Saint Jacques

Bénédicte Belpois

Folio, mai 2022, 192 p., 7,60 €

Mes lectures Folio

4e de couv. :

« On ne perçoit pas consciemment comment certaines personnes vous manquent avant de les connaître, on devine juste, une fois qu’on les a rencontrées, qu’on ne pourra plus jamais vivre sans elles. »
À la mort de sa mère, Paloma hérite d’une maison abandonnée et chargée de secrets, au pied des Cévennes. D’abord décidée à s’en débarrasser, elle choisit sur un coup de tête de s’y installer et de la restaurer. C’est ainsi qu’elle rencontre Jacques, un charpentier de la région. Son attachement naissant pour lui réveille chez Paloma, qui n’attendait plus rien de l’existence, bien des fragilités et des espoirs.

Mes impressions :

J’ai choisi ce roman pour son décor, on est dans les Cévennes pas très loin d’Alès. C’est un une région qui me plaît. La quatrième de couverture laisse aussi présager que la thématique de « la maison » et celle du « deuil ».

Ce qui m’a tout de suite interpellé c’est la façon dont la narratrice s’adresse à un être absent. On comprend vite qu’elle s’adresse à ce fameux Saint Jacques. Mais qui est-il ?  que lui est-il arrivé ? On ne le découvrira que plus avant  donc je ne vous en dit pas plus.

D’entrée on découvre que Paloma a des relations négatives  avec sa mère décédée et par ricoché avec sa sœur. L’ouverture du testament va bouleverser la vie de Paloma. Elle hérite un cahier et une maison près d’Alès.

On va donc avoir les écrits de la mère qui vont s’intercaler avec la narration. On va découvrir le secret de famille. On va comprendre pourquoi ça se passait mal avec sa mère et sa sœur.

Ce secret s’accompagne aussi de toute la thématique sur la notion de la non-maternité, de la féminité. Sa mère va être être très honnête, c’est ce qui m’a plu. Elle ne va pas se chercher des excuses.

Paloma va devoir vivre avec ces découvertes. Et reconstruire sa vie intime. Le secret de famille n’est pas extraordinaire  mais il va expliquer certains comportements qui ont eu des conséquences sur l’éducation de Paloma.

J’ai beaucoup aimé la construction du roman et la voix de Paloma.

Paloma est un personnage très lumineux qui va savoir attirer des êtres isolés. J’aime beaucoup cette thématique de la famille-tribu.

Je ne connaissais pas l’autrice, la lecture de ce roman m’a donné envie de lire son précédent roman « Suiza ».

Avez-vous lu un de ces deux romans ? Qu’en avez-vous pensé ?

Je remercie Folio de leur confiance.

La ritournelle

Aurélie Valognes

Éditions Fayard, mars 2022, 232 p., 18,90 €

Dans ma médiathèque il y a…

4e de couv. :

Dans certaines familles, les repas de fêtes se suivent et se ressemblent : mêmes plats, mêmes convives, mêmes discussions. Sauf cette année. Il suffit d’un rien pour que les bonnes manières volent en éclat : non-dits, vieilles rancunes et mauvaise foi vont transformer le dîner de fête en un règlement de compte en bonne et due forme. Et si les repas de famille étaient enfin l’occasion de se dire les choses ? Des dialogues enlevés, des personnages hauts en couleur, Un roman drôle et jouissif ! Avec son talent unique pour saisir le vrai dans les relations familiales, Aurélie Valognes nous plonge dans une famille joyeusement dysfonctionnelle, qui ressemble étonnamment à la nôtre.

Mes impressions de lecture :

J’avais besoin d’une comédie, alors quand j’ai vu le roman d’Aurélie Valognes je me suis dit c’est ce qu’il me faut. Je n’ai même pas regardé la 4e de couverture. Une valeur sûre. Quelle ne fut pas ma surprise de me retrouver à Noël. Je sens que ce livre va se retrouver dans les challenges de Noël prochain, s’il n’est pas lu avant !

On est dans la thématique « on ne choisit pas sa famille ». On a Nadine, la grand-mère, qui tient le rôle de la méchante, de la peste. Elle dit ce qu’elle pense dans filtre. Elle fait tout pour qu’on la rejette. J’ai trouvé dommage que son personnage ne soit pas plus approfondi pour essayer de la comprendre. Pour contrebalancer on a Patrick, le père du gendre de Nadine, lui aussi est gratiné mais il est dans le rôle de machiste de base, il a presque l’excuse d’être un homme de sa génération. Lui aussi est sans filtre.

Dans le rôle central on a Anne la fille de Nadine, elle joue le rôle de la fille aînée, la femme mariée avec deux enfants. A elle les corvées et les remarques acerbes. La thématique relation mère/filles est légèrement abordée. On a une lignée de femmes qui sont seules (sauf Nadine).

Le roman se déroule sur une journée celle du réveillon de Noël. Elle va être menée tambour battant. On enchaîne des scènes de la vie quotidienne sur une journée stressante avec  jalonnées d’embûches. On va notamment sourire avec la scène du mari envoyé faire les courses au supermarché, alors qu’il n’y va jamais, en ce dernier jour d’achat pour les préparatifs de Noël, on s’y croirait.

Le roman est construit au rythme des heures, comme pour faire monter la pression jusqu’au repas prévu à 19h30. On passe son temps à se demander à quel moment cela va déraper. Qui va se lâcher ?

Ce roman n’est pas mon préféré d’Aurélie Valognes, il m’ a manqué un petit quelque chose, mais j’ai passé un bon moment.

Sable Bleu

Yves Grevet

Éditions Syros, Hors collection, 26 août 2021, 331 p., 16,95 €

Chronique jeunesse du mercredi

Rentrée littéraire 2021

4e de couv. :

Tess ose à peine y croire : le monde va mieux. La Terre respire depuis qu’une étrange bactérie a contaminé les gisements de pétrole. Et puis il y a ces médicaments, ces aliments nocifs qui disparaissent inexplicablement des magasins. Des hackers de génie à tendance écolo seraient-ils à l’origine de ces phénomènes ? À plusieurs reprises, Tess sent des présences autour d’elle, des frôlements, et se demande si la réponse n’est pas à chercher ailleurs. Alors que la police s’intéresse à son cas, des jeunes gens se mettent à disparaître eux aussi.

Mes impressions de lecture :

Yves Grevet nous présente à nouveau un personnage fort qui n’hésite pas à affronter les épreuves de la vie malgré son jeune âge (16 ans).

Je ne voudrais pas dévoiler l’intrigue mais on peut dire que Tess est le pivot de cette histoire. Il y a plusieurs trames et à chaque fois elle fait la jonction. D’ailleurs, elle se fait tout de suite repérer que ce soit au niveau politique, amoureux ou mystère.

On la découvre dans le cercle familial,  le cercle amical, le cercle intime, le cercle activiste et le cercle mystère. A chaque fois elle doit accepter sa différence et se dépasser et la revendiquer.

A chaque cercle un secret, un mystère… des non dits.

Tout s’enchaîne en fonction de ce qu’elle est, de qui elle est, que ce soit les choix de ses activités et de ses convictions… et on aura la solution qu’à la fin même si on en devine les grandes lignes avant.

Tess n’a pas choisi la voie la plus facile pour avancer dans la vie et devenir adulte. Mais a-t-elle vraiment choisi  ou est-ce que c’est son destin ?

J’ai associé le titre (exotique et intriguant) avec le personnage et je me suis demandé si Tess n’était pas le petit grain de sable qui allait tout en rayer.

Yves Grevet a su jouer avec les variations d’intensités dans une vaste palette d’émotions qui fait vibrer le lecteur.

Il est très difficile pour moi de parler de ce roman qu’on dévore, car je suis allée de surprise en surprises et je voudrai que vous aussi vous puissiez expérimenter cette sensation avec ce page turner qui enchaine les rebondissements.

Ce roman aborde de nombreux sujets très actuels avec des sujets qui n’auraient pas été abordé aussi clairement il y a une dizaine d’années en littérature jeunesse.

Il est beaucoup d’identité dans tous les sens du terme. Yves Grevet en explore plusieurs facettes de ce questionnement important à l’adolescence.

La partie « fantastique » ou futuriste explore plusieurs possibilités.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance

Qui en parle ?

Jangelis ?

NB :

un roman en appelle d’autres, j’ai pensé à plusieurs histoires, en voici quelques exemples

« TerreS » Carina Rozenfeld

« La fille du Futur » Nathalie Stragier

« La fille des manifs » isabelle Collombat

Le chemin à l’envers

Claire Mazard

Éditions Syros, 8 avril 2021, 518 p., 17,95 €

Mes lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

4e de couv :

Une enquête très personnelle et bouleversante, par l’autrice de Je te plumerai la tête.
Anne s’est toujours sentie comme une étrangère dans sa propre famille. Il y avait à la maison des photos de ses frères et sœur bébés, mais d’elle, non. À l’âge adulte, elle découvre qu’une femme s’est occupée d’elle durant sa petite enfance, loin de ses parents. Une femme dont on lui a caché l’existence. Sans presque aucun indice, Anne se lance alors dans une enquête vitale. Pour retrouver sa trace, et pour comprendre.

Mes impressions de lecture :

C’est un livre bouleversant car il  touche au plus profond de l’être, son essence,  ses racines et l’amour nécessaire à un enfant pour bien se développer. Cette quête va mettre en évidence toutes ces vies brisées.

On va suivre la quête d’Anne. On comprend qu’il s’agit d’une adulte et on découvre qu’elle est née en 1957. Cela a son importance sur ce qu’elle a vécu. À l’âge adulte elle les avait rayés de la carte de sa vie. Elle va retrouver ses parents âgés. Avec des questionnements sur sa toute petite enfance.

Ce roman se déroule en grande partie du côté d’ Arles mais aussi du côté de Paris. Deux lieux où elle a vécu. L’autrice va beaucoup  jouer avec des liens binaires et il faut attendre le troisième élément pour trouver un équilibre.

Anne va se remémorer sa vie et le retour sur la propriété familiale va révéler certains comportements. La vision d’une adulte sur son enfance permet le recul pour comprendre certains souvenirs et découvrir certaines facettes des adultes, ainsi que les enchainements des événements.

C’est un roman qui questionne sur son passé, ses racines, sur les secrets de famille qui peuvent faire souffrir des enfants même devenus adultes. Sur tout se qu’ont lui a refusé et caché.

C’est un roman qui traite de la mémoire, celle que garde notre corps et notre esprit. Il y a aussi les décès qui sont des pertes de témoignages de première main de la mémoire familiale. Il y a la maladie et la vieillesse qui font son œuvre. Il reste des objets et des photos qui sont des éléments tangibles sur lesquels s’appuyer. Ils ne mentent pas mais difficile de remonter le fil du temps.

Cette quête va devenir une vraie enquête puisqu’elle va partir à la recherche de personnes disparues de sa vie.

Heureusement Anne a su se faire accompagner par des personnes qui l’on soutenue sans mettre en doute ce manque.

Ce qui est beau dans cette histoire c’est qu’elle est devenu qui elle est car elle avait eu une personne lumineuse à un moment clé de sa vie… mais je ne veux rien vous dire.

« Le chemin à l’envers » est un roman jeunesse qui pourra peut-être aider des jeunes qui ressentent des zones d’ombres dans leur vie, souvent balayés par des adultes qui disent qu’ils affabulent, qu’ils se font des films…

C’est un roman qui peut être lu par des adultes et peut-être que certains faits feront écho à des choses ressentis.

Je ne veux pas vous dévoiler trop ce qu’à vécu et vit la narratrice dans ce roman à la première personne et les différentes étapes dans cette reconstruction.

Dans la construction de ce personnage ont a tendance à superposer l’autrice et sa vie, si j’ai bien compris c’est son histoire personnelle.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

De la même autrice dans la même collection :

Je te plumerai la tête

Canción

Eduardo Halfon

Trad. (espagnol) : David Fauquemberg

Éditions de la Table Ronde, 14 janv 2021, 170 p.

Mes lectures de la Table Ronde

4e de couv. :
Par un matin glacial de janvier 1967, en pleine guerre civile du Guatemala, un commerçant juif et libanais est enlevé dans une ruelle de la capitale. Pourquoi ? Comment ? Par qui ? Un narrateur du nom d’Eduardo Halfon devra voyager au Japon, retourner à son enfance dans le Guatemala des années 1970 ainsi qu’au souvenir d’une mystérieuse rencontre dans un bar miteux – situé au coin d’un bâtiment circulaire – pour élucider les énigmes entourant la vie et l’enlèvement de cet homme, qui était aussi son grand-père.

Eduardo Halfon, dans ce nouveau livre, continue d’explorer les rouages de l’identité. En suivant à la trace son grand-père libanais, il entre avec lui dans l’histoire récente, brutale et complexe, de son pays natal, une histoire dans laquelle il s’avère toujours plus difficile de distinguer les victimes des bourreaux.

Mes impressions de lecture :

Je vous ai parlé en 2018 de « Duels », un roman qui m’a ta touché. C’est donc par cette autofiction que j’ai découvert cet auteur. En 2019 j’ai découvert une nouvelle « Halfon Boy ». Ces histoires sont des autofictions qui tournent autour de la famille et de la famille, avec à chaque fois des contours différents.

Dans « Canción », le narrateur va jouer avec différents espaces temporels. On commence dans le présent où il revit un voyage au Japon. Il a été invité à participer à des conférences sur la littérature libanaise. Son seul lien avec le Liban c’est son grand-père paternel. On va le suivre dans le cheminement de ses pensées que cette invitation va déclencher. On va découvrir le passé de son grand-père, puis son passé avec lui, puis le passé sans lui. De la légende familiale aux faits qu’il va découvrir au cours de son enquête et son besoin de retrouver les témoins encore vivants. On a des va et vient dans ces différents espaces.

En ce qui concerne ses différents temps le lecteur n’est pas perdu car ce roman c’est comme une longue conversation. Toutes les digressions de quelque type qu’elles soient ne font qu’enrichir le propos. Ce n’est pas un monologue, des personnages vont partager leur propre vécu. On a de scènes, des conversations qui se rajoutent à la quête.

Ces digressions forment des cassures qui rendent la narration encore plus « vivante ». Cela prête aussi lieu à des décalages qui mettent des touches d’humour.

Il y a un côté « surréaliste » lui un Guatémaltèque qui a vécu une partie de sa vie à New-York et en Europe, invité à parler du Liban. Lui-même se sent obligé de revêtir un vêtement arabe qui a appartenu à son grand-père et qui n’est pas vraiment à sa taille, comme pour se mettre dans la peau de son personnage.

Si l’histoire est émouvante et touchante, elle est racontée avec un ton un peu décalé du conteur. Mise à distance nécessaire pour ne pas tomber dans le pathos ?

Ce roman m’a beaucoup intéressé pour différentes raisons. Il entre dans le cadre de mes lectures sur le thème de la mémoire, mémoire familiale, et transmission de cette mémoire. ! d’autres part ce roman nous retrace à travers des petites histoires la grande Histoire. Cela commence par les changements de frontières. Le grand-père est né dans une ville qui faisait partie de la Syrie quelques années après cette ville se trouve au Liban. On n’imagine pas ce que cela peut avoir comme conséquences personnelles et internationales. Le grand-père a décidé qu’il était Libanais même si sur ses papiers il est né en Syrie donc considéré comme syrien.

Nous avons aussi l’Histoire du Guatemala dans les années 60 à nos jours. Là aussi le changement de régime change la donne pour sa famille.

Ce roman aborde aussi la thématique de l’exile, de la reconstruction, que l’auteur soit issu d’une famille juive nous renvoie à l’image du juif errant. Lui-même est né au Guatemala, est allé vivre à new York  etc avant de revenir au Guatemala.

 Racine et déracinements.

L’auteur est sans cesse en train de se questionner sur son histoire familiale et ici sur son grand-père.

Son voyage au Japon, pays où les ancêtres son honorés et on leur autel cela donne un autre sens.

Choc des cultures.

J’ai beaucoup aimé être dans la tête du narrateur qui est complètement en décalage avec le présent. Il joue e rôle de l’imposteur. Mais que vient-il faire ans cette galère ?

Une conférence sur le Liban et la littérature libanaise, lui qui n’a que son grand-père qui le rattache à cette terre. Il ne peut que parler de lui au grand étonnement de son auditoire qui n’a que ses bribes de son cheminement mental.

Je suis étonnée par tout ce que ce roman recèle en si peu de pages. Cela tient à la façon dont Eduardo Halfon maitrise l’art de l’ellipse.

Je vous laisse découvrir qui est Canción, ce qui va arriver au grand-père d’ Eduardo Halfon.

La thématiques des noms et surnoms joue un rôle.

A vous de suivre l’enquête personnelle de Eduardo Halfon.

Je me demandais comment cette histoire allait se terminer. Eh bien en un feu d’artifice. Plus la conférence va vers sa conclusion plus Eduardo Halfon monte dans les tours… Je ne vous en dis pas plus.

Je vous laisse découvrir la quête et les rencontres d’Eduardo Halfon qui donne lieu à une galerie de portraits hauts en couleur.

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance.

NB : En ce moment mois de janvier 2021, je participe (pas très activement) au mois de la littérature libanaise sur le blog de Maeve. Ce roman fait écho au sujet, je pense qu’elle va le chroniquer.

À rude épreuve

La saga des Cazalet. Tome 2
Elisabeth Jane Howard
Trad. Cécile Arnaud
Editions de la Table Ronde, 8 octobre 2020, 571 + 37 p., 24 €

Mes Lectures de la Table Ronde

cazalet 2

4e couv. :
Septembre 1939. La famille Cazalet, réunie à Home Place, apprend l’entrée en guerre de l’Angleterre à la suite de l’invasion de la Pologne. On ferme les demeures londoniennes les unes après les autres pour se mettre à l’abri dans le Sussex, où les préoccupations de chacun – parent, enfant ou domestique – sont régulièrement interrompues par les raids allemands.

Deuxième tome de la saga des Cazalet, À rude épreuve reprend le fil de l’existence de personnages dont Elizabeth Jane Howard continue d’explorer les secrets les plus enfouis, alors que l’Angleterre subit de plein fouet le conflit mondial tant redouté.

Mes impressions de lecture :

Elisabeth Jane Howard (1923-2014) a publié ce deuxième tome de la Saga Cazalet en 1991 mais la traduction française date de 2020.

Dans la continuité du tome 1 nous retrouvons des personnages déjà rencontrés et d’autres qui vont venir apporter leur histoire.

Cette partie de l’histoire débute en septembre 1939 et se termine en hiver 1941.

En début de volume on retrouve l’arbre généalogique et les domestiques de la maison Cazalet. Cela peut rassurer les lecteurs. Ayant lu le tome 1 il y a déjà plusieurs mois j’ai bien aimé commencer par cette vision panoramique des personnages.

La thématique principale liée à l’époque est bien entendu celle de la guerre et des implications politiques. On va aussi voir comment les civils vont se préparer. Première réaction faire sortir le plus de personne de Londres. La famille Cazalet se retrouve dans le même village où ils passent une partie de l’année à la belle saison. Ce sont des privilégiés économiques mais aussi parce qu’ils s’exilent volontairement sur leurs propriété. Mais à côté d’eux on va découvrir les « évacués » avec toutes les différences culturelles. On va rencontrer les premiers grâce aux enfants ce qui donne une version particulière. Richesse et pauvreté, campagne et ville, famille et isolement. Puis, en temps de guerre il va y avoir différentes étapes…

Ce roman fait la part belle aux relations hommes / femmes, toute une époque. Epoque de changements. La place des femmes dans la famille, dans la société, les études et dans les préparatifs de la guerre. On sent les tensions et les envies qui bouillonnent surtout dans la jeune génération, surtout lorsqu’elle réalise que les parents ne sont pas tel qu’ils sont en société.

On va découvrir la femme en tant qu’épouse, mère, puis maîtresse… les imbroglios de l’adultère avec les secrets, la culpabilité surtout chez la femme, les grossesses non désirées. Le deuil et la perte de l’enfant. L’homosexualité féminine…

La place dans la société, les études et les rôles dans cette deuxième guerre mondiale. L’expérience de la première guerre mondiale a mis en évidence leur importance même si on les cantonne à l’intendance et aux soins…

Les interactions au sein des différentes familles et les enjeux selon les origines.  La place de la culture diffère d’une éducation à l’autre. La jeunesse est portée vers la musique, la peinture, l’écriture, la comédie… (Tiens encore une jeune fille voulant devenir comédienne… ça me rappelle quelque chose !).

De la vie quotidienne au destin de la nation on va suivre les petits et grands drames qui vont jalonner le destin de ces personnages.

La découverte de l' »autre » à travers d’autres familles et des ressortissants juifs  allemands ou autres étrangers. C’est aussi l’Europe que les jeunes vont découvrir à travers les informations.

Ce que j’aime bien dans les sagas familiales c’est m’attacher à certains personnages et les voir évoluer dans l’existence. Elisabeth Jane Howard explore ici les couples, comme ans d’autres textes mais aussi l’apprentissage des jeunes filles…

La thématique de la mémoire est très présente, entre les souvenir de la première guerre mondiale, le souvenir de personnes décédées ou la perte de mémoire de certaines personnes ont a toute la panoplie.

Si les 571 pages vous inquiètent je vous assure qu’il ne faut pas. La succession de scènes qui durent à chaque fois quelques pages à peine entrainent les lecteurs  dans l’intimité des personnages. On dirait qu’un faisceau de lumière éclaire un décor et qu’on voit vivre les gens le temps d’une scène. Il y a beaucoup de mouvements, c’est très vivant. On n’a pas le temps de s’ennuyer. On court avec les enfants, on les voit évoluer. On voit aussi le temps de l’attente… de la guerre…

Elisabeth Jane Howard manie les dialogues avec brio pour nous faire découvrir les personnages et faire avancer les l’intrigue. Elle utilise aussi la correspondance et les journaux intimes. toutes c’est divers types d’écritures permettent au lecteur de ne pas se lasser.

J’ai pris encore fois grand plaisir à me laisser emporter par ses chroniques familiales. Plus que quelques mois pour attendre le tome 3… dont on peut lire les trente premières pages pour patienter !

Je remercie les éditions de la Table ronde de leur confiance.

table ronde
étés anglais
saison Hydra quai volt

CornichonX

Yves Grevet

Editions Syros, Collection OZ, 25 juin 2020, 192 p., 9,95 €

Mes Lectures Syros

4e de couv. :

Et si un bocal de cornichons pouvait répondre à toutes vos questions ? Croquez et demandez ! 

Angélina a deux problèmes : 1- elle est la plus petite de sa classe ; 2- ses parents sont super sympas, mais ils passent leur temps à s’amuser et à rigoler. Une nuit, des voix mystérieuses attirent Angélina dans la cuisine. Il semblerait qu’un petit bocal de cornichons puisse l’aider… Enfin, de cornichonx !

Ma chronique :

Ah l’adolescence ! période de tous les questionnements, d’où je viens et vais-je ? Et mais c’est quoi ces parents ?!!!!

Yves Grevet nous emporte dans une histoire très touchante. Si de prime à bord on part sur du loufoque c’est quelque chose de plus profond qui fait réfléchir.

On va découvrir des parents très aimants que ce soit ceux de Angelina ou la maman de Martial, qui on essayé de créer un environnement tourné vers le bien être des enfants, et pourtant Angelina et M ne vont pas le vivre de la même façon.

Les adolescents portent un regard critique sur leurs parents jusqu’au moment où ils comprennent le pourquoi du comment. Action réaction les parents l’obligent pratiquement à ne manger que du sucré et quand on lui demande quel métier elle voudrait exercer plus tard, la première idée qui lui vient c’est dentiste !

Angelina est en sixième et elle se pose des questions d’adolescente que ce soit sur son corps ou sur ses émotions. La normalité… avec des parents qui semblent bloqué dans la pré-adolescence et elle qui veut grandir ce n’est pas très facile.

Heureusement il y a l’amitié que ce soit Sara ou celle de Claire. Claire la marraine l’amie de toujours de la maman d’Angelina qui connaît toute l’histoire, celle qui permet d’avoir un regard adulte sans avoir le rôle de mère, elle rééquilibre les choses.

L’importance de « la normalité » chez les collégiens. Angelina va réaliser grâce à des rencontres et à des conversations qu’elle n’est pas la seule à stresser et vivre avec des angoisses liées à tous ces changements ou prises de consciences face à l’avenir.

Le « ressort fantastique » des « cornichonX » va détendre l’atmosphère et dédramatiser tout cela grâce à l’amour et aux réponses découvertes. On va rire de la voir passer de la stupéfaction, au doute, et acceptation. Le côté drôle et rehaussé par le côté inquiétant des passages où les cornichons parlent et attirent leur proie ! (j’avoue que la lecture du « Matou Watson » juste avant m’a fait penser à autre chose !)

L’humour est important aborder des questionnements aussi importants.

Je remercie les Editions Syros de leur confiance

Article précédemment publié sur Canalblog

Qui en parle ?

Jangelis

Les rumeurs du Mississippi

Louise Caron

Éditions Aux Forges de Vulcain, 2017, 256 p.,  17€

Mes lectures aux Forges de Vulcain

4e de couv. :
Sara Kaplan, journaliste au New-York Times, reçoit la confession d’un ancien soldat, Barnes, vétéran de la guerre d’Irak. Barnes revendique le meurtre d’une tzigane de 17 ans. Meurtre pour lequel un Indien a été condamné cinq ans auparavant à la peine capitale. Sara Kaplan publie la lettre. L’affaire occupe d’un coup le paysage médiatique et divise l’Amérique. Sara est hantée depuis l’enfance par le suicide de son père, vétéran du Vietnam. En s’acharnant à vouloir montrer la responsabilité de l’armée dans la folie de Barnes, elle cherche à surmonter la tragédie qui a détruit sa famille. Dans sa quête, Sara nous entraîne de New-York à Hué en passant par le Sud désenchanté des Etats-Unis en crise. Elle dresse, au travers de ses personnages, un portrait de l’Amérique d’aujourd’hui, s’interrogeant sur le rôle de la presse, le racisme, la violence des conflits, et sur la malédiction qui condamne les gens sans mémoire à revivre sans fin leur passé.

Ma Chronique :

C’est le troisième roman de Louise Caron que je lis. C’est surprenant comme elle peu changer de registre. J’attendais le bon moment pour lire « les Rumeurs du Mississippi » et c’est donc avec un moment fort de lecture que je commence 2019.

C’est un roman noir, avec un certain regard sur les aspects sociaux très forts, un thriller politique. L’armée, les conflits armés et la suprématie américaine son au cœur de cette histoire. Information, désinformation, les médias et les instances politiques. Pression sur les médias. Les sujets ne manquent pas !

Sara Kaplan campe le rôle d’une femme volontaire, une journaliste d’investigation qui sait ce qu’elle veut et qui fait tout pour les informations nécessaires à faire éclater la vérité. C’est une femme intègre avec de l’honneur et une idée de l’éthique. Elle fait passer son travail d’investigation avant sa vie privée. J’avais envie qu’elle devienne une héroïne qui nous ferait vivre d’autres enquêtes… maintenant que j’ai fermé le livre je sais que ce n’est plus possible. Nous avons donc toute la thématique du monde du travail et de la place des femmes.

L’une des thématiques qui touche à tous les histoires, c’est celle de la famille. Elle a été façonnée par les familles de son père et de sa mère. Ils sont issus  de deux classes sociales différentes avec des courants de pensée opposés, à l’image de l’Amérique du Nord. Elle est façonnée par l’histoire du XXe siècle. Elle va dévoiler pourquoi l’histoire de Barnes la touche tant.

Ce roman nous parle des États-Unis avec ses contrastes, ses contradictions et leur rapport à l’histoire. Le patriotisme à outrance qui masque bien des choses. La diversité culturelle et ethnique est toujours rabaissée par  le racisme et le sectarisme.

L’affaire de départ à lieu  après 2008, aspect financier va jouer un rôle. Ainsi que les conflits au moyen orient.

J’ai bien aimé comment à travers l’enquête que mène Sara Kaplan on voit se dessiner le personnage de Nico Barnes. L’enquête sur Barnes révèle par exemple des problèmes relationnels avec les femmes. Une  mère dominatrice et une ex-femme exigeante. Rajoutez à cela les traumatismes liés  aux différentes campagnes militaires et vous avez un homme très perturbé.

On entre tout de suite au cœur de l’histoire. Les chapitres  portent comme intitulé les noms des personnes que Sara va rencontrer, la date et le lieu. On se repère donc instantanément. C’est très rythmé, ponctué par des déplacements. La narration est claire et va directement au but, cela dénote une grande rigueur et une recherche du contrôle dans la vie de la narratrice, la journaliste d’investigation du New York Times. On suit son parcours, comment elle mène son enquête comment elle intègre sa vie de couple.

Louise Caron aime les personnages forts et haut en couleur et elle adore leur faire des misères, alors elle n’hésite pas à les malmener. Ce qui donne une intensité eux narrations. Je mets narrations au pluriel car on va voir quelle va tisser des liens avec plusieurs vies. Sara Kaplan parle de puzzle en bois pour l’affaire Barnes, mais cela viennent se superposer d’autres d’histoires.

C’est un roman où les rebondissements ne manquent pas et gardent le lecteur en alerte. Il y a différents niveaux de lecture qui rendent ce roman très intéressant.

Je page turner que je vous recommande si vous aimez le milieu de la presse, les USA et les femmes fortes.

Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain pour leur confiance.

Sur ce blog : ici

jours de cendres

Article précédemment publié sur Canalblog

3 femmes et un fantôme

Roddy Doyle

trad. Marie Hermet

Flammarion 2013, 223 p., 11,50€

Je continue ma découverte des écrits de Roddy Doyle, après « Opération farceuses » un roman pour jeunes lecteurs, je vous présente maintenant un roman préconisé à partir de 13 ans…

3 femmes et un fantôme

4e de couv. :

Emer, la grand-mère de Mary est sur le point de mourir. Apparaît alors le fantôme de son arrière-grand-mère, morte dans les années 1920 : elle a un message à faire passer à Emer et souhaite la soutenir dans cette dernière épreuve. La mère de Mary va les aider. Toutes les quatre entament alors un road-trip délirant à travers l’Irlande vers la maison de famille abandonnée.

Ma chronique :

C’est un roman jeunesse. Est-ce parce que Mary à 12 ans ? Parce que le roman est court ? ou parce qu’il aborde la mort avec une part de fantastique, de réalité magique ? Je pense qu’il peut s’adresser à tous les publics. On remarquera qu’il y a des morts dont on ne parle pas…

C’est un roman qui aborde le thème de la mort, et  de la disparition d’un proche en particulier. Nous avons ici  Emer  la grand-mère  de 85 ans qui est hospitalisée, et plutôt sur le déclin, enfermée dans ses craintes. Comment gérer cette situation, ce départ imminent ?

C’est aussi un roman sur les femmes à des âges différents, à des époques différentes. Va apparaître le fantôme de la mer d’Emer, donc la quatrième génération. A travers sont personnage c’est une histoire de femme du début du XXe siècle en Irlande. La maison, la famille, la femme, la maternité, l’amour, la maladie… Tansey va entrer en contact avec le reste du clan par l’élément le plus jeune Mary 12 ans qui est réceptive et va faire le lien. Scarlett, la mère de Mary, la fille d’Emer, la petite fille de Tansey. Elle a le rôle de la femme active, elle a la place intermédiaire. Elle doit tout gérer, les problèmes de sa mère, son mari et ses garçons.

Les garçons ont du mal avec l’état de leur grand-mère qui empire, ils se réfugient dans leur monde d’ados.

Ce n’est pas traité comme une histoire triste même si le sujet est sérieux et si les personnages sont émus et touchants. Il y a de l’humour dans les situations. Le fantôme dédramatise , elle crée des scènes cocasses et insolites. Scarlett avec sa place intermédiaire doit rester raisonnable et forte, elle est malgré tout « paumée » dans une détresse contenue.

Mary la gamine qui n’est plus une enfant mais pas une femme non plus. Elle a aussi un langage « jeune », avec des formulations tel que « genre » dans toutes les phrases. Elle a aussi la langue bien pendue et essai de se rattraper avec des « ce n’est pas de l’insolence » « je ne suis pas insolente », ce qui n’est pas l’avis de tout le monde. Elle est attachante car avec chaque personnage elle a une complicité et une grande empathie.

C’est aussi un roman sur « l’entre deux ». Tansey est entre disparaître complètement et rester en attente là. Elle est entre deux époques. Emer est entre la vie et la mort. Scarlett est entre deux générations, entre sa mère et sa famille, entre le passé et le présent. Mary est entre l’enfance et l’adolescence, entre le présent et le futur (tu auras une fille à ton tour).

La composition du roman se fait à travers le regard de chaque personnage. Le chapitre porte le nom du personnage en question.

On va découvrir le passé de cette famille, le rôle, la place des femmes.

J’ai pris grand plaisir à lire ce roman… je vais continuer à explorer l’univers de cet auteur irlandais je crois que je suis en train de devenir fan.

opération farceuses

Article précédemment publié sur Canalblog

Une petite place sur terre

Hélène Montardre

Éditions Syros, coll. Tempo, sept.  2018, 220 p., 6,95€

Mes lectures Syros

4e de couv. :

L’hommage inoubliable d’ Hélène Montardre à ceux qui n’ont plus rien, sauf leur dignité d’être humain.

Rudi et sa maman sont étrangers. Ils n’ont pas de famille en France et nulle part où aller. Un jour, Rudi entend raconter ce mythe grec : Héra, la femme de Zeus, avait interdit à toutes les terres d’accueillir la déesse Léto. Et pourtant Léto a fini par se réfugier sur une île minuscule, à peine visible sur le bleu de la mer. Les mots résonnent dans la tête du garçon. Il y a forcément quelque part un petit bout de terre où Rudi et sa maman pourraient vivre. Et cet endroit, Rudi va le trouver

Ma chronique

J’avais une petite crainte avant de recevoir ce livre car les sans papiers c’est toujours un sujet délicat. Ce qui m’avait attiré c’est l’introduction de la mythologie Grecque. J’étais curieuse de voir comment cela allait se combiner. J’ai beaucoup aimé car c’est par une passeuse d’histoire…

Ce qui m’a beaucoup plu dans ce roman c’est l’aspect universel. On ne sait pas d’où ils viennent, on ne sait pas où cela se situe. Ce qui est prenant c’est ce lien qui relie cette mère à son fils et inversement, cela permet à beaucoup d’enfants de s’identifier. Ils vont tout faire l’un pour l’autre, ils sont un peuple à eux deux.

J’ai commencé ce livre et je l’ai lu d’un trait, j’ai oublié tout ce qui m’entourait, heureusement je l’ai terminé avant mon rendez-vous (que j’avais oublié !). Une magnifique parenthèse, j’étais dans ma bulle hors du temps.

Le sujet et difficile, mais il est abordé avec un regard si poétique que cela nous permet de prendre nos distance face à la dure réalité.

On va suivre Rudi dans son raisonnement, sa façon de voir la réalité. Rudy va grandir très vite. Entre deux nuits d’orage et de tempête.

Durant le premier, il va avoir une image choc et dans le deuxième il va à nouveau vivre un choc physique et psychologique. On a bien l’image de la boucle qui se ferme, et entre les deux, tout va s’accélérer et changer.

On peut lire ce roman comme un voyage initiatique. Avant le premier choc émotionnel, c’st un petit garçon, et même s’il avait vécu des choses plus dures que les enfants de son âge, il lui restait une part d’enfance. On s’en rendra compte lorsqu’il discutera avec Ionel et ses frères.

J’ai adoré cette rencontre nocturne presque surnaturelle, on voit bien comment un enfant peut être emporté par ses sens et son imagination. C’est très bien raconté.

A partir de là va s’en suivre une sorte de descente en enfer. Plus on avance, plus on les voit dégringoler. Heureusement, ils vont aussi faire de belles rencontres. A chaque étape Rudi va grandir et prendre de l’assurance. On voit aussi comment intérieurement ses sentiments vont changer, sa colère va s’apaiser.

Puis,  vient le point de bascule où c’est lui et son utopie qui vont prendre le dessus. Il va démontrer qu’il est fort, réfléchit et qu’il faut croire en son rêve.

Il va prendre sa mère par la main lorsqu’elle n’en peut plus. Il y a une inversion des rôles. Il a choisi l’amour à la haine. Il ne deviendra pas un délinquant, il choisi une autre voie. Sa mère avait choisi de créer un semblant de vie stable avec une bonne école et un lieu protégé. Cependant c’était une situation qui avait ses limites.

La partie paradis retrouvé est un beau moment qui permet à tous les protagonistes de reprendre son souffle, ainsi qu’au lecteur. C’est le petit moment « fantastique », la réalisation d’une utopie.

Quelques mois ont passé et pourtant on dirait une éternité tant leur vie a été bouleversée. C’est le moment de la renaissance dans ce paradis aquatique.

On se dit que ça ne peut pas durer et en effet une dernière étape est nécessaire …

Je ne vous en dis pas plus…

C’est un coup de cœur, car c’est une belle histoire bien menée.

Je remercie les Editions Syros pour leur confiance.

1% rentrée 18
kokeshi coup de coeur

 Qui en parle ?

Jangélis

Article précédemment publié sur Canalblog