Si tu vois le Wendigo

Christophe Lambert

Éditions Syros, 11 fév 2021, 335 p., 16,95 €

Mes Lectures Syros

Chroniques jeunesse du mercredi

4e de couv. :
Peut-on sauver les gens contre leur gré ? Un roman fantastique envoûtant.

Fin des années 50, États-Unis. David vit avec ses parents dans une résidence de standing où chaque famille semble mener une vie parfaite. Un soir d’été, en rentrant chez lui, il s’immobilise, frappé de stupeur : sa voisine Ruth marche nue sur la route, hagarde, la bouche en sang. Une apparition presque irréelle. Ruth est-elle somnambule comme le prétend son mari ? Et d’où viennent les visions prémonitoires de la petite Nelly ? L’épaisse forêt qui jouxte la résidence pourrait détenir quelques réponses.

Mes impressions de lecture :

J’ai dévoré ce roman pendant un week-end je me suis plongé dans cette histoire surprenante.

Lorsqu’on démarre une lecture, le lecteur se fait des idées. Cependant l’auteur l’emmène là où il a décidé… et je ne m’attendais pas à la tournure qu’allait prendre cette histoire.

La première scène nous laisse pantois. La scène originelle, celle qui va déclencher une suite d’événements plus ou moins dramatiques est très visuelle, elle plante le décor.

Tout à coup le quartier où vous habitez dans lequel vous jouez, les voisins que vous connaissez tout cela ne serait qu’une façade ? Nos jeunes héros découvrent la face cachée des adultes.

Je ne veux pas vous dévoiler l’histoire et les chemins  « fantastiques » que David va suivre pour essayer de résoudre le drame qui vont donner à cette histoire un tour singulier qui m’a beaucoup plu, avec des rebondissements surprenants… Je dirais juste que l’auteur va déployer cette histoire de façon à ouvrir un éventail de sujets.

J’ai lu le roman pratiquement d’un trait et je l’ai posé, puis j’ai laissé décanter pour ne pas me laisser débordée par ce que j’avais découvert. Lorsque j’ai voulu écrire cette chronique j’ai relu le premier chapitre et je l’ai trouvé encore plus intéressant que la première fois (voir plus haut). C’est peut-être parce que j’avais eu tout le déroulé de histoire. Il fourmille d’informations.

On a un lieu, une date, Mansford, Etats-Unis, juillet 1959, alors que le narrateur se situe soixante ans plus tard,  c’est un vieil homme qui revient sur quelque de fondateur de sa vie. C’est le regard d’un adulte qui se souvient de cet adolescent qu’il était. C’est donc une société un peu différente que nous allons découvrir. Il va y avoir parfois des mises au points comme par exemple « bien entendu, nous n’avions pas de téléphone portable. Cet accessoire magique ne se démocratiserait que quarante ans plus tard ! » ou encore lorsqu’il parle de la place de la femme au sein de la famille et de la société, etc. Il y a de nombreux détails forts  intéressants pour ceux qui aiment chercher des signes dans les textes, mais comme il ne s’agit pas d’une explication de texte je n’en dirais pas plus.

Il y a plusieurs éléments qui m’ont fait penser à une mise à distance, que ce soit cette notion de temps ou le côté fantastique.

Il est beaucoup question de temps et d’espace. Cela donne un certain rythme.

Je crois que j’ai réussi à ne rien vous dévoiler des multiples rebondissements et drames.

Je remercie les Editions Syros de leur confiance

Anecdotes de lectrice :

J’étais influencée par mes dernières lectures des éditions Syros, le thème de la manipulation et de l’ascendant des adultes sur les adolescents…

Je venais aussi de lire « la dixième muse » d’Alexandra Koszelyk où la part de réalisme magique faisait écho à certains éléments de ce roman.

NB : private joke pour une de mes lectrices, j’ai pensé au Flapacha et d’autres dessins animés.

Qui en Parle ?

Jangelis (bientôt)

La musique des âmes

Sylvie Allouche

Éditions Syros, coll. Tempo, janv 2021, 99 p., 6,95 €

Mes Lectures Syros

4e de couv. :

Avant, le père de Simon était un luthier renommé, son atelier ne désemplissait pas. Puis il y a eu la guerre, l’occupation et le mot juif placardé en travers de sa vitrine. Alors Simon s’est fait une promesse : il composera une œuvre avec le violon que son père lui fabrique, pour lui dire tout son amour et son admiration. Un après-midi, Matthias, son meilleur ami, trouve l’atelier vide : la famille de Simon a disparu.

Mes impressions de lecture :

Il se trouve qu’en décembre deux copines sont venues me voir pour me demander des livres sur la seconde guerre mondiale pour des ados. Qu’elle coïncidence !  

C’est le premier roman pour les 10 ans que je lis de Sylvie Allouche. Elle aborde toujours des sujets forts et la famille est au centre.

Le titre est très beau, il joue sur le double sens du mot « âme »… La musique du cœur.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce roman, c’est qu’en peu de pages et s’adressant à des enfants de  fin de primaire, il aborde plusieurs sujets touchant à la Shoah.

Sylvie Allouche met en avant des situations que les enfants peuvent visualiser. Tout d’abord l’amitié entre deux garçons qui partagent tout. Deux familles avec leur univers propre avec des gestes du quotidien. Deux milieux celui de la musique et celui du journalisme. Chaque garçon est influencé par les parents. Je vous laisse découvrir les autres différences ou points communs.

Cela débute par de la musique et une certaine douceur. On ressent bien l’incompréhension des garçons et de certains voisins face à ce qui se met en place.

Les allemands sont dans Paris, on découvre les lois antisémites,  le couvre-feu, le rationnement, la faim, le manque, la souffrance, la collaboration, la résistance… Une tension palpable monte petit à petit. On la ressent fortement, cela va crescendo jusqu’à la rafle du Vel d’hiv. C’est expliqué simplement sans s’éterniser. Sylvie Allouche joue avec le suspens, pour accrocher le lecteur.

Je ne vais pas vous dévoiler ce qui va se passer, car il y a une belle intrigue. Dans ce roman, il est beaucoup question de choix, de décisions, de risques, ainsi que de rencontres décisives.

Au niveau émotionnel, Sylvie Allouche n’édulcore pas. Elle n’occulte pas la violence verbale ou physique mais c’est fait de manière brève, sans s’étaler, parfois juste suggérée.

C’est un roman qui est une première lecture, pour jeune lecteurs, qui préparera à des lectures plus « réelles » comme le journal d’Anne Frank.

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Mystères à minuit T. 2. Le cercle des sorcières

Camille Brissot
Editions Syros, coll. OZ, Oct 2020, 213 p, 9,95 €


Mes lectures Syros

mystère à minuit 2

Dans la ville la plus hantée du monde… les fantômes sont en danger. 

Minuit se prépare à une soirée d’Halloween mémorable. Une équipe de tournage va réaliser un film sur la ville et ses fantômes ! Les touristes sont plus nombreux que jamais. Mais soudain, les fantômes commencent à disparaître mystérieusement… Une mission très risquée pour Victor, Tamara, et leur ami fantôme Balti !

Mes impressions lecture :

Je vous présente aujourd’hui un roman que j’attendais avec impatience. C’est le deuxième volet d’une série jeunesse. J’avais été sous le charme du premier et cette fois-ci la magie à encore opéré. Un an sépare les deux aventures. Même si l’histoire débute une semaine avant Halloween le cœur de l’histoire aura lieu le samedi 31 octobre…

Un conseil lisez la première aventure, car dans ce tome il y a beaucoup d’informations sur l’histoire précédente. De plus vous comprendrez bien ce qui fait la particularité de chaque personnage et les enjeux qui se jouent. Et puis de toute façon lorsque vous l’aurez lu vous voudrez ce tome… Oups c’est un roman jeunesse…je reprends : lorsque votre enfant le lira, il voudra une nouvelle aventure, donc combo gagnant s’il peut lire le tome 1 et tome 2…

Nous avons donc une ville qui est connu pour ses fantômes mais les sorcières ne sont pas en reste.

Nous allons retrouver le trio qui s’était formé lors de la première aventure, ainsi que d’autres personnages qui gravitent autour. Chacun fait partie d’une catégorie particulière du fantôme à l’humain « classique » en passant par des « entre deux ».

J’aime beaucoup l’idée de personnages passerelle entre deux mondes, cela donne aux personnages une sensibilité singulière.

Une amitié forte les lie, et c’est beau de voir l’empathie entre eux. Chaque personnage avec sa caractéristique va apporter une partie de la solution. Qui dit amitié dit aussi taquineries, l’atmosphère n’est pas toujours lourde.

Qu’en est-il de l’énigme ? Elle est très bien amenée et elle nous entraine vers des rebondissements qui font frémir les personnages et le lecteur.

La fin est touchante et laisse entre voir la possibilité d’autres aventures. Je croise les doigts. Les personnages sont attachants et bienveillants et on a envie de les retrouver.

Il y a beaucoup d’humour, même si le thème de la mort est omniprésent on va sourire ou rire par moment avec ces ados.

Convient à des jeunes lecteurs, à partir de 8 ans. Les chapitres sont courts, l’enfant peut faire des pauses sans que cela soit au milieu d’un chapitre. Bien sûr on enchaîne chapitre après chapitre pour connaitre le fin mot de l’histoire et la solution au problème t l’autrice/narratrice crée une certaine connivence avec le lecteur en mettant des commentaires en bas de page. J’adore car lorsqu’on lit on fait nos propres commentaires et là on a l’impression qu’elle nous parle à nous.

J’ai reçu ce roman pour Halloween et en ce début de confinement il avait une saveur encore meilleure !

Je remercie les Editions Syros de leur confiance.

syros

Qui en parle ?

Jangelis

mystère minuit

Jours sauvages

Claire Cantais

Éditions Syros, 2 juillet 2020,   p., 16,95 €

Mes Lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

jours sauvages

4e de couv.

Semaine 1 : Apprendre à Survivre.
Semaine 2 : Survivre ! Ils ont entre 13 et 15 ans. Ils ne se connaissent pas. Mais ils sont inscrits ensemble à un stage bushcraft dans les Pyrénées cet été. Le bushcraft, c’est « l’art de vivre dans les bois ». Sans toit, sans nourriture, sans rien. Certains sont prêts à se donner à fond, d’autres feraient n’importe quoi pour ne pas être là. Mais pour tous, un même défi : dépasser ses limites.

Ma chronique :

Nous allons partir vers l’aventure être en Ariège loin de tout, coupés du monde sans technologie. Ce que la magnifique couverture nous promets l’histoire le tient largement.

Dans un premier temps on découvre Angelo dans le premier chapitre inaugural alors notre attention va se focaliser sur ce personnage qui va jouer le rôle principal.

L’histoire va être ponctuée par les jours qui passent avec une date en début de chapitre rassemblés en trois parties, j’allais dire en trois actes. La rencontre avec les illusions qui vont vite perdues, l’action-aventure, et le drame final qui était latent.

On découvre les histoires des autres personnages sur le chemin de la gare et l’aventure va démarrer par cette rencontre dans le train et le premier positionnement des personnages, sept ados aux personnalités différentes et un accompagnateur.

Puis entre certains chapitres on découvre une autre histoire plus inquiétante écrite en italique, celle d’un petit garçon Thierry qui a un parcours de vie très difficile. Cette touche dramatique laisse entrevoir que tout ne va pas se passer comme prévu. On ne sait pas de qui il s’agit, même si on a vite des doutes.

Ces sept ados de la région parisienne vont se retrouvé propulsé dans les Pyrénées ariègeoises loin de tout, sous la surveillance de trois adultes qui se révèlent avoir des comportements assez étranges. Ils se posent des questions et nous aussi. Les méthodes employées sont assez extrême. Ils vont se rendre vite compte qu’entre le dépliant et la réalité il y a un fossé. Tous les ados n’étaient pas préparés ni vraiment partants au départ. Il y a un certain degré de violence qui s’installe. Perte des repères habituels.

Claire Cantais va jouer avec les effets de groupe et les mécanismes qui vont faire évoluer les relations entre eux. Entre ceux qui se la jouent perso et ceux qui joue un rôle protecteur chaque lecteur va pouvoir s’identifier à l’un et à l’autre.

Dans « Jours sauvages » les actions vont s’enchaîner avec des rebondissements vont tenir le lecteur en haleine. L’instinct de chaque personnage va se révéler décisif pour la suite des mésaventures car il est beaucoup question de manipulation mentale. La vaste palette d’émotions va toucher les lecteurs selon sa sensibilité.

C’est un roman qu’on a du mal à lâcher tant on veut savoir ce qu’il va advenir des personnages, que ce soit les adolescents ou les adultes.

La nature va aussi jouer un rôle primordial, tantôt hospitalière, tantôt hostile violente et extrême ce qui est en accord avec un camp de bushcraft. C’est le thème du roman la survie en milieu hostile, thème très utilisé par certaines chaînes de tv et sur les réseaux mais version adulte. La nature changeante de l’environnement va s’associer aux humeurs des adolescents. On pense que tout est maîtrisé bien encadré mais l’humain et la nature ne sont pas toujours contrôlables. Tout va partir en vrille assez rapidement.

Des vacances inoubliables qui vont laisser des traces profondes. On est sur du roman initiatique qui va faire basculer tous ces personnages dans une autre façon de voir la vie et la mort. Ils ne vont pas en ressortir indemnes, pour ceux qui vont s’en sortir…

On ferme le livre en laissant derrière nous des personnages avec qui ont on vécu des émotions fortes, ils laissent un vide. Leurs dialogues, leurs vannes et leurs piques, leur humour et leur joie de vivre…

On a toute la panoplie des thèmes de la réalité, amitié, rivalité, amour, inquiétudes, angoisses, pulsions et phobies…

Pour les parents qui se poseraient des questions on n’est pas dans le trash complet cela reste un roman jeunesse qui se déroule en France très abordable dès 13 ans (c’est vous qui connaissez votre enfant).

C’est très étrange de savoir que cela se passe à deux ou trois heures de chez moi.

L’histoire se déroule du 1er août au 13 août  (2016 ?)… Bonnes vacances ! Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis

Article précédemment publié sur Canalblog

CornichonX

Yves Grevet

Editions Syros, Collection OZ, 25 juin 2020, 192 p., 9,95 €

Mes Lectures Syros

4e de couv. :

Et si un bocal de cornichons pouvait répondre à toutes vos questions ? Croquez et demandez ! 

Angélina a deux problèmes : 1- elle est la plus petite de sa classe ; 2- ses parents sont super sympas, mais ils passent leur temps à s’amuser et à rigoler. Une nuit, des voix mystérieuses attirent Angélina dans la cuisine. Il semblerait qu’un petit bocal de cornichons puisse l’aider… Enfin, de cornichonx !

Ma chronique :

Ah l’adolescence ! période de tous les questionnements, d’où je viens et vais-je ? Et mais c’est quoi ces parents ?!!!!

Yves Grevet nous emporte dans une histoire très touchante. Si de prime à bord on part sur du loufoque c’est quelque chose de plus profond qui fait réfléchir.

On va découvrir des parents très aimants que ce soit ceux de Angelina ou la maman de Martial, qui on essayé de créer un environnement tourné vers le bien être des enfants, et pourtant Angelina et M ne vont pas le vivre de la même façon.

Les adolescents portent un regard critique sur leurs parents jusqu’au moment où ils comprennent le pourquoi du comment. Action réaction les parents l’obligent pratiquement à ne manger que du sucré et quand on lui demande quel métier elle voudrait exercer plus tard, la première idée qui lui vient c’est dentiste !

Angelina est en sixième et elle se pose des questions d’adolescente que ce soit sur son corps ou sur ses émotions. La normalité… avec des parents qui semblent bloqué dans la pré-adolescence et elle qui veut grandir ce n’est pas très facile.

Heureusement il y a l’amitié que ce soit Sara ou celle de Claire. Claire la marraine l’amie de toujours de la maman d’Angelina qui connaît toute l’histoire, celle qui permet d’avoir un regard adulte sans avoir le rôle de mère, elle rééquilibre les choses.

L’importance de « la normalité » chez les collégiens. Angelina va réaliser grâce à des rencontres et à des conversations qu’elle n’est pas la seule à stresser et vivre avec des angoisses liées à tous ces changements ou prises de consciences face à l’avenir.

Le « ressort fantastique » des « cornichonX » va détendre l’atmosphère et dédramatiser tout cela grâce à l’amour et aux réponses découvertes. On va rire de la voir passer de la stupéfaction, au doute, et acceptation. Le côté drôle et rehaussé par le côté inquiétant des passages où les cornichons parlent et attirent leur proie ! (j’avoue que la lecture du « Matou Watson » juste avant m’a fait penser à autre chose !)

L’humour est important aborder des questionnements aussi importants.

Je remercie les Editions Syros de leur confiance

Article précédemment publié sur Canalblog

Qui en parle ?

Jangelis

Matou Watson la brosse à dent du futur

Claudine Aubrun

Ill. couv et intérieur Claudine Aubrun

Editions Syros, coll. Oz, 25 juin 2020, 191 p., 9,95 €

Mes Lectures Syros

matou watson

4e de couv. :

Vous aimeriez : avoir confiance en vous ? Devenir populaire ? Avoir de très bonnes notes ? Matou Watson, à votre service !

Quand Matou Watson est recueilli par la famille Durand, il ressemble à un petit chat apeuré et attendrissant. Mais Paul et sa sœur Victoire vont bien vite découvrir :
1- qu’il comprend tout et qu’il sait parler,
2- qu’il a un fichu caractère,
3- qu’il peut leur donner de précieux conseils !

Ma chronique :

C’est toujours avec impatience que j’attends les romans de Claudine Aubrun. Après les poules et les dindons (Les aventures d’Emma la Poule) je découvre le chat, pas n’importe lequel !

Les romans de Claudine Aubrun tournent autour de la famille et des relations dans la fratrie. Les chamailleries et les alliances selon la situation. Les filles ainées au caractère bien trempé ont des petits frères qui essaient de trouver leur place. Ici Victoire adolescente vit dans son monde d’adolescente, alors que Paulo est encore en primaire. Deux mondes parallèles. C’est très réaliste.

La routine quotidienne va être bouleversée par l’arrivé du fameux chat. Le narrateur, c’est Paulo, on va donc découvrir la vie à la maison depuis l’arrivée du chat à travers son ressenti. Et c’est là qu’un pas de côté est fait, on découvre les différentes facettes de l’animal qui parle aux enfants et qui sait autant tuer les souris que se servir de la souris informatique.

Tout cela va donner lieu à des situations cocasses et rocambolesques avec des dialogues savoureux. Ne croyez pas que nous allons avoir une suite d’aventures du chat dominateur aux goûts de luxe dans la maison où on l’a recueilli. Non, il va y avoir du mystère et une intrigue qui va entraîner notre famille Durand.

La famille Durand, un nom somme toute banal pour une famille banale. Vous êtes sûrs ? Je vous laisse le découvrir.

C’est un roman qui traite de la confiance en soi. Trouver sa place dans une famille exubérante et à l’école, où les performances scolaires, les amitiés et premières amours sont autant de challenges à relever pour un garçon  timide et rêveur, ou  une adolescente qui se cache derrière sa frange trop longue.

Les débuts de chapitres et fin de chapitres sont « décorés » par des souris, ce doivent celles qui ont survécu à Matou Watson le gourmand qui les gobe. Voilà un contraste entre le chat presque humain et le chat chasseur.

J’ai adoré les petits astérisques qui renvoient à des notes en bas de page qui créent une complicité avec le lecteur.

C’est un roman avec des rebondissements inattendues que j’ai dévoré avec autant de gourmandise que Matou Watson ses pâtées au saumon Gourmette trois étoiles.

Je remercie les Editions Syros de leur confiance.

Vivement le prochain épisode !

syros

Article précédemment publié sur canalblog

QUI EN PARLE ?

Jangelis

Ethan et Orion

Sylvie Allouche

Editions Syros, coll. « OZ », 139 p., 9,95 €

A partir de 8 ans

Mes lectures Syros

En librairie le 25 juin

ethan

4e de couv. :

La merveilleuse rencontre entre un enfant et un cheval, tous deux seuls au monde, qui se parlent et se comprennent.

Ethan s’est enfui de l’orphelinat. À bout de forces, il s’endort dans un bois. Il se réveille enveloppé d’une douce chaleur. C’est Orion, un cheval blanc qui le réchauffe et lui dit : « N’aie pas peur ! » Quoi ? Un cheval qui parle ? « Je ne parle pas mais tu me comprends, c’est un don très rare ! »

Ma chronique :

C’est avec ce titre que je découvre « OZ » cette nouvelle collection Syros. J’ai enchaîné avec « Mystères à Minuit » de Camille Brissot (prochaine chronique). Que les deux autrices ne soient pas jalouses !

Mais qu’est-ce que la collection OZ ? « des histoires où (presque) tout est possible ».

On a donc des jeunes ados (12 ans) et quelques adultes qui ont des vies comme les nôtres mais sur leur chemin ils vont découvrir une petite touche de fantastique.

Dans « Ethan et Orion » une rencontre fortuite (vraiment ?!!) va mettre sur la route d’un orphelin en cavale avec un cheval lui aussi poursuivit.

Une amitié va naître entre eux et toutes les péripéties qui vont jalonner leur parcours vont permettre que cet amour de s’épanouir très vite. Leur temps est compté.

Il y a des rencontres brèves qui peuvent bouleverser votre vie d’une manière foudroyante. Certaines personnes traversent notre vie comme une étoile filante. J’ai trouvé cette histoire très touchante, ne serais-ce que l’histoire d’Ethan avant la cascade d’émotion.

Une amitié en entrainant une autre, il semblerait que la rencontre d’une seule bonne « personne » peut vous en faire rencontrer d’autres !

Cette histoire plaira autant à ceux et celles qui ont une attirance pour les chevaux et la nature et ceux qui aiment les romans sur l’amitié. Les pré-ados ! Il est relativement court et facile à lire.

C’est un roman d’aventures où l’on galopera en tenant la crinière d’Orion, où l’on craindra de mourir en se noyant ou en combattant les méchants… La couverture reflète bien cette partie là.

J’ai adoré les illustrations du titre de chapitre « ciel étoilé » et « le cheval » qui clos le chapitre, très en adéquation avec le fond de l’histoire.

Je vous laisse partir avec Sylvie Allouche dans cette histoire avec sa touche de fantastique qui rend l’histoire encore plus extraordinaire.

Le livre ce termine par une interview de Sylvie Allouche et la présentation des trois autres titres publiés le même jour.

Vous ne regarderez plus les étoiles de la même façon !

Je remercie les Editions Syros de leur confiance.

syros

Article précédemment publié sur canalblog

Les Mystères à minuit T.1.La ville la plus hantée du monde

Camille Brissot

Editions Syros, coll. OZ, 25 juin 2020, 224 p, 9,95 € €

A partir de 8 ans

Mes Lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

mystères

4e de couv. :

Bienvenue à Minuit, 3 500 habitants, 736 fantômes !!! Mais pour les voir, il ne suffit pas d’y croire… Minuit est la ville la plus hantée du monde. Mais seul Victor, 12 ans, voit les fantômes pour de vrai ! Lui et son ami fantôme Balti (12 ans aussi, mais depuis plusieurs siècles) proposent leurs services de chasseurs de mystères… Pour les trouver, rendez-vous dans la cour du collège, sur le banc près de l’Arbre à foudre. Si vous l’osez !

Ma Chronique :

J’ai bien aimé cette histoire, que je proposerais volontiers à l’automne car ça se passe autour d’Halloween. Si vous voulez vous concocter « un challenge jeunesse Halloween » c’est un roman à inclure ! Ainsi que pour ceux qui veulent avoir des frissons en plein été ce roman est très bien, d’autant qu’en été on a une tendance à se promener plus souvent après la tombée de la nuit.

Nous avons une ville étrange ou vivent des fantômes au côté des humains. Un garçon arrive à les voir et les entendre car c’est un enfant de Minuit, en tant qu’habitant de la ville de Minuit mais aussi parce qu’il est né à minuit la nuit de Samain / Halloween.

Sinon pour le reste il est comme vous et moi, il doit aller au collège et trouver sa place parmi les ados. Côté popularité, il est un peu à part, c’est sa particularité qui fait qu’on le remarque et lui a décidé de jouer avec le fait qu’il ait des « contacts » dans les deux monde. Son meilleur ami a 12 ans mais il est mort voilà plus de 500 ans de la peste ! Ce roman va jouer sur le registre de l’enquête et la résolution de mystères, mais la force de l’amitié qui va jouer un rôle dans ces aventures. Émotions assurées tant dans les mésaventures de nos héros que dans la vie privée… la vie n’est pas simple.

On sent que Camille Brissot c’est amusé avec cette histoire par des détails dans le décor, avec des scènes très visuelles et les petites « piques dans les dialogues ». J’ai adoré les petits astérisques qui renvoient à des notes humoristiques en bas de page. Je suis assez sensible à ce genre de petit plus dans les romans. Je viens d’apprendre qu’à l’automne une autre enquête verra le jour dans la ville de  Minuit ! Et ça tombe bien car il reste des questions sans réponses !

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

syros

Qui en Parle ?

Jangelis

Article précédemment publié sur canalblog

Tempête au Cap Ferret

Jeanne Faivre d’Arcier

Editions Syros, coll. Souris noire, mars 2020, 163 p., 6,95 €

Mes Lectures Syros

Chronique Jeunesse du mercredi

tempête au cap ferret

4e de couv. :

Margaux et son demi-frère Jules passent les vacances dans la vieille maison familiale de leur père, située au bout du Cap Ferret, tout près de l’océan. Depuis une lucarne du grenier, ils surveillent à la jumelle une grande demeure abandonnée qu’ils surnomment la « Carabosse » à cause de ses airs de château hanté. Un soir, ils sont surpris par une très violente tempête qui s’abat sur l’Aquitaine. Ils se retrouvent coincés dehors, près de la baraque en ruine, alors que la marée se rapproche de plus en plus…

Ma chronique :

J’avais adoré « Mystérieuse disparition au banc d’Arguin » lu il y a quelques années, alors j’étais curieuse de lire cette nouvelle aventure.

Ce roman aborde différents sujets. Nous commençons par la famille recomposés. Les relations entre une fille et son père qu’elle ne voit que pour les vacances ne sont pas au beau fixe. Cette même adolescente doit gérer ces émotions par rapport à sa belle-mère. Elle a deux « demi-frères » qu’elle ne voit donc que rarement. Un nouveau petit chiot et Margaux qui cherche sa place au milieu de tout ça. C’est donc dans une ambiance un peu électrique que débute cette histoire. De petits problèmes de communication vont devoir être réglés.

L’électricité dans l’air c’est aussi cette tempête qui se prépare. La nature qui se révolte à la veille de Noël. On la sent venir et puis elle va prendre toute la place et jouer avec les personnages. Le lecteur impuissant va suivre les mésaventures des protagonistes. La mort rode, le danger est réel et nous allons aller de rebondissement en rebondissement. Ce côté aventures, le cœur de l’action c’est ce qui fera vivre des émotions fortes au lecteur. Les personnages révéleront leur potentiel.

Ce qui ma plu c’est ce qui concerne la maison abandonnée. C’est drôle les coïncidences puisqu’il y a quelques jours je vous parlais d’un autre roman, « un conte dis-tu ? » où il était question de vieille maison avec des secrets. Ici les enfants à l’imagination fertile et l’œil observateur vont découvrir de d’étranges lumières et bruits. De quoi provoquer des frissons…

Margaux, Jules et le reste de la famille se rappellera de ce Noël là !

La thématique de la famille ne s’arrête pas à Margaux et la nouvelle famille de son père. On va voir d’autres aspects …  héritage, partage… concessions des adultes…

« Tempête au Cap Ferret » est une histoire palpitante qui va faire vibrer les enfants des aventures émouvantes et terribles. Chaque membre va découvrir sur qui il peut compter…  Les personnages ne seront plus les mêmes avant et après cette tempête.

Je vous laisse découvrir …

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

syros

Sur ce blog

banc d'Arguin

Qui en parle ?

Jangelis

Tics olympiques

Roland Fuentès

Éditions Syros, Tempo Syros, 2009, 105 p., 6,95 €

Dans ma médiathèque il y a…

Chronique jeunesse du mercredi

tics olympiques

4e de couv. :

Un roman drôle et sportif de Roland Fuentès, à l’écriture extrêmement savoureuse.
« Au collège, on m’appelle “le sapin”. Ou “Noël”, même si mon véritable prénom c’est Julien. Ça vient de mes yeux, qui clignent en permanence. La plupart des gens ne me supportent pas deux minutes en face d’eux. Ils disent que je les rends nerveux. » Julien est bourré de tics. Le seul moment où il les oublie complètement, c’est lorsqu’il nage, au club Aubagne Natation, où s’est aussi beaucoup entraîné Alain Bernard, son idole. Alors, cet été, Julien a décidé de remédier à son problème. Il va tirer profit des épreuves de natation des JO de Pékin pour engager la plus dure des compétitions… celle qu’il va se livrer à lui-même, contre ces tics qui lui empoisonnent l’existence !

Ma chronique :

J’ai eu le plaisir de retrouver le côté passionné de sport  de l’auteur découvert avec « Vivant » et  pour tout ce qui concerne la natation que j’avais découvert dans « Tant que durent les rêves ». Il nous décrit à nouveau un jeune ados cabossé par la vie. Ici ce sont des tics qui lui pourrissent la vie. Mais loin de se poser en victime il va se surpasser. Il sait que la solution est en lui et il va tout mettre en œuvre pour y parvenir. Comme tout sportif il va commencer par des échauffements et des entrainements quotidiens. Avant se lancer dans la dernière ligne droite.

J’ai beaucoup aimé le rythme de l’histoire. On entre dans l’histoire et on n’a pas envie de s’arrêter avant de découvrir comment il va arriver à ses fins. Rien n’est facile c’est un combat permanent contre soi-même. On y voit les valeurs positives du sport. Volonté, endurance et ténacité.

Il y a des moments de forte intensité notamment lorsque Julien est face aux diffusions des compétions de natation aux jeux olympiques de Pékin. On s’y croirait à écouter les commentaires des journalistes sportifs.

On sent comme la famille et les amis sont importants. Avec ses équipiers c’est comme une seconde famille. Les relations sont différentes par rapport à celles d’autres collégiens. Roland Fuentès nous explique tout cela. On sent que c’est un milieu qu’il connait bien.

J’ai bien aimé le personnage de Louis, plus décomplexé, les relations entre les deux ados. Il y a comme un effet miroir entre les deux.

Tout ne va pas de soit, on va découvrir aussi des moments de doute, de rechute et de questionnements. Il faut que Julien se fixe un but.

Je vous laisse découvrir le cheminement de Julien.

Je viens de réaliser que dans « citadelle de glace » Roland Fuentès, nous parle aussi d’un ado avec des problèmes intérieurs à régler, et que c’est grâce à une passion qu’il va pouvoir se surpasser.

Cette histoire est arrivée au bon moment. Je n’arrivais pas à me concentrer sur mes lectures. De « voir » ce personnage faire tant d’efforts de concentration cela m’a motivé.

Une nouvelle fois j’ai adoré l’univers de Roland Fuentès… sans donner de leçon il montre aux « jeune » lecteurs qu’on n’a rien sans un effort et sans volonté.

NB ; je préfère cette couverture à celle de l’éditions plus récente : ici

Article précédemment publié sur Canalblog