Les héritiers de Brisaine T.1 La malédiction du Bois d’Ombres

David Bry

Ill. Noémie Chevalier

Éditions Nathan, 2021,  168 p. , 11,95 €

CHRONIQUE JEUNESSE DU MERCREDI

4e de couv. :

Le Village de Trois-Dragons, au cœur du royaume de Fabula : la magie, autrefois courante, a disparu suite à une grande guerre.
Enguerrand, avec l’aide de son ami Grégoire, part à la recherche d’Aliénor, sa petite sœur, dans le Bois d’Ombres, une forêt dangereuse et maudite. Mais en pénétrant dans ce bois interdit, il semble que les enfants aient réveillé la magie noire du lieu… Le village est en danger !
Soutenus par la guérisseuse Brisaine, les trois amis vont devoir faire la lumière sur cette mystérieuse malédiction. Pour affronter les terribles dangers qui les guettent, il leur faudra du courage et l’aide de surprenantes créatures alliées.

Mes impressions de lecture :

Au mois de mai David Bry était l’invité du Blog Book en Stock. Durant tout le mois il a répondu aux questions de ses lecteurs. J’ai découvert cet auteur et j’ai lu un roman de fantasy adulte (que je n’ai pas encore chroniqué), j’ai aussi appris qu’il écrivait en jeunesse, j’ai donc gardé l’info dans un coin de ma tête. Début juin, je regarde le programme du salon du livre du Grand Narbonne qui avait lieu le 10-12 juin pour faire mes repérages auteurs. La librairie BD & Cie m’envoie sa newsletter en annonçant la venue sur le stand du salon de Noémie Chevalier que je ne connaissais pas… et là que vois-je c’est l’illustratrice de la saga « Les héritiers de Brisaine » de David Bry. Je ne pouvais laisser passer une telle info. Donc samedi je suis passé acheter et faire dédicacer le premier tome de cette série et j’ai eu droit au visage de la jeune héroïne.

Vous l’aurez compris les illustrations ont leur importance dans ce roman jeunesse, des pleines pages en noir et blanc. La couverture est un bel exemple version couleur de ce qu’on va retrouver à l’intérieur. Pour débuter on a une carte, vous savez comment sont les lecteurs de fantasy, ils adorent les cartes, de vrais voyageurs de l’imaginaire. Les personnages principaux sont représentés ainsi que l’univers de Fabula.

J’ai donc choisi ce roman pour son auteur, pour son illustratrice et parce que c’était de la fantasy jeunesse… je n’ai pas lu la quatrième de couverture donc quel ne fut pas ma surprise lorsque j’ai vu apparaitre les noms des personnages. L’un d’eux m’est très cher donc j’étais déjà sous le charme…

Nous avons donc trois enfants de 8 à 12 ans (c’est justement la tranche d’âge des lecteurs) de modeste condition, voir des souffre douleurs. On comprend très vite qu’ils ont en eux les germes de ce qu’ils veulent être adultes Enguerrand l’aîné est garçon d’écurie et aspire à être écuyer pour devenir chevalier. Aliénor la plus jeune est aussi très vive et fonce tête baissée, protectrice des animaux. Et il y a leur ami Grégoire qui est entre les deux, lui a des prédispositions pour la magie, il écrit un grimoire, dont on a un petit aperçu en fin de volume (texte et illustrations).

Bien sûr notre trio est ami d’une « sorcière » Brisaine une conteuse des légendes des Trois-Dragons. Elle les nourrit de toutes ces histoires. Puis, on découvrira d’autres personnages…

Ce sont des personnages positifs, purs et gentils.

Vous vous doutez bien qu’il y a les « méchants » qui vont essayer de leur mettre des bâtons dans les roues.

Dans ce premier tome nous découvrons donc cet univers et une partie du passé de ce royaume. Quelques parts d’ombre, et ce n’est pas que le Bois qui est d’Ombre, les âmes aussi. De nombreux rebondissements vont faire palpiter les lecteurs. J’ai été prise dans cette histoire.

Nos trois jeunes héros vont devoir mener une mission périlleuse avec les épreuves.

Les thématiques autour de la forêt, la magie, l’amitié, l’honneur sont très présentes.

J’ai adoré ce premier tome, j’ai très envie de lire les autres tomes de la saga. On a tous les bons ingrédients pour un bon roman fantasy et un conteur qui sait faire vibrer le lecteur.

Je vous laisse découvrir leurs mésaventures.

Challenge 15K, catégorie « #30 Les Musclés »

#payetonslip

U4 .Jules

Carole Trebor

Éditions Syros, Éditions Nathan,  août 2015, 401 p., 17,95 €

Mes lectures Syros

4e de couv. :

Jules vit reclus dans son appartement du boulevard Saint-Michel, à Paris. Il n’a pas de nouvelles de ses parents, en voyage à Hong Kong lorsque l’épidémie a commencé de se propager. Le spectacle qu’il devine par la fenêtre est effroyable, la rue jonchée de cadavres. Mais il sait qu’il ne pourra pas tenir longtemps en autarcie. Pour affronter l’extérieur, Jules redevient le guerrier impavide qu’il était dans le jeu. Il va alors retrouver son frère aîné, qui se drogue et dont il ne peut rien attendre, puis secourir une petite fille qui a mystérieusement échappé au virus et qu’il décide de prendre sous son aile. Son seul espoir : le rendez-vous fixé par Warriors of Times.

Ma Chronique :

Après avoir lu Yannis, Koridwen en 2015, j’ai lu Stephan et  Jules avant la sortie « Contagion » dont je vous parlerais dès demain… je connaissais donc les grandes lignes communes mais aujourd’hui c’est à travers le regard, le corps et les sentiments de Jules que je vais assister aux événements tragiques.

Jules c’est le parisien, sa particularité c’est qu’il ne va pas voyager, il est au cœur de la capitale, il est déjà tout près du lieu de rendez-vous des Experts Warriors of Times . Il a la géographie des lieux en tête et navigue d’un quartier à l’autre.

Jules est plus jeune, il a quinze ans et il est encore au collège, c’est un geek qui vivait beaucoup avec / à travers le jeu WOT. Il y croit vraiment au message de Khronos, c’est sa raison de vivre, son espoir.

Tous les personnages de la série vivent des choses extrêmement dures. Mais je trouve que Jules est un cran au-dessus. Son histoire avec Pierre est extrêmement violente. Est-il mort ?… Est-il vivant ? il est en sursis, Va-t-il devoir le tuer ?… Le rejet, l’abandon, le possible retour… je n’en dis pas plus mais ce chaud-froid permanent est du. C’est un traumatisme psychologique et physique.

Heureusement il va croiser la route de minuscule et des autres et sortir de son isolement. Sans parler que les autres experts vont converger vers lui.

Il y a dans l’écriture et la présentation des faits par Carole Trebor un réalisme et une violence sans filtre qui donne au début du texte un coup de poing dans l’estomac. On se croirait sur un ring, elle assène un coup après l’autre. De part le sujet, les quatre auteurs doivent décrire des scènes d’horreur, mais chacun y va à sa façon.

Jules a du mal à se faire entendre. Il est un élément de cette communauté très organisée. Il n’a pas trop son mot à dire, il est peu consulté. Jules n’est pas dans l’ultra violence ambiante. Dans Paris s’installe un climat de guerre de territoire et de guerre civile mais ce n’est pas dans son caractère. Il a un physique de « plaqueur » alors on sollicité surtout son physique. Il a une force d’inertie qui fait qu’il a un temps de retard, il y a va à l’instinct sans calcul.

Les informations ne circulent pas à la même vitesse pour les quatre personnages. Jules par exemple comprendra pourquoi il n’est pas mort, que le 15 décembre soit presque deux mois après le début des décès (22 octobre) Psychologiquement cela modifie l’état d’esprit.

J’ai noté un point commun entre les deux garçons Yannis et Jules  ont eu besoin de rester dans leur personnage virtuel avant de supporter la réalité. Koridwen et Stephan, elles se sont jetées dans le réel immédiatement. Les deux filles ont fait appel au savoir familial. Koridwen la guérisseuse bretonne et Stephane la chirurgienne toutes les deux sont  dans les soins. Dans le même ordre d’idée Jules et Yannis sont ceux qui vont mal vivre toutes les révélations autour de Khronos.

Jules est un personnage qui intériorise dans sa chair les douleurs, qu’elles soient dues aux tortures ou autres injections. Il va lui falloir une intervention extérieure pour extraire « le mal » qu’on lui a implanté. Il parle peu et absorbe les informations. Pour renforcer cette sensation on a le personnage qui est d’abord cloîtré dans sa chambre au 5 ième étage de son immeuble, puis il séjournera dans les égouts, la sacristie (crypte), cave et fosse…

Je remercie les Editions Syros qui m’ont permis de lire la série U4 qui continue avec « Contagion » qui sera  en librairie le 3 novembre. A bientôt donc pour « Contagion » que je vais lire dès demain !

yannis
koridwen
stephane

   

contagion

Article précédemment publié sur Canalblog

U4 .Koridwen

Yves Grevet

Éditions Syros / Nathan, Août 2015, 400 p., 17,95 €

Mes découvertes Syros

Événement de la rentrée littéraire 2015 une coédition Syros /Nathan

4e de couv. :

Cela fait dix jours que le virus U4 accomplit ses ravages.
Plus de 90% de la population mondiale ont été décimés.
Les seuls survivants sont des adolescents.
L’électricité et l’eau potable commencent à manquer.
Tous les réseaux de communication s’éteignent.
Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?

Ma chronique :

Me voici plongé dans le regard de Koridwen. Yves Grevet a choisi de nous emporter dans les terres celtiques. Son personnage est une fille, elle est bretonne et vit dans une ferme. Après la lecture de Yannis on a déjà une vision de la demoiselle, celle de ce garçon qui la croise à Paris. Est-elle vraiment comme il nous la présente ? Bien sûr que non, est-on conforme à ce que les gens perçoivent de nous ou croient percevoir ?

Dans ce projet littéraire au-delà de l’intrigue on peut ainsi se poser des questions que l’on ne se poserait pas forcément.  Sans parler que la lecture d’une autre facette de l’histoire nous renvoi forcément aux autres livres déjà lus… Sans vouloir comparer on a tout de même des liens qui vont se former, les auteurs ont-ils sciemment mis des éléments qui font des effets miroirs ?

Ce roman est un roman indépendant et à part entière mais il me révèle des choses sur le livre de Florence Hinckel #U4 Yannis alors j’y ferais référence… si j’avais lu les livres dans un ordre différent peut-être aurais-je fait autrement.

Koridwen est bretonne, c’est une fille de la campagne, ses racines profondes sont ancrées dans cette terre et c’est certainement ce qui fait que c’est l’élément terre qui ressort dans son caractère et dans ses actes. Yannis dont les racines sont algériennes vient de Marseille ville portuaire et cela se ressent (je vous laisse découvrir ce que je pense du personnage dans « .Yannis ». Les deux auteurs sont donc cohérents entre les lieux et l’essence.

Koridwen tire sa force de la terre, elle est enracinée dans la réalité, elle est pragmatique. Nous aurons donc une autre vision des événements. La terre c’est la seule chose que nous aurons dans son voyage entre sa maison et Paris. Elle va d’ailleurs voyager avec une partie de ses biens tel la tortue avec sa maison sur le dos. Qui dit maison dit famille, elle va aller chercher son cousin qu’elle va protéger et l’emmener avec elle. Cet être lunaire qui ne peut vivre qu’en compagnie de quelqu’un est très attachant. Max est autiste mais très attaché à Koridwen, ils vont se réconforter l’un l’autre et se protéger aussi. Il est pour elle se que Happy le chien de Yannis. Cet être qu’il faut protéger et qui parfois protège sans regarder s’il met sa vie en danger pour autant, ce compagnon fidèle mais qui parfois devra s’éloigner pour laisser les mains libres au héros. Ils sont les acolytes qui font passer les sentiments et l’instinct plutôt que la pensée et la parole.

J’ai aussi remarqué la présence de « la lettre » une sorte de testament moral que ce soit celle du père au fils ou de la grand-mère à sa petite fille. Dans la construction mentale du personnage je pense que c’est important cette filiation singulière. Le contenu du coup est très différent. On retrouve l’idée de valeurs morales pour bien leur rappeler qu’ils doivent rester des humains intègres.

L’amitié est un thème important dans ses quatre romans. Il y a des liens qui vont se tisser. En chemin Kori va trouver Anna et Marek qui  ne font pas partie du WOT, on est dans une incertitude faut-il leur accorder confiance ou vont-ils causer sa perte.

Koridwen part à la recherche de Spider Snake, alors qu’Adrial allait chercher Lady Rotweiller, ce n’est pas n’importe quel joueur du jeu…

Ce qui m’a plu dans cette histoire c’est cette comptine Celte qui va être le fil conducteur et qui va être le contrepoint. Cette incantation empreinte de magie qui va permettre à Kori de rester sur le droit chemin dans sa quête, sa mission, sa destinée.

On aborde la partie politique différemment, il y a des positionnements du personnage différent par rapport à la trame plus générale. On change vraiment de focale et de genre.

La fin que bien sûr je ne vous dévoilerai pas est dans la lignée de ce qui est proposé pour ce personnage… mouah ahh !   Je vous laisse découvrir ce que l’auteur nous a concocté !!!

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance et de m’avoir permis de lire ces deux romans en avant-première.

Article précédemment publié sur Canalblog

Voir aussi #U4 .Yannis