Son espionne royale (9) et les conspirations du palais

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre

Éditions Robert Laffont, La bête noire, avril  2022, 369 p., 14,90 €

Mes lectures Robert Laffont

4e de couv. :

Londres, 1934.
La ville est en ébullition. Le prince George, duc de Kent et fils du roi, doit épouser la princesse Marina de Grèce. Or il est connu pour ses nombreuses frasques. La reine confie donc à Georgie une mission de la plus haute importance : introduire Marina dans la jeune élite dorée londonienne et, surtout, empêcher que les rumeurs concernant son fiancé ne parviennent jusqu’à ses oreilles.
Mais le soir de l’arrivée de Marina, Georgie découvre un cadavre dans la cour de Kensington Palace. La victime n’est autre qu’une ancienne maîtresse du prince George. De toute évidence, quelqu’un cherche à gâcher la noce…

Mes Impressions de lecture :

OMG la fin de cet épisode !!!! La suite vite….

Je sais une chronique ne doit pas commencer comme cela, mais quand vous lirez la dernière ligne de ce roman vous direz comme moi, lecteurs/lectrices qui suivaient les aventures de Georgie…

Bon allez on rembobine le film… non elle ne veut toujours pas devenir actrice comme sa mère !

On retrouve dans cet épisode les petits ingrédients habituels mais avec la petite épice supplémentaire qui donne du piquant à chaque nouvelle aventure de notre Lady préférée. Je vous conseille de lire les aventures dans l’ordre pour être dans l’ambiance de cette série. Évidemment l’autrice a mis toutes les infos nécessaires pour qu’un lecteur qui tomberait sur cet épisode puisse suivre cependant il y a des subtilités qu’on ne s’explique pas.

Nous sommes en novembre 1934 quelques temps après le retour du voyage à Hollywood. Lady Georgina essai de retomber sur ses pattes. Elle pense avoir réglé son problème de logement pour quelques temps quand tout à coup sa situation change. Et là on se demande quel lieu va-t-elle nous faire découvrir ?  Dans quelle galère va-t-elle se fourrer ?

On a situations amusantes et on se dit tiens on va être dans du léger. La voilà à nouveau en charge d’une princesse qui vient épouser son royal cousin, mais rien à voir avec « le mystère bavarois ».

On découvre avec le palais de Kensington un nouveau lieu et de nouveaux personnages, même pour Georgie… tout en ayant le noyau dur sur qui elle peut compter ou pas ! On explore un peu plus les dessous de cette société.

Lady de Ranoch a grandit depuis la première mésaventure, elle a pris de l’assurance bien sûr il lui arrive encore de faire des gaffes, des maladresses… et ne parlons pas de Queenie…

Dans ce roman il est beaucoup question d’expressions et de phrases à double sens dont un personnage étranger a du mal à comprendre les subtilités ce qui donne lieu à malentendus et de la mauvaise humeur, je voulais saluer le travail de la traductrice qui a su retranscrire ces jeux de mots.

Sous des dehors de cosy mystery, voire de comédie Rhys Bowen aborde des sujets de société, on a le fond historique et politique, la place des femmes, ainsi que la sexualité et tout ce qui en découle. Argent, drogue et pouvoir…

C’est série c’est ma petite récréation, ma série « doudou », on aime bien en parler entre lectrices.   

Vous l’avez peut-être déjà lu… j’ai  vu qu’il était sorti fin avril… le prochain épisode cet automne ?

Je remercie les Éditions Robert Laffont, La Bête Noire de leur confiance.

Challenge 15K #11.Au pays de Candy : un livre, un auteur, une saga doudou

Challenge #payetonslip

Sur ce blog vous pourrez trouver les tomes précédents !

Son Espionne Royale mène l’enquête (1)

Son Espionne Royale et le mystère Bavarois (2)

Son Espionne Royale et la partie de chasse (3)

Son Espionne Royale et la fiancée de Transylvanie (4)

Son Espionne Royale et le collier de la Reine (5)

Son Espionne Royale et les douze crimes de Noël (6)

Son Espionne Royale et l’Héritier Australien (7)

Son Espionne Royale et la reine des cœurs (8)

Les détectives du Yorkshire. T7. Rendez-vous avec la menace

Julia Chapman

Trad. Dominique Haas et Stéphanie Leignel

Éditions Robert Laffont, 25 nov 2021, 354 p., 14,90 €

Mes lectures Robert Laffont

4e de couv. :

Après un enlèvement qui l’a terrifiée, Delilah Metcalfe tente de retrouver ses esprits. Or les ennuis ne font que commencer : elle a découvert qu’une menace pesait aussi sur son coéquipier et prétendant Samson O’Brien. Pour le protéger d’une mort certaine, elle va devoir prendre ses distances avec lui alors même qu’elle vient de propulser les émotions de son partenaire à des sommets étourdissants… Et convaincre les habitants de Bruncliffe de l’aider ! Hélas, nombreux sont celles et ceux qui ont des griefs envers Samson. Car qui fait du tort à un seul en menace beaucoup…

Mes impressions de lecture :

Julia Chapman nous a fait patienter l’année dernière avec le premier tome d’une nouvelle série qui se déroule en Ariège, voir « L’auberge ». Donc les fans de Samson et Delilah, dont je fais partie, trépignaient d’impatience.

Je trouve ce septième tome un peu différent des précédents ce qui redonne une nouvelle impulsion à l’histoire. Dans ce tome c’est la trame secondaire qui devient principale. Les petites enquêtes locales vont passer  au second plan (vols et affaires Procter Immobilier).

Cette fois-ci on se focalise sur l’affaire « Samson » et ses accusations de trafiques de drogue et flic ripoux. Julia Chapman avait placé quelques pièces du puzzle dans les tomes précédents nous laissant dans l’expectative. Plusieurs pistes, le doute, qui est pourri ? Delilah va devoir prendre des décisions et décider en qui elle peut avoir confiance. Fera -t-elle le bon choix ?

Ce nouvel opus va aussi jouer sur les apparences trompeuses, qui est qui ? Physiquement ou moralement.

Dans ce tome il est beaucoup question de choix, de chaque décision il en découlera des conséquences plus ou moins dramatiques que ce soit  Delilah, Troy, etc… et Samson…

Mon personnage préféré « Ida » va jouer  un rôle décisif, elle va se surpasser !

On va retrouver dans cet épisode tous les personnages du village que nous avons croisé lors des enquêtes précédentes dans des rôles inattendus ! On est toujours avec l’idée de « clan » Delilah va-t-elle arriver à fédérer tout ce petit monde ?

Julia Chapman va mettre en place dès le chapitre 12 une notion de temps qui va accélérer l’intensité des événements on n’est pas minute par minute mais presque. La mise en place d’un plan chronométré qui va mettre le lecteur dans l’action même s’il ne sait pas ce qui va se passer. Mais comme tout plan minuté tout ne va pas se dérouler comme prévu !

On va avoir la focale qui va changer selon le moment on aura même le sentiment de « Calimero » dans ce maelström.

Le rôle des animaux est très important que ce soit Calimero, Tigger, Thor ou Cupidon chacun va avoir à  participer à sa manière…

J’ai beaucoup rit car certaines scènes sont assez surréalistes, ces héros ordinaires vont lutter avec leurs armes…  Je pense notamment au doux Barry qui va se surpasser… d’ailleurs je me demande si dans le prochain épisode il n’y aurait pas un petit quelques chose le concernant…  il faut attendre la fin de l’aventure pour se poser la question.

Je me suis régalée à suivre les multiples rebondissements et les scènes d’action (de poursuite  avec véhicules locaux).

Comme d’habitude Julia Chapman garde quelques fils à rembobiner avec une fin nous laisse entrevoir de nouveaux dangers et mystères…

Je remercie mes éditions Robert Laffont de leur confiance.

Voir sur ce blog : Julia Chapman

Son espionne royale (8) et la reine des cœurs

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre

Éditions Robert Laffont, nov 2021, 381 p. , 14,90 €

Mes lectures La Bête Noire

4e de couv. :
Hollywood, Los Angeles, 1934.
La mère de Lady Georgie, Claire, actrice glamour et très mariée, veut se débarrasser de son époux et convoler avec un riche homme d’affaires. Direction le Nevada, pour un divorce rapide et discret. Georgie l’accompagne lors de sa traversée de l’Atlantique.
Mais la croisière ne va pas s’amuser bien longtemps… Témoin d’un accident mortel à bord du paquebot, Georgie est suspectée par la police.
Pour couronner le tout, un voleur de bijoux sévit sur le navire, dévalisant aristocrates anglais et starlettes de cinéma. Georgie est déterminée à le démasquer au plus vite, au risque de passer par-dessus bord.

Mes impressions de lecture :

Son espionne royale est une série que j’adore dans la catégorie cosy mystery en partie pour son aspect historique et pour son personnage principal.

Nous en sommes au 8e tome, à chaque « épisode » nous avons une enquête qui est résolue, donc en théorie on peut les lire indépendamment, d’autant que l’autrice donne des infos sur les anciennes « mésaventures ». Cependant comme l’arrière plan, fil rouge, est au cœur de cette histoire je vous conseille de les lire dans l’ordre. Le  personnage « grandit » et évolue au fur et à mesure des mois qui passent. Il y a le contexte historique qui joue un rôle puisque on est dans les années 30 en Angleterre.

Ce 8 e tome se déroule entre juillet- août 1934 entre l’Angleterre et les États-Unis.

Mais avant de vous parler du fond de cette histoire, il faut que je vous parle de la couverture. Je ne sais pas si vous vous souvenez, lors du précédent tome,  j’avais râlé (et je n’étais pas la seule) du changement des codes de  la charte graphique qui cassait la continuité de la série. Dans ce 8e tome on retrouve les couleurs intenses de qui nous permettait de l’identifier. Ça peut paraître anodin mais certains lecteurs sont sensibles à ce genre de détails. Et dans la bibliothèque ça fait me gêne.

J’ai dévoré cette histoire. On retrouve le petit paragraphe journal intime en titre de chapitre, ce qui nous permet de nous situer géographiquement et temporellement. C’est toujours Georgie qui raconte à la première personne, elle est donc au cœur de l’intrigue.

On débute quelques semaines après le précédent drame. Georgie a eu un petit répit, mais elle ne sait pas ce qu’elle va devenir. Cet aspect de l’existence de cette Lady  sans le sou est la base de cette série. À chaque épisode, elle vit de nouvelles aventures car elle n’a pas vraiment de point d’attache. Ce qui permet aussi à l’autrice de créer un nouveau décor. Cette fois-ci,  ce sera un voyage sur un paquebot de luxe en partance pour New-York . Imaginer Claire, la mère de Georgie traverser tout le pays pour aller vers la côte Ouest c’est tout un programme.

On va rencontrer des personnages « réels » et des personnages fictifs qui font nous transporter dans une cette époque où le cinéma parlant prend de l’ampleur.  Il est souvent question dans cette série de changement d’époque. La dépression n’est pas loin et les personnages voient ce qui se passe à Berlin avec un regard extérieur. Ici le changement c’est aussi sortir du vieux continent vers le nouveau continent avec d’autres valeurs sociales.

Nous allons avoir une série de gags notamment avec Quennie la femme de chambre de Lady Georgina de Ranoch qui n’en rate pas une, mais chut ! Je vous laisse découvrir.

Quand aux catastrophes et autres meurtres c’est Georgie qui les attire. De plus dans cet épisode Georgie va être sans le vouloir la rivale de sa mère, elle attire plusieurs hommes… Va-t-elle succomber aux avances des ces mâles ? Et qu’en est-il de Darcy ?

Je vous laisse découvrir le rôle de chaque personnage ancien ou nouveau.

J’ai hâte de lire le prochain… au printemps ? quelle nouvelle activité de la noblesse allons nous suivre.

Je remercie les Éditions Robert Laffont, la Bête Noire de leur confiance.

Sur ce blog vous pourrez trouver les tomes précédents !

Son Espionne Royale mène l’enquête (1)

Son Espionne Royale et le mystère Bavarois (2)

Son Espionne Royale et la partie de chasse (3)

Son Espionne Royale et la fiancée de Transylvanie (4)

Son Espionne Royale et le collier de la Reine (5)

Son Espionne Royale et les douze crimes de Noël (6)

Son Espionne Royale et l’Héritier Australien (7)

Son Espionne Royale (6) et les douze crimes de Noël

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre

Robert Laffont, La Bête Noire, nov 2020, 396 p., 14,90 €

Mes Lectures La Bête Noire

4e de couv. :

Écosse, 1933.
Tandis que son cher Darcy se la coule douce en Amérique du Sud pour les fêtes de fin d’année, et que sa mère s’est réfugiée dans le hameau perdu de Tiddleton-under-Lovey en compagnie du drolatique dramaturge Noel Coward, Georgie, elle, se retrouve coincée au château de Rannoch suite à une tempête de neige.
C’est donc pour elle un miracle de Noël lorsqu’on fait appel à ses services pour animer une sauterie entre aristocrates à Tiddleton. Ce paisible village tout droit sorti des pages du Chant de Noël de Dickens connaît hélas une succession de tragiques événements : après qu’un enquiquineur du coin s’est cassé le cou en tombant d’un arbre, deux autres soi-disant accidents font deux nouvelles victimes…
Se pourrait-il qu’un vent mauvais souffle au pays des merveilles ?

Mes impressions de lecture :

Enfin je vous parle d’un roman que j’ai attendu avec impatience, comme chaque aventure de Lady Georgiana.

Je vous conseille de lire la série dans l’ordre de parution car notre héroïne change, grandit et prend confiance en elle. De la petite demoiselle qui a quitté le pensionnat suisse où elle était elle fait tout pour devenir autonome. De plus il y a déjà eu un Noël bien différent…

A chaque nouvel épisode le plaisir est renouvelé et il n’y a pas de lassitude car il y a une certaine évolution. Rhys Bowen explore de nouvelles pistes. Les interactions avec les personnages récurrents s’enrichissent, je pense notamment à la relation mère-fille. Cette fois-ci on n’est pas dans une mission diplomatique ou de l’espionnage, on est dans le « armchair détective ». Tout est dans l’observation et la réflexion/déduction.

Cet épisode m’a fait l’effet de clins d’œil à l’œuvre d’Agatha Christie et à Conan Doyle. Les évadés de la prison de Dartmoor, la lande, les tourbières etc, « le chien des Baskerville » est même cité. On a les Noëls de Poirot qui viennent titiller la mémoire et la comptine avec Miss Marple et la vie d’une petite communauté. Ce ne sont que quelques exemples de ce qui m’a fait penser à ces deux auteurs.

C’est la première fois que je vois autant de nourriture dans cette série, et c’est la première fois que l’on voit Lady Georgina se sentir comme un coq en pâte ! Même si ce séjour n’est pas de tout repos.

Bien entendu on retrouve l’humour même si on a des crimes horribles, grotesques… sans parler de Queeny qui n’en rate pas une. On est dans un cosy mystery pas de doute. On a la touche sensuelle avec Darcy et Georgie.

La fin laisse présager de nouvelles aventures… mais je ne vous en dirai pas plus !

Bonne lecture

Je remercie les Éditions Robert Laffont, La Bête Noire de leur confiance

Autres Chroniques :

Tome 1 Son Espionne Royale mène l’enquête
Tome 2 Son Espionne Royale et le mystère Bavarois
Tome 3 Son Espionne Royale et la partie de chasse
Tome 4 Son Espionne Royale et la fiancée de Transylvanie
Tome 5 Son Espionne Royale mène l’enquête et le collier de la Reine

Là où se trouve le cœur

Sara Lövestam

Trad. Cécilia Klintebäck

Editions Robert Laffont, La Bête Noire, juill. 2020, 320 p., 18,90 €

Mes Lectures La Bête Noire

là où se trouve le coeur

4e de couv. :

Une chambre en colocation, un permis de résidence et un job dans une bibliothèque : les années de galère de Kouplan sont définitivement derrière lui ! Toutefois, il y a une chose qu’il ne parvient pas à se sortir de la tête : qu’est-il arrivé à son frère, arrêté en Iran il y a huit ans ? En se lançant à sa recherche, il croise la route de neuf immigrés illégaux qui, comme lui auparavant, font la plonge ou le ménage pour quelques couronnes de l’heure. L’un des leurs est mort, mais personne ne peut dénoncer les coupables à la police, de peur d’être expulsé…
Kouplan va alors devoir faire face à ses anciens démons pour aider ceux qui n’ont personne vers qui se tourner.

Ma chronique :

C’est la première enquête de Kouplan que je lis. Cela ne m’a pas posé de problème mais au vue de ce qui se passe dans cette enquête lorsque je lirais les précédentes je saurai des choses… mais ce n’est pas grave.

Ce roman est le dernier tome de la tétralogie, donc la conclusion.

Le personnage principal est très atypique. Un exilé iranien en Suède depuis 5 ans qui a changé de sexe.

Les thématiques principales tournent autour de l’exil politique et économique, et l’exploitation.

L’autre thématique forte est celle de l’identité.

Ces deux thématiques sont liées car parfois l’exil engendre la perte d’identité totale ou partielle. Soit pour des raisons de sécurité ou pour se reconstruire ailleurs.

Nous avons des êtres détruits dans leur pays d’origine qui subissent une nouvelle destruction à cause des réseaux et des exploiteurs.

Ici nous avons d’une part Nesrine (jeune fille) qui change de pays, de vie, se sexe et de nom. De l’autre son frère qui a changé de pays, de vie et de nom. Ces faits vont rendre difficile les retrouvailles. Une partie du roman est consacré à cette quête. Puis à une autre… deux types d’enquête vont les occuper.

On va se rendre compte que tout verrouiller pour se protéger peut devenir une entrave, une deuxième prison.

On est beaucoup dans l’idée du passé et du présent. Aux vu des circonstances le futur a du mal à s’imposer dans les priorités. Ils sont encore dans l’idée de survivre et pas dans l’idée de vivre pleinement, prisonnier de la peur.

C’est un roman à la troisième personne tantôt on suit Kouplan, tantôt Victor. Au début, il faut bien assimiler les « double-noms ».

Ce polar montre que des rencontres peuvent tout changer. Une main tendue pour aider ou pour demander de l’aide il faut la saisir.

J’avais commencé ce roman en même temps que « Tamanoir » de Jean-Luc A. Ascanio, une quête qui mettait en évidence que des meurtres touchant une certaine population (SDF) pouvaient passer inaperçus si personne n’avait pris la peine d’ouvrir les yeux. Dans « Là où se trouve le cœur » il s’agit de sans-papiers autant dire des invisibles.

« – Tu sais, ajoute Kader, c’est l’histoire de l’arbre qui tombe dans la forêt. S’il n’y a personne pour l’entendre, est-ce qu’il fait vraiment du bruit ?

Il n’a pas besoin d’expliquer la métaphore. Si on tue un homme sans que personne ne le sache, est-ce qu’il y a eu meurtre ? Si on peut prendre la vie de quelqu’un sans créer le moindre remous dans la société, est-ce que c’est vraiment un être humain ? » p.81

L’absence crée une faille qu’on a besoin de combler, nos héros iront au bout de leur quête.

Je remercie les Éditions Robert Laffont, La Bête Noire de leur confiance.

Citation :

« Les mots peuvent permettre la distance par rapport aux événements. On peut les répéter, toujours dans le même ordre, ils se transforment en récit et donc en chose face à appréhender. Un jour, ils viennent à composer l’histoire d’une vie, peut importe ils aient été vrais ou non, parce que les mots sont la seule chose qui peut capturer un moment et le faire passer avec logique. » p. 54

article précédemment publié sur Canalblog

Son Espionne Royale (4) et la fiancée de Transylvanie (T4)

Rhys Bowen

Trad Blandine Longre
Editons Robert Laffont, Editions la  Bête Noire, juillet 2020, 345 p., 14,90€

Mes Lectures La Bête Noire

espionne royale 4

4e de couv. :

Londres, 1932.
La reine demande à Georgie de s’acquitter d’une tâche bien délicate : représenter la famille royale lors du mariage de la princesse de Roumanie et du prince de Bulgarie, qui aura lieu en Transylvanie dans le fameux château de Bran. Georgie accepte avec plaisir, d’autant que la mariée se trouve être une ancienne camarade d’école.
Mais le château est lugubre, l’atmosphère de la région, berceau de toutes les légendes de vampires, macabre. Et le séjour de Georgie prend un tour carrément terrifiant quand, la veille de la cérémonie, l’un des invités meurt empoisonné ! C’est à elle qu’il revient de sauver les festivités nuptiales… avant que la mort ne sépare les jeunes mariés un peu plus tôt que prévu.

Ma chronique :

J’adore cette série et c’est avec impatience que j’attendais ce nouvel épisode. Et j’ai eu la joie d’avoir le tome 4 et 5 qui sont arrivés en même temps, j’ai donc enchaîné deux épisodes…

Est-ce que je vous ai déjà dit que j’adore les couvertures de ces romans ? on se retrouve plongé dans une certaines atmosphère par cette première image.

C’est une lecture que je conseille pour les vacances, elle vous fera voyager et vivre des aventures rocambolesques entre 1932, une période clé dans l’histoire européenne.

Les tomes peuvent se lire indépendamment mais je vous conseille de les lire dans l’ordre pour voir les subtilités dans l’évolution des personnages et des intrigues. L’autrice donne des infos sur les aventures précédentes mais ce n’est pas pareil.

Le personnage principal Lady Georgiana est très attachant. Dans cet épisode elle à 22 ans. Elle a la pression due à  l’âge du mariage. Elle a la pression due à son rang. La pression due au manque d’argent. La pression due au fait que c’est une jeune femme. Dans cet épisode on a aussi des petites allusions à Hitler.

Dans cet épisode Lady Georgiana va entraîner de nouveaux personnages (que je vous laisse découvrir) dans mésaventures sur le continent. On va sortir du Royaume Uni où débutent les catastrophes avant de partir en voyage en ferry, train et voiture. Le décor principal est assez dépaysant puisqu’on est dans le Château de Bran en Roumanie coincé par des tempêtes de neige.

Dans ce huis clos l’atmosphère va vite devenir anxiogène d’une part à cause des histoires de « vampires » qui entourent le lieu et par le fait d’être bloqués tous ensemble sachant que le criminel est parmi l’un des invités.

Georgie est habituée aux histoires de fantômes dans son Écosse natale mais que penser de ses créatures qui grimpent à la façade et des personnages semblent sortis des tableaux ?

On a aussi la thématique du mariage entre Matty princesse de Roumanie qui doit se marier à un prince Balkan pour raison d’État. Et Georgie qui se retrouve fiancée sur un Quiproquo et aussi pour des questions d’alliances politiques. En parallèle on a la mère de Georgie qui est là avec son amant et en effet miroir Belinda et son « Carpe Diem ». Sans parler de la question Georgie va-t-elle céder à la passion et perdre sa virginité avec… D ?

J’ai beaucoup rit des quiproquos et des situations cocasses dans lesquelles va se retrouver notre jeune aristocrate et son entourage !

Sous couvert de frivolités on a des thématiques plus politiques.

Il se trouve qu’en parallèle je lisais un autre roman qui se déroulait aux mêmes dates « Les brodeuses de Winchester », ces deux lectures différentes m’ont permis d’enrichir ma réflexion.

Je remercie les Éditions La bête Noire de leur confiance.

A bientôt pour le tome 5 des aventures de l’Espionne Royale.

bête noire
sons espionne royale 1
son espionne royale 2
son espionne royale 3

Article précédemment publié sur canalblog

Son Espionne Royale (3) et la partie de chasse

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre
Editions Robert Laffont, La bête noire, janvier 2020, 345 p., 14,90 €

Mes lectures La bête noire

son espionne royale 3

4e de couv. :

Londres, 1932.
Les affaires de Georgie sont loin d’être au beau fixe. Afin de se faire un peu d’argent, elle a alors l’idée du siècle (selon elle) : tenir compagnie à des gentlemen de passage dans la capitale. Une pièce de théâtre, un bon dîner, un brin de conversation et le tour est joué ! Sauf que son premier client attend visiblement une conclusion bien différente à cette soirée…
Pour éviter un scandale, Georgie est renvoyée fissa en Écosse. Mais il ne s’agit pas seulement d’une punition. En effet, Scotland Yard lui confie une tâche de la plus haute importance : surveiller la partie de chasse royale qui se tient au château de Balmoral. Quelqu’un vise les héritiers du trône britannique, et qui d’autre que Georgie, avec son flair légendaire, pourrait démasquer le coupable ?

Ma chronique :

J’ai dévoré ce nouvel épisode le week-end dernier. Bien que les enquêtes soient résolues à la fin de chaque tome je vous encourage à les lire dans l’ordre pour tout l’arrière plan à savoir la vie des personnages récurrents dont Georgie et ses déboires…

Ce fut un plaisir de retrouver ce personnage  de gaffeuse, de noble vierge héritière de la lignée royale. Ainsi que les personnages qui gravitent autour d’elle, ils ont chacun un rôle particulier et viennent la seconder voire la sauver !

On va la voir se mettre dans le pétrin toute seule avec une certaine « fraicheur » dans la façon d’engendrer des situations embarrassante. Je ris encore de sa petite annonce dans le journal !!!

Bien malgré elle, elle va résoudre des énigmes.

J’aime toujours autant les débuts de chapitres avec le lieu et la date indiqués et une indication non dénué d’humour. C’est Georgina la narratrice, on déduit des choses à partir de ce qu’elle nous raconte et c’est encore plus drôle qu’elle ne les comprend pas !

Dans cet épisode on va découvrir le château de Rannoch en Ecosse et une partie de sa famille. Des alliances étonnantes vont se créer, de drôles de phénomènes vont avoir lieu dans le loch voisin du château.

Dans cet épisode, en dehors du contexte politique, on va surtout découvrir deux « technologies » en pleine évolution : avion/ hydravion et bateau et record de vitesse sur le loch. L’air et l’eau. On a quitté la ville avec le métro et le train, la moto et les voitures très terre à terre.

Ce roman joue avec les changements qui ont lieu à cette époque, la jeunesse en quête de sensation et la royauté avec son rythme propre. La cour se déplace à Balmoral et on voit le contraste entre deux mondes. On a d’un côté la chasse royale et de l’autre la tentative de record de vitesse sur l’eau.

On retrouve des valeurs comme la loyauté et la fidélité face à l’arrivisme et la modernité. Cela va au-delà du contraste entre la ville et la campagne, on a l’antagonisme entre les américains et les anglais.

J’ai adoré voir Elisabeth II à 6 ans, ce qui donne un repère plus concret dans le temps. Ce qui est cocasse c’est qu’il y a des remous dans la famille royale à cause d’une américaine que ceux qui font la une des journaux people !  D’ailleurs il est question de presse à scandale…

Mais quand est-il des enquêtes auxquelles Georgie est mêlée ? Il va y avoir des morts, du danger, des fausses pistes et des rebondissements inattendus.

J’ai hâte de retrouver tout ce petit monde.

Je remercie les Editions de la Bête noire de leur confiance.

bête noire
robert laffont
sons espionne royale 1
son espionne royale 2

Article précédemment publié sur canalblog

Les détectives du Yorkshire 4. Rendez-vous avec le poison

Julia Chapman

Trad. Dominique Hass et Stephanie Leigniel

Éditions, Robert Laffont, La Bête noire, 2019, 395 p., 14,90€

Mes lectures La Bête Noire

4e de couv. :

Il y a comme un vent de printemps qui souffle sur Bruncliffe. Mais la belle saison est loin de profiter à tout le monde… Mêlé à une affaire de meurtre, Samson O’Brien doit répondre aux questions pressantes de la police. Et quand son passé est révélé au grand jour, c’est la ville entière qui se ligue contre lui.
Dans toute cette agitation, il n’y a que le vétérinaire du coin pour s’inquiéter d’une série de morts inhabituelle au sein de sa clientèle canine : plusieurs chiens ont été empoisonnés. Il sollicite alors les services de Samson et Delilah, qui vont devoir braver les foudres des habitants pour résoudre ce mystère.

Ma chronique :

Me voilà embarquée dans le quatrième épisode des aventures/mésaventures de Samson et Delilah. A peine remis de leur précédente aventure en mars on les découvre en plein agnelage !

C’est une série qui gagne à être lue dans l’ordre, car si les enquêtes qui sont liées au titre sont résolues, il reste un petit quelque chose qui le lie à la suite. Il faudra attendre je ne sais pas encore combien d’épisode pour que Julia Chapman nous révèle quelques énigmes.

Il y a bien entendu l’épée de Damoclès sur la tête de Samson à savoir son accusation qui l’a fait quitter Londres. On voit se dessiner petit à petit les ombres liées à ce complot.

Mais il y a un autre complot qui se trame dans Bruncliff. La présence de Samson dérange les plans de cette association de malfaiteurs qui ont pignons sur rue. Un épisode après l’autre Julia Chapman distille les informations, on a de plus en plus d’éléments.

La scène inaugurale est un joli exercice de style qui nous met immédiatement dans l’ambiance !

L’idée de poison est liée à l’acte criminel qui se joue dès la première page, mais au second degré on aussi le poison qui se diffuse dans le cœur de la ville, de ses habitants.  Il me semble que plus on avance dans la série plus les histoires deviennent sombres… on a bien encore le côté plaisant du cosy mystery et de l’humour, cependant il est plus diffus. C’est ce qui me plaît dans cette série, il n’y a pas de surenchère dans le grotesque. Les sentiments sont profonds, car les personnages se connaissent depuis l’enfance pour la plupart. Ne vous inquiétez pas il y a quelques scènes irrésistibles, comme celle où le réveille ne sonne pas, où on pousse la chansonnette,  ou bien celle d’un placage mémorable ! Ahahah ! A vous de découvrir les autres… Encore des mains tendues, des mains serrées et des coups de poings en veut en voilà.

On voit Samson bousculé et basculer du côté sombre de son histoire…

Nathan va aussi vivre des expériences intenses…

Tout le monde semble être dans le brouillard que ce soit dans les collines ou dans le flou de certaines situations.

Le fil rouge de ce tome serait « ne pas se fier aux apparences, attention à pas oublier la présomption d’innocence » même Caliméro va se retrouver dans des situations délicates.

Je termine cet épisode plein de rebondissements et de révélations avec l’envie de connaître le fin mot de l’histoire et les nouvelles mésaventures. A quand le prochain ?

Dans l’idée de série cohérente on a les couvertures et les titres qui en font partie, c’est aussi qui fait le charme de ces histoires. J’aime aussi beaucoup de format entre poche et grand format , c’est un confort de lecture qui a son importance.

On découvre aussi d’autres aspects de la vie à la campagne dans cette partie du Yorkshire.

Je remercie les Éditions Robert Laffont, La Bête Noire de leur confiance.

Voir aussi :

Les détectives du Yorkshire 1 Rendez-vous avec le Crime

Les détectives du Yorkshire 2 Rendez-vous avec le mal

Les détectives du Yorkshire 3 Rendez-vous avec le mystère

Article précédemment publié sur Canalblog

Son espionne royale (1) mène l’enquête

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre

Robert Laffont, La bête noire, juin 2019, 339 p., 14,90 €

Mes lectures Robert Laffont la Bête Noire

sons espionne royale 1

4e de couv. :

Londres, 1932.
Lady Victoria Georgiana Charlotte Eugenie, fille du duc de Glen Garry et Rannoch, trente-quatrième héritière du trône britannique, est complètement fauchée depuis que son demi-frère lui a coupé les vivres. Et voilà qu’en plus ce dernier veut la marier à un prince roumain !
Georgie, qui refuse qu’on lui dicte sa vie, s’enfuit à Londres pour échapper à cette funeste promesse de mariage : elle va devoir apprendre à se débrouiller par elle-même.
Mais le lendemain de son arrivée dans la capitale, la reine la convoque à Buckingham pour la charger d’une mission pour le moins insolite : espionner son fils, le prince de Galles, qui fricote avec une certaine Américaine…Entre Downton Abbey etThe Crown, une série d’enquêtes royales so British !

Ma chronique :

Dès que j’ai entendu parler de cette nouvelle série j’ai eu envie de la lire. Cela complète ma facette amatrice de cosy mystery.

Lorsque, j’ai débuté la lecture j’ai tout de suite adhéré au personnage. Quand Georgie arrive à Londres j’ai pensé à Tuppence dans « Mr Brown » d’Agatha Christie (1923) quand elle cherche un emploi… Dans les deux cas on y voit la place des femmes dans cette société et de  la jeunesse de façon générale.

Il y a une mise en place du décor social. On est en 1932, on est entre les deux guerres, avec des tensions avec l’Allemagne qui commencent à pointer,  ainsi que tous les changements dans la société anglaise. Les jeunes aristocrates qui ont dû mal à trouver leur place avec les revenus qui ont diminué après la crise de 29 aux États-Unis.

On débute avec les mésaventures de la pauvre petite fille riche qui découvre la vie avec tous les quiproquos qui  vont surgir des rencontres. Prenez patience la mise en place ce fait en douceur (façon de parler) et le grand drame va avoir lieu vers le milieu du roman.

J’ai bien aimé le personnage de Georgie, j’ai eu peur d’avoir à suivre une écervelée, mais pas du tout c’est une jeune femme au caractère bien trempée, elle a les gênes de ces ancêtre écossais et d’autre par le côté  Cockney.

Dans ce genre littéraire on se retrouve vite dans un duo, comme on est sur un premier tome ce n’est pas encore bien défini on a avoir un personnage masculin et un personnage féminin qui vont venir la seconder. L’amitié et plus si affinités, des rencontres avec la mouvance artistique…

J’ai retrouvé ce que j’aime  dans ce genre littéraire c’est-à-dire l’humour. Que ce soit dans les situations rocambolesques, dans les répliques ou dans les personnages dont le trait est parfois un peu forcé.

Ce cosy mystery  so british sort du lot des nouvelles séries qui voient le jour depuis quelques années par le choix de l’époque historique  et de la classe sociale. J’ai le tome II dans ma Pal est j’espère qu’on aura d’autres aventures qui suivront.

L’autre particularité de cette série c’est que cela se présente comme un journal intime de la jeune aristocrate sans le sou livrée à elle-même dans la Capitale.

Une lecture détente qui enchantera votre été, mais aussi toute l’année. Pensez à faire provision de thé et de crumpets !

Je remercie les Éditions Robert Laffont, la bête noire de leur confiance.

bête noire

Les détectives du Yorkshire 2. Rendez-vous avec le mal

Julia Chapman

Trad. : Dominique Haas et Stéphanie Leigniel

Éditions Robert  Laffont,  La bête Noire, juin 2018, 392 p., 14,90 €

4e de couv. :

Quand Mme Shepherd vient voir Samson O’Brien à l’Agence de Recherche des Vallons, convaincue que quelqu’un essaie de la tuer, le détective privé pense avoir affaire à une vieille dame un peu sénile. Pourtant, après une série de curieux incidents à la maison de retraite de Fellside Court, il se demande s’il n’aurait pas dû prendre la chose un peu plus au sérieux…
Alors que Noël approche, Samson se lance dans une enquête qui l’oblige à renouer avec les habitants de Bruncliffe, ceux-là mêmes qu’il a fuis une dizaine d’années auparavant et qui le traitent à présent comme un paria. Et qui mieux que la tempétueuse Delilah Metcalfe, propriétaire de l’Agence de Rencontre des Vallons, peut l’aider à regagner leur confiance ?

Ma chronique :

Vous vous souvenez peut-être (non ? cliquez ici) qu’au mois d’avril grâce à un partenariat Babelio/la Bête noire, j’avais découvert le premier tome de cette série  » Rendez-vous avec le crime ». Je suis ravie de vous parler de ce deuxième volume que la maison d’éditions m’a gentiment envoyé. Va-t-il me plaire autant ? Toujours délicat le tome suivant, l’autrice va-t-elle jouer avec les mêmes ingrédients ? Le lecteur va-t-il à nouveau entrer dans le jeu ?

Comme pour tout deuxième tome (et plus) l’autre question qui vient à l’esprit c’est peut-on le lire indépendamment ? Dans la mesure où les intrigues policières se terminent en fin de volume cela ne pose pas de problème, d’autant que l’autrice parsème son texte d’explications sur l’aventure précédente lorsque c’est nécessaire. Cependant dans cette série l’intrigue « secondaire » avance d’un roman à l’autre. C’est ce qui fait le charme de cette série.

Une petite ville rurale où tout le monde se connait depuis toujours. Des antagonismes et des histoires de famille qui créent des relations tendues. Mais beaucoup zones d’ombre viennent donner un petit quelque chose à ces romans. Le mystère et le danger rode dans leur vie personnelle. On a parfois plus d’informations que les personnages. Et en même temps il y a des petites choses encore à moitié énoncées. On a des petits éléments qui font surface histoire de stimuler notre curiosité.

Dans la partie « enquête » nous en avons deux ici qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre mais qui vont parasiter  l’attention du duo « détective-informaticienne », « Samson et Delilah ». Le lecteur a lui une vue d’ensemble et peut deviner les auteurs des crimes et délits. Bien entendu toutes les cartes ne sont pas distribuées alors il faut attendre la conclusion des personnages pour avoir les preuves et les raisons.

La famille, la descendance tiennent un rôle important dans cet épisode et dans la série en elle-même. Des relations conflictuelles, un certain passif … les personnages ont un sacré travail à faire sur eux-mêmes. La famille c’est aussi le côté tendre et l’entraide et les souvenirs.

L’autre facette de cette série c’est l’humour. Des scènes cocasses en rapport avec les histoires de famille. Dans parler dans l’une des enquêtes où le détective est pris pour un idiot. Sous prétexte qu’il a vécu en ville pendant quatorze ans on le prend pour un citadin.

Une mention spéciale pour les scènes avec la petite micra rouge !

Je vous laisse découvrir les différentes facettes de l’affaire Ralph. Une enquête très physique où les collines de Bruncliff vont encore une fois servir de décor.

L’autre enquête aura lieu dans cette résidence pour Séniors : Fellside Court où vit une petite bande de petits vieux qui n’ont pas perdu leur sens de l’observation et leur détermination. Le « mal » rode dans les couloirs…

J’ai eu le plaisir de retrouver George et sa sœur Ida chacun avec ses particularités. Ainsi que Calimero le braque de Weimar et ces crises d’anxiété… Tous vont avoir leur rôle à jouer.

Il y a un côté addictif dans cette série lorsqu’on accroche. Julie Chapman prend son temps pour que le lecteur ait l’impression d’être à Bruncliff. Elle nous emmène dans les mêmes lieux comme pour donner des nouvelles de tout le monde. A chaque lieu est associé un ou des personnages qui vont contribuer à la résolution des problèmes… tout en laissant des choses irrésolues dans la vie privée de chacun.

Ce que j’aime dans cette série c’est le choix des criminels qui sont en adéquation avec les lieux.

Vous l’aurez compris ce nouvel épisode m’a encore plu.

Le prochain s’appelle « Rendez-vous avec le mystère »… vais-je le recevoir… mystère !

Je remercie les éditions Robert Laffont , la bête noire de leur confiance.

Article précédemment publié sur Canalblog