Il faut en croire en ses chances

François Szabowski

Aux Forges de Vulcain, 2014, 258 p., 15€

LU DANS LE CADRE D’UN PARTENARIAT

LIBFLY / AUX FORGES DE VULCAIN

croire

4 e de couv :

Jean Martinez est un homme heureux. Professeur de lycée en province, il habite un joli pavillon. Son épouse est douce et gentille, ses enfants grands et sages, et il connaît son petit succès comme auteur de romans du terroir. Mais une idée saugrenue de son éditeur parisien le pousse à écrire un récit pornographique qui se déroule dans un camp de concentration. Choqué, troublé, intrigué, Martinez doute de son bonheur et commence à rêver d’une vie différente, faite de gloire littéraire et de conquêtes sentimentales.

Peu à peu, il ne parvient plus à savoir ce qui est illusoire : son bonheur simple, ou cette autre vie qui l’attend, ailleurs, peut-être. Balloté entre chimère et ordinaire, son histoire nous renvoie, avec un humour froid et une ironie cruelle, à nos propres incertitudes existentielles.

Il faut croire en ses chances est un roman sur l’égarement qui nous guette tous, quand nous nous demandons si nous menons effectivement la vie que nous devons mener.

Ma chronique :

Voici enfin arrivé le quatrième roman de François Szabowski, un auteur que j’ai découvert en 2013 et les personnages s’égarent facilement dans l’alcool ou dans leur imagination, avec un petit côté looser… mais voici que le personnage principal, de ce roman, est quelqu’un d’établi et de stable. Va-t-il sombrer ? C’est la question qui m’est venue tout de suite à l’esprit…

Le personnage principal apparaît avec son seul nom de famille, sa femme emploie une ou deux fois un petit surnom, et ce n’est qu’à la quarante quatrième page qu’on voit apparaître le fameux prénom « Jean ». Du coup on se demande si ce prénom pourtant courant n’est pas sciemment choisi. Baptême de l’eau ou baptême du feu ?

Vous me rétorquerez que les autres personnages masculins sont souvent appelés par le nom de famille.

J’ai essayé de ne pas trop partir sur une comparaison surtout quand apparaissent des petits détails, un éditeur exalté, de l’alcool, le côté veule de l’homme, etc…

Ce qui m’a beaucoup plus c’est le choix des noms des chapitres qui semblent tirés d’un manuel à l’usage du corps médical, c’est la touche François Szabowski. J’adore le lien qu’induit ce titre, il met le lecteur dans un certain état d’esprit. Et chaque chapitre représente une scène, un tableau vivant.

Souvent Martinez prend du recul et voit la scène de l’extérieur, il est dans l’observation. On pourrait croire que c’est parce qu’il est écrivain et qu’il engrange des images, mais non il se sent en décalage avec l’instant qu’il est en train de vivre.

Les scènes avec l’éditeur sont hilarantes car on sent arriver une catastrophe et effectivement il se retrouve face à une situation inextricable, il est dos au mur et il ne peut que dire « oui ».

Des discussions autour de la littérature il en ressort que c’est un éternel recommencement.

Et justement la vie de Martinez ressemble à un éternel recommencement, comme si ça vie n’était faite que de cycles. On part d’un point A pour revenir au point A mais avec une variante. Par exemple, il est prof dans le lycée où il était élève, il va commettre un acte déjà commis au même endroit… le roman débute avec une discussion et se termine avec la même problématique mais pour un autre sujet.

C’est intéressant de voir la mise en place de l’écrivain face à l’acte de création, il a un sujet et une page blanche, et ce n’est qu’une fois verbalisé que lui apparaît une certaine trame.

Martinez a cinquante ans, une épouse qu’il connaît depuis le lycée, une vie plus que rangée et cloisonnée. Il a la maison, le lycée, son club de tennis, ses romans du terroir et on ne mélange pas les genres. Le fait qu’on lui demande de travailler sur « Faust » va déclencher une réaction. Et au fur et à mesure qu’il prend le personnage on le voit rajeunir, changer, évoluer… est c’est un contraste avec son entourage qui semble immobile, un phare. On se demande à quel moment il va atteindre le point de non retour, et s’il va vendre son âme au diable… C’est si facile de se laisser chuter. Tout à coup, la situation change, ce coup de fouet va devenir positif, on assiste à un revirement… Il va prendre conscience de ce qu’il veut vraiment… mais je n’en dirais pas plus. Il va prendre un coup de sang et à nouveau on change de cap.

Plus Jean s’épanouie plus Florence semble se laisser aller. Comme on la voit à travers le regard de son mari on a un miroir déformé. Certains pourraient y voir dans les défauts de la l’épouse les « péchés » du mari.

« Eh bien… Hm ! Vous voyez, bon Faust… cette histoire… tragique !, d’un homme qui, se laissant emporter par le monde terrestre et ses tentations, en vient à… à oublier ses valeurs… euh… enfin ce que pour quoi il a toujours vécu jusque-là. Qui… qui se perd, complètement » (p.74) C’est Martinez qui parle à Isabelle et il ne se rend pas compte qu’il parle de lui, c’est ce décalage que j’aime.

J’ai trouve beaucoup de scènes très réalistes surtout celles où apparaissent les amis de lycée de Martinez et sa femme… les discussions, les situations et les sentiments… la nouvelle génération veut sortir de ce système de cycles… enfin c’est ce qu’ils croient !

La famille tient toujours une place dans les relations entre les êtres et donne lieu à des drôles de scènes. 

J’ai une certaine tendance à aimer les excès des personnages de François Szabowski et leurs envolées lyriques. J’aime ses titres qui rythment, ponctuent des scènes avec des mini-chutes. Cette ironie dont fait preuve Martinez lorsqu’il arrive à se mettre à l’extérieur de la scène nous le rend sympathique. Je me suis régalé avec certaines scènes qui m’ont fait rire, j’aime le côté grotesque. Il y avait des scènes où l’on rit alors qu’on devrait s’offusquer… On devient son complice.

Maintenant il va me falloir de la patience pour lire une nouvelle histoire de François Szabowski ! Vers quels horizons va-t-il nous entraîner ?

Une autre couverture avait été envisagée. Trop explicite. et pour ceux qui se demanderais si le petit chien à un rapport avec l’histoire je leur dirais… oui mais il faut attendre pratiquement la fin pour le découvrir.

Merci pour ce premier partenariat de l’année, car ce roman était sur ma liste de Noël !

100 livres 2014

Article précédemment publié sur Canalblog

Les majorettes, elles savent parler d’amour

François Szabowski

Aux Forges de Vulcain, 2011, 267 p., 16€90

LU DANS LE CADRE DE

L’OPERATION UN EDITEUR SE LIVRE / LIBFLY/ AUX FORGES DE VULCAIN

4 e de couv :

Benoît Bonvin, jeune cadre dynamique (ou à peu près tout le contraire), quitte Paris, encore imbibé des alcools de la veille, pour se rendre à un repas de famille dans la paisible commune de Grandville. La grande fête, minutieusement organisée par sa mère, est mise en péril quand la sœur de Benoît, Nathalie, décide à la suite d’une dispute de s’enfermer dans sa chambre, et déclare ne jamais vouloir en sortir. L’évènement fait resurgir des histoires qu’on avait voulu oublier, les nerfs se tendent, les verres et les plats défilent (les verres surtout), et la situation devient rapidement ingérable. Au fil des pages se dévoilent l’hypocrisie, les vices, les difficultés à dire, et à se mouvoir au sein d’un groupe qui réunit des étrangers, et que l’on nomme par convention une famille.

Ma chronique :

Première question lorsque l’on prend un livre de François Szabowski dans les mains c’est de se demander dans quelles aventures rocambolesques de l’âme humaine il va nous entraîner, car les titres ne nous avancent pas beaucoup…

Un repas de famille à Grandville, le fils prodigue en est l’invité d’honneur. Et c’est toute une famille qui est décortiquée.

Nous traversons la plupart de ses vies comme dans un état d’ébriété, une sorte de brouillard envahi l’esprit des participants.

On a plusieurs facettes de l’alcoolisme et la dégénérescence, l’alcoolisme et ses hallucinations, l’alcoolisme et son rapport à l’autre (liens sociaux), l’alcoolisme et la violence…

Les protagonistes sont préoccupés par leurs drames intimes. Il y a comme une dichotomie entre le physique et le psychisme.

Il y a toute une réflexion sur les mots, les non-dits et les mot dits, et ceux qui sont maudits.

On peut lire ce roman comme une vision cynique et/ou ironique des relations au sein de la famille mais aussi une vision assez touchante des souffrances des gens qui essaient de vivre après des drames.

Des monologues intérieurs nous apprennent plus sur les sentiments des personnages.

Des dialogues entrecoupés de silences, les personnages semblent distraits, perdus dans leurs pensées.

Il y a des collisions entre les pensées. Le passé et le présent se percutent. Le texte se fait de plus en plus sombre au fur et à mesure que les personnages se plongent dans les méandres de leurs réflexions, malgré le côté grotesque des situations (ex : Benoît et son expédition, le dessert dans le jardin etc.). Parfois on est dans une ambiance glauque, voir malsaine. Puis les voix s’éteignent comme si un rideau tombait sur une scène… on voit presque la lumière baisser…

La mort rode, c’est un des fils rouge de cette histoire… mais qui est réellement en vie ?

Des questions restent sans réponse… L’auteur nous laisse imaginer des choses relatives aux fait divers de Grandville.

C’est un roman au bord de l’abîme à la frontière de la folie…

C’est un roman qui entre en résonance avec d’autres lectures :

« Mme Bovary » de Gustave Flaubert entre autre à cause de Bonvin qui fait penser à Bovin et donc Bovary.

« Et si je me suis caché » de Geoffroy Lassachagne, surtout à cause de se grand frère qui revient et qui bouleverse tout ce qui est enfoui, sans parler des thèmes de l’adolescence et de l’alcoolisme.

« Les impliqués » de Zygmunt Miloszewki qui traite des relations familiales et d’une théorie qui explique que nous émettons une sorte de champs magnétique qui influencerait ceux qui pénètrent dans cette zone.

NB : Je me suis demandé dans quelle mesure ce repas de famille était celui dont François Chabeuf  se souvenait pour écrire son roman.

NB : « Majorettes » une référence au surnom des bouteilles de vin (oui ça date !) ????

Article précédemment posté sur Canalblog

Malheureusement Libfly n’existe plus !

Il n’y a pas de sparadraps pour les blessures du cœur

François Szabowski

Aux forges de Vulcain, 2013, 365 p.

LU DANS LE CADRE D’UN PARTENARIAT LIBFLY / AUX FORGES DE VULCAIN

4 e de couv :

François Chabeuf est un jeune homme doté d’un talent inné pour l’intrigue et d’une mauvaise foi à toute épreuve. Expert en manipulation, son seul désir est d’être entretenu. Il est parvenu à séduire une retraitée puis à chasser son mari pour s’installer avec elle, mais au jour le jour la cohabitation s’avère plus difficile que prévu. Sombrant dans la misère la plus complète, il fait alors la rencontre de Vera, une jeune femme russe à la dérive, aux yeux bleu vodka et aux secrets trompeurs. Cette rencontre change sa vie et, mû par un sens de l’héroïsme que nul ne soupçonnait, il se lance dans une quête rocambolesque, mêlant intrigue amoureuse, roman policier et humour au vitriol.

François Chabeuf, l’antihéros mythomane des Femmes n’aiment pas les hommes qui boivent, franchit un nouveau palier dans la démesure, avec ce roman porté par un souffle épique et une frénésie euphorique.

Ma chronique :

Cette opération orchestrée par Libfly et Aux Forges de Vulcain portait sur 4 livres afin de faire connaître cette maison d’édition indépendante. Quelle ne fut ma surprise de voir arriver la suite des aventures du copiste François Chabeuf.

Aïe une suite ! J’avais beaucoup aimé le premier tome, vais-je aimer le second ? L’auteur va-t-il se renouveler ou épuiser un filon ? Comment va-t-il reprendre les aventures du malchanceux de mauvaise foi ?

Ma curiosité va être assouvie au plus vite.

Nous retrouvons les personnages là où nous les avons laissés.

La structure semble la même, de petits épisodes et un récapitulatif tous les cinq chapitres. Mais on sent que ce roman a été travaillé directement comme un roman et n’ont plus comme un journal-feuilleton.

Attention ne sauter pas le petit récapitulatif car on a toujours un décalage entre les événements et leur réinterprétation toute personnelle du protagoniste. Vous pouvez objecter qu’il s’agit d’un roman à la première personne et forcément on n’aura qu’elle vision des évènements. Mais certains évènements sortis de leur contexte sont encore plus drôles et cela nous montre une facette de sa personnalité.

Quelles nouvelles mésaventures attendre notre héros ?  Une suite de catastrophes qu’il s’ingénie à ourdir …

Malheureusement pour François des personnes qu’il a essayé de faire sortir de sa vie refont surface et il doit jongler avec tous ses mensonges pour retomber sur ses pattes. En parlant de pattes, j’ai été contente d’apercevoir Roger le chat famélique.

François a un esprit ingénieux et contrairement à ce qu’il croit il une imagination fertile.

Les titres des chapitres sont toujours une source de réflexion (possible).

François à l’art d’exacerber les mauvais penchants des gens qu’il rencontre.

La rencontre avec les jumelles laisse perplexe, mais cela ferme un cycle de sa vie.

Puis tout bascule quand il rencontre la belle russe Vera. La vie de notre héros va changer. Cela redonne un second souffle au roman, on part dans une loufoquerie, avec des poursuites et de l’action. Le dernier quart du livre ne se lit plus au même rythme. L’auteur joue sur le suspens et sur l’idée de la jeune femme victime,  poursuivi par deux russes violents. Attention Danger ! une sorte de Don Quichotte moderne. François à sa Dulcinée du Toboso et son Sancho Panza… Ce n’est peut-être que mon interprétation personnelle, mais c’est drôle de faire le parallèle entre les deux personnages… Rosinante devient une mobylette de livraison. Plus j’y pense plus j’y vois des allusions.

En même temps nous avons François l’écrivain qui travaille sur son nouveau roman en s’inspirant du Faust de Goethe, des romans Harlequin et sur le journal l’équipe. 

Nous avons les thèmes de l’auteur et son univers, l’auteur du réel et de l’imaginaire. Le pauvre ne se rend pas compte qu’il retravaille la réalité pour en faire sienne. 

La fin est un vrai drame… Oh monde cruel ! François n’est pas prêt à voir la réalité.

Ce roman est bien différent du premier, je l’ai trouver plus riche. Ce tome peut se lire indépendamment mais d’avoir lu le premier cela permet de se familiariser avec le personnage de François et ce n’est pas le même type de travail littéraire. Donc petit conseil lisez les dans l’ordre de parution…

Merci Libfly et les éditions Aux Forges de Vulcain pour m’avoir permis de poursuivre les aventures de François Chabeuf le copiste.

Un troisième tome est prévu… affaire à suivre …

Article précédemment publié sur Canalblog

Les femmes n’aiment pas les hommes qui boivent

François Szabowski

Aux Forges de Vulcain, 2011, 281 p.

LU DANS LE CADRE D’UN PARTENARIAT AUX FORGES DE VULCAIN / LIBFLY

4 e  de couv :

Les femmes n’aiment pas les hommes qui boivent suit les aventures rocambolesques d’un jeune homme qui, convaincu par les idées de son temps que l’homme n’obtient sa dignité que par le travail, décide de réussir par tous les moyens à décrocher un emploi, aussi abrutissant soit-il. Sa bêtise et sa mesquinerie, doublées d’un art consommé de l’intrigue, provoquent une série de catastrophes qui l’amènent à revoir ses ambitions à la baisse, et le poussent in fine à explorer tout l’éventail du parasitisme, en profitant sans scrupule de la naïveté de son entourage. Portrait d’un Candide à l’innocence feinte, Les femmes n’aiment pas les hommes qui boivent est le tome 1 du roman-feuilleton Le Journal d’un copiste, dont il regroupe les 180 premiers épisodes.

Ma chronique :

J’ai décidé de participer à cette nouvelle aventure avec Libfly car je découvre toujours de nouveaux écrivains et des maisons d’éditions. D’autant plus qu’il y a une interactivité entre l’éditeur, l’écrivain et les lecteurs, d’où l’intérêt de participer aux forums de Libfly. C’est une expérience très particulière pour la lectrice cachée derrière son livre et son écran.

En temps normal un titre pareil ne m’aurait pas donné envie. En le voyant je me serais dit encore un témoignage sur la maltraitance conjugale, les sujets trop documentaire ne m’attirent pas. Mais, en regardant de plus près on voit qu’il s’agit bien d’autre chose.

Il y a derrière ce titre une telle évidence qu’on se dit se n’est pas possible de donner un titre pareil et effectivement un second degré est nécessaire pour tourner les pages. Quand à l’improbable illustration en couverture : un âne !!! « No comment ! ».

Une petite particularité dans la mise en page c’est que le texte semble être décalé vers le haut et donc quand on prend le livre en main les pouces en bas (pas sur les côtés) on ne cache pas les dernières lignes. C’est juste un détail. Pour les autres questions typographiques l’éditeur s’explique dans le forum dédié.

La composition est originale. Au départ, les 180 épisodes ont vu le jour sur le net, alors on est à la croisé du journal intime, du roman épistolaire et des chroniques d’humeur. Je dis chapeau à l’auteur pour avoir trouvé un titre à chaque épisode. Ce fameux titre de « chapitre » est déjà tout une histoire à lui tout seul. Si on s’amuse à les décortiqués on découvrirait derrière la pensée du jour, une série de sentences, d’aphorismes, de thèmes de pensées qui pourraient être un exercice de style pour atelier d’écriture. Ce qui était amusant aussi ce sont les résumés tous les 10 épisodes. Après avoir vécu les événements « en direct » on a le narrateur qui prend du recul et qui résume les faits à sa façon, ce qui donne lieu à des réactions du lecteur, du moins moi je me dis à chaque fois « mais quel toupet il a» on a envie de dire à son voisin « Tu as vu ça ? » bien sûr la personne à côté de vous n’est pas en train de visualiser la scène alors vous gardez vos réflexions pour vous !

Les personnages principaux sont François et Clémence, la trentaine, un couple improbable.

Ce François est un être qui pourrait faire pitié s’il n’était pas aussi bête et méchant. Il est à lui tout seul la mauvaise fois incarnée. Par exemple, il est à la source d’un drame mais ça retombe sur un autre, eh bien il finit par croire que c’est l’autre qui a vraiment fait la mauvaise action.

La première partie aurait pu faire à  lui tout seul un recueil : « François et le monde du travail de copiste ». Mais on enchaîne avec « François garde malade soigne Clémence dépressive ou le monde des cafés». « François écrivain », « François et Clémence à Paris »…

Ce François vit de drôles d’aventures, il adore séquestrer les gens et quand il les relâche il est même pas inquiété, il arrive à tourner la situation en sa faveur. Il paraît un peu crétin mais finalement pas tant que ça. Il a parfois un langage assez vieillot, ex : « relation adultérine ». Je ne l’aime pas ce personnage. Il me donne envie de lui donner des claques… le plus important pour un personnage c’est de nous faire réagir.

François a l’esprit retors lorsqu’il a une idée en tête. Il ne veut pas être un écrivain qui utilise l’imagination mais pour ce qui est des plans machiavéliques il n’en manque pas !

Et Clémence qu’est-ce qui lui a pris de s’attacher à lui ? Elle aussi à l’air gourde mais pas tant que ça et elle va reprendre le dessus… en partie grâce à François.

Je dis ça mais de leur couple improbable vont naître des scènes nous font bien rire.

C’est le genre de livre dont on voudrait citer des passages, mais hors du contexte ce n’est pas sur que l’on fasse rire.

Certaines descriptions sont minutieuses : « Je l’ai [Christian ] réveillé et j’ai voulu le prendre dans mes bras mais il avait du mal à sortir du sommeil, et ce n’est qu’au bout de plusieurs bourrades que son visage a fini par s’ouvrir, comme une feuille roulée en boule qu’on aurait défroissée. Ses yeux étaient petits et clairs au fond des orbites, mais quand il m’a reconnu il a poussé un grognement de joie et s’est redressé pour me serrer dans ses bras. Son odeur était forte et je lui ai demandé ce qui s’était passé et ce qu’il faisait là. »

Conclusion : ce roman est une belle découverte tant dans le fond que la forme. Un auteur à suivre et pourquoi pas la suite des aventures avec« Il n’y a pas de sparadraps pour les blessures du cœur ». J’ai été réceptive à l’humour de cet auteur…

Je remercie Libfly et les Éditions Aux Forges de Vulcain pour ce partenariat.

A bientôt pour une autre découverte des éditions « Aux Forges de Vulcain ».

challe100

Article publié précédemment sur canalblog

Malheureusement Libfly n’existe plus.