Records du monde étonnants

Darran Stobbart, Kasia Serafin
Trad. Claire Lefebvre
Éditions Usborne, août 2020, 16 p., 12,50 €

Mes Lectures Usborne
Chronique jeunesse du mercredi
Fête de la science

records

4e de couv. :

Quel est le record du monde de vitesse ? De longueur ? De hauteur ? De profondeur ? De force ? Les pages de ce livre recensent plus de 100 records du monde étonnants qui émerveilleront les enfants. Des images époustouflantes donnent la mesure de ces données incroyables et font de ce livre des records un ouvrage dynamique et attrayant.

Ma Chronique :

Mon diablotin est friand de ce genre de livre, il s’est régalé et j’ai été impressionnée de voir qu’il avait retenu tant de données. Il avait lu ce livre seul. Nous l’avons relu ensemble quelques semaines après. Moi je suis incapable de retenir tous ces chiffres. C’est lui qui s’est amusé à m’interroger au fur et à mesure !!!

Je trouve la collection « fenêtre sur » très intéressante. Je vous en ai présenté il y a un petit moment !

J’ai trouvé la présentation du sommaire très ludique et active, la mise en avant en pleine page avec des  bulles où l’on nous donne une info sur ce qu’on va trouver dans le livre. L’utilisation de verbes comme « trouve la réponse »  » Découvre » « informe-toi » qui se dirige directement au lecteur et l’implique dans la lecture du documentaire.

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Il y a plusieurs choses que j’ai apprécié dans cette publication. La première c’est que pour chaque record on a des exemples tirés du monde animal, de l’humain et de la nature et de la technologie.

L’autre fait marquant ce sont deux doubles pages où les rabats sont grands (photos ci-dessous) , une fois les rabats ouverts on a une vision panoramique. Dans le cas des grattes ciel on a l’effet miroir avec le fond marin avec les chiffres pour comparer. Il y a même un des bâtiments qui est repris en ombre dans l’eau, autant il fait grand sur terre que par rapport au fonds marins ils fait petit. C’est cette proportionnalité qui est importante pour moi.

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Les grattes-ciel cités sont très récents.

Pour les enfants d’aujourd’hui c’est important que l’on parle de moments dont ils entendent parler pour leur gigantisme actuel.

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Dans le cas de cette double page sur la grandeur des animaux le fait qu’une partie du corps sorte des pages grâce aux rabats ouverts, cela impressionne encore plus. Une nouvelle fois c’est le fait de faire un comparatif de proportionnalité qui m’a plu.

Pour l’espace aussi il y a des rabats plus petits qui permettent de se situer. Là il y a des définitions que j’ai trouvé pertinente comme « unités astronomiques » je connaissais déjà mais pas depuis très longtemps.

Bien entendu les informations données sont synthétiques mais pour les jeunes lecteurs c’est suffisant et c’est une fenêtre ouverte vers des recherches plus poussées sur des questions qui intéresseront l’enfant curieux qui veux aller plus loin. je n’ai pas trouvé de liens vers le quicklinks Usborne mais peut-être dans quelques temps.

Je remercie les Éditions Usborne de leur confiance

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Les rumeurs du Mississippi

Louise Caron

Éditions Aux Forges de Vulcain, 2017, 256 p.,  17€

Mes lectures aux Forges de Vulcain

4e de couv. :
Sara Kaplan, journaliste au New-York Times, reçoit la confession d’un ancien soldat, Barnes, vétéran de la guerre d’Irak. Barnes revendique le meurtre d’une tzigane de 17 ans. Meurtre pour lequel un Indien a été condamné cinq ans auparavant à la peine capitale. Sara Kaplan publie la lettre. L’affaire occupe d’un coup le paysage médiatique et divise l’Amérique. Sara est hantée depuis l’enfance par le suicide de son père, vétéran du Vietnam. En s’acharnant à vouloir montrer la responsabilité de l’armée dans la folie de Barnes, elle cherche à surmonter la tragédie qui a détruit sa famille. Dans sa quête, Sara nous entraîne de New-York à Hué en passant par le Sud désenchanté des Etats-Unis en crise. Elle dresse, au travers de ses personnages, un portrait de l’Amérique d’aujourd’hui, s’interrogeant sur le rôle de la presse, le racisme, la violence des conflits, et sur la malédiction qui condamne les gens sans mémoire à revivre sans fin leur passé.

Ma Chronique :

C’est le troisième roman de Louise Caron que je lis. C’est surprenant comme elle peu changer de registre. J’attendais le bon moment pour lire « les Rumeurs du Mississippi » et c’est donc avec un moment fort de lecture que je commence 2019.

C’est un roman noir, avec un certain regard sur les aspects sociaux très forts, un thriller politique. L’armée, les conflits armés et la suprématie américaine son au cœur de cette histoire. Information, désinformation, les médias et les instances politiques. Pression sur les médias. Les sujets ne manquent pas !

Sara Kaplan campe le rôle d’une femme volontaire, une journaliste d’investigation qui sait ce qu’elle veut et qui fait tout pour les informations nécessaires à faire éclater la vérité. C’est une femme intègre avec de l’honneur et une idée de l’éthique. Elle fait passer son travail d’investigation avant sa vie privée. J’avais envie qu’elle devienne une héroïne qui nous ferait vivre d’autres enquêtes… maintenant que j’ai fermé le livre je sais que ce n’est plus possible. Nous avons donc toute la thématique du monde du travail et de la place des femmes.

L’une des thématiques qui touche à tous les histoires, c’est celle de la famille. Elle a été façonnée par les familles de son père et de sa mère. Ils sont issus  de deux classes sociales différentes avec des courants de pensée opposés, à l’image de l’Amérique du Nord. Elle est façonnée par l’histoire du XXe siècle. Elle va dévoiler pourquoi l’histoire de Barnes la touche tant.

Ce roman nous parle des États-Unis avec ses contrastes, ses contradictions et leur rapport à l’histoire. Le patriotisme à outrance qui masque bien des choses. La diversité culturelle et ethnique est toujours rabaissée par  le racisme et le sectarisme.

L’affaire de départ à lieu  après 2008, aspect financier va jouer un rôle. Ainsi que les conflits au moyen orient.

J’ai bien aimé comment à travers l’enquête que mène Sara Kaplan on voit se dessiner le personnage de Nico Barnes. L’enquête sur Barnes révèle par exemple des problèmes relationnels avec les femmes. Une  mère dominatrice et une ex-femme exigeante. Rajoutez à cela les traumatismes liés  aux différentes campagnes militaires et vous avez un homme très perturbé.

On entre tout de suite au cœur de l’histoire. Les chapitres  portent comme intitulé les noms des personnes que Sara va rencontrer, la date et le lieu. On se repère donc instantanément. C’est très rythmé, ponctué par des déplacements. La narration est claire et va directement au but, cela dénote une grande rigueur et une recherche du contrôle dans la vie de la narratrice, la journaliste d’investigation du New York Times. On suit son parcours, comment elle mène son enquête comment elle intègre sa vie de couple.

Louise Caron aime les personnages forts et haut en couleur et elle adore leur faire des misères, alors elle n’hésite pas à les malmener. Ce qui donne une intensité eux narrations. Je mets narrations au pluriel car on va voir quelle va tisser des liens avec plusieurs vies. Sara Kaplan parle de puzzle en bois pour l’affaire Barnes, mais cela viennent se superposer d’autres d’histoires.

C’est un roman où les rebondissements ne manquent pas et gardent le lecteur en alerte. Il y a différents niveaux de lecture qui rendent ce roman très intéressant.

Je page turner que je vous recommande si vous aimez le milieu de la presse, les USA et les femmes fortes.

Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain pour leur confiance.

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jours de cendres

Article précédemment publié sur Canalblog