Mini journal …août 2021

Petites réflexions sur le temps qui passe…

Chers lecteurs,

Je continue à rapatrier mes articles d’un blog à l’autre… et à partager avec vous mes petites réflexions… Donc voici quelques digressions sur le temps qui passe…

Lorsque je revois mes anciennes chroniques ou articles je réalise le temps qui passe. J’ai la chance d’avoir un partenariat avec les Éditions Usborne grâce à une copine. Ce partenariat m’a accompagné dans des moments très difficiles avec mon fils. En revoyant aujourd’hui les tests et autre expérience que nous avons partagé lui et moi alors qu’aujourd’hui il fait ma taille cela me fait tout drôle. J’ai du mal à avoir son concours pour certaines activités. Fut un temps où beaucoup d’enfants gravitaient autour de moi… eux aussi on grandit et j’espère qu’ils ont gardé des souvenirs de ces moments là… Bien sûr je prend toujours plaisir à partager avec de jeunes enfants tous les livres et jeux et je suis toujours touchée de voir leur émerveillement. Je me sers aussi de ces livres dans le cadre de mon travail…

En retrouvant des chroniques au fond me mes archives je me réalise que certains romans sont restés si présents dans ma mémoire que j’ai l’impression que c’était hier que je les avaient vu et d’autres j’ai l’impression qu’ils font partie de mon passé et son finalement assez récents.

Il y a tous ces romans que j’ai lu « hier » et qui ne sont pas chroniqués puisque ce hier correspond à avant le blog !

Je me suis aussi rendu compte que je n’ai pas lu tel ou tel auteur depuis que j’ai ouvert le blog et pourtant il a été important dans ma formation de lectrice…

Avant je lisais moins de livres mais aussi moins d’auteurs, dès que je trouvais un auteur qui me plaisait je lisais tous les livres que je trouvais en bibliothèque, dans les vides greniers etc… Puis avec le blog et les challenges mon rythme de lecture à augmenté et mon horizon c’est ouvert. Là aussi les partenariats ont joué un rôle d’ouverture.

Fut un temps (avant le blog) où je lisais un Djian, un Nothomb, un Modiano, un EE Schmitt, un Yasmina Reza, un Andrea Japp, un Fred Vargas, Un PD James, un Patricia Cornwell et quelques autres chouchous qui sont finalement assez rares dans mes chroniques… Et pourtant j’aurai dit que c’était hier !

Mardi je me suis acheté des livres de ma Wish List, parmi eux il y a une autobiographie de Ramón Gómez de la Serna et là c’est carrément un pan de ma vie qui ressort, le temps de mes études autant dire un quart de siècle est passé et pourtant je retrouve des sensations de cette époque là. Je me revois en train de dire que j’allais continuer à travailler sur l’œuvre de Rosa Chacel… sauf que voilà j’ai changé de vie et les livres prennent la poussière sur mes étagères… ils m’attendent !

Le temps et le mémoire…

A bientôt pour d’autres anecdotes…

Canción

Eduardo Halfon

Trad. (espagnol) : David Fauquemberg

Éditions de la Table Ronde, 14 janv 2021, 170 p.

Mes lectures de la Table Ronde

4e de couv. :
Par un matin glacial de janvier 1967, en pleine guerre civile du Guatemala, un commerçant juif et libanais est enlevé dans une ruelle de la capitale. Pourquoi ? Comment ? Par qui ? Un narrateur du nom d’Eduardo Halfon devra voyager au Japon, retourner à son enfance dans le Guatemala des années 1970 ainsi qu’au souvenir d’une mystérieuse rencontre dans un bar miteux – situé au coin d’un bâtiment circulaire – pour élucider les énigmes entourant la vie et l’enlèvement de cet homme, qui était aussi son grand-père.

Eduardo Halfon, dans ce nouveau livre, continue d’explorer les rouages de l’identité. En suivant à la trace son grand-père libanais, il entre avec lui dans l’histoire récente, brutale et complexe, de son pays natal, une histoire dans laquelle il s’avère toujours plus difficile de distinguer les victimes des bourreaux.

Mes impressions de lecture :

Je vous ai parlé en 2018 de « Duels », un roman qui m’a ta touché. C’est donc par cette autofiction que j’ai découvert cet auteur. En 2019 j’ai découvert une nouvelle « Halfon Boy ». Ces histoires sont des autofictions qui tournent autour de la famille et de la famille, avec à chaque fois des contours différents.

Dans « Canción », le narrateur va jouer avec différents espaces temporels. On commence dans le présent où il revit un voyage au Japon. Il a été invité à participer à des conférences sur la littérature libanaise. Son seul lien avec le Liban c’est son grand-père paternel. On va le suivre dans le cheminement de ses pensées que cette invitation va déclencher. On va découvrir le passé de son grand-père, puis son passé avec lui, puis le passé sans lui. De la légende familiale aux faits qu’il va découvrir au cours de son enquête et son besoin de retrouver les témoins encore vivants. On a des va et vient dans ces différents espaces.

En ce qui concerne ses différents temps le lecteur n’est pas perdu car ce roman c’est comme une longue conversation. Toutes les digressions de quelque type qu’elles soient ne font qu’enrichir le propos. Ce n’est pas un monologue, des personnages vont partager leur propre vécu. On a de scènes, des conversations qui se rajoutent à la quête.

Ces digressions forment des cassures qui rendent la narration encore plus « vivante ». Cela prête aussi lieu à des décalages qui mettent des touches d’humour.

Il y a un côté « surréaliste » lui un Guatémaltèque qui a vécu une partie de sa vie à New-York et en Europe, invité à parler du Liban. Lui-même se sent obligé de revêtir un vêtement arabe qui a appartenu à son grand-père et qui n’est pas vraiment à sa taille, comme pour se mettre dans la peau de son personnage.

Si l’histoire est émouvante et touchante, elle est racontée avec un ton un peu décalé du conteur. Mise à distance nécessaire pour ne pas tomber dans le pathos ?

Ce roman m’a beaucoup intéressé pour différentes raisons. Il entre dans le cadre de mes lectures sur le thème de la mémoire, mémoire familiale, et transmission de cette mémoire. ! d’autres part ce roman nous retrace à travers des petites histoires la grande Histoire. Cela commence par les changements de frontières. Le grand-père est né dans une ville qui faisait partie de la Syrie quelques années après cette ville se trouve au Liban. On n’imagine pas ce que cela peut avoir comme conséquences personnelles et internationales. Le grand-père a décidé qu’il était Libanais même si sur ses papiers il est né en Syrie donc considéré comme syrien.

Nous avons aussi l’Histoire du Guatemala dans les années 60 à nos jours. Là aussi le changement de régime change la donne pour sa famille.

Ce roman aborde aussi la thématique de l’exile, de la reconstruction, que l’auteur soit issu d’une famille juive nous renvoie à l’image du juif errant. Lui-même est né au Guatemala, est allé vivre à new York  etc avant de revenir au Guatemala.

 Racine et déracinements.

L’auteur est sans cesse en train de se questionner sur son histoire familiale et ici sur son grand-père.

Son voyage au Japon, pays où les ancêtres son honorés et on leur autel cela donne un autre sens.

Choc des cultures.

J’ai beaucoup aimé être dans la tête du narrateur qui est complètement en décalage avec le présent. Il joue e rôle de l’imposteur. Mais que vient-il faire ans cette galère ?

Une conférence sur le Liban et la littérature libanaise, lui qui n’a que son grand-père qui le rattache à cette terre. Il ne peut que parler de lui au grand étonnement de son auditoire qui n’a que ses bribes de son cheminement mental.

Je suis étonnée par tout ce que ce roman recèle en si peu de pages. Cela tient à la façon dont Eduardo Halfon maitrise l’art de l’ellipse.

Je vous laisse découvrir qui est Canción, ce qui va arriver au grand-père d’ Eduardo Halfon.

La thématiques des noms et surnoms joue un rôle.

A vous de suivre l’enquête personnelle de Eduardo Halfon.

Je me demandais comment cette histoire allait se terminer. Eh bien en un feu d’artifice. Plus la conférence va vers sa conclusion plus Eduardo Halfon monte dans les tours… Je ne vous en dis pas plus.

Je vous laisse découvrir la quête et les rencontres d’Eduardo Halfon qui donne lieu à une galerie de portraits hauts en couleur.

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance.

NB : En ce moment mois de janvier 2021, je participe (pas très activement) au mois de la littérature libanaise sur le blog de Maeve. Ce roman fait écho au sujet, je pense qu’elle va le chroniquer.

Et avec votre Esprit

Alexis Laipsker

Éditions Michel Lafon, 27 fév. 2020, 414 p., 18,95 €

Mes Lectures Michel Lafon

et avec votre esprit

4e de couv. :
Appelée d’urgence à l’Institut des sciences de Strasbourg suite à la découverte du cadavre atrocement mutilé du prix Nobel de chimie, la commissaire Pourson se retrouve confrontée à une scène de crime aussi sanglante qu’énigmatique…
Au même moment dans la région lyonnaise, le lieutenant Vairne, connu pour ses méthodes un peu particulières et son obsession des probabilités mathématiques, doit mener l’enquête sur la disparition soudaine et inexpliquée d’un éminent physicien. Tandis qu’il cherche à remonter sa piste, chaque nouvel indice semble épaissir encore le mystère de cette affaire, le convainquant d’une conspiration au plus haut sommet. Quel sombre secret unit ces cerveaux de renommée internationale ?
Bien décidés à le découvrir, Pourson et Vairne vont devoir s’allier pour déjouer cette froide machination…

Ma chronique :

Lorsque j’ai vu la couverture du livre et son titre j’ai tout de suite été attirée. Je ne connaissais pas l’auteur et pour cause c’est son premier roman. La quatrième de couverture à fini de me convaincre qu’il fallait que je le lise.

J’ai eu le plaisir de le recevoir un exemplaire avec une dédicace à mon nom, merci.

Je me suis lancé dans cette lecture le week-end de Pâques… oui à cause du titre. J’ai eu du mal à le lâcher. En temps que lectrice on a nos préférences et nos agacements… Autant je comprends ce besoin de commencer fort pour accrocher le lecteur autant ça m’agace, ce fut le cas ici avec le meurtre en version directe et détaillée dans le premier chapitre. Je me suis dit pourvu que ça ne soit pas comme ça tout le long… C’est là que la réputation d’une maison d’édition fait qu’on se dit  « chez Michel Lafon  on ne fait pas dans le gore ». Oui l’auteur joue avec le cerveau de ces personnages et celui de ses lecteurs mais pas avec de l’hémoglobine à tout crin.

Ce que j’ai aimé entre autre c’est la présence féminine aux commandes des enquêtes. Elles sont belles, fortes et intelligentes et indépendantes. Elles ne sont que deux mais elles vont jouer des rôles déterminants. Le personnage central est un homme lui aussi séducteur, joueur, forte tête et intelligent… Il va jouer le rôle de pivot, même si à un moment donné il a laissé de côté une partie de l’enquête. On aura évidemment aussi des tensions sexuelles.

La narration est à la troisième personne on va donc pouvoir suivre plusieurs lieux : Paris, Lyon, Strasbourg etc. Alexis Laipsker a décidé de construire sa narration en alternant les deux équipes qui vont rapidement se former. C’est une méthode classique pour maintenir le lecteur attentif. D’autant qu’il joue avec les chutes et cliffhangers en fin de chapitre, vous savez le truc qui vous agace parce qu’il faut lire le chapitre suivant (sans pouvoir le sauter) pour avoir la réponse ! Cela fonctionne bien puisqu’ainsi on peut suivre deux enquêtes différentes qui semblent avoir un lien entre elles sans vraiment le savoir. Du coup le lecteur parfois comprend certaines choses avant les enquêteurs.

J’ai beaucoup aimé la spécificité du lieutenant Vairne à savoir les probabilités et son passé de joueur de Poker. Il analyse tout avec ce prisme très particulier. En regardant de prés on découvre que l’auteur est un spécialiste du poker.

C’est un roman qui allie réflexion et action ce qui donne des variations de rythmes qui stimule la lecture. Pas trop le temps de s’apesantir.

Quelques éléments surprenants : coopérations entre les différents services de police, partage des informations, déplacements très aisés, c’est aussi normal que deux policiers se retrouvent sans téléphone pendant un jour ou deux (alors que toi ton téléphone casse et tu vas vite t’en chercher un dans n’importe quel commerce). Bon d’accord cela contribue à l’aspect dramatique de l’histoire.

La résolution de l’énigme comporte quelques mises en lumière et d’autres restent un peu dans l’ombre. Un peu comme dans la vraie vie… ainsi soit-il !

Le sujet est intéressant par qu’il est abordé sous différentes facettes, médical (avec plusieurs focus), criminel, financier, politique…

En conclusion je dirais que c’est un bon roman policier et j’espère que c’est la naissance d’un duo d’enquêteurs qui va collaborer sur d’autres affaires. Les personnages méritent d’être plus développés dans d’autres épisodes.

Que la paix soit avec vous… la messe est dite ! lol Rassurez-vous on est loin des croyances et de la religion.

Je remercie des Éditions Michel Lafon de leur confiance.

lafon

Qui en parle ?

DUP

Accrodeslivres

Article précédement publié sur Canalblog

Même le scorpion pleure

Guy Rechenman

Éditions Cair, 2018, 230 p., 16 €

Enquête 4

 Challenge The Black November 2018

scorpion pleure

4e de couv. :

Il est des sourires qui camouflent la peine. D’autres cachent la malice, voire le vice, tel celui qu’Anselme Viloc voit se dessiner sur les lèvres de l’une des personnes présentes à l’enterrement de son ami Augustin. Augustin, le colosse, l’indestructible, pourtant mort subitement.
Un viager, une mort inattendue, et ce sourire… Un sourire qui le dérange, le hante même… Anselme, le flic de papier, doit comprendre, mener l’enquête pour chasser cette peine qui l’étreint.

Ma chronique :

On m’a offert ce roman car j’avais l’intention d’aller voir l’auteur et son attachée de presse/épouse au festival du livre de Collioure en septembre. Non seulement, je n’ai  eu   le temps de  lire ce roman à ce moment-là, mais je n’ai pu y  aller.

The Black November organisé  par Severine Lenté sur Facebook a été le petit déclencheur pour sortir ce livre de ma PAL. Dans la catégorie -300 p.

J’avais découvert le personnage Anselme Viloc dans « A la place de l’autre »,  j’ai bien aimé cet inspecteur de police assez original qui aime suivre ses intuitions ainsi que d’autres personnages récurrents qui forment une sorte de clan.

Avec les enquêtes d’Anselme Viloc, on fait un petit bond au début des années 90… pas de portable, pas d’internet… on se sert de sont réseaux social, on cherche dans les livres, on demande conseil au libraire du coin…

Dans cette série, on a plusieurs trames : la vie de famille et les amis, la vie intime, l’enquête. Parfois tout se mêle et des interactions inattendues vont permettre de résoudre l’une ou l’autre des quêtes. Dans l’histoire précédente il restait en suspend une étape dans sa quête intime.

Les vacances de cet inspecteur ne vont pas être de tout repos.  Il va mettre en évidence la possibilité d’une escroquerie au viager. Son sens du détail et d’observation va lue mettre sur cette piste insoupçonnable.

D’autre part il continue ses recherches sur ses parents, il est né sous X le 13 novembre 1952 du côté de Lille mais il ne retrouve aucun dossier à son nom… Cette particularité le rend attachant car il semble émotionnellement fragile et hypersensible.

On va le suivre dans ses découvertes concernant son thème astral, ses séances psy et ce qui touche à la sourcellerie…  Bien que septique il va devoir accepter ses façons peut orthodoxe de résoudre des énigmes. Enfin de volume on a même le thème astral du personnage comme s’il s’agissait d’une personne réelle !

Quand enfin il croit avoir résolu les différentes énigmes il va devoir encore surmonter une nouvelle épreuve. Il y a plusieurs strates de passé et de mémoire.

Anselme vit plusieurs types de deuils (ami, enfance, parents…) toutes ses interrogations vont lui faire vivre des émotions assez fortes qu’il doit surmonter. Sera-t-il assez fort pour tenir le coup ?

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai retrouvé la baie d’Arcachon et le Cap Ferret qui sont le théâtre des opérations des aventures d’Anselme Viloc. Cela donne envie d’y aller malgré les mésaventures …

C’est un roman policier qui se lit tranquillement il a un rythme qui me convient avec des digressions et les différentes interactions entre les personnages.

Il faudra que je me procure « Flic de papier » et « Fausse note » pour découvrir les deux premières enquêtes.

Le challenge continue… du 05 au 11 novembre Un thriller avec un seul mot dans le titre…

cairn

Article précédemment publié sur canal blog

Vous trouverez sur ce blog :

Flic de papier

Fausse note

A la place de l’autre