :

Une femme mystérieuse et charismatique, coiffée d’un large chapeau, son regard clair caché par de grandes lunettes de soleil, sonne chez Max Dahan au 19 bis, boulevard Montmartre.
Cette inconnue, c’est Sacha Volcan, que Max a passionnément aimée. Ils se sont connus dans les années 1960, au temps du Golf Drouot et du rock’n’roll. Elle était dactylo, lui garçon de courses, et tous deux rêvaient d’Amérique et de musique. Complices, amants ou ennemis, leur histoire a traversé le temps et les continents. Chacun a fait des choix pour rester fidèle à lui-même. Alors pourquoi Sacha est-elle revenue en ce beau matin de juillet ?
Des grands boulevards parisiens à Hollywood Boulevard, des pavés de Mai 68 aux plages de Malibu, des hippies de San Francisco aux branchés des Bains-Douches, l’histoire émouvante et mouvementée d’un couple qui a fait le pari d’écrire ses propres règles du jeu… mais jusqu’où ?

Mes impressions de lecture :

Lorsqu’on m’a proposé ce roman je me suis dit que c’était une bonne idée de découvrir une nouvelle autrice. En plus la couverture avec ce ciel bleu et les palmiers évoquait l’été, ce qui était une bonne idée pour un livre à emporter en vacances (ou pour avoir l’impression de partir en vacances !).

C’est le premier roman de Tonie Behar que je lis, en fin de volume elle explique qu’il fait partie de romans, indépendants, se déroulant à cette même adresse. Je trouve cela très intéressant…

De plus je participe à un challenge lecture cet été proposé par M. Cabrick et il me fallait un roman qui soit en lien avec la musique… C’était le roman qu’il me fallait.

Ce roman se déroule entre deux époques l’une va des années 60 aux années 90 et l’autre ce déroule aujourd’hui. J’ai apprécié que ce ne soit pas un système binaire hier/aujourd’hui. 2021 la narratrice amorce une conversation et on bascule dans une narration assez longue à la troisième personne qui développe une période ou une aventure de vie, un procédé très agréable. J’ai trouvé amusant que Max se défausse et retarde le moment d’affronter le passer et laisse sa fille découvrir son passé.

C’est une des thématiques de ce roman le passé, voire les « fantômes du passé » qui refont surface. À l’automne de leur vie Max et Sacha vont voir ressurgir leur printemps.

Ce roman permet d’avoir une vision panoramique des 60 dernières années. Nos personnages ont traversé ces décennies où l’on a vu la société changer. À travers leur parcours on voit aussi changer les modes de vies et les mœurs. Depuis l’école de dactylo à celui de Star hollywoodienne en passant par l’univers de la musique, de jeune immigré à négociant en objets d’art. Chacun a suivi sa voie avec ses aspirations personnelles sur deux continents.

Deux âmes sœurs avec toutes les tourmentes de la vie. Il est beaucoup question de famille de filiation. Chacun a une histoire familiale assez dure qui a forgé leur caractère en laissant parfois des séquelles et des fêlures.

L’amitié et les liens tissés dès l’adolescence vont aussi avoir leur importance dans les parcours de vie.

J’ai bien aimé leurs vies chaotiques et hors norme. Le côté bohème, leur côté slave pour l’un et oriental pour l’autre se retrouve bien dans leur caractère et dans leur façon de vivre. Des êtres passionnés et excessifs, ils ne sont pas dans la demi mesure.

Je vous laisse découvrir leurs différents choix qui vont dessiner leurs vies.

Un livre qui vous fera voyager au bord de la piscine sous un parasol ou dans un parc ombragé… un cocktail à la main !

Je remercie les Éditions Charleston de leur confiance

Challenge 15k #Hélène et les garçons

#payetonslip

Les héritiers de Brisaine T.1 La malédiction du Bois d’Ombres

David Bry

Ill. Noémie Chevalier

Éditions Nathan, 2021,  168 p. , 11,95 €

CHRONIQUE JEUNESSE DU MERCREDI

4e de couv. :

Le Village de Trois-Dragons, au cœur du royaume de Fabula : la magie, autrefois courante, a disparu suite à une grande guerre.
Enguerrand, avec l’aide de son ami Grégoire, part à la recherche d’Aliénor, sa petite sœur, dans le Bois d’Ombres, une forêt dangereuse et maudite. Mais en pénétrant dans ce bois interdit, il semble que les enfants aient réveillé la magie noire du lieu… Le village est en danger !
Soutenus par la guérisseuse Brisaine, les trois amis vont devoir faire la lumière sur cette mystérieuse malédiction. Pour affronter les terribles dangers qui les guettent, il leur faudra du courage et l’aide de surprenantes créatures alliées.

Mes impressions de lecture :

Au mois de mai David Bry était l’invité du Blog Book en Stock. Durant tout le mois il a répondu aux questions de ses lecteurs. J’ai découvert cet auteur et j’ai lu un roman de fantasy adulte (que je n’ai pas encore chroniqué), j’ai aussi appris qu’il écrivait en jeunesse, j’ai donc gardé l’info dans un coin de ma tête. Début juin, je regarde le programme du salon du livre du Grand Narbonne qui avait lieu le 10-12 juin pour faire mes repérages auteurs. La librairie BD & Cie m’envoie sa newsletter en annonçant la venue sur le stand du salon de Noémie Chevalier que je ne connaissais pas… et là que vois-je c’est l’illustratrice de la saga « Les héritiers de Brisaine » de David Bry. Je ne pouvais laisser passer une telle info. Donc samedi je suis passé acheter et faire dédicacer le premier tome de cette série et j’ai eu droit au visage de la jeune héroïne.

Vous l’aurez compris les illustrations ont leur importance dans ce roman jeunesse, des pleines pages en noir et blanc. La couverture est un bel exemple version couleur de ce qu’on va retrouver à l’intérieur. Pour débuter on a une carte, vous savez comment sont les lecteurs de fantasy, ils adorent les cartes, de vrais voyageurs de l’imaginaire. Les personnages principaux sont représentés ainsi que l’univers de Fabula.

J’ai donc choisi ce roman pour son auteur, pour son illustratrice et parce que c’était de la fantasy jeunesse… je n’ai pas lu la quatrième de couverture donc quel ne fut pas ma surprise lorsque j’ai vu apparaitre les noms des personnages. L’un d’eux m’est très cher donc j’étais déjà sous le charme…

Nous avons donc trois enfants de 8 à 12 ans (c’est justement la tranche d’âge des lecteurs) de modeste condition, voir des souffre douleurs. On comprend très vite qu’ils ont en eux les germes de ce qu’ils veulent être adultes Enguerrand l’aîné est garçon d’écurie et aspire à être écuyer pour devenir chevalier. Aliénor la plus jeune est aussi très vive et fonce tête baissée, protectrice des animaux. Et il y a leur ami Grégoire qui est entre les deux, lui a des prédispositions pour la magie, il écrit un grimoire, dont on a un petit aperçu en fin de volume (texte et illustrations).

Bien sûr notre trio est ami d’une « sorcière » Brisaine une conteuse des légendes des Trois-Dragons. Elle les nourrit de toutes ces histoires. Puis, on découvrira d’autres personnages…

Ce sont des personnages positifs, purs et gentils.

Vous vous doutez bien qu’il y a les « méchants » qui vont essayer de leur mettre des bâtons dans les roues.

Dans ce premier tome nous découvrons donc cet univers et une partie du passé de ce royaume. Quelques parts d’ombre, et ce n’est pas que le Bois qui est d’Ombre, les âmes aussi. De nombreux rebondissements vont faire palpiter les lecteurs. J’ai été prise dans cette histoire.

Nos trois jeunes héros vont devoir mener une mission périlleuse avec les épreuves.

Les thématiques autour de la forêt, la magie, l’amitié, l’honneur sont très présentes.

J’ai adoré ce premier tome, j’ai très envie de lire les autres tomes de la saga. On a tous les bons ingrédients pour un bon roman fantasy et un conteur qui sait faire vibrer le lecteur.

Je vous laisse découvrir leurs mésaventures.

Challenge 15K, catégorie « #30 Les Musclés »

#payetonslip

Blackwater. T1 La crue

Michaël McDowell

Trad.Yoko Lacour avec participation d’Hélène Charrier

Monsieur Toussaint Louverture, avril 2022, 256 p., 8,40 €

Challenge 15K #1 Dorothée

Challenge de L’Été VLEEL « une maison d’édition indépendante encore jamais lue »

4e de couv. :

Pâques 1919, alors que les flots menaçant Perdido submergent cette petite ville du nord de l’Alabama, un clan de riches propriétaires terriens, les Caskey, doivent faire face aux avaries de leurs scieries, à la perte de leur bois et aux incalculables dégâts provoqués par l’implacable crue de la rivière Blackwater.

Menés par Mary-Love, la puissante matriarche aux mille tours, et par Oscar, son fils dévoué, les Caskey s’apprêtent à se relever… mais c’est sans compter l’arrivée, aussi soudaine que mystérieuse, d’une séduisante étrangère, Elinor Dammert, jeune femme au passé trouble, dont le seul dessein semble être de vouloir conquérir sa place parmi les Caskey.

Mes impressions de lecture :

Eh oui j’ai succombé à l’appel des sirènes médiatiques, la communication a été menée sur le long terme. Je n’ai pas été sélectionnée par Babelio, ni par la maison d’édition, ni par les différents concours.

Oui, la couverture a joué un rôle. L’objet livre a attiré mon attention. Il paraissait plus grand sur les photos des réseaux sociaux, une fois en main sa petite taille a des avantages.

Avoir écouté l’éditeur lors d’une rencontre sur VLEEL, a eu un certain impact. Voir : ICI

Cependant, ce qui m’a surtout attiré, c’est qu’il s’agit d’un roman feuilleton. Ce format à un certain charme qui m’a toujours plu. Et enfin et surtout c’est la thématique de l’eau qui a vraiment titillé ma curiosité.

C’est un roman qui a été publié la première fois en  1983. Et jusqu’à cette publication chez Toussaint Louverture je n’en avais entendu parler. J’étais curieuse de voir pourquoi il avait été choisi pour refaire surface.

L’histoire se déroule au début en 1919-1920 dans l’Alabama. Mais les il a été écrit en 1983. Les mœurs avaient évolué que ce soit en ce qui concerne le féminisme ou la condition des afro-américains, il y a certaines petites phrases qui attirent l’œil. Cela aussi l’intriguait de voir comment l’auteur allait jongler avec ces différentes idées. Sans parler du fait qu’il s’agisse d’une traduction, je ne saurais dire si la traductrice à aussi laissé son empreinte.

J’ai beaucoup aimé la touche de « fantastique » et de réalisme merveilleux qui confère à l’intrigue une part de mystère.

On est dans une sorte de huis clos alors qu’on est au milieu de la nature. Ce petit microcosme est un concentré de la société. Les émotions sont exacerbées. On nous parle d’un monde en apparence patriarcal mais où certaines femmes fortes ont la main mise sur le pouvoir local.

Il y a des familles, véritables clans. Chacun joue un rôle dans cette société. Chaque membre a une place qui lui est assignée. L’arrivée de la mystérieuse inconnue va venir bouleverser l’équilibre qui était en place.

Je me suis régalée avec la thématique de l’eau qui est omniprésente.

On a une belle mise en place des personnages, des lieux et des situations de départ. On a des rebondissements et de l’action. Je suis curieuse où Michaël McDowell va nous entrainer dans les prochains épisodes.

La ville, la maison, la famille, la filiation… et la rivière et la forêt, tout est propice aux mystères.

Ce roman a su capté mon attention, cela tombe bien car j’ai acheté la suite !

NB : se roman aurait pu être dans d’autres catégories du challenge 15 K. ainsi que dans le challenge VLEEL.

Bonne lecture

#payetonslip 4/25

Le roman-photo

Clémentine Melois & Jan Baetens

Le Lombard, La petite Bédéthèque du savoir n°26, 2018, 87 p., 10 €

Challenge de l’été VLEEL « un livre choisi pour son physique »

4e de couv. :

Né au sortir de la Deuxième Guerre mondiale en Italie, le roman-photo est devenu, avec une rapidité encore jamais vue, l’un des médias les plus populaires du XXe siècle. Souvent méprisé pour ses approches fleur bleue assumées, le roman-photo est en réalité un mode d’expression aux codes riches et subtils.
Le présent ouvrage se donne pour défi de rendre à ce genre, varié et particulièrement dynamique, l’intérêt qu’il mérite.

Mes impressions de lecture :

J’ai suivi le travail de Clémentine Mélois sur les réseaux. Je l’ai découverte avec ses détournements de titres et/ou avec « les Papous dans la tête » sur France Culture. J’ai lu un de ces albums jeunesse et son détournement de photo-roman « Les six fonctions du langage » un OLNI jouissif.

Tout d’abord un petit mot sur l’objet livre. Le format (14×19) couverture rigide, le dos et les coins sont en noir comme les vieux carnets. Couverture très colorée illustrée par deux personnages typique des vieux romans-photo mais ni le format ni la présentation extérieur ne peut porter à confusion. Avant de l’ouvrir on s’interroge car on ce demande ce que contient ce drôle de carnet.

A l’intérieur beaucoup de travail artistique dans la présentation des informations. On a du collage, de la photo, de la reproduction de planches de roman-photo, cine-roman, roman dessiné (etc), des publicités souvent détournées, des photomontages.

Le contenu est très sérieux au niveau des recherches et des informations mais le format décomplexe le lecteur car c’est aussi très visuel.

C’est organisé en chapitres thématiques, étape par étape on découvre un ouvrage très construit malgré la somme de données et d’informations qu’il fournit.

J’ai beaucoup aimé les textes détournés, les différents types d’écrits et d’illustrations. L’aspect carnet de travail est très agréable car cela ne donne pas l’impression de lire un « essai ». J’aime beaucoup le côté gai-savoir, apprendre sans s’en rendre compte.

Ce qui m’avait arrêté lors de sa sortie c’est justement que j’avais peur que ce soit trop théorique, alors quand on me l’a prêté en me disant que c’était un plaisir de le lire je n’ai pas hésité.

Intelligent et drôle. J’ai découvert que c’était le 26 tome d’une collection « La petite Bédéthèque du savoir de chez Le Lombard. Il existe d’autres titres avec d’autres auteurs.

Il se trouve qu’il allait bien avec le challenge de l’été VLEEL.

Voir aussi :

« Les six fonctions du langage »

#payetonslip 2/20

#Challenge 15 K 2/30

Ce qu’il faut de nuit

Laurent Petitmangin

La manufacture du livre, 2020, 188 p.16,90 €

Challenge VLEEL de l’été catégorie « Un livre que je n’aurais jamais lu sans VLEEL »

4e de couv. :

C’est l’histoire d’un père qui élève seul ses deux fils. Les années passent et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l’importance à leurs yeux, ceux qu’ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C’est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le cœur de trois hommes.
Laurent Petitmangin, dans ce premier roman fulgurant, dénoue avec une sensibilité et une finesse infinies le fil des destinées d’hommes en devenir.

Mes impressions de lecture :

J’ai entendu parler de ce roman lors de sa sortie, puis lorsqu’il a eu un prix Femina des lycéens. Cependant l’aspect social/politique m’avait freiné. L’aspect trop « réaliste » de certains romans contemporains me dérange.

Lorsque Laurent Petitmangin a participé à une rencontre avec les lecteurs de VLEEL pour présenter son dernier roman paru « Ainsi Berlin », ils sont évidemment revenus sur le succès du premier. Et la ma curiosité a été titillée. Je n’aime pas rester un à-priori, alors j’ai acheté le roman.

Je ne connais pas la Lorraine malgré tout les problèmes économiques et politiques sont parfois abordés dans l’actualité. Le clivage cheminot de gauche et jeune qui est séduit par l’extrême droite est au cœur du sujet. Ce qui est intéressant dans ce roman c’est que c’est très contemporain puisqu’il parle des élections présidentielles de 2017 et des mois qui ont suivis.

Il aborde aussi la volonté de certains enfants d’ouvriers de vouloir sortir de leur condition et de la fracture sociale que cela peut engendrer (ex. Jérémy/Fus).

Ce qui m’a plu dans ce roman c’est que le narrateur est le père. Il utilise peu le « je », il raconte l’histoire de son fils, de sa famille, de son entourage. Il a la position de l’observateur qui se souvient qui reconstruit tout en étant au cœur du drame. On ne peut pas parler de mise à distance pour se protéger ou pour se trouver des excuses. On ne sait pas à qui il s’adresse, à lui-même peut-être. Il est question d’un homme qui est dépassé par toutes les épreuves de la vie, il ne minimise pas son rôle dans le drame qui va bouleverser sa famille.

Laurent Petitmangin joue avec les chapitres courts et les ellipses. Il y en a une qui m’a fait revenir à la page suivante (122-123) car il y a un tel reversement entre les deux situations que j’ai cru avoir sauté une page. C’est un roman très construit, pas après pas on voit les conséquences des situations ou des choix.

J’ai beaucoup aimé le jeu de miroir dans la narration. Le plus flagrant c’est « tous les dimanches ils allaient à l’hôpital » et puis ensuite les visites plus ou moins régulières au fils, avec le trajet et tout ce qui s’en suit.

C’est un beau et terriblement roman sur la paternité et les relations père/fils. Il y a un côté « chronique d’un drame annoncé ».

Je remercie le groupe de VLEEL pour ces rencontres en ligne et de m’avoir incité à lire ce roman.

Challenge #payetonslip 1/20

Challenge15 K 1/30 « #Olive et Tom »

Challenge #PayeTonSlip

Je vous disais il y a quelques mois que je participais à des RWM (read with me / lis avec moi) sur la chaîne Twitch de Séverine / ilestbiencelivre. Lieu de perdition où l’on lit et où engrange des envies de lecture. J’ai donc succombé à cette proposition de challenge estival. Elle a aussi une chaîne Youtube ICI où elle explique tout son programme.

Oui, j’avais dit plus de Challenge puisque je ne tiens pas sur la longueur. Celui-ci je pense que je peux y arriver… Je vise le L …. mais si c’est un M je ne vais pas me plaindre puisque c’est un bikini (c’est bien le seul que j’aurais !). Il n’y a aucune contrainte alors je pourrais le combiner avec d’autres challenges.

Ce n’est pas tout ça mais que vais-je lire ?

Je vais déjà me mettre à jour dans mes SP. Puis, j’espère que j’aurais des livres de la rentrée. Et puis il y a les achats depuis quelques mois. Ce Challenge c’est aussi l’occasion je piocher dans la Pal qui prend la poussière. Vous savez tous les je veux les lire immédiatement qui vous regardent de travers quand vous passez devant sans les prendre dans les mains (oui les livres ont des yeux !, et aussi des petites pattes pour jouer à cache-cache !).

Je ne mettrais pas de liste de livres à lire … vous verrez dans un autre article qui vous présentera un autre challenge. Je garde la notion de plaisir et d’envie alors je m’autoriserai tous les écarts…