La vieille qui voulait tuer le bon Dieu

Nadine Monfils

France Loisirs, coll. Piment, 2013, 252 p., 9,90 €

LU DANS LE CADRE DU CHALLENGE LDPA 12

4 e de couv :

Mémé Cornemuse, fan d’Annie Cordy et de Jean-Claude Van Damme, s’est trouvé un emploi de concierge dans un immeuble à la population haute en couleur. Alors que la vieille bique prépare un casse dans la bijouterie d’à côté avec l’aide d’un ancien braqueur qu’elle héberge à la cave, une des locataires, Ginette, trouve, en rentrant d’une partie de jambes en l’air dans un parking, le cadavre de son cocu de mari sur le lit. Sans mains et sans attribut viril, délicatement rangé au frigo ! L’enquête s’annonce olé olé.

Mon billet :

Mon billet pour un voyage à Pandore…  Pandore comme Gendarme ? Non la ville, ne cherchez pas la Police ici c’est Mémé Cornemuse et sa voisine qui mènent la danse, c’est du chacun pour soi… et Dieu pour tous ? Le Dieu Chrétien est un peu cité mais il est trop occupé ! Alors Mémé se tourne vers son Dieu personnel « Jean-Claude Van Dam ».

Ce roman était dans ma Pal mais j’avais été un peu refroidit par certains aspects du volet précédent… Même si l’univers de Mémé Cornemuse est toujours aussi déjanté il y a moins de surenchère dans les situations, j’ai donc préféré.

Le titre et la couverture laissent présager encore des aventures iconoclastes.

Quoi de neuf à Pandore ? C’est un peu comme dans la boîte de Pandore il reste un peu d’espoir au fond ! Mémé n’est jamais très loin d’un cadavre… même si ce n’est pas forcément elle qui a agit ! Les secrets ne le restent pas longtemps pour elle, elle a toujours les sens en alerte. Elle est big brother à elle toute seule. Elle travaille pourtant à l’ancienne, vapeur et enveloppes ouvertes (pas de mail ni de sms !) et les billets de banque tels des mots doux viennent garnir ses poches.

Tout commence avec Ginette Plouf, oui les noms font partie du jeu, tel un conte de fée (Carabosse) prend un autre chemin pour rentrer à la maison et achète des chaussures jaunes dont elle en perdra une (comme Cendrillon). De là découlent des faits étranges qui vont bouleverser sa vie et celle des habitants de son immeuble.

Les références aux contes de fées sont multiples, tel les cailloux que le Petit Poucet a semé sur le chemin…

Nadine Monfils nous régale d’un langage fleuri et haut en couleur avec son personnage hors norme. Mémé, sa gouaille et ses hormones, nous font vivre des aventures abracadabrantesques. On va enchaîner des scènes loufoques et rebondissement à peine croyables. La vie de concierge n’est pas de tout repos… Il faut se débarrasser de cadavres encombrant et de voisins « chiants », caser les animaux dont elle hérite etc… Comme elle est très altruiste (AhAhAh !) elle aide son prochain…

On en apprend un peu plus sur Mémé Cornemuse, sur son passé (d’ailleurs elle aussi va en apprendre une belle !). On sait déjà qu’elle vénère JCVD, mais elle prend aussi des conseils en relooking auprès de William (mag Voici) et qu’elle adore Annie Cordy, mais Gilbert Montagné (en tant que sosie mais qui n’en ai pas) vient lui servir d’Escorte Boy, un peu de name droping et quelques mots en anglais pour compléter le tableau !

Je disais que Mémé Cornemuse travaillait à l’ancienne, du fait main et sur mesure, mais la technologie vient jouer son rôle… La Télévision va mettre en lumière un quartier où les gens vivaient cacher pour vivre heureux ! Le passé va leur revenir comme un boomerang dans leur figure (oui elle aurait utilisé un autre mot).

La fin est un peu « légère » voire décousue (comme la cagoule à Pec Citron) mais j’ai lu ça comme une récréation alors cela ne m’a pas troublé outre mesure.

Conclusion ce livre est tombé au moment où j’en avais besoin et j’envisage dans quelques temps de lire le prochain épisode !

J’ai lu roman dans le cadre de « Livra’ Deux pour Pal Addict » organisé par Galleane sur Livraddict.
Mon Binôme m’a proposé 3 livres de ma PAL et j’ai choisi celui-ci.
Delcyfaro a choisi quand à elle « La mort du roi Tsongor » de Laurent Gaudé.

Merci les filles  de m’avoir fait sortir ce roman de ma PAL (livre acheté en avril 2014). Moins d’une an dans ma PAL !

A bientôt pour un prochain LDPA « mai-juin-juillet » donc pas tout de suite !

Les Héritiers de l’Aube 3 Hantise

Patrick Mc Spare

Scrinéo, Nov. 2014, 401 p., 16,90 €

Partenariat Livraddict / Scrineo

4e de couv :

Versailles, 1672.

Des lettres saisies au décès de l’officier Sainte-Croix déclenchent un scandale retentissant. Tous s’en avisent, poisons, vengeances et messes noires gangrènent la cour de Louis XIV. Débarqués de Londres, les Héritiers se retrouvent aux abois. La famille est brisée. Privés des talents d’Alex et de Laure, blessée, ils ont peu d’espoir de conquérir la Pierre d’Émeraude. Seul un Primo-Sorcier pourrait les aider, mais le comte de Saint-Germain est censé naître dans vingt ans.

Au cœur de ce monde fait d’intrigues, d’autres démons que les Fomoré perpétuent le Mal. Sainte-Croix n’a pas rendu son dernier souffle ensorcelé. Nos héros vont l’apprendre à leurs dépens, un maître des rituels satanistes se moque de la mort.

Anecdote :

C’est avec impatience que j’attendais le tome 3 des Héritiers. Mais quelle drôle de surprise d’apprendre que la tétralogie devenait une trilogie et que ce tome signifiait la fin des aventures d’Alex, Laure, Tom et Alba !

Ma Chronique :

C’est un roman qui prend tout son sens lorsqu’on a lu les deux tomes précédents, même si des petites notes nous renvoient aux autres tomes.

Dans ce troisième épisode nous explorons une nouvelle époque, donc nouveaux décors et nouvelle situation politique.

Nous retrouvons les héritiers en fâcheuse posture et une fois de plus.

J’ai regardé plusieurs fois la magnifique couverture pendant une partie du roman avec des « non ce n’est pas possible », »comment va t-il faire? », car il y avait un décalage entre les événements et la couverture… mais je n’en dirais pas plus.

Ce tome 3 permet au personnage d’Alba de se développer et de grandir. Elle continue son apprentissage de la vie et regarde son passé d’une autre façon en ce qui concerne les questions sociales. Elle n’avait pas eu droit à son initiation et c’est avec curiosité que l’on suit les étapes de son parcours.

Les autres personnages vont aussi avoir un coup de projecteur pour mettre en lumière certains aspects de leurs relations aux autres et aux différents événements de cette situation extraordinaire.

J’ai beaucoup aimé la période choisie qui se prêtait bien aux intrigues et aux diableries. Sans parler du côté cape et épée qui font le charme de Laure et Alba, ainsi que les grandes cavalcades.

Les petites notes en bas de page informe les lecteurs car la part historique de ce roman jeunesse est aussi présente que dans les premiers tomes.

J’ai trouvé ce dernier tome très concentré et intense. Patrick Mc Spare Laisse peu de répit à ses personnages. Entre action et introspections ils ont de quoi s’occuper. de nombreux rebondissement vont tenir le lecteur en haleine.

La dernière partie du roman est une vraie fin bien développée où les personnages ont le temps d’assimiler certains changements, de comprendre certains tenants et aboutissants de leur aventure. Le lecteur n’est pas frustré car il laisse imaginer que d’autres aventures pourraient avoir lieu en d’autres lieux et en d’autres temps pour une autre quête. Enfin, c’est ce que j’aimerais ou que j’imagine… parce que j’ai beaucoup aimé alliance entre le roman historique et la grand par de fantastique.

Conclusion sur la trilogie :

Elle a tenu ses promesses, nous faire voyager dans le temps et l’espace, nous émouvoir, nous faire palpiter. L’auteur a su mener le lecteur là où il voulait en faisant passer quelques messages, comme se méfier des apparences, essayer de voir derrière les écrans de fumée qui essaient de nous aveugler. Il y a des sujets tel que le bien et le mal avec les nuances, ou les conséquences de nos actes qui ont permis aux personnages de grandir.

Des personnages attachants qui nous ont parfois agacé par leur comportement, qui nous ont touché dans leurs doutes et leurs épreuves.

C’est une trilogie jeunesse qui ne prend pas les lecteurs pour des benêts, il y a tout un contenu historique où l’on sent que l’auteur et bien documenté et passionné, ce n’est pas juste un décor.

Je remercie Livraddict et Scrineo de m’avoir permis de continuer la découverte de cette trilogie et book en stock pour m’avoir incité à découvrir cet auteur.

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héritiers de l'aube
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Article précédemment publié sur Canalblog

Les Héritiers de l’Aube 2 Des Profondeurs

Patrick Mc Spare

Scrinéo, 2014,  348 p., 16,90 €

Lu dans le cadre d’un partenariat Livraddict / Scrinéo

4 e de couv :

Arrachés à leurs époques respectives, de jeunes gens aux pouvoirs occultes latents cherchent à retrouver une mystérieuse Pierre d’Émeraude avant les Forces du mal.
Séparés au cours de leur voyage temporel, Laure, Alex et Tom échouent dans la célèbre Cité de la Baie. Alors qu’une belle mais impitoyable démone lance sur eux ses atroces créations, ils doivent retrouver la Pierre d’Émeraude qui se cache de façon incompréhensible.

Ma chronique :

C’est avec curiosité et anxiété que je me plongeais dans cette histoire dès que je reçu le livre. Les derniers seront les premiers, ce livre n’a jamais approché ma PAL ! J’aime beaucoup la couverture de ce tome qui fait écho au premier tome qui avait aussi une couverture très attrayante.

J’étais très impatiente de découvrir comment allait s’enchaîner l’histoire avec le tome précédent qui fut un coup de cœur pour moi. Qui allait être cette quatrième héritière, sa vie, son don, allait elle s’intégrer au groupe ? L’auteur allait-il nous resservir les mêmes plats puisque les recettes avaient  eu de bons résultats ? Alors ?… Un peu de patience, que diable ! Nom d’un Fomoré !

Nous avons un nouveau décor, une nouvelle époque, San Francisco 1906. Les personnages ne vont pas réagir de la même façon … Ce sera en fonction de leur vécu et de leur position historique.

Patrick Mc Spare a choisi à nouveau une période que je ne connaissais pas bien et dont je n’ai pas souvenir de l’avoir croisé lors de mes lectures. Donc un bon point pour le choix du lieu et de l’époque. Question Raspoutine est-il vraiment allé à San Francisco à cette époque ?

« Les Fomorés » sont plus complexes et se sont bien adaptés à l’époque.

L’histoire de la quatrième Héritière est différente des trois autres que ce soit géographiquement ou historiquement. Elle a aussi échappé à une mort violente. Ces différences montrent que l’auteur fait fonctionner son imaginaire très fertile et permettent au personnage d’appréhender son destin avec d’autres bases. Elle est un peu agaçante au début mais ensuite elle va grandir en l’espace de quelques jours ce qui n’est pas donné à tout le monde.

L’action est toujours aussi intense. Les états d’âmes des Héritiers sont aussi complexes que leurs personnages qui ont évolué grâce aux mésaventures précédentes. Combats et aventures sont au rendez-vous…

La nouvelle arrivée va-t-elle avoir droit à une initiation comme l’ont eu les trois premiers héritiers ? Quel sera son septième sens ?

Les quatre Héritiers vont-ils se retrouver ou vont-ils continuer leur quête séparément ? Vont-ils tous survivre aux événements ?

Où est la Pierre ? Vont-ils l’avoir en main ? Où cela les mènera t-ils ?

Comme vous le voyez j’avais de nombreuses interrogations au début de l’histoire. Patrick Mc Spare sait manier l’art de l’intrigue avec dextérité et nous dresse le portrait d’une société américaine en pleine effervescence. Le monde de l’argent régit déjà l’économie mondiale, c’est avec un petite touche de cynisme qu’il nous montre le monde des industriels.

L’humour reste un ingrédient important dans la dé-dramatisation de certaines situations. L’auteur nous fait sourire malgré que les personnages soient dans des situations critiques, on retrouve bien le style déjà aperçu dans le tome 1.

Alba  et  Selanka, deux des nouveaux personnages,  sont deux femmes opposées.

La complexité de la quatrième héritière permet l’introduction de nouveaux questionnements.

J’ai noté qu’une des thématiques très importante de ce roman est le « feu » et surtout dans son aspect destructeur.

Je ne dirais rien sur la fin… qui est très surprenante… AHHHH !

Ce roman peut se lire sans avoir lu le premier, car il y a des petits rappels mais quel dommage pour le lecteur. Il y a une progression dans la construction des personnages et des relations qui se tissent entre eux.

C’est donc un nouveau coup de cœur et c’est avec impatience que j’attends le tome 3.

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merci de m’avoir permis de lire ce roman dès sa sortie.

scrineo
100 livres 2014

54/100

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coeur livre

Article précédemment publié sur Canalblog

Les Héros de la Vallée

Jonathan Stroud

Trad. Hélène Collon

Livre de Poche, 2012, 539 p.

4e de couv. :

Halli adore écouter les récits des temps anciens où la Vallée était un endroit dangereux. Il aime imaginer la nuit où son légendaire ancêtre Svein a combattu jusqu’à l’aube pour vaincre les Trâles sanguinaires. Maintenant, les Trâles ont disparu et les exploits de Svein appartiennent au passé. Quand une soirée entre grandes familles de la Vallée tourne mal et cause la mort de son oncle, Halli s’enflamme. À son tour de venger l’honneur des siens ! Il est temps de prouver qu’il est un digne descendant de Svein ! Mais on ne devient pas un héros de la Vallée parce qu’on le désire. Et le secret que Halli est sur le point de découvrir pourrait bien mener la Vallée toute entière à sa perte…

Ma chronique :

Un chapitre d’introduction relate la fameuse bataille des Héros, la bataille du Roc, sous forme de conte. Puis, ensuite nous avons en alternance entre les hauts faits de

Svein le héros fondateur et la vie de Halli son descendant. Halli est un enfant n’est né avec de mauvais augures. Enfant espiègle nourri des légendes du héros familial, il a du mal à se contenter de la vie de fermier qu’on lui promets. Lors d’un rassemblement dans sa « Maisonnée » il va faire la connaissance d’Aud la descendante d’un autre héros. Elle non plus ne peut se contenter d’un mariage de raison.

Un événement tragique va donner une mauvaise raison pour partir pour une quête personnelle.

Lors de ce voyage initiatique, le jeune héros va devoir surmonter des épreuves.

Sur son chemin, il va croiser des gens plus ou moins recommandables. Il va devoir faire des choix. Cela va mettre en valeur ses qualités tel que la générosité et le courage.

Va-t-il apprendre à se taire ? Car cela lui joue des tours.

L’eau tient une place très grande dans ce récit. On suit l’eau comme le fil de la vie. Comme cette rivière qui se jette dans la mer. Halli va-t-il aboutir à quelque chose ? ou se noyer dans l’alcool comme certains membres de la famille ?

Par moment c’est comme si la présence de Halli éveillait des sentiments mauvais chez les gens (leur vraie nature).

Une suite d’événements viendra remettre en cause les certitudes d’Halli et de son alter ego féminin, Aud. Ils apprennent petit à petit à découvrir qui ils sont au fond d’eux, face aux épreuves.

Un roman fantasy et d’aventure. Le rythme s’accélère par moment et cela rend palpitant les aventures de ses jeunes héros. Nous avons des querelles,  des bagarres, des batailles, des incendies, les nuits semblent propices à une explosion de violence. L’action naît des tensions entres les membres de la famille d’Halli et des tensions entres les différentes maisons.

Leur jeune âge Halli, 15 ans et Aud, 16 ans, donne aux personnages une certaine insolence, parfois ils se taquines et se chamaillent, parfois ils deviennent plus sérieux et plus pensifs. L’histoire principale se déroule sur moins d’un an, mais on voit le naïf Halli perdre quelques illusions et affronter la réalité.

Deux êtres qui ne peuvent se contenter des limites imposées par leurs maisonnées, être cantonnés entre les cairns dans la vallée.

Ce que j’ai apprécié c’est que la fin est une vraie conclusion.

Je remercie les éditions du livre de poche et Livr@ddict pour ce partenariat.

Article publié précédemment sur Canalblog

Kafka sur le rivage

Haruki Murakami

Trad. Corinne Atlan

Éditions Belfond, 2003, 619 p.

LU DANS LE CADRE DU Challenge Livre’deux pour Pal’addict *2*

LU DANS LE CADRE DU CLUB DE LECTURE D’AUF

C’est mon bînome Delcyfaro qui a choisi ce roman dans ma Pal

Excellent choix !

4 e de couv :

Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d’esprit, décide lui aussi de prendre la route, obéissant à un appel impérieux, attiré par une force qui le dépasse. Lancés dans une vaste odyssée, nos deux héros vont croiser en chemin des hommes et des chats, une mère maquerelle fantomatique et une prostituée férue de Hegel, des soldats perdus et un inquiétant colonel, des poissons tombant du ciel, et bien d’autres choses encore. Avant de voir leur destin converger inexorablement et de découvrir leur propre vérité.

Mon petit mot :

C’est avec un peu d’appréhension que j’aborde ce gros pavé. Mon premier Murakami. Je suis impressionnée car il y a beaucoup d’avis enthousiaste.

On entre dans un roman « étrange et pénétrant ». Une histoire bien complexe. On a la réalité, l’onirisme, et une frontière entre la réalité et une autre dimension.

Plusieurs thèmes s’entremêlent, notamment celui du sang : l’élément liquide et vital, l’hémophilie, les menstruations, le sang qui coule (poignards baïonnettes).

Du thème du sang découle aussi  la thématique des gènes, du déterminisme, du destin de l’homme.

Le thème du labyrinthe qui est induit du thème du sang qui circule dans le corps à la recherche d’une sortie.

Nous voilà avec le thème de la mythologie, Œdipe, Thésée, avancer sans se retourner. Toujours aller de l’avant quoi qu’il arrive, nous sommes prédestinés.

Puis vient aussi toute la thématique sur le temps qui s’écoule, qui s’arrête, qui reste en suspens, qui s’accélère.

Les personnages prennent conscience du vide de leur vie, le vide dans leur cœur et leur esprit.

On a une présence de la nourriture très importante, soit on se nourri, soit cela représente la tradition, soit cela rythme la vie.

Nous avons tout ce qui concerne la tradition, l’initiation, la continuité, le cycle de la vie.

Le thème de l’initiation et de la prise de conscience qua chacun a un rôle dans la société.

Kafka reçoit une initiation à la vie en tant qu’adolescent. Hoshino lui va être initié une fois adulte.

Les personnages sont très attachants et complexes.

Pour les amoureux des chats il y a des scènes amusantes et un épisode très violent. J’ai beaucoup aimé les conversations entre Nakata et  les chats. Sans parler de la scène avec Hoshino.

C’est un roman très riche et qui m’a fortement impressionné et il y a beaucoup de choses à en retirer et ce n’est pas en quelques lignes que l’on peut le faire.

Je remercie mes copines de m’avoir incité à le lire et je ne peux que le conseiller.

C’est un roman « fantastique » dans tous les sens du terme. Je le mets dans les rangs des chef d’œuvre.

Pensez-vous que Murakami aura le Prix Nobel de littérature cette année ?

A bientôt pour d’autres découvertes.

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NB : lecture fini le 15 septembre 2012

Article précédemment publié sur Canalblog

Un cœur insoumis

Sarah Dunant

2010, 504 p. Belfond

LU DANS LE CADRE D’UN PARTENARIAT LIVRADDICT / BELFOND

4 e de couv :

À Ferrare, au couvent de Santa Catarina, nombreuses sont les jeunes filles nobles mariées au Christ à défaut de dot. Tel est le sort de Serafina, seize ans à peine, enfermée de force par sa famille suite à sa liaison avec un simple chanteur. 
Insoumise, Serafina se heurte bientôt à l’ordre établi par l’abbesse Chiara et à la piété exacerbée de soeur Umiliana, prête à affamer le corps des novices pour libérer leur esprit…
Isolée parmi les nonnes cloîtrées en proie à d’étranges extases mystiques, la jeune rebelle peut compter sur la bienveillance de Zuana, une nonne érudite, qui soigne tous les maux du couvent, y compris les blessures que les sœurs s’infligent à elles-mêmes. 
Mais jusqu’où est-elle prête à l’aider ? 

Tandis que les forces de la Contre-Réforme grondent au-dehors pour durcir les règles en vigueur dans les couvents, Serafina va tout tenter pour s’enfuir. Le début de guerres intestines qui vont bouleverser la vie des sœurs à jamais…

CITATION:

« NOTE HISTORIQUE

Dans la seconde partie du XVI e siècle, le montant des dots augmenta de façon telle dans l’Europe catholique que la plupart des familles nobles ne purent plus se permettre désormais de marier qu’une seule fille. Les autres étaient expédiées au couvent, pour une somme bien moindre. Les historiens estiment que, dans les grandes cités d’Italie, environ la moitié des jeunes femmes nobles prirent ainsi le voile. Elles n’étaient pas toutes consentantes…

Ce récit se situe dans la cité de Ferrare, en Italie du Nord, en 1570. »

CHRONIQUE :

Nous sommes en présence d’un roman très documenté comme  le confirme la note de l’auteur en fin de livre.

La « Note Historique » résume à elle seule le thème du roman. Elle donne froid dans le dos.

Nous avons un roman en 4 parties, 4 stades dans la vie de ce « cœur insoumis » :

– La rébellion, enfermée contre ça volonté … au bout d’un an elles pouvaient faire valoir que ses vœux étaient « des mots qui sortaient de ma bouche, pas de mon cœur » et l’évêque pouvait décidé de renvoyer la fille chez ses parents.

– La tentative de fuite… ruse et duplicité afin de retrouver sa liberté.

– L’acceptation voir la soumission. l’exaltation religieuse.

– La conclusion… je n’en dirais rien car ça serait détruire le suspens.

Nous sommes dans un huis clos dans un milieu féminin. Les sentiments de ses femmes recluses sont exacerbées.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Zuana. Peut-être parce que la sœur apothicaire est un personnage que j’ai rencontré dans d’autres lectures, ou simplement parce qu’elle reste modérée et consciente de la situation. Séraphina est un Rossignol que Zuana doit apprivoiser.

Ce n’est pas le premier roman traitant d’un couvent que je lis, mais celui-ci à ceci de particulier que nous avons peu d’intrusion du monde extérieur. Tout au plus nous avons la rumeur de carnaval de la ville, nous avons la présence des villageois pendant la messe (notamment celle de la Sainte Agnès) Nous avons le parloir, mais comme nous suivons surtout Seraphina une novice qui n’a pas droit aux visites et Zuana qui n’a pas de famille, nous n’aurons qu’une fois un bref aperçu.

Quand au prêtre confesseur perdu dans la somnolence du vin il semble absent. L’évêque n’est mentionné que pour ses problèmes de santé. Nous avons le castrat, le mari violent… et l’amant mutilé ou inconstant… les figures masculines sont pour la plupart négatives,

Dans la deuxième partie du roman nous avons un nouveau cas de figure pour l’admission d’une femme au sein de la communauté. Un femme noble battu par son mari qui envisage de la répudier pour infertilité.

Les portraits de certaines nonnes sont édifiants : on est dans les extrêmes. La recherche de la sainteté (stigmates), celle qui vivent par procuration, les guerres de pouvoir entre clans, la mesquinerie, la méchanceté, les auto-mutilations…

Je dois dire que par moment j’ai trouvé le temps long, c’est peut-être le but recherché. 

Seraphina va être le petit grain de sable dans la routine de ce couvent, chacune va en sentir les effets. Zuana se retrouve au tournant de sa vie, elle va avoir des choix à faire.

En même temps que les troubles de l’harmonie dû à l’arrivée de ce « cœur insoumis » parviennent les premières rumeurs des conséquences du concile de Trente. Les règles de vie des couvents vont se durcir.

J’ai trouvé ce roman historique intéressant, il y a une intrigue ou plutôt des intrigues. Attention, il n’est pas question ici d’un thriller pseudo mystique comme c’est devenu la mode.

Je remercie Livraddict et Belfond pour ce premier partenariat. 

A bientôt pour d’autres partenariats de cette qualité.

Article précédemment publié sur Canalblog.