Meto. Zone noire

Yves Grevet

Éditions Syros, 6 octobre 2022, 280 p., 16,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Le retour du phénomène Méto. Un nouveau roman qui peut se lire indépendamment de la trilogie culte. 
Méto est celui qui a libéré les « Maisons ». Ces lieux terrifiants où l’on enfermait les enfants que leurs parents avaient été forcés d’abandonner. Aujourd’hui Méto a 17 ans. Considéré comme un héros par les siens, il est recherché sur tout le continent. Lorsque sa petite sœur est kidnappée, il accepte le marché des ravisseurs : être enfermé vivant dans un cercueil avec la rançon, et livré en Zone contaminée…

Mes impressions de lecture :

Après la trilogie, Meto reprend du service. Vous avez en parallèle des bandes dessinées qui paraissent et paraîtrons dans les prochaines mois, c’est bon à savoir ! je n’ai pas testé les BD. Et vous ?
Je croyais qu’après la trilogie on ne retrouverait pas toute la bande de Méto, quel plaisir de continuer à le voir évoluer.
On peut lire cette aventure sans avoir lu la trilogie… mais après vous aurez envie de la lire, car les éléments  qui sont donnés pour comprendre certaines choses donnent envie d’en savoir plus.
J’ai lu la trilogie il y a quelques années lorsque l’intégrale est sortie et je me suis rendu compte que j’avais gardé en mémoire beaucoup de passages. Une série très marquante.
La couverture nous montre des personnages déterminés. Ce que j’aime chez Meto c’est qu’il a gardé son humanisme malgré tout ce qu’il a vécu. Ils n’ont pas réussi à le rendre insensible et sadique.
Dans cette uchronie, il y a une troisième guerre mondiale et il y a des zones irradiées. Et c’est justement par là qu’est envoyé Meto en tant que rançon. On retrouve les thématiques post-apo autour de la survie et du changement de société. Même si bien entendu cela ne se passe pas toujours bien.
Il va retrouver d’anciens habitants de la Maison et pas que les meilleurs. On va retrouver l’entraide chez certains et le sadisme d’autres. Le passé les rattrape Meto et ses amis.
Il ne peut passer son chemin lorsqu’il découvre se qui se passe dans le « cube », il sait rallier les bonnes personnes autour de lui.
De nombreux rebondissements vont tenir le lecteur en haleine. On dirait qu’ils vont de Charybde en Scylla. On vit les émotions des personnages,leurs angoisses et leurs bonheurs. On se cache avec eux. Il y a beaucoup d’action mais aussi de la réflexion sur les conséquences de leurs actes, sur leur intégrité morale etc.
Qui sortir vivant de cet enfer ? En tout cas personne ne sortira totalement indemne.
Ce que j’aime dans cette série ce sont les valeurs qui sont mises en avant, et les liens qui se tissent entre les protagonistes. Thématique de la résistance et de l’insubordination pour aller vers une société plus « saine ».

Je parle beaucoup de Meto et des protagonistes. Mais il faut souligner l’importance des rôles féminins volontaires. Des personnages féminins forts qui savent ce qu’elle veulent. Elles agissent avec énergie et courage.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

NB 1 : J’ai beaucoup pensé à la série « U4 » dont Yves Grevet à écrit « Koridwen » et un peu dans « Contagion » lorsqu’on voit le personnage traverser la France ou encore dans l’opposition aux adultes corrompus.

NB 2: J’ai pensé à « À crier dans les ruines » d’Alexandra Koszelyk, un roman adulte qui se passe 20 ans après Tchernobyl, lorsqu’il est question des populations qui continuent à vivre dans les zones irradiées.

Voir aussi sur ce blog :

L’intégrale Meto

Les chemins de Sancturia

Jeremy Behm

Éditions Syros, avril 2022, 397 p., 17, 95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Sylvann est une jeune Elfe qui veut venger les siens et retrouver le Cœur de Sève, une pierre aux pouvoirs puissants qui a été dérobée par le sanguinaire chef des Orcs.
Nora, une collégienne d’aujourd’hui, a une imagination débordante, elle est persuadée que d’autres mondes que le nôtre pourraient lui être accessibles.
Quel lien unit ces deux héroïnes ?
Un grand roman d’aventure et d’action, pour les amateurs de fantasy ou pour découvrir le genre.

Mes impressions de lecture :

Chaque roman que je lis de Jeremy Behm est une surprise. Il entraine le lecteur sur des questionnements différents.

Ce roman qui joue avec deux mondes chaque lecteur va trouver sa voie et faire son chemin. Un peu comme les personnages. Si l’on suit le personnage qui écrit, le personnage qui se fait agresser, le personnage qui par vers une quête ou le personnage qui bascule dans la délinquance à chaque fois on est pris par l’histoire. Ce roman est un véritable ascenseur émotionnel.

Jeremy Behm a su trouver les chemins d’une histoire à l’autre et c’est délicat d’en parler sans spoiler.

J’ai beaucoup aimé l’image des chemins, à chaque croisement il faut faire un choix, à chaque rencontre il faut prendre la décision de faire ou non confiance.

C’était aussi très intéressant si l’on garde l’idée de l’écriture. Pourquoi écrire ? Quoi écrire ? Comment construire une histoire et comment la terminer… l’auteur (en général) projette des choses, mais projette aussi un peu de son histoire…

La thématique du héros/héroïne avec son innocence, son enthousiasme, ses apprentissages, ses choix, ses erreurs… le héros ne fait pas cavalier seul, il va entrainer dans son sillage d’autres. Nous sommes dans un roman jeunesse nous avons donc des apprentis dans différents domaines. Nous nous attachons aux personnages avec leurs défauts et leurs qualités.

Un roman très prenant les différentes facettes créent des ruptures, des pauses qui se nourrissent les unes avec les autres.

J’ai trouvé très intéressant d’avoir fait un lexique en fin de volume pour les lecteurs qui débutent en héroïc fantasy.

Je remercie les éditions Syros de leur confiance.

QUI EN PARLE ?

Mylène

Sur ce blog :

Grand appartement bizarre. T4 Catastrophe une lettre d’amour

Auteur.rice.s : Nathalie Stragier

Illustration : Clémence Penicaud

Éditions Syros, Coll. OZ, juin 2022, 229 p., 9,95 €

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv :

Qui est amoureux, dans le grand appartement bizarre ? 

Catastrophe, une lettre d’amour est arrivée à l’appartement où Gabriel, Charline et Félix habitent avec leurs familles ! Le chien Trésor en a avalé la moitié, impossible de savoir à qui elle est adressée. Pour les trois amis, il y a urgence à mener l’enquête : et si l’irruption d’un(e) amoureux(se) menaçait leur vie tous ensemble ?

Mes impressions de lecture :

Quel plaisir de retrouver cette tribu et ce Grand appartement bizarre, je retrouve mes 8-12 ans… En plus il y a un petit truc que j’adore… l’histoire se termine avec la fin de l’école et le début de vacances… C’est pile le bon moment pour le lire !

Il y a plusieurs facettes de cette série on commence par l’amitié et la cohabitation de différents types de « famille ». Nous avons Gabriel l’orphelin et sa tutrice bienveillante et célibataire, il y a M. Meurice et ses deux fils (son épouse travaille sur des bateaux de croisière), et il y a Rokia la mère célibataire avec ses trois filles de trois pères différents qui est médecin urgentiste. Nous avons donc 9 personnes avec des préoccupations différentes selon leur âge et leur vie sociale. Et puis il y a la voisine Amandine et l’ancien proviseur M. Boussac qui gravitent autour, ainsi que la concierge et son chien Trésor. ça fait un sacré brassage de population, ça vit et ça bouge.

On pourrait croire qu’après les trois premières aventures la vie en communauté serait plus apaisée et que tout le monde avait trouvé ses marques, cependant c’est un équilibre fragile et un rien peu tout remettre en question.

On a par exemple la fameuse lettre déchiquetée par trésor qui laisse entrevoir que quelqu’un est amoureux.se d’une.e habitant.e. Voilà notre trio Gabriel, Félix et Charline qui essayent de résoudre cette énigme.

Deux autres trames vont venir compliquer la vie des personnages. Chaque situation met en avant des problématiques d’ordre émotionnelles. Qu’est-ce que signifie vivre pour toujours ensemble ? Est-ce possible ? Chaque protagoniste va réagir en fonction de son vécu. Et si passer par la vie des « animaux domestiques » pouvait aider à accepter certaines situations ?

La communication joue un rôle important, la mauvaise communication étant source de complication. J’ai bien aimé l’épisode « démocratie ». L’humour est toujours là pour dédramatiser les situations et mettre du baume au cœur. La bienveillance et l’amour viennent aussi permettre aux habitants du Grand Appartement Bizarre (et satellites) d’avancer et de progresser.

On a plusieurs problèmes qui vont se greffer au fur et à mesure. À la fin nous auront des réponses mais Nathalie Stragier laisse plusieurs pistes en suspens pour la suite des aventures… et je vois déjà poindre de nouvelles mésaventures où l’amour et la famille et l’amitié vont bouleverser la vie de cette tribu.

Je vous laisse découvrir ce que Nathalie nous a concocté pour nous émouvoir, nous faire réfléchir et rire.

À quand une version animée ou série tv ? C’est très visuel et bien rythmé. Les personnages sont hauts en couleur…

J’ai hâte de lire le prochain épisode… car le seul problème de ce bonbon pétillant c’est qu’il est vite dévoré !

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Les autres romans de cette série sur ce blog :

Les héritiers de Brisaine T.1 La malédiction du Bois d’Ombres

David Bry

Ill. Noémie Chevalier

Éditions Nathan, 2021,  168 p. , 11,95 €

CHRONIQUE JEUNESSE DU MERCREDI

4e de couv. :

Le Village de Trois-Dragons, au cœur du royaume de Fabula : la magie, autrefois courante, a disparu suite à une grande guerre.
Enguerrand, avec l’aide de son ami Grégoire, part à la recherche d’Aliénor, sa petite sœur, dans le Bois d’Ombres, une forêt dangereuse et maudite. Mais en pénétrant dans ce bois interdit, il semble que les enfants aient réveillé la magie noire du lieu… Le village est en danger !
Soutenus par la guérisseuse Brisaine, les trois amis vont devoir faire la lumière sur cette mystérieuse malédiction. Pour affronter les terribles dangers qui les guettent, il leur faudra du courage et l’aide de surprenantes créatures alliées.

Mes impressions de lecture :

Au mois de mai David Bry était l’invité du Blog Book en Stock. Durant tout le mois il a répondu aux questions de ses lecteurs. J’ai découvert cet auteur et j’ai lu un roman de fantasy adulte (que je n’ai pas encore chroniqué), j’ai aussi appris qu’il écrivait en jeunesse, j’ai donc gardé l’info dans un coin de ma tête. Début juin, je regarde le programme du salon du livre du Grand Narbonne qui avait lieu le 10-12 juin pour faire mes repérages auteurs. La librairie BD & Cie m’envoie sa newsletter en annonçant la venue sur le stand du salon de Noémie Chevalier que je ne connaissais pas… et là que vois-je c’est l’illustratrice de la saga « Les héritiers de Brisaine » de David Bry. Je ne pouvais laisser passer une telle info. Donc samedi je suis passé acheter et faire dédicacer le premier tome de cette série et j’ai eu droit au visage de la jeune héroïne.

Vous l’aurez compris les illustrations ont leur importance dans ce roman jeunesse, des pleines pages en noir et blanc. La couverture est un bel exemple version couleur de ce qu’on va retrouver à l’intérieur. Pour débuter on a une carte, vous savez comment sont les lecteurs de fantasy, ils adorent les cartes, de vrais voyageurs de l’imaginaire. Les personnages principaux sont représentés ainsi que l’univers de Fabula.

J’ai donc choisi ce roman pour son auteur, pour son illustratrice et parce que c’était de la fantasy jeunesse… je n’ai pas lu la quatrième de couverture donc quel ne fut pas ma surprise lorsque j’ai vu apparaitre les noms des personnages. L’un d’eux m’est très cher donc j’étais déjà sous le charme…

Nous avons donc trois enfants de 8 à 12 ans (c’est justement la tranche d’âge des lecteurs) de modeste condition, voir des souffre douleurs. On comprend très vite qu’ils ont en eux les germes de ce qu’ils veulent être adultes Enguerrand l’aîné est garçon d’écurie et aspire à être écuyer pour devenir chevalier. Aliénor la plus jeune est aussi très vive et fonce tête baissée, protectrice des animaux. Et il y a leur ami Grégoire qui est entre les deux, lui a des prédispositions pour la magie, il écrit un grimoire, dont on a un petit aperçu en fin de volume (texte et illustrations).

Bien sûr notre trio est ami d’une « sorcière » Brisaine une conteuse des légendes des Trois-Dragons. Elle les nourrit de toutes ces histoires. Puis, on découvrira d’autres personnages…

Ce sont des personnages positifs, purs et gentils.

Vous vous doutez bien qu’il y a les « méchants » qui vont essayer de leur mettre des bâtons dans les roues.

Dans ce premier tome nous découvrons donc cet univers et une partie du passé de ce royaume. Quelques parts d’ombre, et ce n’est pas que le Bois qui est d’Ombre, les âmes aussi. De nombreux rebondissements vont faire palpiter les lecteurs. J’ai été prise dans cette histoire.

Nos trois jeunes héros vont devoir mener une mission périlleuse avec les épreuves.

Les thématiques autour de la forêt, la magie, l’amitié, l’honneur sont très présentes.

J’ai adoré ce premier tome, j’ai très envie de lire les autres tomes de la saga. On a tous les bons ingrédients pour un bon roman fantasy et un conteur qui sait faire vibrer le lecteur.

Je vous laisse découvrir leurs mésaventures.

Challenge 15K, catégorie « #30 Les Musclés »

#payetonslip

Les Grosses bêtises. T2 La magie pour de vrai

Agnès Debacker

Éditions Syros, Collection OZ, mai 2022, 179 p., 9,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Ils sont six, experts en bêtises, et prêts à tout pour s’entraider ! Amitié, aventure et magie à volonté !
 

Lina, Sam, Chloé, Yasmin et Pablo ont deux gros problèmes : 1- Une sorcière sévit dans les parages. 2- Cette sorcière, c’est… la mère de leur copain Anton, qui ignore la terrible vérité ! En enquêtant discrètement sur elle,  Pablo va faire une énorme bêtise…

Mes impressions de lecture :

Je vous avais parlé du premier tome « La limace volante » qui m’avait bien fait rire. Nous voilà juste après pour de nouvelles mésaventures. Je vous conseille donc de lire les tomes dans l’ordre, car il y a des choses qui sont dévoilées qui sont en rapport avec la première aventure dès la quatrième de couverture.

J’ai donc eu plaisir à retrouver cette bande de gamins de primaire  qui ne sont pas tout lisse.

Dans le premier tome ils avaient découvert des choses (du moins certains) et  lorsqu’un phénomène étrange se produit, le regard se tourne tout de suite dans une certaine direction. On va donc les voir essayer de garder un membre de l’équipe dans l’ignorance alors que lui aussi cherche à trouver la fameuse sorcière. Cela donne lieu à des situations rocambolesques… Toutes vérités ne sont pas bonnes à dire !

Puis, l’un d’entre eux va faire une « grosse bêtise » et se retrouvé dans en fâcheuse posture. Et les voilà partis à essayer de sortir leur ami du pétrin et pour cela il faut affronter la sorcière !

On ressent l’importance de l’amitié qui soude ce groupe. Ils sont prêts à tout pour ne pas faire souffrir l’un de leurs amis et pour en sauver un autre. Ils sont même prêts à manger des cookies aux algues…

L’humour est très présent dans ce roman.

J’aime beaucoup la couverture du roman qui reflète bien les différents sentiments des personnages.

Une nouvelle fois un roman de la collection Oz m’a fait passer un bon moment dans un univers pour les 8-10 ans..

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Janine

Voir sur ce blog

Portrait au couteau

Malika Ferdjoukh

Éditions Bayard, 12 janv. 2022, 235 p, 13,90 €

Masse critique Babelio / Éditions Bayard

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Hiver 1910. Tous les jeudis, la jeune danseuse Marie Legay quitte l’Opéra de Paris et s’en va poser pour le peintre Odilon Voret. C’est un grand homme sombre, terrifiant, qui peint au couteau. Elle l’a surnommé « l’Ogre ». Ce jeudi-là, le destin de Marie bascule dans l’effroi…
XXIe siècle. Antonin et Élisabeth, étudiants en art, observent avec stupeur la jeune fille qui pose pour la classe de dessin. Flavie – c’est son nom – porte en effet, au niveau du cœur, des cicatrices étranges, semblables à cinq coups de couteau.
Quelques jours plus tard, au musée d’Orsay, Antonin découvre, stupéfait, fasciné, un tableau signé Odilon Voret. Intitulé « Le cœur déchiré », il représente une jeune fille assassinée de cinq coups de couteau…
Qui est-elle ? A-t-elle un lien avec Flavie ? Et lequel ?
C’est le début d’une dangereuse enquête, une enquête dans les mystères du temps, qui va mener Antonin, Élisabeth et Flavie bien plus loin qu’ils ne l’imaginaient…4e

Mes impressions de lecture :

J’ai lu il y a quelques mois « Embrouille à minuit » de cette autrice et j’avais bien aimé. Lorsque Babelio m’a proposé ce partenariat je n’ai pas hésité.

J’ai bien aimé l’histoire en deux temps, deux événements et deux époques.  La première partie pourrait presque être une nouvelle. Avec la mise en place de l’histoire et le crescendo  vers le drame. On voit cette jeune danseuse (16 ans) gravir la côte puis les étages vers son destin tragique. On est au plus près de ce qu’elle ressent.

Le crime a lieu et on spécule sur qui a commis le crime.  Mais il faudra attendre la toute fin du roman pour avoir la réponse puisque qu’il existe plusieurs possibilités. J’avais trouvé, mais chut !

La deuxième partie qui est la plus longue est celle de l’investigation du « cold case ». Il y a un effet miroir. On retrouve une danseuse/ modèle et des peintres. J’ai bien aimé la part de fantastique qui donne qui crée l’ambiance et permet la résolution.

C’est très astucieux d’avoir utilisé les références à Théophile Gauthier et toute la veine d’auteurs qui étaient très attirés par le Spiritisme. La coïncidence veut que j’aie récemment écouté des émissions de radio sur Conan Doyle et d’autres auteurs de l’époque qui jouaient avec le contact avec l’au-delà.

J’ai beaucoup aimé découvrir à travers les recherches documentaires des jeunes gens les faits tels qu’ils se sont déroulé plus de cent auparavant.

Il va donc se passer d’étranges phénomènes alors qu’on est à notre époque. Cela crée une certaine atmosphère.

Nous avons donc des adolescents qui vivent à notre époque qui vont vivre de drôles de choses, ajouter à cela les émois amoureux et vous avez un cocktail détonnant. On va avoir un trio amoureux, le personnage masculin va être l’élément charnière, tantôt avec l’une tantôt avec l’autre jeune fille il ne va pas toujours partager toutes les informations, pour diverses raisons. Cela fait durer le suspens dans l’enquête et dans le cheminement amoureux.

Ce que j’ai aimé c’est que la résolution du mystère ne se fera pas d’un coup. Il y a des rebondissements inattendus.

Un roman jeunesse où l’amitié et la fraternité jouent un grand rôle.

Ceux qui connaissent Paris sauront apprécier les scènes dans leur espace géographique.

La plume de Malika Ferdjoukh ne manque pas de malice et d’humour, ce qui est toujours appréciable lorsque l’ambiance devient par trop angoissante. Il a bien sûr le crime qui est affreux mais ce que va vivre Antonin n’est pas anodin. Le thème de la folie est sous-jacent.

Je remercie Babelio et les Éditions Bayard de leur confiance

Comme un oiseau dans les nuages

Sandrine Kao

Éditions Syros, 6 janv 2022, 285 p, 16,95 €

Mes lectures Syros

Chronique Jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Que savons-nous des secrets qui nous lient à nos ancêtres ? 
Anna-Mei, seize ans, tient de sa mère ses origines chinoise et taïwanaise. Elle n’a pourtant presque aucun souvenir de cette mère, morte peu après sa naissance. Lors d’un concours de piano vital pour elle, Anna-Mei s’effondre, victime d’une angoisse venue de très loin. Sa grand-mère maternelle va alors lui raconter l’histoire fascinante des femmes de leur famille, car il est temps que les secrets enfouis soient enfin révélés…

Mes impressions de lecture :

Cela fait un petit moment que je n’ai pas lu un roman de Sandrine Kao. Dernier chroniqué ici « Un lapin peut changer une vie ».

Ce roman m’a fait penser à un roman adulte qui traite du même sujet « s’aimer, malgré tout » de Nicole Bordeleau, la couverture fait écho. Bien entendu les deux heures sont totalement différentes. Mais dans les deux cas les héroïnes souffrent à cause des secrets de famille et des souffrances ancestrales.

La couverture est magnifique est très reposante. Un contraste avec la dure réalité des héroïnes.

Le début du roman nous plonge dans les problèmes psychiatriques. Anna-Mei a-t-elle tenté de se suicider ? Ou développe t-elle des problèmes plus psychiatrique. On se rend tout de suite compte qu’elle cache des choses, mais quoi exactement ?

C’est un roman à deux voix qui en convoquent d’autres. Le confinement que nous avons connus en 2020 va aussi faire partie de cette reconstruction. Le huis clos, l’enfermement, le cocon…

J’ai beaucoup aimé ce dialogue entre la grand-mère et sa petite fille. Chacune à leur tour avancent dans leur « confession ». Du passé lointain on enchaîne les révélations sur l’histoire familiale et l’Histoire de la Chine au XXe siècle, tandis que la petite fille déroule les souvenirs qui l’on conduite à cette crise « psychotique ». Et si tout était lié ?

La grand-mère, est mère de substitution et aussi la détentrice de l’histoire familiale. La transmission va pouvoir se faire. Tout le monde n’a pas cette possibilité.

J’ai beaucoup aimé ces histoires de femmes qui a tour de rôle on dû affronter des épreuves. Des destins brisés, des lignées rompues.

On va découvrir si extraire du silence les secrets de la lignée maternelle va pouvoir expliquer et résoudre certains problèmes.

Bonne lecture.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance

Brothers

Sylvie Allouche

Éditions Syros, 2017, 233 p., 14,95 €

Chroniques jeunesse du mercredi

4e de couv :

5 heures du matin. Un terrain vague recouvert de neige. Le coffre d’une Jaguar grand ouvert et dedans, un homme ligoté, au bord de la mort. Debout devant le coffre, atterrés, Ben et Bruno, les frangins sans histoires de la Cité des Fleurs. Ils étaient censés ramener la voiture de luxe à un trafiquant, une mission soi-disant tranquille. Face à cet imprévu, ils doivent improviser : prévenir la police ou s’enfuir. À moins que Juliette, une fille que Bruno vient juste de rencontrer, ne puisse les aider…

Mes impressions de lecture :

J’ai découvert les romans de Sylvie Allouche  grâce à un partenariat avec les Éditions Syros. Mais je n’avais pas eu ce roman. C’est une réédition d’un roman publié chez Mango en 2012. Comme cela fait un petit moment que je n’ai pas lu un roman de cette autrice j’ai eu envie de découvrir ces deux frères…  Maintenant, il me faudra me procurer « Twist again » qui est une autre aventure qui se déroule dans la cité des fleurs !

Une nouvelle fois Sylvie Allouche m’a surpris par sa narration ancrée dans la réalité crue. Elle n’édulcore pas les choses. Elle part de fait que l’on connait. Banlieue parisienne, cité avec peu d’espoir, présence de trafics en tout genre. Les personnages sont jeunes ils vont faire des choix qui vont avoir des répercussions dans leur vie future. Quelle voie prendre ?

Les romans de Sylvie Allouche c’est aussi la famille, la fratrie. Comme dans la vraie vie il y a des familles de tout type et il y a les familles que l’on se crée par affinité.

Des rencontres peuvent  changer votre vie, en bien ou en mal, et c’est là qu’il faut savoir faire le bon choix.  L’amitié va aussi avoir un rôle important. Il y a des gens bienveillants qui sans faire de bruit vous protègent. La solidarité joue encore un rôle important.

La fatalité n’est pas la règle d’or dans cette cité. «  Je ne vous connaît pas, mais quelque chose me dit que vous valez mieux que ça. Pensez loin devant. Toujours » dit l’un des personnages clé. Il y a de l’espoir, tout n’est pas sombre il y a de beaux moments tendres et de l’amour…

Justice et loi, deux thèmes qui sont abordés. Tout ne finit pas bien pour tout le monde, il y en a forcément qui ont choisi le mauvais chemin.

De nombreux rebondissements vont tenir le lecteur en haleine. Des surprises  aussi comme celle de la cave… je ne vous en dis pas plus.

C’est un bon thriller jeunesse avec un rythme soutenu et une intrigue palpitante.

Le langage reflète assez cette jeunesse sans être caricatural, je dis ça pour rassurer certains prescripteurs ou lecteurs.

Bonne lecture.

Grand appartement Bizarre T.3  Au secours, une nouvelle voisine !

Nathalie Stragier

Éditions Syros, Collection Oz, Oct 2021, 248 p., 9,95 €

A partir de 8 ans

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

Grand appartement bizarre 3,

4e de couv. :

Gabriel, Félix et Charline habitent enfin ensemble dans le grand appartement, avec leurs familles ! Bonne humeur garantie, menus variés, jeux en pagaille… c’est la vie idéale pour les trois amis. Hélas, leur nouvelle voisine n’est pas de cet avis et semble prête à tout pour saboter leur rêve… Danger en vue !

Mes impressions de lectures :

J’avais hâte de lire ce nouvel épisode car la fin du tome 2 nous laissait sur une fin qui ne présageait rien de bon pour les habitants du grand appartement bizarre. C’est qu’on s’y attache à ces enfants… et aux adultes !

Ce roman peut se lire indépendamment, Nathalie Stragier donne assez d’éléments pour se repérer. Si on lit les précédents après celui-ci  on est un peu au courant mais pas de tous les enchaînements. Cependant, je vous conseille de les lire dans l’ordre pour bien comprendre les tenants et les aboutissants.

Nous retrouvons cette drôle de cohabitation, chacun ayant pris plus ou moins ses marques. Tout n’est pas parfait mais c’est en bonne voie. Certaines choses sont cloisonnée (les repas, les gardes etc.).   Nous avons notamment les trois ados, qui sont à l’origine de cet arrangement, qui sont préoccupés par la dernière visite de cette mystérieuse voisine, ils n’en parlent pas aux autres. La situation est préoccupante, mais Nathalie Stragier sait créer des situations qui font sourire le lecteur. On est dans une collection qui joue avec les émotions donc on rit et on s’inquiète.

Chaque personnage à sa personnalité, et si on lit les trois tomes dans l’ordre on se rend compte du chemin parcouru et de l’évolution due aux différentes cohabitations.

Par exemple, on sait que Félix va avoir une réaction très instinctive pour protéger sa famille il sera capable de tout quitte a se mettre en danger, ou mettre en danger son avenir. C’est deux points faibles sa famille et l’école. Dès qu’il joue solo il fait des bêtises. Il veut cacher des choses mais dans le microcosme où ils vivent ce n’est pas possible. Et heureusement me direz-vous ! Les liens d’amitié se resserrent chaque fois un peu plus.

Avec Rémi et Madison qui sont plus grand les préoccupations sont autres,  elles ne sont pas trop mises en avant ici. Puis il y a le monde de la petite Aya, elle a 8 ans et ses préoccupations ne sont pas moins perturbantes et importante. Pauvre petite Aya, elle a bien besoin de soutien !

Chacun prend soin de l’autre, ils sont complémentaires, c’est ce qui me plait dans cette série, la bienveillance qui en ressort. L’union fait la force est c’est ensemble qu’ils vont devoir affronter les épreuves.

À la fin de l’épisode quelques problèmes sont résolus mais vont en surgir de nouveaux…

Je ne vous en dis pas plus pour vous laisser découvrir les multiples rebondissements.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis (bientôt)

Sur ce blog

Il faut attendre 2022 pour le prochain tome !

Claudine Aubrun

J’ai découvert cette autrice avec la série des Nino, puis avec la Poule Emma et ensuite avec Matou Watson. J’aime sa façon de lier l’art et la culture en général dans les enquêtes ou de faire ressortir chez les animaux leurs particularités… Elle aime aussi croquer le quotidien avec des dessins sur Instagram etc… Je pense continuer à découvrir les autres facettes de cette autrice qui vit en Occitanie.

Site de l’autrice : Claudine Aubrun

Je vous propose ici de retrouver tous les articles que j’ai publié. J’ai réalisé que j’ai lu à la médiathèque d’autres romans sans les chroniquer… un jour peut-être !

Série Les Énigmes d’Hypatie

Cette série est conseillé à partir de 8 ans. Texte court très bien pour les lecteurs débutants.

Qui complote au pied du volcan ?

Mais où est passé le Blob ?

Série des Matou Watson

Cette série est conseillé dès 8 ans mais tout dépend de l’enfant.

Matou Watson T1. La Brosse à dent du futur du futur

Matou Watson T2. Le livre à succès

One shot

Cette collection est plutôt dirigé vers les 10 ans.

Pour quelques grammes d’or, 2019

Série des Nino

Cette série est à lire vers le CE2, les « crimes et délits » ne sont pas traumatisants. Certains titres existent en Version « DYS », je n’ai pas testé.

Qui a volé la main de Charles Perrault ?, 2011

Qui veut débarbouiller Picasso ?, 2014

Qui a fouillé chez les Wisigoths ?, 2015

Qui a volé l’assiette de François Ier ?, 2016

Qui a démonté la tour Eiffel ?, 2017

Qui a cassé le miroir du Roi-Soleil ?, 2018

Qui a découvert la Dame à la Licorne ? , 2019

Série Emma

Cette série qui se déroule dans la basse cour peut être lu dès le CE1 ou CE2

Pour la série de Emma la poule il existe un recueil de 3 histoires.

Le magot des dindons, 2008

Ceci n’est qu’un petit aperçu de son œuvre, il me reste bien des histoires à lire.

Je vous souhaite de belles découverte petits et grands !