Capitale du Sud. T2 Trois Lucioles

Guillaume Chamanadjian

Éditions Aux Forges de Vulcain, avril 2022, 406 p., 20€

Mes lectures Aux Forges de Vulcain

4e de couv. :
Nox, l’ancien commis d’épicerie, est désormais seul maître à bord de l’échoppe Saint-Vivant. Il a pris ses distances avec la maison de la Caouane qui, enfant, l’avait recueilli. Mais personne n’est à l’abri des intrigues de la Cité. Dès la fin de l’hiver, tout ce que la ville compte d’opposants au duc Servaint s’est mis en tête que le duc devait mourir, et que la main qui le frapperait serait celle de Nox. Celui-ci consentira-t-il à tuer l’homme qui l’a élevé ? De sa décision dépendra le destin de Gemina.

Mes impressions de lecture :

Je vais commencer par un petit rappel sur cette saga. Nous avons deux trilogies écrites par deux auteurs différents qui forment un tout « la Tour de Garde ». J’ai lu dans l’ordre de parution « Capitale Sud. T1 Le sang de la Cité » de Guillaume Chamanadjian, Puis « Capitale du Nord. T1 citadin de demain » de Claire Duvivier, c’est deux tomes peuvent se lire dans l’ordre que l’on veut, mais avant celui-ci. Nous avons deux auteurs et deux lieux différents pour l’instant nos jeunes héros ne sont pas encore sortis de leur ville de naissance…

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé l’univers de la Capitale du Sud. Guillaume Chamanadjian a choisi d’écrire sa trilogie avec les codes de la fantasy mais aussi de la littérature picaresque. Jeune héros orphelin à qui il arrive bien des malheurs et qui va affronter des épreuves pour sortir de sa condition dans un milieu urbain.

On retrouve ici Nohamux, dit Nox après les drames survenus dans le tome1. Tous les personnages que nous avions rencontré on vu vu leur vie bouleversée, du moins pour ceux qui ont survécus.

Sa situation n’est guère enviable les différents clans lui demandent de tuer son protecteur dirigeant de la cité. Il essai avec son jeune âge et son peu d’expérience de se sortir de ce guêpier.

On va suivre Nox qui semble aller de Charybde en Scylla. On a des monté d’adrénaline en même temps que lui. À chaque demande, on voit se compliquer les exigences. Si on commence par sourire des pirouettes que fait Nox pour éviter d’accéder aux demandes on finit pas basculer dans l’angoisse parce qu’on ne voit pas comment il va s’en sortir. Et là nouveau rebondissement…qui permet de repartir sur une autre voie…

Lorsque les scènes de tension diminuent nos héros peuvent évoluer dans leur discipline et dans leur évolution de jeunes gens.

Cet épisode joue beaucoup avec l’intérieur/ extérieur. Cela va de la ville à « ailleurs », des tréfonds aux toits… On va vers une ouverture et de nouveaux horizons. Les liens avec Dehaven se font plus proches et plus complexe. Mais aussi l’arrivé d’étrangers.

J’ai beaucoup aimé les jeux de « scène » que permet le Nihilo. La ville miroir permet de créer de nouvelles possibilités.

Il nous faut maintenant attendre cet automne pour avoir le point de vue de « la Capitale du Nord. T.3 » de Claire Duvivier.

Je remercie les Éditions aux Forges de Vulcain de leur confiance.

Challenge VLEEL « Auteur reçu sur VleeL »

Challenge #15 K #14 Albator « livre avec un moyen de transport sur la couverture »

Capitale du sud. Tome 1 . Le sang de la cité.

Série « La tour de garde »

Guillaume Chamanadjian

Éditions aux Forges de Vulcain, 16 avril 2021, 405 p., 20 €

Mes Lectures Aux Forges de Vulcain

4e de couv.

Enfermée derrière deux murailles immenses, la Cité est une mégalopole surpeuplée, constituée de multiples duchés. Commis d’épicerie sur le port, Nox est lié depuis son enfance à la maison de la Caouane, la tortue de mer. Il partage son temps entre livraisons de vins prestigieux et sessions de poésie avec ses amis. Suite à un coup d’éclat, il hérite d’un livre de poésie qui raconte l’origine de la Cité. Très vite, Nox se rend compte que le texte fait écho à sa propre histoire. Malgré lui, il se retrouve emporté dans des enjeux politiques qui le dépassent, et confronté à la part sombre de sa ville, une cité-miroir peuplée de monstres.

Anecdotes de lecture :

Il y a quelques années j’avais aimé le concept de #U4 une série Syros/Nathan où quatre auteurs traitaient la même histoire mais chacun de son côté avec son personnage principal. Ce fut une expérience de lecture très intéressante, alors quand j’ai vu cette saga fantasy qui allait voir le jour aux Forges de Vulcain j’ai voulu tenter l’aventure.

Ce roman fait partie d’un vaste projet. Deux trilogies vont s’entremêler. Guillaume Chamanadjian situe son intrigue dans le sud et Claire Duvivier dans le nord. Je vous invite à lire l’article sur Elbakin http://www.elbakin.net/edition/26364-Aux-Forges-de-Vulcain-presente-La-Tour-de-Garde ou encore celui  sur point pop-culture : https://www.lepoint.fr/pop-culture/avec-la-tour-de-garde-une-grande-saga-de-fantasy-francaise-est-en-train-de-naitre-09-04-2021-2421436_2920.php

J’avais eu un coup de cœur pour « un long voyage de Claire Duvivier » son premier roman fantasy publié aux Forges de Vulcain.  Qu’en sera-t-il de cette saga ?

Après avoir lu l’interview sur point pop-culture je comprends  pourquoi j’étais en phase avec le texte. Nous avons des points communs dans les références littéraires, les mêmes textes inspirants !

Mes impressions de lecture :

Bon si vous me suivez sur les réseaux vous aurez compris que c’est un coup de cœur.

C’est un roman très prenant qu’on a du mal à poser tant les intrigues se croisent et tissent des liens entre les personnages.

Ce roman a tout pour me plaire : Il y a une carte bien dessinée par Daria Gatti. Oui je fais partie des lecteurs qui aiment ces cartes des pays imaginaires !

Cela se passe dans le sud (d’un pays imaginaire) et j’ai l’impression de regarder autour de moi et d’y être. Le coq sur la tour, ok, on a un coq sur le clocher du village. Le vin et la vigne on leur importance, vu que j’habite entourée de vignes et que le vin est important par ici, je coche aussi. L’olivier et la place dans notre imaginaire collectif (je suis méditerranéenne). La rivière que traverse le village et le canal du midi pas loin je visualise bien ce qui est raconté.  Le port (pas aussi grand)  aussi à moins d’une heure d’ici. La place des gourmandises culinaires aussi. Les clans, les histoires du passé, et autres guerres de pouvoir on a ce qu’il faut au niveau local. Pas aussi extrême heureusement !  du coup je me demande si pour la cité du nord de Claire Duvivier j’aurais le même déclic (mais ceci est un autre histoire !) On verra cet automne !

Bon revenons à cette Cité du Sud… Il y a sang dans le titre donc il va y avoir de l’action. Y aura-t-il  de la réflexion.. Aïe ! Les a priori sont là. C’est la que la caution « Aux Forges de Vulcain » rassure, bien que parfois ça peut aussi partir en live … Eh oui ! il va y avoir de quoi cogiter !

Bon, le jeu de la Tour de Garde  est trop complexe pour moi, aux échecs je n’ai que les bases alors là je n’ai même pas essayé de suivre… Ce que j’ai aimé par contre c’est l’idée de la représentation des différents corps de métiers et autres figures politiques. Un peu comme la représentation de la société… la thématique de la vie de la « Cité greco-latine » (j’extrapole).

Les légendes, les comptines et autres poésies ou chansons qui seraient la mémoire d’un temps passé ou parallèle cela donne des textes dans le texte très travaillés. C’est aussi une façon d’aborder le passé des personnages et de comprendre certaines zones d’ombres.

C’est aussi un roman coup de cœur, car les quatre éléments (c’est mon dada) sont omniprésents. Que ce soit l’eau avec ces travaux gigantesques avec des passages par des chemins souterrains. La terre, notamment avec l’argile du tuilier. L’air avec toute la part onirique et magique. Et enfin le feu destructeur et purificateur ?

La magie est présente alors qu’on a dans un premier temps l’impression que ce sont la mémoire et la folie qui sont le fond du sujet.

J’ai aimé la part constructive de la magie comme avec les maçons…  je vous laisse découvrir les autres pratiques.

L’auteur semble nous focaliser sur les mains. Elles façonnent, on les blesse, on les mange…

La magie aussi permet d’aborder le thème du passage. Le personnage principal est jeune, Nohamux, dit Nox, nous raconte à la première personne ce qu’il vit et ses relations avec le autres. Il va s’entourer d’autres jeunes gens qui  ont chacun une particularité et chacun va faire son expérience.

Les thèmes que j’adore sont nombreux, la famille, les livres, la transmission et le pouvoir des mots, mais je ne veux pas vous dévoiler certaines parties de l’intrigue alors je ne développerais pas plus.

Je me rends comptes que je n’ai pas développé certaines idées ou que je n’ai pas abordé certaines pour garder le mystère. J’espère avoir suffisamment titillé votre curiosité pour que vous ayez envie de découvrir cette aventure.

Misère il faut attendre la suite !

Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain de leur confiance.

NB : Cet après-midi je suis allée me promener pour profiter de ma journée de repos et du soleil et aussi pour réfléchir à cette chronique. Qu’est-ce que je voulais retenir de ce roman pour vous en parler ?  Et je réalise que finalement je n’ai pas développé « l’importance des rencontres qu’on croit issues du hasard et qui en fait vont façonner vos avenir » Alors oui l’auteur crée ses personnages et les interactions qui vont former toute une histoire. Mais qu’en est-il du lecteur ? A-t-il lu ce roman juste parce qu’il était sur sa route ou c’est tout un cheminement plus lointain qui l’a conduit à cette lecture. Et qui du coup va contribuer à l’expansion du texte en le partageant avec d’autres lecteurs. Bon ce n’est pas très clair tout cela… « ça ne s’arrange pas ma pauvre fille ! »

Je vous épargne les milliards d’autres pensées que certaines lectures activent.

Merci à ceux qui sont allé au bout de cette chronique.