Les 100 légendes de la mythologie japonaise

Alain Rocher

Que sais-je ?, n°4219, 2022, 126 p., 9 €

Masse critique Babelio/ Que sais-je ?

4e de couv. :

De la création de l’archipel par le couple incestueux Izanaki et Izanami à la descente sur terre de l’ancêtre de la lignée impériale, en passant par l’origine de la mort et de la végétation, la querelle entre la déesse du soleil et le trublion cosmique Susanowo, les légendes japonaises, loin d’être un fossile culturel, sont le témoignage d’une pensée mythique restée bien vivante. Compilée dans le Kojiki et le Nihon shoki sur ordre impérial au seuil du VIIIe siècle, la mythologie japonaise préserve la mémoire de la culture archaïque du Japon tout en constituant un véritable conservatoire de presque toutes les mythologies de l’Asie de l’Est et du Nord-Est. En 100 légendes, Alain Rocher dresse un éventail de la richesse et de l’originalité de cette mythologie, qui n’a rien à envier à ses homologues gréco-romain, nordique ou hindou.

Mes impressions de lecture :

Une lecture surprise. J’ai choisi cet ouvrage dans les propositions Masse Critique Babelio, pour son titre et son sujet. J’aime les contes, les légendes et ce qui touche à la mythologie. La couverture aussi était tentante mais je n’avais pas fait attention à la maison d’édition. Pour moi « Que sais-je ? » n’avais pas d’illustration. Et donc les légendes de la mythologie japonaises ne se présentent pas comme des contes.

Les textes ne trainement pas en longueur c’est un concentré de savoir. C’est d’une grande érudition et une mine d’information très variées. Le titre pour chacune porte le nom de la divinité ou de l’événement et en sous-titre un complément exemple : « Izaki et Izami / les parents du monde » ou encore « Descente du ciel / Prose de possession et renaissance ». C’est par ordre alphabétique. On peut soit lire en suivant soit piocher en fonction du titre, attention cependant certains se suivent pour comprendre les différentes étapes de la légende.

Dans chaque article on a différents types d’information selon le sujet. On peut avoir des informations linguistiques sur la construction d’un nom, soit avoir des fait historiques du Japon au du Sud Est asiatique. Ce qui est intéressant dans les « Que sais-je ? » ce sont toutes les références et sources des informations. Parfois il y a des références aux autres mythologies du monde ce qui permet de rattacher peut-être à des choses plus connues comme la mythologie grecque ou indienne. Il y a aussi des aspects linguistiques ou mathématiques qui sont très intéressants.

J’ai remarqué l’aspect très guerrier, avec les guerres fratricides, les vendettas, et tout ce qui touche aux armes.

Les figures féminines ne sont pas en reste dans les légendes présentées.

Une seule lecture ne me suffira pas à tout retenir mais c’est un bon ouvrage de références auquel je pourrais me reporter dans mes futures lectures. Il sera très utile pour les étudiants en japonais. Ou pour des études comparées avec d’autres mythologies.

Je pensais mieux connaître la mythologie japonaise, cet ouvrage m’a fiat prendre conscience que non. Je suis donc très contente de ce que j’ai appris.

Je remercie les éditions « Que sais-je? » et Babelio de leur confiance.

La légende du roi Arthur illustrée

Adapt. Sarah Courtauld

Trad. Nathalie Chaput

Ill. Natasha Kuricheva

Éditions Usborne, mars 2015, 304 p., 13,20 €

Mes lectures Editions Usborne

4 e de couv :

Si tu  ne connais pas le roi Arthur et ses chevaliers de la Table ronde, ce livre, magnifiquement illustré par Natasha Kuricheva, te fait découvrir son royaume légendaire à travers les aventures du courageux Lancelot du Lac, de la belle Guenièvre, de l’enchanteur Merlin, de la maléfique Morgane et de bien d’autres personnages.

Ma chronique :

Lorsque l’on prend le livre en main, la première chose qui nous attire c’est le format (20×15), la couverture très colorée avec la sensation d’épaisseur (mousse de polyuréthane)  qui donnent envie de le garder dans les mains. Mon fils adore le signet rouge, ce ruban qu’il déplace chaque soir pour marquer la page à lire le lendemain jusqu’à terminer le livre.

L’alternance de pages colorées (début de chapitre), pages illustrées et feuilles à fond très blanc à l’aspect de papier glacé épais rendent la lecture très attractive.

Le fond :

Quinze chapitres, l’histoire d’une légende (réf. Aux ouvrages de référence, une double page) et les personnages avec leur portrait dans un médaillon permet de se remémoré qui est qui. Mon fils m’a dit : «  Le roi Arthur n’est pas dans les personnages » c’est plus attentif que l’on ne croit ces petit auditeurs. 

Les histoires sont adaptées au jeune public déjà  lecteur. Mon fils de sept ans a lu quelques paragraphes et m’a posé des questions, il y a des subtilités qu’il n’a pas comprises, mais il a tenu à aller jusqu’au bout.

Chaque chapitre est un épisode de la légende du roi Arthur. J’avoue avoir pris plaisir à découvrir certaines histoires. « La plupart des histoires racontées dans ce livre se sont inspirées de « La Mort d’Arthur » de Thomas Malory, nous dit l’auteure. Je ne pourrais pas le certifier puisque je n’ai pas lu le livre en question, ni les livres de Chrétien de Troyes qui pourtant font partie de ma bibliothèque. J’ai bien envie de tenter l’expérience.

J’aime l’idée de transmettre des légendes qui font partie de notre imaginaire collectif.

Je remercie les Éditions Usborne de rendre attractives ces histoires avec des livres illustrés.

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A bientôt pour d’autres découvertes jeunesse

Article précédemment publié sur Canalblog

Le gardien invisible

Dolores Redondo

Trad. Marianne Millon

Folio policier, janv 2015, 528 p., 8,50€

Mes lectures Folio

Prochainement parution chez Folio du deuxième volet : »De chair et d’os »

4 eme de couv. :
Au Pays basque, sur les berges du Baztán, le corps dénudé et meurtri d’une jeune fille est retrouvé, les poils d’un animal éparpillés sur elle. La légende raconte que dans la forêt vit le basajaun, une étrange créature mi-ours, mi-homme… L’inspectrice Amaia Salazar, rompue aux techniques d’investigation les plus modernes, revient dans cette vallée dont elle est originaire pour mener à bien cette enquête qui mêle superstitions ancestrales, meurtres en série et blessures d’enfance.

Ma chronique :

Dans un premier temps j’ai cru qu’on allait avoir une histoire du genre bête du Gévaudan à l’espagnole mais que nenni !

Ce roman est un vrai coup de cœur et j’attends avec impatience la suite de la trilogie pour retrouver l’inspectrice Salazar, son entourage et sa région.

Pour une fois on a une femme policier bien dans son couple et sans problème d’argent ni d’alcool… Oui mais, on découvre très rapidement des failles qui vont avoir des conséquences sur l’enquête. Quelles failles ? Dolores Redondo distille les infos au fur et à mesure que cela devient pertinent pour l’intrigue, je vous laisse donc les découvrir !

Nous avons toute une thématique autour de la famille. L’inspectrice vient d’une famille atypique et avec des particularités que l’on découvre chemin faisant.

Dolores Redondo déploie des thématiques qui convergent vers la femme. L’élément féminin avec toute sa part d’ombre : domination, manipulation, castration, culpabilité et sa part de lumière : sensualité sexualité et tendresse. Une main de fer dans un gant de velours…

Il y a tout un jeu de manipulations qui font douter de certains personnages.

Dolores Redondo nous fait découvrir des aspects de l’Espagne, loin  des cartes postales des villes côtières.

Ici on est dans les terres dans des vallées où le brouillard au sens propre comme au sens figuré masque des choses ou/et modifie la perception. La couverture est très représentative de l’ambiance.

J’ai beaucoup aimé le côté « magie et superstitions » qui viennent brouiller les pistes de Salazar.

Les mots basques qui émaillent le texte nous permettent de nous immerger dans cet environnement.

Le silence et les non-dits sont sources de confusions qui compliquent les relations entre Amaia et ses sœurs.

L’enquête abouti à la découverte du tueur en série, ce qui est tout de même le sujet principal du roman, mais il reste quelques intrigues qui doivent certainement être développés dans les deux autres volets de a trilogie…

Une fois fermé le roman de plus de 500 pages j’ai soufflé, mais les personnages et certaines scènes sont restées en suspend et ont trotté dans ma tête.

Je remercie les éditions Folio pour cette super découverte.

coeur livre

NB : Je veux « De chair et d’Os » dès qu’il sortira chez Folio !

Article précédemment publié sur Canalblog