Les digitales

Fabienne Legrand

Préface Aurélie Jean

Cherche Midi Éditeur, 4 mars 2021, 52 p., 10 €

Mes Lectures Cherche Midi Éditeur

4e de couv. :

85 % des métiers de 2030 n’existent pas encore. Et ils seront digitaux. Nouveaux besoins, nouveaux outils, tout est à inventer: un potentiel qui fait rêver et une formidable opportunité pour tous et pour toutes ! Car les femmes – le saviez-vous ? – ont été pionnières dans le domaine de l’informatique. Venez découvrir les possibilités illimitées de ces métiers grâce aux témoignages de celles qui les ont choisis et qui les aiment, et grâce aux dessins irrésistibles de drôlerie de Fabienne Legrand.

Mes impressions de lecture,

J’ai choisi de publier ma chronique le 8 mars jour des droits de la Femme, car cela semblait pertinent, et que quelqu’un de concerné par le sujet me l’a suggéré.

C’est un livre à mettre entre toutes les mains des collégiennes et lycéennes. En effet ce livre mets en évidence le manque de connaissance du sujet dans les choix de carrière. Il nous montre comment un métier féminin au départ à basculer du moment où il y a eu des développements financiers. On a des noms de femmes dont on entend à peine parler depuis quelques années alors que depuis longtemps elles œuvraient dans domaines de pointe.

Cet ouvrage donne la parole à des femmes aux postes variés et assez élevés dans les métiers de l’informatique. Ce ne sont pas de longs discours ni des présentations théoriques ce sont des exemples concrets, des expériences, des chiffres…

Ce  livre met aussi l’accent sur la multitude de métiers qui sont sous l’appellation « informatique ». Les dessins humoristiques jouent aussi sur cela.

En fin de volume il y a une mini bibliographie, un lexique et des noms d’écoles.

La mise en page qui joue avec des encadrés aux couleurs et les fonds blancs, ainsi que différentes typographies donnent un rythme dynamique au texte. Le jeu des couleurs on le retrouve aussi dans les illustrations avec des personnages ou des arrières plans crayonnés et des personnages (surtout des femmes) sont en couleur et mise en avant, pour mieux cibler et mettre en relief le sujet abordé.

Divisé en 6 parties les sujets ne sont pas développés mais son un point de départ pour de la réflexion et des idées à creuser.

J’ai retenu de ce livre qu’il y a de nombreuses possibilités de carrières qui sont à explorer. Bien qu’il y ai du chemin avant qu’une égalité des chances dans le monde du travail il faut déjà commencer par proposer ses orientations à l’école.

Je remercie Cherche Midi Éditions de leur confiance.

Mots croisés

Fanny Vandermeersch

City éditions, 9 sept 2020, 255 p., 17,90 €

Mes Lectures City

mots croisés

4e de couv :
Elles sont quatre. Quatre femmes de générations et d’horizons différents qui ne se connaissent pas, mais ont des destins étonnamment similaires : les années passent, sans saveur, sans drames ni véritable bonheur. Jusqu’au moment où leurs vies se croisent. Il y a Juliette qui écrit en secret un roman qu’elle n’ose pas envoyer aux éditeurs. Madelaine qui, malgré ses 82 ans, n’a pas renoncé à rencontrer l’amour. Quant à Christina, elle a décidé de prendre une colocataire pour tromper l’ennui. Ce sera l’arrivée de Béatrice, jeune femme au passé tourmenté mais qui est pourtant l’incarnation de l’optimisme. Ce sont autant de tranches de vie que vont partager ces femmes. Elles vont réaliser qu’elles ne sont plus seules et qu’elles ont beaucoup à offrir… De ces amitiés vont naître de nouvelles opportunités et de nouvelles chances de trouver le bonheur, enfin.
Un délicieux roman sur la force de l’amitié et les nouveaux départs.

Ma chronique :

Un petit feel good pour la rentrée ça fait du bien ! C’est un livre pour les week-ends plaid et thé chaud… même si moi je suis plutôt en mode thé glacé et bain de soleil !

C’est une histoire qui se déroule à Lille et autour, mais en fait on pourrait être dans la ville d’à côté, on peut transposer. Les personnages bougent assez peu. Il y a quelques référence à Paris mais sans plus. C’est une histoire qui va se jouer dans un petit périmètre. A part Madelaine qui est une vieille habitante les autres sont des plus ou moins nouvelles habitantes.

Les personnages féminins sont prépondérants, alors que les personnages masculins semblent représenter un ailleurs.

Comme dans tout bon feel good il y a des sujets forts et des sujets légers. De l’humour et de la bonne humeur. Nous allons suivre un instant la vie de femmes à divers âges de la vie. Il y a aussi l’adolescente qui cherche à s’émanciper en bouleversant la vie de sa mère. Justement sa mère qui elle aussi cherche à changer de vie… Il y a celle qui a radicalement changé de vie mais dont les blessures n’ont pas encore cicatrisé… Il y a celle qui a vécu mais qui a encore des envies… Il ya celle qui a transformé ses souffrances en ondes positives… Il y a celle qui n’attendait rien et qui aura une surprise… Il y a celle qui n’arrive pas à exprimer ce qu’elle ressent et se referme…

Et derrière chaque histoire il y a des hommes qui viennent compléter la vie…

J’ai bien aimé le personnage de la bibliothécaire et tout ce qui touche à l’écriture et la lecture.

Chaque chapitre met en avant un personnage, on va donc suivre plusieurs trames. Les histoires sont à a troisième personne. Pas de soucis de repérage.  On essai de voir qui va rencontrer qui et comment, car dans un premier temps on ne voit pas trop ce qui va les unir.

Il va y avoir des scènes touchantes et d’autres qui m’ont bien fait rire. Il y est beaucoup de confiance, confiance en l’avenir, confiance en ses capacités et confiance en l’autre…

Si j’avais un personnage chouchou ça serait Madelaine qui n’en rate pas une ! Mais je vous laisse découvrir…

C’est le premier roman de cette autrice que je lis… il faudra que je découvre ses romans publiés chez les éditions Charleston et les éditions Déliées…

Le week-end approche vous allez peut-être vous poser et vous laisser emporter. Bonne lecture !

Je remercie City éditions de leur confiance.

city éd

12 bis, avenue du Marechal-Joffre

Anne de Kinkelin

Éditions Harper Collins, 3 juin 2020, 266 p,

Mes  Lectures Harper Collins

 

12 bis avenue

4e de couv. :

« Qu’avais-je, moi, pour commencer ? Une adresse : 12 bis, avenue du Maréchal-Joffre 78800 Houilles. Je n’aimais rien dans cette localisation. »

12 bis, avenue du Maréchal-Joffre, à Houilles. C’est son adresse. Banale, comme elle. Hôpital-maison-bac avec mention : un pur esprit dans un corps frêle et l’âme perdue dans un sfumato proche de la brume du lac de Côme. Mais voilà qu’un jour, réfugiée sur son toit, Léa acte la rupture. L’été est là. L’heure des possibles. Le moment rêvé pour quitter les siens et surtout, vérifier si la banalité du lieu où l’on vit détermine la grandeur de son destin.
Elle tient l’itinéraire parfait : parmi les milliers d’occurrences trouvées sur Google, quatre « 12 bis », des êtres dont elle ignore tout et veut tout savoir. 2615 kilomètres plein Sud, de Mérignac à La Colle-sur-Loup en passant par Tarbes et Biarritz, pour goûter à l’art des jardins sauvages, vivre sa vie à l’envers, rire de la colère et – qui sait ? – apprendre à aimer sa mère.

Ma chronique :

C’est  le troisième roman de la collection « Traversée » que je lis et que j’apprécie beaucoup, pour chacun ce fut une agréable  surprise. Surprise dans le sens d’étonnement ne sachant pas vraiment à quoi m’attendre.

Je trouve la couverture magnifique avec cette main levée comme si elle essayait de toucher les nuages à travers la vitre par une journée ensoleillée. J’imagine que c’est le paysage qu’elle découvre pendant un trajet en train que Léa.

Ce roman est à la fois à la première personne, Léa dix huit ans et certains chapitres sont à la troisième personne, ce qui fait que le lecteur à une vue d’ensemble contrairement à notre jeune héroïne.

Léa malgré son jeune âge a déjà un passif assez conséquent. On va avoir un condensé de huit d’anorexie et de souffrances. Des allers retour à l’hôpital à frôler la mort. Des relations familiales toxiques autant pour elle que pour ces parents. Famille dysfonctionnelle que l’on va découvrir de chapitre en chapitre.

Léa a un déclic à dix-huit ans avec son bac avec mention en poche. Elle décide de couper le cordon ombilical de manière surprenante. Elle décide d’aller à la rencontre d’inconnus habitant à la même adresse qu’elle dans d’autres villes de France pour découvrir si avec une adresse aussi banale on peut avoir un destin.

Le lecteur va découvrir ces inconnus avant elle puis avec elle …

Léa crée au fur et à mesure qu’elle progresse dans sa quête des déséquilibres. Elle bouleverse l’ordre des choses pour créer un autre équilibre. On pense au début qu’elle va prendre ce dont elle a besoin mais on se rend bien vite compte qu’elle a beaucoup à apporter en retour, ce n’est pas juste action-réaction.

Mais tout le monde est-il prêt à la recevoir ?

Le chaos qu’elle a laissé en partant de la cellule familiale va avoir des conséquences sur son parcours. Ce n’est donc pas une succession de rencontres, c’est à chaque fois une expérience, d’autant que chaque étape la fait elle-même évoluer.

Il y est question de sentiments, d’amour de soi et d’amour pour l’autre … ou le manque de tout cela.

Léa est très touchante par sa sincérité. Les mensonges et les non-dits lui ont fait tant de mal. Elle le dit elle-même l’hôpital lui a appris qu’il fallait être vrai, ne pas se tromper soi-même.

J’ai beaucoup aimé cette galerie de portrait d’être à fleur de peau même si certains je ne les ai pas apprécié !

C’est un roman qui parle des blessures qu’on peut s’infliger à soi ou à l’autre. Je n’en dirais pas plus pour vous laisser découvrir.

Cette histoire c’est aussi celle des graines que l’on sème sur son chemin de vie et qui parfois donnent de belles prairies. Une nouvelle fois je suis emportée par un voyage initiatique, une voyage de formation et j’y ai pris grand plaisir.

Merci d’avoir donné en fin de volume les titres des chansons qui ont donné le titre de chaque chapitre.

Je remercie les Éditions Harper Collins de leur confiance.

Article précédemment publié sur Canalblog

Le bal des folles

Victoria Mas

Editions Albin Michel , août 2019, 256 p., 18,90 €

Dans ma Médiathèque il y a…

9782226442109-j

4e de couv. :

Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles.  Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Réparti sur deux salles, d’un côté les idiotes et les épileptiques ; de l’autre les hystériques, les folles et les maniaques. Ce bal est en réalité l’une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle.

Prix 2019 :

Prix Renaudot des lycéens

Prix Patrimoines de la Banque Privée BPE

Prix Stanislas

Prix Première plume

Ma Chronique :

Je comprends que ce premier roman ait attiré l’attention des lecteurs et déjà reçu des prix littéraires. J’espère que Victoria Mas a déjà un autre roman en cours d’écriture car je suis curieuse de découvrir un peu plus son univers littéraire.

D’entrée  Victoria Mas pose les problèmes des femmes en 1895 et crée une ambiance anxiogène dans  ce milieu fermé. Elle su rendre les histoires de ces femmes révoltantes.

Elle nous montre Paris et ses progrès de capitale en train de changer. Elle nous parle des progrès de la médecine. Et mets en évidence un contraste avec la condition féminine, quoiqu’elle fasse la femme reste sous la coupe de l’homme.

Nous voyons des femmes qui doivent se contrôler en permanence, elles n’ont pas droit à des écarts ni à exprimer leur pensée.

La Salpêtrière est présentée comme un progrès et on se demande ce que ça devait être avant ou ailleurs ! Elle l’évoque un peu. C’est un refuge pour certaines, une étape, ou un travail pour d’autres. Elle est comme une parenthèse dans la ville. Victoria Mas donne aussi un point  de vue positif sur le travail fait en ces lieux. Elle ne fait pas un procès à charge.

Dans ce roman le « pouvoir » tiens une place  prédominante. Et ce n’est pas que le pouvoir direct des hommes sur  les femmes, c’est aussi le pouvoir indirect. Victoria Mas nous montre comment ils ont su inculquer cela pour que les femmes se dénoncent entre elles. Il y est question de secrets, de confidence  et de trahisons.  

On découvre les balbutiements de la médecine psychiatrique dont il  reste des traces de ces « expériences » dans les tableaux, des photos et des écrits… et la bonne société a participé voire contribué à tout cela.

On va suivre 4 destins en particulier de femmes n’ayant pas de maladie mentale. Soit elles ont basculé suite à des épreuves, soit elles ont une particularité qui remet en cause l’ordre établi. La trame romanesque permet de suivre leurs parcours en mettant les lecteurs de leur côté.

Victoria Mas met ici l’accent sur la violence faite aux femmes et aux traumatismes dans un parcours de vie.

En début de chapitre, on a une date, on se situe dans un temps réel car dans cet espace le temps n’est rythmée que parle les repas et extinction des feux. Il y a aussi comme un compte à rebours jusqu’au fameux bal. On sent les tensions qui montent au fur et à mesures que la date approche. L’introduction de noms célèbres ancre encore plus dans cette époque (Charcot, Babinski,  Jane Avril…).

Une très intéressante lecture même si le sujet est dur. 

Une_leçon_clinique_à_la_Salpêtrière

André Brouillet, Le Dr Charcot à la Salpêtrière

Le Dr Charcot à la Salpêtrière (1887). Peinture d’André Brouillet. (Hôpital neurologique, Lyon.)

RL19

Article précédement publié sur canalblog

Un verre couleur du temps (3)

Sophie Nicholls

Trad. Michelle Charrier

Éditions Préludes, nov 2019, 281 p., 16,90 €

Mes Lectures Préludes

un verre de couleur

4e de couv. :

Ella Moreno séjourne à Venise, dans l’appartement de sa tante artiste, Valentina, qui habite un antique palazzo  de la cité des Doges. Tandis qu’elle se promène à travers le dédale des ruelles et explore les multiples cafés et églises de la ville, elle trouve dans une boutique un mystérieux portrait représentant Augusta Franzi, fille d’un marchand de café du XVIIe siècle, et Luca Verzilini, un souffleur de verre. Frappée par la ressemblance entre Augusta et Valentina, Ella va découvrir des liens troublants entre le tableau et le passé de sa tante. Et le destin de la jeune femme pourrait bien en être bouleversé.

Ma chronique :

Voici le troisième volet des aventures de Fabia et Ella. Je vous conseille fortement de lire les deux premiers avant pour bien vous imprégner de la magie qui touche plusieurs personnages, le mieux c’est d’enchaîner les trois. Si vous êtes passionné de Venise une grande partie de ce roman se déroule dans cette ville…

Le titre anglais « The glass » à moins de pouvoir évocateur que le français. « Un verre couleur de temps » nous indique trois points importants de l’histoire… il est aussi plus poétique.

J’aime beaucoup cette série car elle nous parle d’une lignée de femmes, et d’autres femmes qui viennent graviter autour. Chacune en elle possède une étincelle de magie. Cela donne une petite touche fantastique à la narration. Attention cependant ce n’est pas du tout un roman avec des sorcières ou magiciennes.

Chaque femme est liée à un métier créatif. Fabia elle son Art c’est la couture « Une robe couleur de vent », dans le premier tome elle nous a montré comment elle rendait aux femmes leur confiance en elles. Ella c’est l’écriture, elle est jeune, elle se cherche encore « un rêve couleur de nuit »… Valentina elle s’exprime à travers la peinture… Bryonny sa spécialité ce sont les plantes. Chacune est liée par un lien ténu et par le monde des rêves.

On va suivre nos personnages principaux mais aussi d’autres avec qui elles vont se retrouvé liées… Et puis il y a les affres de la passion, le premier amour et toute l’alchimie qui rend la vie différente.

Les hommes ont leur rôle à jouer dans cette pièce de théâtre qu’est la vie.

C’est un roman qui se dévore. J’ai tout particulièrement aimé, l’histoire dans l’histoire, voir la jeune écrivaine chercher l’inspiration pour son prochain roman et comment l’histoire qu’elle doit écrire vient à elle. On va suivre Ella a Venise et ses alentours et c’était comme si on y était. Mois qui adore la thématique de l’eau j’ai été gâtée.

J’ai adoré tout ce qui touchait au verre que ce soit dans la magie de la création ou la magie des couleurs, les degrés de transparence ou d’opacité, la fragilité, à la fois éphémère et intemporel puisqu’il reste des pièces anciennes ou des modèles. En début de chaque chapitre  il y a la description d’une pièce unique…

Ce qui est intéressant aussi dans ce roman c’est la notion de racines, le lieu originel, le lieu fondateur. On est toujours dans cette quête d’identité, qui suis-je et d’où je viens, qu’il ne faut pas oublier.

J’avais cru comprendre qu’il s’agissait d’une trilogie, mais la fin laisse entrevoir d’autres aventures possibles. Je me suis attachée aux personnages.

Quand aux livres passerelle proposés en fin de volume, je n’en ai lu qu’un sur trois donc me voilà avec de nouvelles  idées lectures !

Je remercie les Éditions Préludes de leur confiance.

robe de vent
rêve couleur de nuit

Article précédemment publié sur Canalblog

Pas si simple de s’appeler Violette avec un profil de Baobab

Martine Gengoux

Éditions de L’Aube, mars 2017, 233 p., 17,90 €

Existe dans la collection Mikros littérature , mai 2018, 11 €

Dans ma médiathèque il y a …

4e de couv. :

Violette est apparemment heureuse entre son poste à la blanchisserie, sa cohabitation avec son cochon d’Inde, sa passion pour les puzzles et sa collection de toupies. Lorsqu’elle perd son emploi, elle accepte enfin l’invitation de sa sœur, qui veut lui présenter son nouveau fiancé, propriétaire d’un hôtel au bord de la plage. Sur place, Violette multiplie les rencontres incongrues. Premier roman.

Ma chronique :

Le personnage principal est violette une femme célibataire de 40 ans  qui vient de perdre son emploi et qui va partir du côté du  Pas de Calais retrouver sa sœur Rose.

Le personnage « bis » c’est l’hôtel qui recueille  des gens fêlés dans tous les sens du terme.

Le propriétaire c’est Robert, l’héritier de l’Hôtel, c’est le personnage le moins développé, il est à sa place et est heureux de rassembler tout ce petit monde.

Edwin, veuf qui a passé la main à son fils mais qui reste en renfort. Avec sa moto et sa musique des années 60, il anime des soirées, ranime les souvenirs, éveille les sens. Il ouvre des portes sur un monde que Violette ne soupçonne pas.

Rose venue se remettre d’une peine de cœur va trouver l’amour véritable. La bienveillance de Robert va trouver la voie de son cœur.

Jérémy, c’est le neveu de Robert, envoyé par ses parents qui le trouvent un peu dépressif. Il cache des secrets…

Césario, l’homme de ménage au pied bot qui regarde les gens au fond de leur âme arrivera peut-être à briser la carapace de Violette.

Les habitués de l’hôtel ne portent pas de nom ils sont défini par un aspect physique. Il y a miss tailleur, la pointue…

Violette, cette fleur coincée dans un corps qu’on lui a appris à détester. Enfermée dans un carcan à cause d’une éducation trop moraliste elle est tout en paradoxe, discrète avec un corps trop voyant.

Apparaît le méchant de l’histoire, Planchart, il va bouleverser la paix et l’équilibre du groupe. Il  dévoiler l’existence d’un mystère… Plusieurs personnages vont  prendre part cette histoire soit pour la mettre à jour soit pour la protéger des regards indiscrets.

On a des scènes cocasses et rocambolesques, notamment Violette et sa valise… je vous laisse découvrir en quoi c’est drôle.

L’intrigue va permettre de révéler le potentiel de plusieurs personnages.

Violette devient de plus en plus attachante au fur et à mesure qu’elle apprend à vivre. On la voit s’épanouir et prendre la parole. Elle est touchante car elle est nature, alors quand les mots sortent enfin de sa bouche ils sont directs. Elle a du mal à filtrer.

On se laisse entrainer dans ses aventures et on lui souhaite le meilleur…

Article posté précédemment sur Canalblog

La fuite en héritage

Paula McGrath

Trad. Cécile Arnaud

Editions de la Table Ronde, Quai Voltaire, 22 août 2019, 331 p., 21 €

Mes lectures de la Table Ronde

Challenge 1% la rentrée Littéraire 2019

fuite en héritage

4e de couv. :

2012. Une gynécologue hésite à accepter un nouvel emploi à Londres qui lui permettrait d’échapper à l’atmosphère de plus en plus tendue qui règne dans l’hôpital dublinois où elle exerce. Mais qui s’occuperait alors de sa mère qu’elle a été obligée de placer dans une maison de retraite?
1982. Jasmine, seize ans, prend le bateau pour l’Angleterre et tente d’intégrer la troupe de danseuses d’une émission de
télévision. Contrainte de rentrer à Dublin quelques mois plus tard, elle commence à pratiquer la boxe, un sport interdit aux filles dans l’Irlande des années 1980.
2012. Dans le Maryland, Ali, dont la mère vient de mourir, fugue avec un gang de bikers pour sortir des griffes de grands-parents dont elle ignorait jusque-là l’existence.
Dans ce deuxième roman polyphonique de Paula McGrath, une longue histoire de fuite et d’exil relie trois femmes qui aspirent à vivre selon leurs choix et se tendent la main au-delà des frontières et des générations.

Ma chronique :

C’est avec impatience et curiosité que j’attendais le deuxième roman de Paula McGrath car « Génération » sont premier roman m’avait fait  forte impression.

Il semblerait que ce qui caractérise l’univers de Paul McGrath ce soit la condition des femmes en Irlande et ailleurs.

Les femmes les interactions humaines au sein de la famille et en particulier le rapport à la mère, plutôt dysfonctionnel ou inversion de la position mère-fille. Elle a une façon bien à elle d’en parler. Le père est soit absent (ex : décédé) soit négatif (ex : oncle Adrian).

Nous avons 3 femmes, trois époques, trois lieux, trois âges. Chaque chapitre est identifié par la date et le lieu pour bien se repérer.

Paula McGrath donne la parole à ces femmes soit à la 1ère personne, 3 ième personne. Nous croiserons dans chaque moment de vie (âge différent) d’autres femmes. Il n’y a pas une alternance régulière. On va régulière. On va passer plus de temps avec l’une d’entre elle avant de retrouver une autre qu’on avait laissé à un cliffhanger. Cela donne un certain rythme à la lecture et accroche le lecteur.

Nous allons dont suivre les trajectoires de trois femmes qui vont faire des choix et surtout des rencontres décisives, amitié, amour, danger… vont venir mettre leur grain de sable dans les rouages causant des réactions en chaîne, faisant dévier la trajectoire du destin. L’herbe n’est pas plus verte ailleurs.

Le mouvement joue un rôle dans tout le roman que ce soit l’idée d’aller de l’avant, d’aller simple, d’aller retour, ou dans la gestuelle des activités. Cela imprime aussi un rythme à la narration.

Des femmes attachantes, touchantes avec leur force et leur fragilité qu’on aura plaisir à accompagner dans leurs errances, leurs découvertes et leurs choix.

Et les hommes me direz-vous ? On va avoir un vaste éventail de possibilités, pas tous mauvais heureusement, j’avoue ne pas m’avoir attardé sur leur cas. Paula McGrath ne propose pas une vision du monde manichéenne.

Quelque soit le sexe, la transmission (du savoir, des émotions, de l’histoire…) n’est pas toujours positive comme s’ils ne savaient pas passer le relais.

Le choix des différentes époques permet d’aborder des sujets particuliers, j’ai appris des choses sur 1983 que je ne connaissais pas, pourtant ce n’est pas si vieux, je vous laisse les découvrir.

La famille est un des sujets principaux. La dépendance à l’autre et la culpabilité qui créent des relations déséquilibrées. L’alcool et la violence font partie du décor.

La naissance, la vie, la maladie et la mort tous les sujets sont abordés sans complaisance.

L’autre thématique prépondérante est celle du « corps ». Corps en général mais féminin en particulier. On a  une gynécologue. Corps aimé mais plus souvent malmené. Découverte de sa féminité, du plaisir mais aussi viol (ou tentative), agressions, accident,  avortement…  déchéance de la vieillesse et de la maladie. Le sport extrême… La relation corps et esprit est très importante. La thématique miroir pourait être celle du « sang » que ce soit la lignée, la naissance, le sang qui s’écoule volontairement ou involontairement, porteur de vie et de mort.

Paula McGrath est autrice irlandaise à suivre. Je vous laisse découvrir les subtilités et les nuances de sa narration. Le titre en anglais « A difficult history » et le titre en français « La fuite en héritage » proposent deux regards différents, j’ai une nette préférence pour le titre en français car il met en avant ce que je disais plus haut à propos de la transmission et du mouvement.

A vous de découvrir la richesse du texte. Un roman fort qui a frôlé le coup de coeur…

Je remercie les Editions de la Table Ronde de leur confiance.

table ronde
RL19
génération mcgrath

Qui en parle ?

Maeve

L’Analphabète

Agota Kristof

ÉditionsZoé, 2004, 57 p., 11 €

Cercle littéraire médiathèque

4e de couv. :
Onze chapitres pour onze moments de sa vie, de la petite fille qui dévore les livres en Hongrie à l’écriture des premiers romans en français. L’enfance heureuse, la pauvreté après la guerre, les années de solitude en internat, la mort de Staline, la langue maternelle et les langues ennemies que sont l’allemand et le russe, la fuite en Autriche et l’arrivée à Lausanne, avec son bébé.
Ces histoires ne sont pas tristes, mais cocasses. Phrases courtes, mot juste, lucidité carrée, humour, le monde d’Agota Kristof est bien là, dans son récit de vie comme dans ses romans.

Autrice :

1935 (Hongrie) -2011 (Suisse). Ecrivaine poétesse, romancière et dramaturge suisse.

Deux films ont été tirés de ses romans dont « Le grand cahier ».

Elle est arrivée en 1956 à l’âge de 21 ans en Suisse suite à la révolution des conseils ouvriers de 1956 écrasée par l’armée soviétique.

Elle écrivait en hongrois avant de passer à la langue française, elle a reçu plusieurs prix.

Anecdote de lectrice :

J’ai découvert le nom d’Agota Kristof dans les années 90 et ce fut un choc littéraire car ses écrits entraient en résonance avec ma vie. Je n’ai pas lu la trilogie : Le grand cahier/ La preuve/ Le troisième mensonge dans l’ordre mais au fur et à mesure qu’ils ont croisé mon chemin. « L’Analphabète » j’ai découvert ce titre sur la plateforme Libfly (aujourd’hui disparue) qui nous faisait découvrir la maison d’édition indépendante suisse Zoé. Il aura fallu attendre que la Comédie du Livre 2019 se consacre à la littérature suisse et que l’éditrice  Caroline Coutau vienne nous parler de sa maison d’éditions Zoé. Ma collègue m’a offert se livre avant que je l’achète !

Ma Chronique :

Dans ce récit autobiographique, j’ai retrouvé Agota Kristof, son style et ses thèmes fondateurs. Par cette brève biographie, elle confirme ce que l’on ressent dans ses romans. Ces phrases ont une musicalité bien à elle. Elle va à l’essentiel comme si ces mots lui étaient comptés, sans pour autant avoir des phrases trop courtes, elle explique sa façon d’écrire par son impression de ne pas maîtriser la langue française, ce qui ne se remarque nullement.

Dès le titre, on se doute qu’elle n’y va pas par quatre chemins, ni en douceur, elle est directe, « l’analphabète » est un mot fort qui tombe comme un couperet elle n’emploie pas de formule poétique, alors qu’elle écrit de la poésie depuis sa plus tendre enfance.

Elle nous raconte son enfance, sa famille, sa jeunesse, son arrivée en Suisse, le passé laissé dernière elle. Elle nous raconte son apprentissage et appropriation de la langue française qui s’est imposée à elle, de la douleur d’abandonner sa langue maternelle comme si elle avait coupé un cordon ombilical pour renaître, elle vivra avec cette blessure interne.

Les frontières physiques et celles de la langue, les barrières mentales. Dichotomie entre l’intérieur et l’extérieur.

Le thème de l’exil avec Agota Kristof n’est pas une période transitoire, elle a vraiment coupé les ponts, elle ne parle pas de retour. Elle n’est pas tendre avec les régimes politiques qui l’on conduite en Suisse. Il y a comme un travelling entre le général et le particulier.

Ce récit autobiographique et ce qu’elle y raconte a malheureusement encore des résonances aujourd’hui. Quitter son pays d’origine pour raisons politique sans vraiment choisir son pays d’accueil, perdre ses repères, sa langue, sa culture, sa famille. C’est une femme de volonté elle a tout réappris et reconstruit en arrivant en Suisse.

Elle gardera une souffrance viscérale toute sa vie du moins c’est du moins ainsi qu’on le ressent dans ses romans. Je n’ai pas lu ses pièces de théâtre, ni ces poèmes.

Elle est décédée, mais il me reste encore des romans à découvrir…

Et vous connaissez-vous cette écrivaine ?

D’ici là, porte-toi bien

Carène Ponte

Éditions Michel Lafon, 6 juin 2019, 380 p., 17,95 €

Mes lectures Michel Lafon

En librairie le 6 juin 2019

4e de couv. :

Avec son sable fin et son ciel azur, L’Avenue du Parc Resort and Spa est  l’endroit idéal pour se remettre d’un coup dur. À condition de donner sa chance à la chance. Alors que Samya tente de pardonner l’adultère de son mari, Alison aimerait oublier qu’elle s’est fait plaquer au pied de l’autel. Jessie s’est excusée mille fois pour le chat et le lave-linge, mais Jérémy est à bout : une pause s’impose. Apolline rêve d’un enfant qui ne vient pas. Quant à Mia, dix-neuf ans et déjà maman, elle se voit rejetée par sa famille. Geneviève, elle, perd peu à peu la mémoire.

Ensemble, elles vont libérer leurs émotions et s’apporter un soutien inattendu.

Avec au bout du chemin, un gain inestimable : l’espoir.

Le meilleur moyen d’alléger ses peines, c’est encore de les partager

Anecdotes de lectrice :

J’ai rencontré en vrai Carène Ponte fin mai au salon du livre du Grand Narbonne. Elle est telle qu’on la devine à travers ses écrits et ses interventions sur les réseaux sociaux. La table ronde à laquelle elle a participé « Feelgood ces auteurs qui nous veulent du bien » nous a permis de voir trois autrices avec chacune une façon d’aborder ce genre littéraire. Elle présentait son précédent roman « Avec des si et des peut-être » et elle a réussi à garder le mystère sur le contenu du roman, ce qui n’est pas une mince affaire. Donner envie sans trop en dire. C’était un dimanche en milieu d’après-midi et la « salle » était pleine. Cela restera un bon souvenir et en lisant son roman j’avais sa voix…

20190526_173721
20190526_152516

      

carène ponte

20190526_173640

Carène Ponte avec Eve Borrelli

Ma chronique :

C’est le cinquième roman de Carène Ponte que je lis et à chaque fois c’est une surprise qui m’attend. Cette fois-ci Carène Ponte nous invite dans l’intimité de plusieurs femmes. Ce roman choral nous fait réfléchir à différents cas de figure auxquelles tout un chacun peut se retrouver confronter. Cela ne concerne pas que les femmes comme vous pourrez vous en rendre compte.

Chaque chapitre est consacré à une des femmes qui prend la parole et parle à la première personne. Des femmes d’âge différent, avec des situations biens distinctes, on ne peut les confondre. On va assister à des rencontres improbables, le lieu s’y prête aisément. Des duos se forment parfois par affinité d’autrefois par contrastes. Chacune apportant à l’autre sa façon de voir le problème.

Dans un premier temps on découvre les personnages à tour de rôle avec l’exposition de leur situation et comment elles vont se retrouver dans ce camping 5 étoiles en couple ou seules. Puis, jour à après jour on va les voir évoluer dans ce lieu inconnu où elles n’ont pas leurs repères.

L’humour est présent à travers les situations cocasses, voir surréalistes, dans la description des petits travers de chacune. Les dialogues sont à l’avenant. On sent que l’autrice à joué avec ces personnages et y à pris plaisir. C’est un feel good pas un roman comique, il y a bien entendu des scènes d’une grande tendresse et d’autres émouvantes.

Quel est le personnage qui vous plait le plus ? Qui vous correspond le plus ? Avez-vous été confronté à l’un des cas présentés ? Avez-vous ou auriez-vous choisi la même solution que celle proposée par Carène Ponte ? Difficile de répondre à ces questions… On arrive avec nos certitudes et puis on se laisse porter par ce que Carène Ponte nous propose.

Bien entendu entre le début et la fin plus personne n’est tout à fait la même, ni les personnages, ni les lecteurs. Les personnages qui ont vécu des moments forts vont être liés par une amitié basée sur cette expérience de vie hors de leur zone de confort.

Conclusion c’est en parlant qu’on fait avancer les choses ! En se remettant en question aussi…

Les romanciers avaient la pression de la première phrase, voir de la première scène, aujourd’hui il y a un nouvel exercice de style qui devient un moment incontournable celui des remerciements, J’ai beaucoup aimé ce qu’elle dit… et j’ai hâte d’être à Noël !

Un livre à mettre dans votre valise cet été… et si vous ne partez pas il sera parfait pour une pause détente.

J’ai essayé d’en dire le moins possible pour vous que vous alliez vous aussi de surprise en surprise.

Je remercie les Editions Michel Lafon de leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis

D’autres romans chroniques sur ce blog (bientôt)

Un_merci_de_trop
tu as promis
avec des si
gros sur le coeur

Article précédemment publié sur Canalblog

Cachemire rouge

Christiana Moreau

Éditions Préludes, avril 2019, 263 p., 16,90 €

Mes lectures Préludes

ca

4e de couv.

Trois destins liés par un fil rouge, celui d’un précieux cachemire tissé de manière ancestrale. Toscane. De l’Asie à l’Europe, du Transsibérien jusqu’en Italie, elles braveront tous les dangers pour prendre leur destinée en main et tenter de réaliser leur rêve.
Avec humanité et un grand sens du romanesque, Christiana Moreau compose une histoire vibrante, véritable ode à l’amitié et au courage.

Ma chronique :

Je vous ai parlé du précédent roman de Christiana Moreau l’année dernière, il s’agissait de « La sonate oubliée » qui se déroulé sur deux périodes à Venise, un roman autour des femmes « exploitées », je suis allais de découverte en découverte.

J’étais donc curieuse de voir où nous entraînerait cette autrice, et quelle période elle explorerait.

Dans cette nouvelle histoire l’autrice nous fait voyager sur deux continents l’Europe avec l’Italie (en Toscane) et en Mongolie intérieure à notre époque.

Les éditions préludes on une particularité, c’est que pour chaque roman ils créent des passerelles avec d’autres histoires. Ici sur le trois proposées j’en ai lu deux qui m’ont touché et la troisième est dans ma wish list… donc il y avait de grandes chances que ce roman me corresponde !

« La tresse » Laetitia Colombani

« No et moi » Delphine De Vigan

« La saga des immigrants. T1  Au pays » Vilhelm Moberg

J’ai découvert bien des choses que ce soit autour du cachemire que de l’implantation de la communauté chinoise en Italie.

Nous avons donc la rencontre entre une italienne et une mongole sur un Marché du bout du monde. Tout les sépare : deux milieux culturels, deux milieux financiers, deux continents… Elles ont pourtant des choses en commun. Les deux principales : une amitié indéfectibles avec une autre femme, une passion pour le cachemire … Alessandra a Giulia et Bolormaa a Xiaoli, chacune à son alter ego qui la complète, quelqu’un sur qui s’appuyer pour avancer sur le chemin de la vie.

Ces jeunes femmes volontaires doivent faire des choix pour gagner leur vie. Toutes deux sont victimes de la main mise des chinois sur le cachemire. On retrouve l’idée de l’effet papillon puisque l’effondrement des petits producteurs entraine une hausse des prix pour ceux qui achetaient directement. L’effondrement est dû en partie à la forte demande de produits de luxe des nouveaux riches chinois.

La famille de Bolormaa se voit contrainte à vendre le troupeau de chèvres qui fournissait l’argent de la famille, en partie à cause des changements climatiques et d’autre part de cette main mise des chinois dur le marché du cachemire.

Bolormaa va faire deux rencontres décisives celle d’Alessandra l’italienne qui lui donne sa carte de visite et celle de Xiaoli grâce à son courage et à ces deux rencontres elle va changer sa vie.

Il est aussi question de voyage et d’aventures. D’épreuves et de rencontres. Il y a l’idée de vases communicants. Chaque personnage à besoin d’aide à un moment donné et c’est grâce à l’autre que les choses avancent.

Il y a des passages révoltants et touchants, d’autres plus drôles. Beaucoup d’émotions.

La couverture du livre  et le titre font référence au rouge… rien de politique… on va avoir la thématique de la couleur qui va être très importante.

On retrouve l’idée que certaines femmes sont victimes de leur condition économique et culturelle, mais qu’elles sont capable de soulever des montagnes pour s’en sortir ou au moins essayer de s’en sortir.

Je ne voudrais pas trop vous en dire alors je m’arrêterai là…

Ah si encore une chose… J’ai beaucoup aimé les quatrains qui débutent les chapitres ainsi que les « dictons » que Xiaoli et Bolormaa utilisent pour se donner du courage ou pour expliquer leur vie. On dirait des incantations, des formules magiques.

Je remercie les éditions Préludes pour leur confiance. Il ne me reste plus qu’à attendre le prochain roman de Christiana Moreau !

De la même autrice :

La sonate oubliée

Article précédemment publié sur Canalblog