Mémé dans les orties

Aurélie Valognes

Le livre de poche, 2015, 287 p., 16,95 €

4e de couv. :

Solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant… –, Ferdinand Brun, 83 ans, s’ennuie à ne pas mourir.
Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot.
Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence.
Mais lorsque sa chienne prend la poudre d’escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie… jusqu’au jour où une fillette précoce et une geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.

Ma chronique :

Depuis quelques années avec des copines dont Langue Déliée, on s’est rendu compte qu’un nouveau type de personnage est devenu récurrent des grand séniors. Ces romans là fonctionnent très bien. Prenons les personnages de Barbara Constantine, ceux de Jonasson etc… une mention spéciale pour les terribles petits vieux de Nadine Monfils ! Des personnages avec un vécu et qui peuvent encore changer de vie.  C’est comme s’ils se lâchaient en se disant qu’ils n’ont plus rien à perdre et autant profiter du temps qu’il nous reste pour faire ce qui nous plait.

Ce qui est drôle c’est les jeunes autrices trentenaires explore cet univers avec un regard bienveillant et amusé : Aurélie Valognes, Virginie Grimaldi, Ondine Khayat, Anne-Gaëlle Huon et bien d’autres. Peut-être une génération qui voit des grands parents voire des arrières grands parents en forme.

Est-ce un contre coup de la fameuse canicule de 2003 qui a causé tant de morts chez les personnes âgées isolées.

Des petits vieux pas faciles de prime abord, avec un passé et un passif.  

Ferdinand s’est volontairement coupé des autres et cela depuis bien des années. Il n’a jamais su parler aux autres. Il n’a jamais su parler aux autres. Il n’a pas de regrets ou de remords (quoique en y réfléchissant bien…) Il a choisi de mener cette vie terne comme s’il n’attendait plus rien. Il ne se pose pas en victime, il est plutôt fataliste.

On va découvrir petit à petit ce qui se cache derrière ce vieux grognon sarcastique. Il va surtout devenir la cible des femmes.

Il n’a jamais su dire je t’aime. Sa femme l’a quittée (+ de 8 ans)  pour le facteur, alors qu’il avait plus de 70 ans. Elle a pris la décision de profiter  de ses dernières années avec un homme qui sait lui montrer son amour. Depuis elle est morte loin de lui.

Sa fille est allée vivre à l’autre bout du monde loin de ses parents…

Sa chienne Daisy va se faire écraser… il va se retrouvé seul sans famille, sans amis et sans animal de compagnie.

Ferdinand vit dans l’ancien appartement de ses beaux-parents dans une résidence respectable. Sa fille commence à s’inquiéter pour son père et là la vie de Ferdinand  va basculer. Les femmes vont s’ingérer dans sa vie tranquille. Envahir son espace vital… Elles vont lui donner un second souffle.

De rebondissements en rebondissements Ferdinand va utiliser son cœur tout neuf parce qu’il n’a jamais servi. On va sourire et même rire de certaines situations cocasses. Il y a plusieurs passages émouvants mais traités sans pathos.

Il y a un beau rôle de méchante dans le lot et elle est tellement mauvaise qu’on ne peut pas lui trouver d’excuse, ni la plaindre de ce choix de vie, elle est irrécupérable… le pire c’est qu’elle a transmis ses gènes à son petit fils !

Des chapitres courts qui se lisent facilement. Un roman récréatif. Un petit moment de détente agréable.

J’ai bien aimé cette histoire et l’écriture d’ Aurélie Valognes et je pense lire ses autres romans.

Qui en parle ?

Jangelis

Article précédemment publié sur Canalblog

Le bonheur n’a pas de rides

Anne-Gaëlle Huon

Éditions City, 2017, 317 p., 16,90 €

4e de couv. :
Le plan de Paulette, 85 ans, semblait parfait : jouer à la vieille bique qui perd la tête et se faire payer par son fils la maison de retraite de ses rêves dans le sud de la France. Manque de chance, elle échoue dans une auberge de campagne, au milieu de nulle part. La nouvelle pensionnaire n’a qu’une obsession : partir, le plus vite possible ! Mais c’est sans compter sur sa fascination pour les autres occupants et leurs secrets. Que contiennent ces mystérieuses lettres trouvées dans la chambre de Monsieur Georges ? Et qui est l’auteur de cet étrange carnet découvert dans la bibliothèque ? Le jour où son grand âge se rappelle à elle, Paulette réalise qu’elle peut compter sur cette bande d’excentriques et que les années ne comptent pas pour découvrir l’amitié. Car au final, ces rencontres vont changer sa vie et, enfin, lui donner un sens.

Il n’est jamais trop tard pour tout recommencer.

Mon billet :

J’ai été attirée par ce roman d’abord pour son aspect extérieur. Le contraste entre le titre et l’image d’une jeune fille vue de dos. Puis par la quatrième de couverture. Le prénom de certains personnages et les situations présentées. Les personnages de « petit vieux » qui se lâchent est un sujet que je partage avec d’autres copines notamment avec Langue Déliée. C’est donc le côté humour et feelgood que je recherchais en débutant ce roman ce week-end et c’est effectivement ce que j’ai trouvé.

 Je l’ai lu rapidement car les événements s’enchaînent et on est vite emporté par les émotions des personnages.

L’histoire commence par être drôle, puis elle vire un peu quand on découvre  par exemple que les relations entre belle-mère et belle-fille sont profondément méchantes et non seulement une incompatibilité d’humeur et rivalités. On passe vite des petites piques à des méchancetés. On choisi vite son camps lorsqu’on découvre les raisons profondes.

Une fois la situation en place, on se dit qu’on va avoir une vieille dame à apprivoiser… Cependant très vite on découvre qu’elle arrive dans l’Auberge du père Yvon au moment où tous les personnages ou presque semblent voir leur vie pendre des directions inattendues. Le sujet va vite devenir «dans la vie il faut  savoir rebondir », « faire les bons choix », « se donner une chance », « l’union fait la force ».

Sans vouloir dévoiler les choses, il v a y avoir des mystères et des secrets plus ou moins graves qui vont être dévoilés. A croire qu’une conjonction des astres envoi des ondes négatives sur ce lieu.

Comme je le disais, c’est un roman feelgood alors il va y avoir des solutions dès que cette petite communauté va s’ouvrir et s’unir. Il va y avoir beaucoup de pudeur dans la façon d’annoncer les choses et dans celle de trouver les solutions.

C’est un roman où l’on rit, où l’on a confiance en l’être humain, où l’amour triomphera… La tendresse et  les émotions ne seront pas larmoyantes. Il y a des sujets qui sont dans l’air du temps et qui me plaisent alors j’ai eu plaisir à les retrouver dans ce livre. L’entraide sans attendre de retour, la bienveillance, la gratitude envers les petits bonheurs quotidiens… Trouver des lettres et des listes au milieu des dialogues et de la narration cela aussi renvoi à d’autres lectures du genre, mais se sont des petits plaisir des mots.

Les personnages sont attachants, même si certains peuvent être pénibles, voir agaçants, car c’est la gentillesse et les bons sentiments qui priment.

On a un concentré de situations négatives qui peuvent bouleverser la vit qu’on imaginait bien réglées. On ne part pas dans des vies extraordinaires (quoique !) on s’identifie à ses gens comme vous est moi, ou nos voisins…

La fin est très émouvante, il a presque l’idée de rédemption. Offrir à l’être aimé quelque chose de sublime et ainsi donner à sa vie un sens. Comme si en faisant ses actions on se disait « voilà pourquoi je suis venue au monde ». On ne fait pas juste que passer.

Pour les amateurs de New-York, la ville est très présente même si tout se déroule dans la campagne française. On a un New-York fantasmé, un New-York de la mémoire et celui des films.

La musique aussi est très présent et ce ne sont pas les tangos et les valses, bien au contraire ! Autre leçon de vie… il faut savoir rire !

Je remercie les Éditions City qui m’ont fait gagner ce livre dans un concours.

Article précédemment publié sur Canalblog

Tu as promis que tu vivrais pour moi

Carène Ponte

Éditions Michel Lafon, juin 2017, 370 p. , 18,95 €

Mes lectures Michel Lafon

4e de couv. :

ET SI ON PRENAIT LE RISQUE D’ETRE HEUREUX ?
Quand on a trente ans, on n’est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte.
Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil.
Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait…
Une pétillante comédie sur l’amitié et le courage de prendre sa vie en main.

Mon billet :

Voici un roman que j’attendais avec curiosité. Lorsque j’ai lu le premier roman de Carène Ponte « Un merci de trop » j’avais été agréablement surprise et elle avait su créer des personnages convaincants. Alors vous imaginez bien que son deuxième roman était attendu au tournant… La magie allait elle a nouveau fonctionner pour moi ?

Ce n’était pas gagné d’avance, car le sujet était ambitieux. Proposer des lettres écrites par une jeune trentenaire en phase terminale à lire après sa mort, pour que son âme sœur puisse se réaliser pleinement, quelle sorte de sa zone de confort,  ce n’était pas évident.  J’ai trouvé les « défis » assez réalisables pas comme certaines « bucket list » (liste de rêves à réaliser avant de…) qu’on peut lire dans certains romans.

Carène Ponte à évité l’écueil du pathos. Bien sûr il y a des larmes et la colère… c’est une injustice de mourir si jeune ! Mais vite on voit chaque personnage essayer de trouver des raisons d’avancer.

Il y a le côté comédie qui vient prendre le relais. Gags, quiproquos disputes en tout genre. On retrouve les préoccupations des jeunes adultes : se caser ou pas, avec qui ? Avoir des enfants ou faire carrière, trouver le travail idéal, la famille etc. Tous ces sujets donnent lieu à des scènes plus ou moins drôles ou tendres.

Les lettres vont engendrer des déplacements, des découvertes, des rencontres, des passions, du sexe, des embrouilles… Et quand enfin ont crois que tout va aller en s’arrangeant, patatras un rebondissement  inattendu (même si on a quelques doutes car la lectrice est suspicieuse !).

J’ai juste tiqué sur un détail géographique, entre la piste de ski et la ville de Grenoble, le petit raccourci littéraire, on a l’impression que géographiquement ils sont très proches et pas vraiment, du moins c’est ainsi que je l’ai ressenti. C’est sûrement ce qui m’a rendu soupçonneuse… (la lectrice peut être tatillonne quand elle connait le coin !)

Je ne suis pas trop lectrice de ce genre littéraire chic litt, alors pour moi c’est « frais », je ne comparerai pas à d’autres histoires.  C’est une lecture agréable, distrayante. C’est une lecture qui plaira cet été… ça nous change les idées ou donner des idées au choix… (la lectrice glousse en repensant à certaines soirées des héroïnes!).

J’ai beaucoup aimé l’idée d’associer  la lecture des lettres et les notes écrites dans le carnet. A plusieurs reprises on a un lien entre la vie et la mort, entre avant et après, pour ensuite passer à autre chose. Je ne peux développer cette idée sans spoiler, alors je vous laisse découvrir.

Les happy-end sont toujours bon à lire ! Un livre Feel good cela fait du bien.

C’est le genre de livre que vous dévorez car vous voulez savoir ce qui va arriver aux différents personnages auxquels vous vous êtes attachés, donc la fin arrive vite et lorsque vous fermez le roman vous réalisez que c’est fini vous ne saurez plus rien de la vie de ses personnages. Mais il est où le prochain épisode ? A zut c’est fini !

Je remercie les Editions Michel Lafon  pour leur confiance et j’ai déjà hâte de lire une autre histoire de Carène Ponte. 

Autre roman de cet auteure, sur ce blog : ici

Un_merci_de_trop

Article précédemment publié sur Canalblog

Et puis, Paulette…

Barbara Constantine

Le livre de poche, 2013, 281 p.,

4e de couv. :

Ferdinand vit seul dans sa ferme. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, il passe chez Marceline, sa voisine, et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. Très naturellement, ses petits-fils, les Lulus, lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas… Il finit tout de même par aller la chercher. De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

Ma Chronique :

Quel plaisir de se replonger dans l’univers de Barbara Constantine ! Ce qui me plait dans ses histoires c’est qu’elle parle de gens comme moi ou mes voisins.

J’avais ce livre dans ma PAL et lorsque Langue Déliée a annoncé qu’elle allait sortir un nouveau roman en février, je me suis dit qu’il était de le lire ! Et je l’ai lu en un week-end pour ne pas rompre le charme.

Des gens qui savent que la vie est dure et qui veulent la rendre plus douce et plus belle. L’entraide intergénérationnelle fait aussi partie de ma vie. Aujourd’hui je vis dans un milieu rural est c’est encore plus flagrant qu’il est nécessaire de s’entre-aider.

Les romans de Barbara Constantine jouent des partitions qui se ressemblent avec des variations sur le même thème, mais chaque livre va pointer le doigt sur un sujet en particulier. Il ya aussi une évolution dans son écriture. On sent qu’elle aime bien ses personnages car elle fait de petites allusions  discrètes à ceux de ces romans précédents. Ainsi on entend parler de Raymond et Mine (Allumer le chat), de Mélie (A Mélie sans mélo), on retrouve le thème du jeune et jardin (Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom). Les chats et les vélos font toujours partie du paysage ! Il y a bien d’autres détails, mais ceci n’est pas une étude de l’œuvre de Barbara Constantine. Le lecteur aussi s’attache à certains personnages.

Ce roman met en avant le veuvage au masculin.  On a un cas où c’est une délivrance, le temps a passé, qu’est-ce que j’ai ri de sa sincérité. Quelle jolie épitaphe ! Dans l’autre cas c’est un cas plus délicat puisque c’est un couple amoureux de plus ça passe là.  C’était touchant aussi l’histoire des sœurs Lumière,  une petite leçon d’Histoire.

La maternité, la perte de l’enfant, le dénie de grosse, l’absence d’enfant. On a toute une palette de sentiments.

Un roman en apparence sur les bons sentiments et plus on se penche plus on voit les différents sujets abordés : la solitude, la difficulté de communiquer, la perte du goût de vivre, le laisser aller, le divorce, la perte de logement, les difficultés économiques…

Et malgré toutes les vicissitudes de la vie d’aujourd’hui, on a un roman avec des moments tendres et joyaux. On ne bascule pas dans l’angélisme. La « communauté » se crée avec des bases, c’est bien « réfléchi » et solide. Ferdinand va savoir sortir de sa zone de confort et enfin faire surgir sa vraie personnalité.

Le roman se termine sur des notes positives. Tout n’est pas résolu, il faudra laisser le temps au temps.

Les quatre romans de Barbara Constantine sont indépendants et traitent chacun de la vie de quelques familles d’un même secteur. Cependant je vous invite à les lire dans l’ordre pour justement retrouver les clins d’œil de l’auteure aux autres histoires. D’autant que l’écriture de Barbara Constantine s’est affinée. C’est une auteure généreuse qui veut raconter beaucoup de vies et autant dans son premier roman ce n’était pas assez fluide à mon goût. Dans « Et Puis Paulette… » on sent qu’elle a trouvé  son rythme.

Je vous souhaite une belle lecture et vous laisse découvrir chaque fragment de vie…

Sur ce blog vous trouverez les chroniques de :

allumer le chat
a melie sans mélo
tom, petit tom

     

A bientôt pour une autre lecture…

 Qui en parle ?

Langue déliée

Delcyfaro

Article précédemment publié sur Canalblog

Le jour où Anita envoyer tout balader

Katarina Bivald

Editions Denoël, mai 2016, 459 p., 21,90 €

Trad du suédois : Mariane Ségol-Samoy

Mes lectures Denoël

4e de couv. :

L’été de ses dix-huit ans, Anita Grankvist s’était fixé trois objectifs : apprendre à conduire une moto, acheter une maison et devenir complètement indépendante.
Presque vingt ans plus tard, Anita n’a toujours pas réalisé ses rêves. Elle mène une petite vie tranquille, seule avec sa fille Emma, et travaille au supermarché local. Le départ d’Emma pour l’université va bouleverser ce quotidien un peu fade. Anita réalise qu’elle va devoir gérer quelque chose qui lui a cruellement manqué ces deux dernières décennies : du temps libre.
Qu’à cela ne tienne, Anita commence à prendre des leçons de moto, se lance dans un projet impossible, apprend à connaître sa mère légèrement sénile, et tombe follement amoureuse.
Finalement, n’est-ce pas merveilleux de réaliser ses rêves d’adolescence à l’approche de la quarantaine?

Mon Billet :

Oubliez le titre, c’est comme pour son précédent roman « La bibliothèque des cœurs cabossés »,  il ne correspond pas vraiment au texte. C’est sûr que la traduction littérale du titre original (version internet car je ne lis pas le suédois !) « vie, motos et autres projets impossibles » c’est plus rock and roll ! Bon ceci est une parenthèse…

Je ne vais pas non plus comparer les deux romans. Mais quand on voit le rappel entre les deux couvertures on ne peut s’en empêcher !  Ils sont pourtant différents. J’avais bien accroché au premier mais il y avait des petites choses  qui ne m’avaient pas convaincu, notamment une rupture dans le récit… Cette fois-ci,  c’est un coup de cœur car il y a une fluidité du début  à la fin. C’est encore un page turner. Katarina Bivald surf sur la vague deuxième chance pour une femme. Ne boudons pas notre plaisir ça fait du bien de voir des personnages qui cherchent leur voie et la trouvent là où ils ne s’y attendaient pas.

Il y a tous les ingrédients des livres « feel good ». L’amitié et l’entraide dans l’adversité. Le soleil après l’orage.

C’est un roman sur la famille et surtout sur les femmes. Les relations entre mère et fille, entre copines, dans le travail, dans amours…

Le personnage principal est mère, mais aussi fille… elle est la deuxième génération, il faut qu’elle compose entre les deux positions.

Ce qui me plaît dans ce genre d’histoire ce sont ces familles hors liens du sang qui se forment arrivé à l’âge adulte. Anita a sa petite tribu autour d’elle. Mais on voit que sa mère aussi à une fille « spirituelle » qui prend beaucoup de place, et Anita va passer sa vie avec  cette personne qui est presque plus près de sa mère.

Chaque personnage féminin à un caractère bien trempé alors cela donne des rencontres électriques.

On est au moment crucial où le départ de la fille à l’université sonne la fin d’une relation exclusive. Katarina Bivald décrit des scènes assez réaliste,  juste après le départ, mais ne s’attarde pas sur la coupure du cordon… Il est question de grandir et de passer à autre chose autant pour la fille que pour la mère.

Il va y avoir des scènes causasses qui vont détendre l’atmosphère. On est sur des positions positives. L’appartement est vide qu’à cela ne tienne Anita va chercher à l’extérieur de la compagnie… Elle va faire de drôles de découvertes. On se rend compte aussi qu’elle a refoulé sa véritable personnalité pendant dix huit ans. Ce n’est dont pas étonnant qu’elle ait suffisamment d’ouverture d’esprit pour redonner un second souffle à sa vie…

Ce qui m’a plu c’est Anita qui rêve de piloter une moto et on l’a voit s’imaginer sur son bolide rouler jusqu’au bout du monde et  au retour de la première leçon c’est une autre réalité !

Nous allons avoir une galerie de portraits très touchants… et chaque personnage va être une pièce qui va avoir sa place dans le puzzle. Et le tableau d’ensemble va devenir harmonieux.

Bon âmes sensibles prévoyaient des kleenex, il y a de bons sentiments et des scènes émouvantes.

Il y a tous les ingrédients pour passer un bon moment de lecture… de la tendresse, de la colère, de l’amitié, de l’amour, de l’aventure, des secrets de famille… je ne vais pas tout vous dévoiler…

Ne cherchez rien d’extraordinaire ni une leçon de vie comme dans les livres de développement personnel. C’est un roman avec un peu de romance, de l’humour et de la tendresse.

C’est un roman qui semblera léger pour certains mais la magie à fonctionné pour moi. C’est donc un livre que je recommanderai  plutôt pour des femmes qui ne veulent pas se prendre la tête et juste partir dans une histoire de femmes.  C’est un livre qui devrait bien fonctionner pour les vacances et en bibliothèque.

Je remercie les Editions Denoël pour leur confiance.

Denoel
kokeshi coup de coeur

Si vous voulez relire ma chronique de « La bibliothèque des cœurs cabossés »

coeurs cabossés

Article précédemment publié sur Canalblog