Vieux, râleur et suicidaire

Frederik Backman

Éditions Gabelire, 2015, 413 p.,

Dans ma Médiathèque il y a…

4e de couv. :

Dans le lotissement où il vit depuis quarante ans, Ove est connu pour être un râleur de la pire espèce. Et maintenant qu’il ne travaille plus, il se sent seul et inutile. Un beau jour, il décide d’en finir. Corde au cou, debout dans le salon, il est prêt à passer à l’acte… Mais l’arrivée de nouveaux voisins et d’un chat abandonné va contrecarrer ses plans. 

Mes impressions de lectures :

Voilà un roman que je veux lire depuis sa sortie en 2014. Il fait partie de ces livres qui traitent des « petits vieux indignes », cela parle de personnes qui sont arrivé à un moment de leur vie où le qu’en dira-t-on et le regard des autres ça leur passe par-dessus la tête. Ils assument leur côté grincheux. Ce sont souvent des romans avec une bonne dose d’humour et de tendresse.

Cela fait tellement longtemps que je veux le lire que je crois qu’il y a même un film de réalisé !

J’ai lu la version des éditions Gabelire, de la bibliothèque, qui grâce à la taille des caractères (corps 16) m’a semblé plus facile à lire le soir.

On va rire d’un homme qui n’attend plus rien de la vie et qui veux en finir au plus vite. Ce ne sont pas les raisons qui nous font rire mais les empêchements qui vont venir l’interrompre à plusieurs reprises. Il va tenter plusieurs manières différentes de mourir. On va découvrir qu’il y a les interruptions extérieures mais aussi intérieures.

On pourrait dire qu’il n’est ni très douer pour vivre heureux ni pour réussir son suicide.

Ce que j’ai aimé c’est que régulièrement on a une sorte de refrain qui résume sa vie en quelques moments qui parlent à tous le monde, comme pour se convaincre qu’il ne lui reste que le suicide.

Le monde change et lui a dû mal à suivre le mouvement. J’ai aimé suivre sa façon de voir les choses. Les souvenirs qui refont surfaces et qui nous permettent de comprendre qui il est vraiment. On va voir que certaines personnes voient derrière son vernis d’homme bourru et taciturne, l’homme au grand cœur.

Il a une vie très réglée et voilà qu’un drôle de chat et une drôle de voisine vont venir et tel des grains de sable dérégler les rouages. On a presque envie de croire que Sonja est derrière tout ça !

On nous le présente comme presque antipathique, comme pour qu’on ne s’y attache pas. Mais on va découvrir que derrière le « vieux râleur » économe, cet homme de principes à besoin de certitudes.

Les hommes en chemise blanche vont être les oiseaux de mauvais augure tout au long de la vie de Ove. La bureaucratie et les nouvelles technologies ne sont pas de son côté.

Si j’ai souri, ou rit parfois j’ai une poussière dans l’œil et notamment à la fin.

Un roman suédois touchant.

Ce fut un moment de lecture très agréable, d’autant plus que c’est tellement réaliste qu’on peut reconnaître nos voisins, pas nous bien sûr ! On a envie de donner des claques à certains moments. J’avais besoin de me changer les idées et ça a réussi !

Bonne lecture.