La cité des jarres

Arnaldur Indridason

Trad. Eric Boury

Points, 2006, 408 p., 7,70€

4e de couv. :

Un nouveau cadavre est retrouvé à Reyk-javik. L’inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un «truc bête et méchant» qui fait perdre son temps à la police… Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la «cité des Jarres»…

Mes impressions de lecture :

J’ai découvert cet auteur il y a une douzaine d’année avec « L’homme du lac », j’avais aimé cette ambiance où le passé a une grande importance. J’ai lu plusieurs romans de la série des Erlandur mais je ne les ai pas tous chroniqué, puisque je n’ai retrouvé qu’un article. Dans ma pal il y a de nombreux titres en attente.

J’ai gagné  il y a quelques années un volume avec trois histoires… dont « La cité des jarres » qui est en fait la troisième enquête publiée. merci à cette blogueuse.

Dans cette histoire le fil conducteur est la femme et l’enfantement. Nous allons retrouver des personnages qui vont avoir des grossesses non désirées pour différentes raisons. Ce roman qui date de 2000 (en VO) traite déjà d’un sujet qui est d’actualité « le consentement », ce n’est pas d’aujourd’hui que certains hommes remettent en question le comportement déplacé masculin.

L’histoire débute en 2001 mais va nous faire faire des incursions dans les années 60.

Ce que j’aime dans ces séries ce sont les interférences entre la vie personnelle de l’enquêteur et sa vie professionnelle. Il a des relations très conflictuelles avec sa fille.

Il néglige sa santé et on sent poindre des problèmes futurs.

Vous savez, si vous me suivez, que j’aime la thématique de l’eau. Je m’attendais à trouver ici celle classique liée à une île et j’ai la surprise de découvrir cette du marécage asséché.

Je vous laisse découvrir ce qu’est la cité de jarre et le rôle qu’elle va jouer.

Il ne me reste plus qu’à lire les autres titres en attente.

Je n’ai pas encore tenté les autres séries.

Et vous appréciez-vous ces romans ?

Qui en parle ?

Cryssilda de « Voyager et lire »

La fenêtre au sud

Gyrdir El­íasson

Trad. Catherine Eyjólfsson

Editions la peuplade, septembre 2020, 161 p., 18 €

Masse critique Babelio / éd. La Peuplade

Rentrée littéraire 2020

fenêtre au sud

4e de couv. :
Quelque part en Islande, au bord de la mer, un village de maisons noires fait face à l’infini de l’eau. Dans son repaire, un romancier peine, sur sa vieille Olivetti, à écrire la vérité d’un couple parti en vacances pour se retrouver. Qui s’amuse ? se demande-t-il, déposant les feuilles dactylographiées sous la fenêtre sud claire. La radio, pendant ce temps-là, donne des nouvelles d’un autre monde : le séisme de Fukushima, l’assassinat de Ben Laden, la guerre en Syrie. Au rythme des quatre saisons de l’année, comme un contrepoint nordique aux célèbres concertos de Vivaldi, La fenêtre au sud transforme cette histoire simple d’amour et de fantômes en un livre immense sur les crépuscules de la création. L’encre s’épuise, l’écrivain tapera bientôt blanc sur blanc, traversant la page comme on marche dans la neige.

Mes impressions de lecture :

J’ai découvert cet auteur cet été avec « Au bord de la Sandá » et ce fut un coup de foudre littéraire. J’étais en adéquation avec ce qu’il racontait et le personnage qu’il avait créé.

Cette fois-ci Gyrdir Eliasson met en scène un écrivain face à la mer. Un solitaire qui essai d’écrire dans un petit village de pêcheur islandais.

Mais voilà l’inspiration cela ne se commande pas. Il essai d’écrire le roman attendu par son éditeur et ce sont des poèmes qui lui viennent à l’esprit.

C’est un roman à la première personne alors on va avoir des monologues intérieurs et des scènes avec des interactions extérieures.

On va découvrir les petits parasitages qui font dériver ses pensées…

La famille, sa mère et sa sœur par téléphone interposé vont venir créer des interférences dans sa quête de tranquillité. Il y a une certaine régularité, surtout avec sa mère, une ponctuation temporelle.

D’autre part on a le propriétaire et ami qui lui prête la maison et son éditeur qui ponctuent leurs appels par des notions de temps… mais il arrive à repousser les dates butoirs.

Sa vieille machine à écrire qui s’emmêle les marteaux et le ruban qui s’abîme, ils rappellent l’usure du temps.

Les vacanciers qui viennent tous le week-end pendant la belle saison. Cela rythme ses semaines, car il perd la notion du temps à vivre ainsi en dehors de la vie sociale.

On lui prête gracieusement la maison, il y a donc un côté temporaire.

Ces lectures le plongent de plus en plus dans les souvenirs littéraires du passé, il retrouve des éditions qu’il avait étant plus jeune. Il en est de même pour le cinéma. C’est comme s’il se créait une bulle temporelle faite de bons souvenirs.

Les mauvaises nouvelles du monde lui parviennent par la radio, seul média qu’il s’autorise à petite dose. Nous sommes en 2011.

La musique tient une certaine place. Son ouïe est souvent sollicitée par la nature ce qui forme un contraste avec le glissement vers un certain mutisme, économie des mots.

Les rêves aussi faussent la relativité du temps. Il y a quelques scènes où la réalité est un peu irréelle.

J’aime beaucoup la composition du texte, qui ressemble à des réflexions dans un journal même s’il n’y a pas de date. On va avoir ainsi une alternance de tous les sujets dont j’ai parlé précédemment. On a aussi l’avancée (ou non-avancée) des scènes du roman en cours de création. Cela forme comme un tableau impressionniste. Il excelle dans l’art de l’ellipse.

Il y a beaucoup de références culturelles : littérature, cinématographiques, musicales, pictographiques…

Il partage ses réflexions autant sur ce qu’il écrit que sur ce qu’il lit.

Le narrateur à un côté désabusé, presque cynique. J’ai adoré ses réparties lorsqu’on lui dit qu’il est écrivain, ou sur son travail. Il y a de l’humour et de l’autodérision dans ce qu’il nous raconte, en contrepoint comme pour ne pas basculer dans la mélancolie totale.

Et l’amour dans tout ça me direz-vous ? il a un amour mystérieux, secret dont on ne saura pas grand-chose. Il y a une relation entre ce qu’il vit et ce qu’il arrive à écrire (ou plutôt ce qu’il n’arrive pas à écrire).

Au fur et à mesure on voit se dessiner le portrait du narrateur au fur et à mesure de l’avancée de la narration car toutes ses réflexions, introspections font avancer le récit de ces mois passés dans ce lieu isolé et magnifique.

J’ai adoré ses relations avec sa machine à écrire, les lettres qui s’emmêlent et l’encre qui s’épuise… Petit à petit on a l’impression que les mots qui resterons visibles seront les plus importants. Il brûle beaucoup de ses écrits, là aussi il ne restera que l’essentiel. On a presque l’impression de le voir et on sent que la fin sera sur la même idée…

Tout s’estompe au fil des mois qui passent. On le retrouve dans l’utilisation des couleurs si on retrouve des touches de vert, de jaune et de rouge. Il y a une prédominance de noir, de blanc et de gris…

D’avoir lu les deux romans à la suite, « Au bord de la Sánda » où l’on suit un peintre qui remets sa vie en cause et dans « Fenêtre au sud » avec cet écrivain qui se questionne aussi on a comme un diptyque. De la rivière à la mer… il sème des petits cailloux dans ces deux romans différents. Je n’ai pu m’empêcher de chercher un fil rouge… Par exemple cette femme mystérieuse sur la plage qui fait écho à la femme en rouge dans la forêt…  Est-ce que le prochain roman nous parlera d’un musicien ?

Ce roman est un coup de cœur pour sa poésie et une nouvelle fois il y a des échos personnels.

Je remercie Babelio et les éditions de la Peuplade de m’avoir permis de lire ce roman de la rentrée.

NB: Dans ma wish list de Noël il y a « Les excursions de l’écureuil » si je ne craqua pas avant !

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au bord de la Sanda

Au bord de la Sandá

Gyrðir Elíasson
Traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson
Éditions de la Peuplade, 2019, 147 p, 18 €

au bord de la Sanda

4e de couv. :

Un homme vit et peint dans ses caravanes tout près de la Sandá, une rivière glaciaire aux confins de l’Islande. L’été s’achève, les tableaux s’entassent dans l’atelier, les visites sont rares et les nuits, de plus en plus froides et tranquilles. Avec en tête la biographie de Chagall ou les lettres de Van Gogh, l’artiste arpente la forêt, s’oubliant dans le courant du temps passé, que viennent interrompre les apparitions irréelles de la femme à l’imperméable rouge. Une seule chose lui importe : peindre la vérité des arbres qui l’entourent. Dans une langue vêtue de paysages, sensible aux tensions secrètes du silence, Au bord de la Sandá suit l’itinéraire d’une réflexion qui choisit l’au-revoir, laissant derrière « des années de sable, dénudées et balayées par le vent, comme un désert desséché par un hiver sans pluie ».

Ma chronique : Coup de cœur

J’ai été attiré par ce roman depuis sa sortie et c’est avec plaisir que je l’ai eu pour mon anniversaire cet été.  Je me suis dit il est court (160 p) je vais vite le dévorer. Et bien croyez le ou non j’ai pris volontairement mon temps pour le lire, des semaines ? si si… Entre les chapitres courts (parfois j’en lisais plusieurs) mon esprit vagabondait… j’allais moi aussi me promener au bord d’une rivière…
C’est un coup de cœur ! Je crois qu’il y a des livres qui entrent dans votre vie au moment adéquat et qu’ils entre en résonance avec une partie de vous.
Lorsqu’on parle de ce roman l’adjectif « contemplatif » revient à chaque fois. Oui il fait partie de cette catégorie de romans. Dans le terme contemplatif il y a l’image d’immobilité et de passivité. Pourtant dans ce roman il y a un mouvement, une volonté, une quête vers l’instant sublime où l’homme et le peintre, les deux facettes du protagoniste, seront en phase jusqu’au moment ou ils se fondront presque dans le paysage. On guette l’état de grâce.
L’homme fait un bilan de sa vie personnelle et en tant que peintre, il y a une honnêteté et une lucidité dans l’analyse des faits, jusqu’au moment où il est en accord avec lui-même.
Ce que j’ai aimé c’est de le voir en action : je pense, je vois, je fais.
En tant qu’homme il se retranche dans une solitude qui lui confère une paix intérieure. En tant que peintre on va le voir tâtonner, travailler sa technique reprendre l’aquarelle et revenir aux sources, aux origines. J’ai aimé cet aspect « work in progress ». Ces réflexions en tant que peintre se nourrissent des biographies de peintres et des lettres de Vincent Van Gogh… J’ai d’ailleurs repris mon recueil de lettres et comme lui j’en lisais quelques unes…
L’histoire se passe en Islande au bord de la Sandá, mais vous pouvez transposer l’histoire n’importe où, il faut une rivière, une forêt en dehors d’un village. Les références littéraires que Gyrðir Elíasson cite sont la plupart connues de tous. Il y a bien quelques particularités mais rien qui empêche le lecteur français de s’identifier ou de se ressentir les mêmes sensations.
Le personnage me semblait tellement réel … que j’avais l’impression de le voir, de l’entendre…

Conclusion il faut que je lise un autre roman de Gyrðir Elíasson pour voir si la magie opère une nouvelle fois ! D’ailleurs j’ai vu que son prochain roman va bientôt paraître chez la Peuplade…

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Ör

Audur Ava  Ólafsdóttir

Editions Zulma, oct 2017, 239 p., 19€

Cercle de lecture médiathèque

Dans ma médiathèque il y a…

4e de couv. :

Se décrivant lui-même comme un « homme de quarante-neuf ans, divorcé, hétérosexuel, sans envergure, qui n’a pas tenu dans ses bras de corps féminin nu – en tout cas pas délibérément – depuis huit ans et cinq mois », Jónas Ebeneser n’a qu’une passion : restaurer, retaper, réparer. Mais le bricoleur est en crise et la crise est profonde. Et guère de réconfort à attendre des trois Guðrún de sa vie – son ex-femme, sa fille, spécialiste de l’écosystème des océans, un joli accident de jeunesse, et sa propre mère, ancienne prof de maths à l’esprit égaré, collectionneuse des données chiffrées de toutes les guerres du monde… Doit-il se faire tatouer une aile de rapace sur la poitrine ou carrément emprunter le fusil de chasse de son voisin pour en finir à la date de son choix ? Autant se mettre en route pour un voyage sans retour à destination d’un pays abîmé par la guerre, avec sa caisse à outils pour tout bagage et sa perceuse en bandoulière.
Ör est le roman poétique et profond, drôle, délicat, d’un homme qui s’en va, en quête de réparation.

Ma chronique :

C’est le deuxième roman d’Audur Ava Ólafsdóttir que je lis. J’espère un jour combler mes lacunes.

« Rosa Candida » m’a beaucoup marqué et je pense que « Ör » est dans la même veine. Nous retrouvons un homme en proie aux doutes et de faiblesse qui à besoin de s’éloigner de sa vie.

Ce roman aborde plusieurs sujets dont les mathématiques, la littérature, la philosophie, et de cultures bien différentes.

C’est un narrateur à la première personne qui nous raconte les événements. On n’aura donc que la vision de Jonas sauf dans les dialogues.

C’est un roman sur la perte.

Gundrún n°1, sa mère est bloquée dans une boucle temporelle (elle oublie au fur et à mesure ce qu’elle fait et dit). Il perd le rôle de fils.

Gundrún n°2, sa femme a divorcé. Il perd son rôle d’époux.

Gundrún n°3, sa fille, il apprend qu’il n’est pas son géniteur. Il perd son image de père.

Il avait quitté ses études à la mort de son père et reprend l’entreprise familiale. Il est entré dans l’âge adulte.

Il vend cette entreprise. Il perd son rôle d’homme actif.

Il quitte son pays, l’Islande. Perte des repères, pertes de la langue (il parle anglais avec ceux qui connaissent cette langue).

Il n’a plus que la vie à perdre…

On retrouve notre personnage dans un pays en ruine. Là, la narration change. On voit un pays en creux comme dans un bas relief sculpté.. C’est ce qui manque qu’on nous montre. La guerre n’est plus, mais elle a laissé un silence assourdissant. Il manque les hommes, les infrastructures, les musées, les archives, les maisons, les familles. On aura le sang et les larmes mais sans le reflet des pupilles et des mémoires.

Jonas ne se sent plus en droit de mourir, il ne lui reste qu’à se reconstruire au fur et à mesure que l’histoire prend un chemin inattendu.

Il y a le côté « surréaliste » de cet homme qui part en voyage, en vacances avec sa boîte à outils.

Audur Ava  Ólafsdóttir joue avec des dialogues de sourds :

« Qu’est que vous êtes venu faire dans ce pays » réponse : « je suis en vacances » ça tourne en boucle tant la réponse semble absurde qu’il ne soit pas là pour profiter de l’après-guerre. Un homme qui voyage avec sa perceuse électrique est suspect.

Et lui qui demande « où est l’entrée des thermes antiques de la ville » et la réponse est « on ne sait pas »

Il faudra que la confiance s’installe pour que les vraies réponses voient le jour.

Il en en bien d’autres situations étrangement comiques.

Le sujet pourrait être triste s’il n’y  avait pas l’ironie du sort et un certain humour.

Exemple d’ironie du sort. On l’agresse et il aura la vie sauve parce qu’il n’a pas peur de mourir. Lui qui voulait se suicider n’arrive même pas à se faire tuer ! (fait partie du processus de renaissance).

N’allez pas croire que le personnage soit naïf parce qu’il n’est pas doué avec la vie. Lorsqu’il s’agit de défendre un projet et des femmes il sait se montrer persuasif.

Il ne suffit pas de laisser son passé derrière soi pour refaire sa vie et être heureux, on ne repart jamais de zéro. C’est un roman sur la deuxième naissance.  Que va apporter cette renaissance ? Comment son  entourage va prendre les choses ?

Au niveau narratif il y a beaucoup d’ellipses. Il y est question de fragments dans le fond et la forme reprend cette idée. Les chapitres se suivent et son simplement séparés par des titres tirées de citations ou qui nous donnent une idée de ce qui va suivre. On a toute une thématique sur les lieux souterrains « cave et les cartons », sous-sols et les « mosaïques antiques », les meubles dans l’entrepôt couvert de poussière, les tapis qui cachent les carrelages et les peintures. Il faut révéler se qui se cache à l’intérieur. Il commence par se faire tatouer un nénuphar à la place du coeur.

Ce roman est dans l’idée d’aller vers l’autre et accepter de le comprendre… cela implique aussi que l’autre veuille vous accepter.

Ce feel good  nous montre qu’il n’y a pas d’âge pour trouver son vrai « moi ». C’est un roman de formation d’un homme adulte qui m’a beaucoup intéressé.

Article précédemment publié sur Canalblog

L’homme du lac

Arnaldur Indrason

Une enquête du commisaire Erlendur Sveinsson

Points, 2004, 406p. traduction 2008.

Prix du polar européen du Point 2008

4 ième de couv :

Il dormait au fond d’un lac depuis soixante ans. Il aura fallu un tremblement de terre pour que l’eau se retire et dévoile son squelette, lesté par un émetteur radio recouvert d’inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés. Qui est donc l’homme du lac ? L’enquête révélera au commissaire Erlendur le destin tragique d’étudiants islandais confrontés aux rouages implacables de la Stasi.

Mes impressions de lecture :

Merci Domy d’avoir insisté depuis des mois pour nous faire connaître cet auteur que tu apprécies énormément.

Ne connaissant pas la culture Islandaise j’ai appris des choses sur l’histoire et d’autres anecdotes sur ce pays. en autre il a fallu que je m’accroche pour les prénoms…

Le personnage hors norme du commissaire est exactement ce que j’apprécie dans les romans avec les personnages récurrents. ça spécificité à lui c’est une fixation sur les cas de disparition. les digressions sur l’aspect littéraire de ce sujet est intéressant. On imagine pas ce que les gens mono-maniaques peuvent découvrir. Vous imaginez une bibliothèque qu’avec des récits de disparition en Islande !

Sa vie personnelle est un peu « ratée » on ne peut réussir partout.

Je pense que je lirais d’autres romans dès que l’occasion s’en présentera afin de confirmer ou d’infirmer cette première sensation.

J’ai fait une bonne découverte…

Article précédemment publié sur Canalblog