La cité diaphane

Anouk  Faure

Éditions Argyll, 3 février 2023,

Mes lectures Argyll

4e de couv. :

Merveille architecturale élancée vers le ciel, Roche-Étoile a connu la splendeur et la chute. La cité sainte de la déesse sans visage est maudite, réduite à l’état de nécropole brumeuse depuis que les eaux de son lac et de ses puits se sont changées en poison mortel.
Sept ans après le drame, l’archiviste d’un royaume voisin se rend dans la cité défunte avec pour mission de reconstituer le récit de ses derniers jours. Mais il s’avère bientôt que Roche-Étoile abrite encore quelques âmes, en proie à la souffrance ou à la folie, et celles-ci ne semblent guère disposées à livrer leur témoignage.
Un jeu de dupe commence alors entre l’archiviste et ces esprits égarés, dans les dédales d’une cité où la vérité ne se dessine qu’en clair-obscur, où dénouer la toile du passé peut devenir un piège cruel.

Mes impressions de lecture :

Le titre et la couverture sont déjà une invitation à découvrir cette cité diaphane. Les illustrations en noir et blanc, d’Anouk Faure, sont comme le prolongement de ce qu’on visualise en lisant le texte.

Dès le début j’ai été captivée par la narration. Je retrouve un personnage d’archiviste, depuis quelques temps des personnages exerçant ce notre métier croisent ma route de lectrice ! D’autre part il est question dès le début du thème de l’eau et si vous me suivez vous savez que c’est un thème que j’affectionne.

Si l’eau est un élément important dans cette histoire, l’aspect minéral (c’est quand même le nom du lieu !) est omniprésent avec ces lignes verticales de cette cité qui jadis jailli de l’eau pour s’élancer vers le ciel. Lorsqu’on relie cela à l’aspect « religieux » de cette histoire on sent la cohérence dans la création de cet univers fantastique.

Anouk Faure a su planter de décor, on est dans un lieu qui est sensé être abandonné à cause d’une malédiction qui a empoisonné l’eau. Il reste un forgeron et le gardien un peu fou de la source qui elle n’est pas encore contaminée. On a un décor gothique et les couleurs de la couverture sont très évocatrices. Cela m’a fait penser aux contes gothiques avec des personnages cachés derrière de mystérieuses portes, des entrées dérobées, un palais en déliquescence. La frontière entre raison et déraison voire de folie est bien mince.

Lorsque notre Archiviste arrive pour écrire les dernières lignes de cette cité, il est précédé par une guerrière religieuse qui veut purifier les lieux. On a deux visions diamétralement opposées ce qui rend le début de cette aventure très intéressante.

J’ai aimé tout ce qui touche au visible et invisible. Des ombres, des lieux sombres, des apparences trompeuses, d’autres qui surgissent furtivement. Chacun est porté par sa mission mais aussi par son passé.

Les scènes de combat révèlent certaines choses enfouies, au-delà de la force et de la volonté. La loyauté est au cœur de cette histoire. Cela peut décupler les forces ou resté figé de peur de détruire et trahir.

Entre la lutte entre le bien et le mal, est rendue plus complexe par ces parts d’obscurité. À un moment j’ai pensé au « monde sans fin » lorsque le palais de l’impératrice se détruit petit à petit parce qu’on ne croit plus à ce monde.

Ce que j’ai aimé dans ce roman c’est qu’on n’est pas dans un univers où arrive des cœurs purs et tout est résolu après quelques épreuves. C’est autre chose. Je ne peux vous en dire plus sans dévoiler certaines choses.

Je vous souhaite de belles découvertes.

Je remercie les éditions Argyll de leur confiance.

Les héritiers de Brisaine. T4. La Sorcière des saisons

David Bry

Ill. Noémie Chevalier

Éditions Nathan, sept 2022, 163 p., 11,95 €

4e de couv. :

Pour sauver la magie et mettre toutes les chances de leur côté, les jeunes héros sont obligés de se séparer. Jehan reste à Trois-Dragons pour fouiller le château et enquêter sur l’archimage. Barse le Troll doit convaincre Mahaut de se rallier à eux. Quant à Grégoire, Enguerrand et Aliénor, ils se lancent à la recherche de la Sorcière des saisons.
Ils doivent absolument la trouver avant leur ennemi juré, Gauthier, et l’empêcher de déclencher le Grand Hiver, qui signerait la mort de toute la magie. Mais la Sorcière ne se laisse pas approcher facilement et de grandes épreuves attendent les trois amis !

Mes impressions de lecture :

Je vous ai parlé de cette série juste avant la sortie du tome 4… J’ai bien essayé de retarder le moment mais j’ai craqué… le prochain et dernier épisode c’est pour mars/avril.

Je vous conseille de lire la série dans l’ordre car c’est un enchainement d’événements qui on conduit nos jeunes héros à ce stade de l’histoire et de leur évolution.  Le volume commence un résumé des épisodes précédents… Et bien sûr l’histoire a une conclusion à la quête annoncée mais pour la conclusion de la quête il faut attendre le dernier épisode, le tome 5 !

J’ai beaucoup souffert avec les personnages qui vont devoir encore affronter des épreuves terribles et faire des choix tels qu’ils sont demandés aux héros. Chaque personnage a sa personnalité bien affirmée et c’est plaisant d’avoir ainsi plusieurs points de vue. Même les gentils peuvent avoir des mauvaises pensées envers les autres mais il ya toujours un qui a une autre perception des choses. Oui nos héros ont des faiblesses et des peurs mais ils forment une équipe bien soudée.

On va suivre trois groupes chacun avec un chemin différent à parcourir et ils vont avoir pour certains des révélations et devoir accepter la terrible réalité.

Réussiront-ils ? Rendez-vous au prochain épisode !

Encore une fois il y a beaucoup de mouvements puisque chaque groupe va devoir parcourir des chemins distincts.

Une nouvelle fois on va frissonner et ce n’est juste à cause du blizzard et de la neige et de la glace.

Un roman où l’amitié et la confiance en l’autre, la force de caractère et la volonté sont à l’honneur. Ils savent ce qu’ils veulent devenir et font tout pour suivre leur voie.

Et toujours un plaisir de retrouver Le Grimoire magique de Fabula enrichi de nouveaux personnages.

Une série fantasy jeunesse à faire découvrir aux 9 ans et plus… en fonction des enfants.

Pour la petite anecdote de lecture j’ai terminé une lecture dans la neige, ici on se retrouve aussi dans la neige et dans ma lecture suivante on est aussi dans la neige…

A voir aussi sur ce blog :

Les héritiers de Brisaine T3. La bataille des Marches hurleuses

David Bry

illus. Noémie Chevalier

Éditions Nathan, mars 2022, 156 p., 11,95 €

4e de couv.

Grégoire, prisonnier de l’Archimage du Clair-Obscur, affronte la cruauté du magicien, la noirceur de sa cellule et sa peur des fantômes pour protéger le secret des Clés.
Enguerrand et Aliénor, aidés de Brisaine, Barse le Troll et d’un mystérieux allié, attaquent les Marches Hurleuses pour libérer Grégoire.
La bataille fait rage, Brisaine affronte l’Archimage, Enguerrand et Aliénor font face aux soldats… Ils sont tous plus déterminés que jamais à sauver la magie, mais à quel prix ?

Mes impressions de lecture :

Tout d’abord il faut que je vous dise : « lisez les tomes de cette série dans l’ordre !  » C’est le troisième sur cinq (4 paru il y a quelques jours et 5 paraîtra au printemps).

Lors du tome 1 nous avions eux les bases et le moment où tout bascule. Nous avions découvert notre gentil trio où chaque personnage à chacun un caractère et des aptitudes différentes et complémentaires. Nous avions aussi rencontré le groupe de méchants.

Puis dans le tome suivant nous avons découvert l’axe du mal qui va au-delà de la méchanceté d’êtres cruels. Il y a des adultes et des guerres de pouvoir. Deux types de magies qui s’affrontent.

Dans ma chronique sur le tome 2 je vous avais dit que l’auteur nous avait laissés sur un moment clé qui trouvera sa conclusion dans le tome 3.

On débute ce tome 2 sur l’idée que nos héros n’ont plus le choix. Il faut qu’ils aillent de l’avant vers l’affrontement puisqu’il faut libérer leur ami Grégoire. Ce qui avait aidé dans les deux premières parties ici n’est plus réutilisable. Il faut d’autres solutions et ce servir des rencontres faites…

Cette saga fait appel aux sentiments, l’empathie avec les personnages et leur quête fait que le lecteur est à fleur de peau. Au début de ce troisième volet ce qui prime c’est « ce n’est pas juste », « c’est révoltant et cruel». On bouillonne devant la cruauté de certains.

Nos jeunes héros vont découvrir des appuis auxquels ils ne s’attendaient pas. Nous allons donc avoir de nombreux rebondissements.

Une aventure palpitante qui va nous faire découvrir d’autres facettes de cet univers créé par David Bry. Jusqu’où nous entrainerons t-ils ?

Est-ce que je vous ai déjà parler de la place de l’illustration ? Chaque couverture est superbe et reprend les éléments clés du tome. À l’intérieur les illustrations sont en noir et blanc, soit un petit dessin en début de chapitre, soit une plaine page. On ne se rend pas compte de l’importance pour les lecteurs de 8-11 ans de ces pauses visuelles. Tous ne sont pas de gros lecteurs et cela les rassure et d’autres on du mal à se représenter ses lectures de l’imaginaire.

Je remercie les Éditions Nathan pour leur confiance.

Il ne me reste qu’à attendre les deux prochains tomes.

Tome 4 « La sorcière des saisons » sorti le 25 août 2022 … Que je n’ai pas !

et le Tome 5 au printemps 2023

Sur ce blog :

Les chemins de Sancturia

Jeremy Behm

Éditions Syros, avril 2022, 397 p., 17, 95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Sylvann est une jeune Elfe qui veut venger les siens et retrouver le Cœur de Sève, une pierre aux pouvoirs puissants qui a été dérobée par le sanguinaire chef des Orcs.
Nora, une collégienne d’aujourd’hui, a une imagination débordante, elle est persuadée que d’autres mondes que le nôtre pourraient lui être accessibles.
Quel lien unit ces deux héroïnes ?
Un grand roman d’aventure et d’action, pour les amateurs de fantasy ou pour découvrir le genre.

Mes impressions de lecture :

Chaque roman que je lis de Jeremy Behm est une surprise. Il entraine le lecteur sur des questionnements différents.

Ce roman qui joue avec deux mondes chaque lecteur va trouver sa voie et faire son chemin. Un peu comme les personnages. Si l’on suit le personnage qui écrit, le personnage qui se fait agresser, le personnage qui par vers une quête ou le personnage qui bascule dans la délinquance à chaque fois on est pris par l’histoire. Ce roman est un véritable ascenseur émotionnel.

Jeremy Behm a su trouver les chemins d’une histoire à l’autre et c’est délicat d’en parler sans spoiler.

J’ai beaucoup aimé l’image des chemins, à chaque croisement il faut faire un choix, à chaque rencontre il faut prendre la décision de faire ou non confiance.

C’était aussi très intéressant si l’on garde l’idée de l’écriture. Pourquoi écrire ? Quoi écrire ? Comment construire une histoire et comment la terminer… l’auteur (en général) projette des choses, mais projette aussi un peu de son histoire…

La thématique du héros/héroïne avec son innocence, son enthousiasme, ses apprentissages, ses choix, ses erreurs… le héros ne fait pas cavalier seul, il va entrainer dans son sillage d’autres. Nous sommes dans un roman jeunesse nous avons donc des apprentis dans différents domaines. Nous nous attachons aux personnages avec leurs défauts et leurs qualités.

Un roman très prenant les différentes facettes créent des ruptures, des pauses qui se nourrissent les unes avec les autres.

J’ai trouvé très intéressant d’avoir fait un lexique en fin de volume pour les lecteurs qui débutent en héroïc fantasy.

Je remercie les éditions Syros de leur confiance.

QUI EN PARLE ?

Mylène

Sur ce blog :

Capitale du Sud. T2 Trois Lucioles

Guillaume Chamanadjian

Éditions Aux Forges de Vulcain, avril 2022, 406 p., 20€

Mes lectures Aux Forges de Vulcain

4e de couv. :
Nox, l’ancien commis d’épicerie, est désormais seul maître à bord de l’échoppe Saint-Vivant. Il a pris ses distances avec la maison de la Caouane qui, enfant, l’avait recueilli. Mais personne n’est à l’abri des intrigues de la Cité. Dès la fin de l’hiver, tout ce que la ville compte d’opposants au duc Servaint s’est mis en tête que le duc devait mourir, et que la main qui le frapperait serait celle de Nox. Celui-ci consentira-t-il à tuer l’homme qui l’a élevé ? De sa décision dépendra le destin de Gemina.

Mes impressions de lecture :

Je vais commencer par un petit rappel sur cette saga. Nous avons deux trilogies écrites par deux auteurs différents qui forment un tout « la Tour de Garde ». J’ai lu dans l’ordre de parution « Capitale Sud. T1 Le sang de la Cité » de Guillaume Chamanadjian, Puis « Capitale du Nord. T1 citadin de demain » de Claire Duvivier, c’est deux tomes peuvent se lire dans l’ordre que l’on veut, mais avant celui-ci. Nous avons deux auteurs et deux lieux différents pour l’instant nos jeunes héros ne sont pas encore sortis de leur ville de naissance…

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé l’univers de la Capitale du Sud. Guillaume Chamanadjian a choisi d’écrire sa trilogie avec les codes de la fantasy mais aussi de la littérature picaresque. Jeune héros orphelin à qui il arrive bien des malheurs et qui va affronter des épreuves pour sortir de sa condition dans un milieu urbain.

On retrouve ici Nohamux, dit Nox après les drames survenus dans le tome1. Tous les personnages que nous avions rencontré on vu vu leur vie bouleversée, du moins pour ceux qui ont survécus.

Sa situation n’est guère enviable les différents clans lui demandent de tuer son protecteur dirigeant de la cité. Il essai avec son jeune âge et son peu d’expérience de se sortir de ce guêpier.

On va suivre Nox qui semble aller de Charybde en Scylla. On a des monté d’adrénaline en même temps que lui. À chaque demande, on voit se compliquer les exigences. Si on commence par sourire des pirouettes que fait Nox pour éviter d’accéder aux demandes on finit pas basculer dans l’angoisse parce qu’on ne voit pas comment il va s’en sortir. Et là nouveau rebondissement…qui permet de repartir sur une autre voie…

Lorsque les scènes de tension diminuent nos héros peuvent évoluer dans leur discipline et dans leur évolution de jeunes gens.

Cet épisode joue beaucoup avec l’intérieur/ extérieur. Cela va de la ville à « ailleurs », des tréfonds aux toits… On va vers une ouverture et de nouveaux horizons. Les liens avec Dehaven se font plus proches et plus complexe. Mais aussi l’arrivé d’étrangers.

J’ai beaucoup aimé les jeux de « scène » que permet le Nihilo. La ville miroir permet de créer de nouvelles possibilités.

Il nous faut maintenant attendre cet automne pour avoir le point de vue de « la Capitale du Nord. T.3 » de Claire Duvivier.

Je remercie les Éditions aux Forges de Vulcain de leur confiance.

Challenge VLEEL « Auteur reçu sur VleeL »

Challenge #15 K #14 Albator « livre avec un moyen de transport sur la couverture »

Le mois de David Bry (1-8)

Chers lecteurs,

Le mois est passé trop vite ! Je n’ai pas cessé d’avoir des contretemps. Et un de mes soucis est réglé, j’ai un nouvel ordinateur qui ne se prend pas pour une Ford T.

J’espère que vous avez suivi les échanges sur « le mois de David Bry » sur le blog book en Stock. Non ? Séance de rattrapage alors.

Un auteur bien sympathique et qui aime les échanges interactifs… je vous laisse découvrir grâce aux liens vers chez les Vénérables !

Interview 8

Interview 7

Interview 6

Interview 5

Interview 4

Interview 3

Interview 2

Interview 1

Bibliographie

Que suis-je en train de lire pour participer à ce mois de… David Bry.

Cette fois-ci je me doutais que j’aurais un problème de temps alors je n’ai pas demandé de partenariat. Je me suis acheté un roman qui m’a attiré dès que Dup et Phooka nous ont présenté cet auteur. De la Fantasy, avec une couverture que je trouve magnifique. Une histoire de destin. Une histoire sombre. Je ne sais pas quand je vais terminer ma lecture car je suis désorganisée…

Stig, cadet du clan Feyren, se réjouit de participer pour la première fois aux festivités du solstice au sommet du Wegg, demeure du roi de l’hiver, signe de son passage à l’âge adulte. Le jeune homme au pied bot, difformité qui lui vaut le mépris son père, observe avec candeur et enthousiasme les conteurs, danses, ripailles et conversations, n’osant encore se mêler aux membres des trois autres clans. Mais lorsque le seigneur des Dewe s’écroule brutalement, la fête se teinte de la couleur du deuil. Et l’atmosphère glacée se fait plus étouffante.
Au cœur de la Clairière, les bûchers mortuaires brûlent et signent déjà la fin d’un monde.

Capitale du Nord 1. Citadins de demain

Claire Duvivier

Éditions Aux Forges de Vulcain, oct 2021, 365 p., 20 €

Mes lectures Aux Forges de Vulcain

4e de couv. :

Amalia Van Esqwill est une jeune aristocrate de Dehaven, issue d’une puissante famille : son père possède une compagnie commerciale et sa mère tient un siège au Haut Conseil. Progressistes, ils lui ont offert, à elle et à d’autres enfants de la Citadelle, une instruction basée sur les sciences et les humanités. Jusqu’au jour où le fiancé d’Amalia se met en tête de reproduire un sortilège ancien dont il a appris l’existence dans un livre.
Au moment précis où la tension accumulée dans les Faubourgs explose et où une guerre semble prête à éclater dans les colonies d’outre-mer, la magie refait son apparition dans la ville si rationnelle de Dehaven. Et malgré toute son éducation, Amalia ne pourra rien pour empêcher le sort de frapper sa famille et ses amis. Deuxième roman de Claire Duvivier, Citadins de demain est le premier volume de la trilogie Capitale du Nord.

Mes impressions de lecture :

J’attendais avec impatience ce roman, d’une part parce que j’avais eu un coup de cœur pour son premier roman « Un long voyage », d’autre part parce qu’il fait partie d’un vaste projet ambitieux. Deux auteurs, deux trilogies fantasy « La Tour de Garde » qui vont s’entremêler. Je vous ai déjà  parlé de «Capitale du Sud. Tome 1 Le sang de la cité»  de Guillaume Chamanadjian. Deux écritures différentes qui sont liées aux situations géographiques.

Deux cités maritimes avec relations commerciales. Deux cités en pleine expansion, entre passé et futur. Avec des liens mystérieux…

Le titre de ce roman résume assez bien le sujet. La première moitié du livre est très centrée sur cette éducation et les liens qui les unissent ces jeunes. L’ambiance m’a fait penser au « Miniaturiste » de Jesse Burton mais le sujet est autre.  Le lecteur est averti sur le fait qu’on lui raconte la fin d’un projet. Mais avant d’y arriver, la narratrice « Amalia » va nous expliquer le contexte social, politique et historique de sa caste puis de la Cité. On est au moment clé où les « héros » vont sortir de l’adolescence pour devenir adultes. On retrouve bien des sujets qui font partis de la ligne éditoriale des Éditions Aux Forges de Vulcain.

Claire Duvivier a su créer avec l’emploi du passé simple dans certains dialogues associé au vouvoiement une distance sociale. On sait lorsque les nobles sont entre eux, jeunes ou moins jeunes.

On a quelques éléments qui  font référence à la Capitale du Sud mais ce n’est que vers la moitié du roman que tout bascule et que l’on commence à vraiment voir les effets miroirs et certains mystères évoqués dans l’autre trilogie.

On retrouve aussi  le sujet concernant le « sang » et tous les questionnements sur les dirigeants sur l’avenir. La famille est aussi une thématique très importante. Les vieilles familles, leurs secrets et leurs rivalités.

La jeunesse et les amitiés qui se forgent pour affronter les tourmentes à venir.

La place des femmes est très importante. C’est un aspect qui est lié au fait que ce soit une ville du Nord.

J’ai beaucoup aimé l’accélération des évènements à parti du moment où la magie fait son apparition, entre autres choses… mais chut !

Je m’arrête là et c’est avec impatience que j’attends la suite.

J’adore le jeu de lumières entre les couvertures de Capitale du Nord et Capitale du Sud.

Je remercie les  Éditions Aux Forges de Vulcain de leur confiance.

Le mois de… Morgane of Glencoe (3-4)

Chers lecteurs,

Les jours passent et Morgan of Glencoe répond aux questions des lecteurs. Chaque détail donne un plus à la lecture.

Venez donc découvrir un peu l’univers de Morgan of Glencoe sur Book en stock

A bientôt pour ma chronique du Tome 1 !

Interview 4

Interview 3

Interview 2

Interview 1

Bibliographie

Pour ma part, je suis en train de lire :

4e de couv. :

Depuis des siècles, les humains traitent les fées, dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux.
Lorsque la princesse Yuri reçoit une lettre de son père lui enjoignant de quitter le Japon pour le rejoindre, elle s’empresse d’obéir. Mais à son arrivée, elle découvre avec stupeur qu’elle a été promise à l’héritier du trône de France ! Dès lors, sa vie semble toute tracée… jusqu’à ce qu’une femme lui propose un choix : rester et devenir ce que la société attend d’elle ou partir avec cette seule promesse : « on vous trouvera, et on vous aidera. »
Et si ce « on » était la dernière personne que Yuri pouvait imaginer ?

Puis ….

4e de couv. :

Alors que la nouvelle se répand en Keltia, Yuri, ramenée de force à l’ambassade du Japon, est déterminée à reprendre sa liberté malgré tout. Mais comment fuir, et où trouver refuge ? Seul le Rail semble désormais capable de lui donner asile…

Le tome 3 est sorti en octobre mais je ne l’ai pas encore… Wish list !

Le mois de Raphaël Bardas (2)

Chers lecteurs,

Le jeu des questions réponses à débuté. On commence à découvrir certaines facettes de l’auteur. On en ai déjà à la page 2. On sent qu’il est très motivé !

Vous trouverez les liens ci-dessous pour allez découvrir tout cela.

Interview 2

Interview 1

Bibliographie

Les romans que je vais lire :

4e de couv. :

Avant d’être héros, chevalier ou prince, il faut savoir lever le coude !

Silas, Morue et Rossignol rêvent d’aventures et de grands faits d’armes tout en vidant chope de bière sur chope de bière à la taverne du Grand Tintamarre, qu’ils peuvent à peine se payer.

Lorsque la fantasque et très inégalitaire cité de Morguepierre, entassée sur les pentes d’un volcan, devient le théâtre d’enlèvements de jeunes orphelines et voit des marie-morganes s’échouer sur ses plages, les trois compères se retrouvent adoubés par un vieux baron défroqué et chargés de mener l’enquête. Les voilà lancés sur les traces d’un étrange spadassinge, d’un nain bossu et d’un terrible gargueulard, bien décidés à leur mettre des bâtons dans les roues… et des pains dans la tronche.

« Le voyage des âmes cabossées »

4e de couv. :

L’appel de l’aventure, et leur increvable cœur sur la main, envoient donc nos trois compères par-delà les mers, du soleil brûlant de El Cuento au froid mordant de Pointe-au-Sud. Mais alors qu’une implacable course-poursuite s’engage, les trois chevaliers prennent conscience que la réussite de leur mission cache un enjeu bien plus grand : la survie de leurs âmes.

A bientôt !

Cycle de Syffe T3. Les chiens et la charrue

Patrick K.  Dewdney

Au Diable Vauvert, 9 sept 2021, 648 p.,23 €

Mes lectures Au Diable Vauvert

cycle de syffe 3 les chiens et la charrue

4e de couv. :

« C’est le moment de vous plonger avec délectation dans cet incroyable cycle multirécompensé et appelé à devenir un classique français du genre. » Sylvie Loriquer, Libraire L’Attrape-cœurs

Mes impressions de Lecture :

J’ai eu le plaisir de lire les trois tomes d’affilé et bien m’imprégner de l’univers du Cycle de Syffe. J’ai couru dans les forêts avec Syffe, plongé dans l’eau froide, aimé et souffert, reçu et donner des coups dans les rixes et les batailles… Heureusement que c’est virtuel car je ne suis pas taillée pour tout cela !

J’ai suivi une présentation de la rentrée sur VLEEL  très intéressante qui montre l’enthousiasme communicatif des éditeurs.

J’ai lu le tome 1 et 2 grâce à Folio la lecture a été agréable malgré le nombre de pages élevé, mais lire ce troisième tome chez Au diable Vauvert c’est autre chose. On retrouve les illustrations en début de chapitre. Les extraits de textes fictifs nous donnent des éléments dont Syffe n’a aucune connaissance au moment des faits. C’est aussi un moyen pour l’auteur de jouer avec d’autres types d’écriture.

Si vous avez lu  il y a fort longtemps les tomes 1 et 2 ou si vous entrez directement avec ce troisième tome les premiers chapitres vous donnent beaucoup d’information de ce qui l’a conduit là, on peut donc continuer la suite des aventures.

Nous avions laissé Syffe dans le tome 2 dans un état émotionnel qui pouvait laisser craindre le pire. C’est donc un jeune homme qui doit son existence qu’à l’instinct de survie.

Ce troisième tome se déroule de « début l’an 633 hiver Lune de taille » à « début de l’an 634 Printemps, Lune des pluies », on a donc une profusion de scènes et d’informations.

Syffe est toujours aussi tourmenté par ses fantômes du passé, il a vingt ans et semble avoir vécu mille vies. Je me suis attaché à ce personnage à ses questionnements. Il continue son apprentissage au milieu des intrigues politiques dont il ne maîtrise que peu de chose.

Nous allons découvrir de nouveaux personnages et en retrouver certains. L’histoire évolue et le personnage aussi.

Ce roman, la série,  à la première personne semble être des mémoires même si on est au présent et au cœur de l’action. On a donc beau savoir que le narrateur/héros fait partie de la longue série et donc ne peut mourir on est tout de même inquiet pour lui. Dans quel état va-t-il finir ?

J’ai pris plaisir à découvrir toutes les aventures que Syffe va vivre. D’autant que les thématiques des quatre éléments (mes thèmes de prédilection) sont très importantes dans le cadre dans lequel se déroule cette histoire. La nature a une place primordiale, ainsi que la nature humaine et autre.

C’est dans une série de longue haleine que Patrick K Dewdney nous entraine et il sait ménager des pauses et jouer avec les multiples rebondissements. Il joue sur les actions et batailles et sur l’aspect plus politique. La fin laisse présager d’autres découvertes.

C’est avec impatience qu’il me faudra attendre la suite des aventures dans un an ou deux !

Je remercie les Éditions Au Diable Vauvert pour ce partenariat.

A bientôt, je vous laisse découvrir…

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