Le voyage de nos vies Ou quand la réalité rejoint la fan fiction.

Chris Colfer

Trad. : Cyril Laumonier

Éditions Michel Lafon, avril 2019, 303 p., 16,95 €

Mes lectures Michel Lafon

chronique jeunesse du mercredi

4e de couv. :

Cash Carter est une star internationale. Aussi, lorsque quatre de ses plus grands fans l’invitent à se joindre à eux pour un road trip à travers les États-Unis, ils n’imaginent pas une seconde qu’il puisse accepter. Sauf que Cash est présent le jour du rendez-vous. D’abord pétrifiés par leur idole, les adolescents réalisent bientôt que leur star est avant tout un être humain comme les autres avec ses forces, ses faiblesses… et ses secrets. 
Pourchassés par les reporters et traqués par les paparazzis, ils découvriront, au rythme de ce voyage mouvementé, la vérité sur Cash Carter. Et sur eux-mêmes.

Ma chronique :

Je ne connaissais de Chris Colfer que son monde imaginaire de « Le pays des contes » préconisé pour les 9 ans et plus. Ici les personnages on 18-22 ans, on s’adresse plus aux 15 ans et plus, on est plus dans « glee » la série. Ce roman n’a vraiment rien à voir avec le monde onirique de la série des pays du conte, on est dans la réalité même si c’est traité sous forme de fiction.

On est dans le monde de l’image et des apparences. Les réseaux sociaux, les séries tv, les vidéos et autres porteurs d’image. Des réputations qui se font et se défont d’un seul coup de clic. On en oublie l’être humain derrière le personnage en représentation. Un monde bien cruel.

On va découvrir quatre amis qui terminent le lycée, c’est l’été avant leur entrée à l’Université. Ils ont 18 ans et déjà un lourd passif émotionnel. Chacun élevé dans des milieux familiaux différents et des projets d’avenir tout tracé par les parents. Leur point commun ? Ils sont fan de la série tv «Wiz Kids ».

La veille de partir Christopher envoi un message à leur « idole » Cash Carter, le personnage principal de la série, pour l’inviter à les rejoindre pour ce road trip qui clôturera leur vie de lycéens. Et à son grand étonnement la star accepte. Mais est-ce une bonne idée ?

Chaque personnage est bien campé sur ces positions, chacun a sa problématique propre, un secret, ainsi qu’une décision à prendre pour son avenir. C’est un roman à la 3e personne et le  lecteur en sait plus que certains protagonistes… mais on ne lui dit pas tout, Chis Colfer joue avec un certain suspens et nous ménage des rebondissements. On a les voit se démener avec toutes leurs émotions. Heureusement il y a l’humour et l’auto dérision pour dédramatiser tout ça.

Rien ne va se passé comme prévu. Les masques vont tomber mais pas forcément comme on l’imaginerait. Je vous laisse découvrir. Des désillusions, des déconvenues… que ce soit en ce qui concerne les relations que des visites.

C’est une vraie perte de l’innocence de l’enfance. Ils vont devenir adulte le temps d’un été. Cash Carter va jouer au diable tentateur ou révélateur au choix, véritable accoucheur.

On va vivre ce road trip comme un vrai chemin de vie, on a bien l’image du voyage intérieur en parallèle du voyage concret.

Il faudra attendre la fin pour que les voiles se lèvent et que la vérité nue apparaisse et on n’est pas au bout de nos surprises. Attendez-vous à du très touchant, sans mièvrerie. Les cinq voyageurs vont faire un bond en avant.

Je voulais partager cette citation (ci-dessous) car elle m’a évidemment renvoyé au « pays des contes », une sorte de clin d’œil. Il y en a peut-être d’autres que je n’ai pas relevés.

« Le miroir  était bien plus qu’une couche de verre qui renvoyait son reflet ; c’était une fenêtre sur un monde dans lequel vivait son double. A ce jour, si Mo passait devant un miroir sans se regarder dans les yeux ou sans dire « salut, belle gosse », elle avait le sentiment de négliger une vieille amie » p. 71

C’est un roman qui va « parler » à beaucoup d’adolescents.

Je remercie les Editions Michel Lafon de leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis

Ce que j’ai lu de Chris Colfer : (prochainement)

Le pays des contes 1 le sortilège perdu

Le pays des contes 2 le retour de l’enchanteresse

Le pays des contes 3 L’éveil du drafon

Le pays des contes 4 Au-delà des royaumes

La pays des contes 5

La pays des contes 6

Article précédemment publié sur Canalblog

Une évidence

Agnès Martin-Lugand

Éditions Michel Lafon, mars 2019, 381 p., 19,95 €

Mes lectures Michel Lafon

4e de couv. :

Reine mène une vie heureuse qu’elle partage entre son fils de dix-sept ans et un métier passionnant.

Une vie parfaite si elle n’était construite sur un mensonge qui, révélé, pourrait bien faire voler son bonheur en éclats…

Faut-il se délivrer du passé pour écrire l’avenir ?

Ma chronique :

Agnès Martin-Lugand nous trace le portrait d’une femme contemporaine, une femme forte qui mène sa vie tambour battant. Elle a fait des choix et elle assume les conséquences. Bons ou mauvais ils ont construit sa vie, tout en ayant aussi un côté auto-destructeurs.

On aune femme passionnée qui va au bout des ses choix quitte à se détruire et à les imposer à son entourage.

Elle est parfois dans la contradiction, tiraillée entre son rôle de mère et de femme célibataire. Qui est-elle vraiment ? Elle semble s’être oubliée pour jouer le rôle de mère.

Le sujet que je retiendrai c’est celui de la liberté et par contraste celui des murs de prison qu’on se construit pour se protéger. On fini par se prendre à son propre piège.

Elle a choisi une vie conformiste. Elle fait tout pour coller à cette image acceptable par la société.

En ce donnant corps et âme à son enfant, il se crée forcément une relation fusionnelle. Elle est à un moment clé, où son fils va se détacher d’elle, elle souffre par anticipation.

Lorsque j’ai commencé ce roman je venais de fermer « Phalène fantôme » de Michèle Forbes. Certains sujets se recoupaient comme la passion de jeunesse. Dans les deux cas le passé refaisait surface mais de façon bien différente. Elles avaient mis leur vie entre parenthèse pour continuer à vivre. La grande différence c’est que les conséquences des choix d’une femme des années 50 et des années 2000 sont bien différents.

Dans « une évidence » Saint Malo est comme un personnage de l’histoire. J’ai trouvé malin que Noé soit si attiré par cette ville à travers un roman … ça donne un côté prémonition. En même temps, on ne peut pas s’empêcher de penser à l’arche de Noé et de là faire le lien avec la mer. Eh oui de la mère à la mer il n’y a qu’un pas ! Prendre le large, couper les amarres, couper le cordon ombilical… renaître.

Je n’ai jamais lu « ses messieurs de Saint Malo » de Bernard Simiot  il me semble que je dois avoir un exemplaire perdu dans ma bibliothèque… un jour peut-être !

Un roman  qui se lit d’une traite un week-end dans mon cas … sans être larmoyant âmes sensibles prévoyez un kleenex car il y a des scènes touchantes.

Je remercie les Editions Michel Lafon pour leur confiance.

Qui en parle ?

Jangelis

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Article précédemment publié sur Canalblog

     

Les oscillations du cœur

Anne Idoux-Thivet

Éditions Michel Lafon, janv. 2019, 334 p., 17,95 €

Mes lectures Éditions Michel Lafon

4e de couv. :

Discrète et fleur bleue, la Japonaise Aiko Ishikawa est une designer textile talentueuse. Veuf inconsolable, l’écrivain Jean-Marc Poulain se définit lui-même comme une « ancienne gloire de la littérature ». Quant à la déroutante Angélique Meunier, elle est mathématicienne au CNRS. Que peuvent bien avoir en commun ces trois personnages ? En apparence rien, sauf peut-être leur amour pour de curieux petits jouets vintage appelés culbutos.
Par hasard, ils découvrent que certains de ces joujoux renferment de mystérieux messages « Le phare m’appelle », « Les amants sont des âmes sœurs », « Demain je pars »… Lié par cette étrange trouvaille, l’étonnant trio parviendra-t-il à percer cette singulière énigme ? Une chasse au trésor à la poursuite de deux amants.

Ma chronique :

Je vous ai parlé voici un an du premier roman d’ Anne Idoux-Thivet « L’atelier des souvenirs » que j’avais beaucoup aimé. J’étais donc curieuse de voir ce que serait son prochain roman. J’ai retrouvé ce que j’aimais dans l’univers de cette autrice et sa façon de le mettre en scène et de le raconter.

On retrouve des personnages et des thématiques qui lui sont propre. Bien que différent du premier on se dit qu’il y a des clins d’œil et des passerelles qui se font entre ses romans, j’ai hâte de voir comment cet aspect de l’écriture va évoluer au fil des livres.

La mémoire, les souvenirs et le passé… les personnages ici ne sont pas vieux, le trio central a moins de 50 ans, mais ils ont un lien fort avec des gens plus âgés. Que ce soit Aïko et ses souvenirs liés à sa grand-mère et Claudine Casserole dont elles sont fans (variété souvent décriée jugée ringarde mais dont tout le monde connait les refrains), Jean-Marc qui fait vieux et ringard à force de se forger un personnage ou encore cette quête qui les ramène aux années 70, c’est vers des personnes plus âgées qu’elles vont tourner leur regard. Sans parler de la passion pour les culbutos des années 70.

La famille avec ses fonctionnements internes qui lui sont propres, les secrets de famille, le monde de l’enfance qui marque à vie, l’hérédité… vous trouvez toute la gamme et plus encore.

Des personnages atypiques qui détonnent dans le paysage, je vais vous parler des trois personnages centraux. Un des personnages est différent par la culture, l’autre par la nature et l’autre par choix, chacun avec sa singularité. Ils sont enfermés dans leur solitude, leur passion monomaniaque. Aïko jeune japonaise qui est en décalage avec la société française de par sa culture, elle a heureusement son métier de designer qui lui permet de vivre dans sa bulle. Ce qui ne l’empêche pas de vivre avec son temps avec les réseaux sociaux et autre. Angélique, autiste trentenaire, qui a trouvé son équilibre grâce au monde des mathématiques et une famille aimante. Jean-Marc veuf récent qui se complaît dans son rôle d’écrivain « has been » et qui a du mal à vivre avec son temps.

Ce qui m’a plu dans ce roman, et ce qui me plaît en général dans la fiction, c’est le fait que des gens qui n’aurait jamais dû se rencontrer, pour des raisons géographiques ou de milieux sociaux ou de mode de vie, vont se retrouvés souder par une même quête. Cette quête un prétexte, ils sont à un moment de leur vie où ils doivent changer leur mode de vie, qu’ils en aient conscience ou pas.

L’idée de nouveau départ, de savoir saisir l’opportunité d’une deuxième chance est la base de cette histoire, ça ne peut pas continuer comme c’était. Les personnages ne sont pas tendres envers eux-mêmes, on va les voir évoluer au fur et à mesure qu’ils vivent de nouvelles aventures.

Il y a beaucoup d’humour, et l’idée de rire avec les personnages et non d’eux, ils ont un côté caricatural et en même temps si crédibles.  Des road trip très particuliers. Des scènes qui frôlent le surréalisme et des réparties brut de décoffrage. Une façon délicate de parler de handicap invisible comme l’autisme mais aussi face à la vie et à la société.

D’un premier abord on prend de la distance avec ces personnages et puis plus on les connaît plus on s’y attache… comme les gens dans la vrai vie finalement dès qu’on dépasse les apparences et les à priori.

Un joli feel good qui nous parle aussi du monde des passionnés et des collectionneurs qui ont tous un petit grain de folie (je sais de quoi je parle !) à des degrés différents qu’ils essaient de partager et de communiquer aux autres ! J’ai appris encore des mots et des collections !

C’est un roman dont on a envie de commenter beaucoup de scènes… ce que je ne ferais pas ici pour vous laisser le découvrir !

Un roman que vous ne pouvez plus lâcher une fois commencé ! Je vous le conseille pour un week-end ou des jours de pause…

Je remercie les éditions Michel Lafon pour leur confiance.

 Qui en parle ?

Jangélis

Voir aussi : « L’atelier des souvenirs »

Article précédemment publié sur Canalblog

L’île des disparus. Tome 2 : le secret du brouillard

Camilla & Viveca Sten

Trad. : Marina Heide

Michel Lafon, février 2019, 361 p., 16,95 €

Mes lectures Michel Lafon

4e de couv. :

Le printemps est là, et pourtant, un épais brouillard a envahi l’archipel suédois. D’après la légende ancestrale, cette brume opaque annonce de terribles événements. Bientôt, elle va noyer les navigateurs et perturber les signaux des GPS, troublant l’équilibre de l’île.

Changelin parmi les humains, la jeune Tuva tente par tous les moyens de découvrir la vérité, sur elle-même et sur le danger qui menace sa terre natale. Aux côtés de son meilleur ami Rasmus, et de Maria, sa fidèle alliée mara, la jeune fille comprend qu’une créature mythique offensée par les hommes s’est réveillée sous la forme de ce brouillard. Le peuple des océans dont elle pensait être la seule survivante est loin d’avoir dit son dernier mot.

Ma chronique :

Attention c’est un tome 2 et je ne m’imagine pas commencer cette trilogie par le milieu. Les autrices fond bien des rappels sur le précédent tome, ce qui est utile quand vous l’avez lu il y a un an.

Ce tome 2 je l’attendais avec impatience et maintenant c’est le tome 3. C’est de la littérature jeunesse mais en tant qu’adulte j’ai pris grand plaisir à continuer l’exploration de « ce peuple ancien », « ce peuple de l’océan ». On ne peut plus le lâcher dès qu’on l’a entre les mains.

C’est un roman à la première personne, il s’agit de Tuva, On est au plus près de la pensée et de l’action. On « entend » tout ce qui se passe dans sa tête. On ressent ses souffrances et ses luttes entre les deux mondes.

On retrouve notre jeune héroïne cette adolescente pas comme les autres, dont la vie fut bouleversée par les événements du premier tome. Elle sait qu’elle n’est pas humaine mais elle est en quête de ce qu’implique être un « changelin ». Tenue à l’écart des légendes de la mer elle est un peu perdue. Nous avons toute la thématique qui pourrait convenir à toute adoption mais avec un petit truc en plus.

Seule et rejetée avant même de connaître ses origines elle a peu de soutien. Elle ne regarde plus les gens de la même façon. Leur superstitions et leur peur de l’étrange ne joue pas en sa faveur. Cette quête de son identité et de son essence va nous permettre de découvrir des créatures du « folklore nordique », comme le « draugr » par exemple. Le côté effrayant de ces morts vivants donne le frisson. Cet élément se rajoute aux autres autour de « entre deux mondes » Alors attention à qui vous le conseillez !

Tuva fille de l’eau va-t-elle découvrir d’où provient ce brouillard surnaturel qui veut tuer des humains. Sur qui va-t-elle s’appuyer cette fois –ci ? Les réactions des parents sont assez troublantes et en même temps cela donne à Tuva pleinement le premier rôle de cette aventure.

On va  suivre Tuva pas à pas, jour après jour. Les différentes parties du roman représentent une journée. Cela donne le rythme.

La thématique autour de l’écologie est au cœur de cette trilogie et c’est clairement indiqué, on retrouve en fin de volume des faits concrets (comme dans le tome 1).

L’écriture à deux mains mère-fille donne un joli résultat et c’est avec impatience que j’attends la suite et fin de cette trilogie.

J’adore la couverture de ce tome elle rappelle vaguement celle du premier tome avec une autre position pour notre jeune héroïne. Elle sortait de la grotte et comme une nouvelle naissance, tandis qu’ici elle est sur une barque au milieu du brouillard dans tous les sens de l’expression.

Vous l’aurez compris c’est un nouveau coup de cœur.

Je remercie les Éditions Michel Lafon pour leur confiance.

lafon
kokeshi coup de coeur

Qui en parle ?

Jangélis

Vous pouvez lire mon avis sur le tome 1 sur ce blog :

île disparus 1

Article précédemment publié sur Canalblog

Le Cercle de Caïn

Sophia Raymond

Éditions Michel Lafon, 2018, 351 p., 17, 95 €

Mes lectures Michel Lafon

4e de couv. :

Une journaliste baroudeuse en pleine débâcle professionnelle et affective.

Un corps qui réapparaît, miraculeusement conservé, 5 000 ans après une mort peu naturelle.

Et L’Enfer de Dante…

Clara Fischer, en flairant le scoop qui doit relancer sa carrière de grand reporter, n’a-t-elle pas sous-estimé le danger menaçant ceux qui approchent de trop près la momie des glaces ?

Anecdote de lectrice :

C’est un livre dont le titre, la couverture et le pitch mon plu. J’ai été ravie de le recevoir en ce début d’année. Je venais de lire un roman avec une journaliste qui par son enquête se mettait en danger et son entourage et voici qu’un thriller me proposait un journaliste qui tombe sur un scoop. Là s’arrêtent les similitudes… vous verrez dans quelques jours une chronique d’un autre livre qui aura un lien avec ce roman à savoir une malédiction…

Ma Chronique :

Je trouve que la couverture de ce livre est magnifique et si représentative de l’ambiance.

C’est un roman qui se passe à deux époques, aujourd’hui et un an auparavant. On va dire que la scène originelle a eu lieu l’année précédente. On a donc une certaine distance avec les faits et Clara va devoir se baser sur des rapports écrits par d’autres et des informations indirectes.

Sophie Raymond revient sans cesse sur cette originelle en changeant les points de vue, en convoquant les témoins. Grâce à cela on voit presque ce dessiner une scène en 4D. A chaque nouvelle façon de raconter l’histoire Clara avec son regard de journaliste décèle de nouveaux petits détails à chaque fois. Elle point le doigt sur des différences, des ajouts. Cela renforce l’idée de Cercle.

Ce que je trouve intéressant en ce qui concerne les personnages c’est le fait que la plupart sont absents et pourtant de part les témoignages qu’ils ont laissé ils sont vivant et participent à l’intrigue. Les personnages actuels vivent avec leur conscience et parfois leur culpabilité et donc avec encore une interprétation des faits. Avec les témoignages ont n’a plus ces préoccupations. Cela crée aussi une dynamique dans la narration, c’est du moins ce que j’ai ressenti.

C’est une lecture prenante avec des scènes troublantes, par exemple des selfies indélicats, des morts étranges. On va suivre les progrès de l’enquête de Clara Fischer avec ses questionnements, ses doutes… Clara est femme tenace qui a été injustement mise au placard.

L’intrigue est basé sur la malédiction à l’instar de celle de Toutankhamon, il y a tout un chapitre consacré à ce sujet pour ceux qui ne la connaîtrai pas, ce qui donne lieu à une jolie interview d’un septique. Le manque de respect envers la dépouille des participants à cette découverte est assez dérangeant. C’est fou comme cette trouvaille fait ressortir les mauvais côté des gens et leur besoin de flatter leur ego.

Il y a toute une thématique autour de l’ascension et de la chute. Cela donne une image comme les montagnes quand on les dessine. Clara est au plus bas et cette affaire va la propulser dans phase ascensionnelle. Les participant après l’ascension vers la découverte vont chuter etc…

Je ne voudrais pas trop déflorer l’intrigue alors je vous laisse la découvrir… car j’ai pris grand plaisir à suivre Clara Fisher !

J’ai lu ce roman alors que le climat était plutôt froid alors cela a rajouté une petite touche glaçante.

Je remercie les Éditions Michel Lafon pour leur confiance. Et une nouvelle année qui débute avec une belle lecture !

Article précédemment publié sur Canalblog

Sky Mundy et les dinosaures. Tome 2 Nom de code : Déluge

Laura Martin

Trad. (usa) Eric Betsch

Éditions Michel Lafon, juin 2018, 361 p., 14,95 €

Mes lectures Michel Lafon

Chronique Jeunesse du mercredidi

4e de couv. :

La semaine dernière : Sky a trouvé les indices laissés par son père, disparu depuis cinq ans, et a quitté le bunker souterrain qui protège les derniers humains des dinosaures régnant à la surface. Guidée par la carte de son père, et accompagnée de son meilleur ami Shaun, elle a pris la route du lac Michigan, dans l’espoir de sauver l’humanité.

Aujourd’hui : Après avoir échappé de justesse aux dinosaures qui veulent la dévorer et aux soldats qui la poursuivent pour s’emparer de sa carte, Sky s’est fait de nouveaux alliés et arrive enfin au lac. Elle y découvre un secret enfoui sous les eaux depuis des années… Peu à peu, la jeune fille apprend la teneur de la véritable mission de son père, et comprend pourquoi et contre qui il s’est battu.

Demain : Connaissant désormais l’effroyable vérité, Sky et ses amis pourront-ils sauver la planète de ceux-là mêmes qui avaient juré de la préserver ?

Mon Billet :

J’ai découvert le tome 1 de Sky Mundy et je suis tout de suite entré dans cet univers, avec ces adolescents qui découvrent que les adultes mentent et manipulent les gens. Ils vont chercher une autre vérité.

On reprend dans le tome deux l’histoire où on l’avait laissée. Je vous conseille donc de lire les deux tomes à la suite parce que le cliffhanger du tome 1 laisse le lecteur  dans l’attente de la suite.

C’est un diptyque, le tome 2 est vraiment une conclusion de cette histoire. La fin laisse entrevoir un avenir, mais je ne pense pas que cela pourrait devenir une série.

La narratrice « je » est Sky Mundy une gamine de douze ans. C’est elle qui est à l’origine de cette quête. On va vivre avec elle les émotions les pus intimes. Par des dialogues on va découvrir les aventures des autres lorsqu’elle n’est pas présente, mais on effleurera simplement les émotions. Il y a une certaine pudeur, pas de commentaires sur des larmes qui coulent, des tremblements etc. pas besoin.

Dans le tome 1, nous étions partis du bunker, où les habitants vivaient sous terre, puis on a découvert des habitants de l’air entre autre dans les arbres. Dans ce tome 2, comme le laisse présager le titre,  on va rejoindre un nouvel élément : l’eau. Le lac Michigan, au fond… qui dit « eau » dit aussi d’autres animaux (je n’en dis pas plus !). Le feu on le trouvera au milieu des explosions et des tirs en tous genres.

Le lecteur va aller d’un rebondissement à un autre. D’une émotion forte à une autre émotion forte, l’adrénaline ne descendra pas avant la fin ! ça va plaire au jeune public, en tout cas moi cela ma plu (ok ado je lisais les « six compagnons »). Les amateurs de dinosaures ne vont pas s’ennuyer !

Les adolescents vont montrer leur vaillance, leur ingéniosité et leur amitié.

On découvrira aussi les utopies de chaque groupe d’adultes. Les trahisons, les guerres de pouvoir. Des idées opposées, ou complémentaires, des compromis possibles pour un avenir possible pour les générations futures.

C’est un roman d’aventure palpitante où l’action et l’émotion viendront s’associer aux découvertes sur l’équilibre de l’écosystème.  Les adolescents vont devoir se poser des questions sur le monde qu’ils veulent pour demain. C’est dynamique dans l’écriture et dans les rebondissements.

A la fin du Diptyque tout n’est pas résolu car seul le temps pourra dire ce qu’il adviendra mais tous les adultes et enfants vont devoir apprendre à vivre autrement lorsqu’on leur aura ouvert les yeux. Il faudra qu’ils fassent  la part des choses entre la réalité et ce qu’on leur a inculqué.

Ma chronique pourrait laisser supposer que c’est un roman noir. Oui les sujets traités sont lourds mais il y a pas mal d’humour et de situations rocambolesques pour ne pas complètement plomber le moral du lecteur. Il y a des petites piques, des réparties acérées, des taquineries…

Le titre (en français) et les sujets nous rappellent le côté Dieu créateur (ancien testament) et l’Homme qui veut devenir créateur (eugénisme)

Je remercie les Éditions Michel Lafon qui m’ont fait découvrir ces deux romans.

Article précédemment publié sur Canalblog

Alfie Bloom et l’héritage du druide T.1

Gabrielle Kent

Trad de l’anglais Cyril Laumonier

Éditions Michel Lafon, 2015, 302 p. ,14,95€

Les Tomes 1 et 2 sont déjà en poche !

Trilogie Alfie Bloom

Chronique jeunesse du mercredi

Alfie Bloom 1

4e de couv. :

Alfie Bloom est un garçon ordinaire, jusqu’au jour où il reçoit un cadeau extraordinaire : le château de Hexbridge ! Un endroit mystérieux où même les peaux d’ours peuvent voler tenu par un majordome aux pouvoirs étranges.
Le garçon y découvre bientôt qu’il est l’unique gardien d’une magie vieille de plusieurs siècles. Avec l’aide de ses cousins, il devra tout faire pour apprendre à la contrôler et à la protéger des forces obscures qui veulent s’en emparer.

Réveillez la magie

Mon billet :

J’ai découvert cette trilogie en commençant par le tome 2. J’avais été un peu frustrée de ne pas avoir lu le tome 1 avant, ensuite j’ai eu aussi le tome 3 en partenariat et c’était déjà mieux, mais il y a avait un manque. J’ai envie pu assouvir mon désir en achetant ce tome 1 ! Sitôt acheté sitôt lu, il n’est pas passé par la case PAL !

Je vais essayer d’écrire ma chronique pour les personnes qui n’ont pas encore commencé la trilogie et ensuite je vous parlerais de mes impressions par rapport à la trilogie.

Dans ce premier tome on va retrouver tous les éléments qui font partie de la mise en place des événements.

Ce que j’ai c’est découvrir un garçon très sympathique qui restera gentil malgré tout ce qui va lui arriver. Il y a beaucoup d’amour dans cette histoire.

On découvre donc un gamin qui termine l’école primaire qui n’a qu’une amie, il a le rôle du souffre douleur. Il vit seul avec son père, sa mère est décédée. Son père est un « Géo Trouvetou », un doux rêveur qui aime son fils, il a un côté rationnel du scientifique et le côté rêveur de l’inventeur fauché. Lorsqu’on leur propose d’aller vivre un château avec des revenus suffisants… rien ne les retient en ville.

On se rapproche de la famille de sa mère avec qui ils ont de bonnes relations. Leur situation financière ils vont l’utiliser à bon escient. Mais Alfie va vite découvrir la contrepartie de cet héritage. Il va vivre des choses extraordinaires, il va devoir faire des choix entre le bien et le mal.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans cette série ados c’est qu’il va former un petit groupe solidaire, car l’union fait la force. Il y Amy de la ville sa meilleure amie, elle sera présente ponctuellement mais elle offre aussi une autre perspective et elle connaît une partie de la vie d’Alfie. Côté village il est secondé par son cousin Robin (la tête) et sa cousine Madeleine (l’action), ils sont jumeaux et très complémentaires.  Jimmy et Holly sont en renfort derrière, ils sont au courant de moins de secrets.

On découvre aussi tous ceux qui sont liés au Château de Hexbridge et l’objet des convoitises. C’est la part de magie. Il est sensé découvrir tout en son temps mais les événements feront qu’il va en découvrir certains malgré lui.

L’espace géographique et temporel est bien exposé avec tout un ensemble de secrets, de non-dits, de cachettes, d’énigme.

On retrouve les lieux qui vont partie du quotidien des adolescents : la maison (la famille, la protection et le réconfort), l’école (les copains et les contraintes) et les lieux extérieurs (amis et plaisirs et/ ou dangers). Donc les jeunes lecteurs pourront facilement s’identifier.

Ce que j’aime dans ce tome c’est qu’en dehors du socle fondateur de la trilogie, on va vivre une aventure totale avec un début et une fin. Il reste suffisamment de secrets pour avoir envie de poursuivre l’aventure avec tous se personnages.

Il y a dans ce premier tome le côté « roman de formation » puisque les personnages vont apprendre des choses, apprendre à penser par eux même, apprendre à faire des choix qui auront des conséquences sur leur vie future.

La thématique de l’amitié et très importante pour souder le groupe et déjouer les plans machiavéliques des ennemies jurées d’Alfie.

C’est un roman sur la quête de l’identité, qui sommes nous et d’où venons nous ? Alfie va jusqu’à découvrir des informations sur sa naissance. Ce sont des questionnements que tous les enfants se posent pour pouvoir se projeter dans l’avenir. Il va aussi changer son nom d’Alfred il va insister pour être Alfie, ce n’est pas anodin cette affirmation de soi.

C’est un roman qui fait appel à l’imaginaire et à une certaine attirance pour l’aventure.

J’ai adoré me replonger dans l’univers d’Alfie Bloom. Ce que j’ai noté c’est que ce premier tome donne une vue d’ensemble de la trilogie. Gabrielle Kent avait déjà mis en place des éléments qui n’auront leur véritable portée dans les deux tomes suivants.

A la question : est-ce gênant de lire le tome 1 après les deux autres tomes ? Oui et non. Oui car on sait certaines choses racontées dans les autres tomes pour le lecteur puisse se raccrocher à des souvenirs puisque les trois tomes sont sortis entre 2015 et 2017. Donc l’effet de surprise n’y est plus entièrement. Cependant le lecteur qui sait déjà des choses est aussi très content d’en savoir plus que les personnages. Certains faits qui pourraient être secondaires on voit qu’ici ils sont principaux. Même si on connaît certaines scènes c’est un peut comme lorsqu’on regarde une bande annonce d’un film, on n’a pas tout le cheminement et tous les détails.

Si j’ai bien compris c’est une trilogie alors lire un livre quand on sait qu’un cycle est fini c’est un peu la cerise sur le gâteau quand on a tout mangé !

Cependant malgré ces côtés positifs je vous conseille vraiment de suivre l’ordre autant que possible car il y a  une véritable progression dans l’évolution des personnages.

J’ai aussi apprécié la continuité dans les magnifiques couvertures.

A la question est ce dans la veine des Harry Potter, je vais me mettre du monde à dos, je préfère ce style là beaucoup plus jeunesse et moins sombre. Il y a plus le côté aventure même s’il y a des complots. Si on fait abstraction du côté magique on est dans la veine du clan des  5. Il est dans la catégorie 9-12 ans.

Je suis triste de quitter Alfie Bloom et les autres personnages…

Même si ce n’est pas un partenariat je remercie les Éditions Michel Lafon qui sont à l’origine de cette découverte.

Article précédemment publié sur Canalblog

Le pays des contes : Tome 6 La collision des mondes

Chris Colfer

Trad. Cyril Laumonier

Éditions Michel Lafon, 24 mai  2018 ,331 p., 16,95 €

Mes lectures Michel Lafon

4e de couv. :

Alex a disparu ! Pire, le sortilège de la sorcière Morina l’a transformée en enchanteresse maléfique. Cela ne pouvait tomber plus mal, car la brèche entre le Pays des contes et notre monde est désormais ouverte : héros comme vilains peuvent passer de l’un à l’autre selon leur bon vouloir.

Alors que New York découvre avec stupeur l’existence de la magie, Conner, aidé de Rouge, Boucle d’or, Jack et de son armée littéraire, doit à tout prix libérer sa sœur. Car seuls les jumeaux peuvent affronter la plus grande menace qui ait jamais existé. Une menace qui plane de toute sa noirceur sur l’ensemble les mondes…

L’affrontement final

Mon billet :

Ce tome clôt la série « Le pays des contes », enfin c’est ce que je ressens. Ce n’est pas mon préféré mais il était nécessaire pour conclure toutes les pistes ouvertes au cours des précédents romans. J’ai dévoré ce roman. Plus je me replonge dans ce roman pour écrire cette chronique plus je me rends compte de la somme de détails qui me reviennent en mémoire et plus cela confirme que cette série m’aura marquée.

Ce roman est très particulier par rapport au reste de la série, on est un peu moins dans les contes traditionnels du départ. Ce qui est la suite logique des romans précédents. Cela permet aussi une ouverture vers un autre futur. La fin qui est vraiment une fin pour moi laisse pourtant le lecteur envisager d’autres possibles…

On retrouve les  jeunes héros des deux mondes  tels qu’on les avait laissés dans le tome 5, c’est-à-dire dans des situations plus ou moins critiques. Chaque groupe va avoir un rôle à jouer et telles des pièces d’un puzzle géant on va arriver au tableau final. Actions et combats sont les maitres mots.

L’introduction dans le tome précédent des écrits de Conner et l’élargissement à la littérature autre que les contes, cela donne une plus grande ouverture.

Nous avons droit à toute la palette d’émotion la colère, la jalousie, la haine… engendreront la tristesse, la douleur et l’angoisse mais heureusement la tendresse et l’amour vont contrebalancer la souffrance, on va aller vers l’entraide, la bienveillance et l’accompagnement vers l’autre  pour lui permettre de retrouver l’estime de soit et le pardon…. Donc l’apaisement.

L’humour est toujours là pour dédramatiser. L’autodérision rend les personnages encore plus sympathiques. Cela donne aussi des scènes très drôles même dans les moments les plus inattendus.

Les personnages sont égaux à eux même s’ils ont évolué il y a des traits de caractères qui ne changent pas ! Nous avons en effet une galerie de portraits de personnages aux caractères biens trempés.

On retrouve dans ce tome la thématique du temps qui est marqué notamment par le fait qu’au commencement  on découvre Conner qui fête ses 80 ans… puis on retrouve nos jumeaux à 16 ans… sans parler des théories sur les différents temps selon les mondes aux différentes époques etc.

Je me demande ce que Chris Colfer nous concocte après cette magnifique série jeunesse.

Je remercie les Éditions Michel Lafon pour leur confiance et m’avoir permis de lire toute la série.

pays des contes 1
pays des contes 2
pays des contes 3
pays des contes 4
pays des contes 5

 QUI EN PARLE ?

JANGELIS

Article précédemment publié sur Canalblog

Ready Player one

Ernest Cline

Éditions Michel Lafon, mars 2018, 407 p., 17,95 €

Mes lectures Michel Lafon

ready player one

4e de couv. :

2045. La réalité est devenue insoutenable. Les rares moments pendant lesquels  Wade Watts se sent vraiment exister sont ceux où il est connecté à l’Oasis, un vaste monde virtuel dans lequel la majeure partie de l’humanité passe son temps.

Quand l’excentrique créateur de l’Oasis meurt, il laisse derrière lui une suite d’énigmes complexes inspirées par son obsession pour la pop culture des décennies passées. Le premier à les résoudre deviendra l’héritier de on immense fortune et surtout, contrôlera l’Oasis.

Wade résout la première énigme. Il est soudain assiégé de rivaux qui tueraient pour accéder au trésor. La course est lancée. Une seule façon d’y survivre : la gagner.

Mon jeton :

Depuis quelques temps, je me retrouve plongée dans les années 80 à travers plusieurs lectures. Qui aurait cru que dans un roman qui se déroule en 2045 il serait encore questions de ces années là ?

Dans ce roman  il est fait mention d’une kyrielle de références culturelles que ce soit au niveau des jeux (de tous types), des films, de la musique, sans parler de tout ce qui touche à la technologie autour de l’informatique.

Tout cela m’a permis de faire travailler ma mémoire et bien sur éveillé mes souvenirs d’ados. Beaucoup de ces références restent vagues ou inconnues car cela ne faisait pas partie de ma vie. J’ai souris en me rappelant que j’ai programmé en basic avec des profs qui en savaient à peine plus que nous, oui j’ai connus les enregistrements sur cassette analogique, etc. J’étais très attirée mais voilà j’étais nulle en math… Bon revenons à l’histoire…

Le monde qui nous est proposé est bien sombre, si lointain et si proche à la fois. Le roman est divisé en trois parties de taille différente. La première phase est une lente (tout est relatif) en place des personnages et des événements. Chaque partie est une étape dans la quête de l’œuf de pâques de Halliday. Les deux autres étapes sont plus courtes, il y a une accélération vers la résolution des énigmes.

Nouvelle digression le concepteur s’appelle J. Halliday… non pas Johnny Halliday mais James !

Au fur et à mesure que l’histoire progresse on se rend compte que l’Oasis, ce monde virtuel prend de plus en plus de place dans la vie de Wade, le narrateur, même lui s’en rend compte. Il est pris dans une spirale. Au fur et à mesure les enjeux de la quête changent.

Le bien et le mal vont s’affronter et ce qui commence par des provocations et des escarmouche devient très vite une question de vie et de mort pour les principaux protagonistes et la planète.

On va suivre notre héros dans ses succès, dans les dangers qui le menacent, dans ses mésaventures sentimentales, etc.

Il n’y a pas de place pour l’amitié ou l’amour dans cette quête. Pourtant Wade a gardé une part d’humanité qui le poussent à chercher a tisser des liens avec certains chassoeufs. Va-t-il perdre son âme ? Va-t-il s’égarer ?

On découvre un monde éclaté en mille éclats de miroirs. Visuellement on part dans tous les sens (3D oblige) mais au niveau de la narration on suit un seul chemin vers un seul but.

C’est un roman très prenant car on est cœur de l’action. On ne peut évidemment pas trouver les réponses aux énigmes puisqu’on a pas les connaissances nécessaires mais on est au plus près de ce que le héros tente d’accomplir.

La dernière  partie est bien ficelée et on ne lâche plus le livre jusqu’à la conclusion.  Quelle stratégie va-t-il mettre en place ?

Au niveau de la composition on sent la progression vers la résolution de la quête et le chemin intérieur du personnage principal. Les interrogations changent au fur et à mesure qu’il grandit. J’ai aussi beaucoup aimé le travail autour des relations entre les joueurs, avec ses questionnements sur avatar et personnage réel, rencontre ou pas etc. Dans la première partie Wade nous raconte des faits déjà passés alors qu’ensuite on est au présent. Ce changement donne une dynamique différente à la narration.

J’ai bien aimé les petits détails typographiques qui font écho au monde des premiers jeux vidéos.

Il y a bien sûr des petits trucs que le lecteur devine aisément, cependant étant dans un roman d’action avec des héros on joue le jeu et on va avoir le cœur qui bat par moment.

J’ai aussi rit dans certaines scènes car on les visualise bien, notamment avec les références aux Monty Python…

Je ne sais pas si j’irai voir le film dont j’ai vu la bande annonce qui laisse entrevoir un travail graphique magnifique.

Je me souviens que ce roman avait déjà beaucoup fait parlé lors de sa précédente parution en 2013 et qu’il m’avait intrigué… ma curiosité a été comblée.

Je remercie les éditions Michel Lafon pour cette découverte.

lafon

Article précédemment publié sur Canalblog.

L’Atelier des souvenirs

Anne Idoux- Thivet

Éditions Michel Lafon, 2018, 347 p., 17,95 €

Mes lectures Michel Lafon

4e de couv. :

Lorsqu’elle hérite de la maison de sa grand-mère dans la Meuse, Alice décide de quitter sa vie de thésarde parisienne qui ne mène nulle part et de s’installer à la campagne. Elle se lance alors dans l’animation d’ateliers d’écriture dans deux maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Élisabeth, Georges, Lucien… les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres.

Au fil des séances d’écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé et s’attachent à la jeune femme, dont ils devinent la solitude. Bien décidés à lui redonner le sourire, la joyeuse bande de seniors se donne pour mission de l’aider à trouver l’amour !

Mon avis :

J’ai choisi ce roman pour le titre et parce qu’ il entre dans au moins trois des catégories que j’aime bien en ce moment.

C’est un feel good,  c’est a dire ses roman doudou qui font du bien au moral et qui sont basés sur des valeurs positives et l’amélioration de son estime de soi et des relations à l’autre. On nous parle de problèmes quotidiens de gens « ordinaires » : solitude, estime de soi, trouver sa place dans la société et un travail valorisant du côté de ses jeunes gens qui sont dans les premières années de la vie active. Pour les personnes très âgées (+80 ans) on a comment envisager les années qu’il leur reste à vivre, se contenter du passé et du présent ou parler aussi d’avenir dans les projets de vie dans cet isolement du veuvage et de la coupure avec le quotidien de la société.

Ce roman met en scène des personnes très âgées sorties de leur contexte familial. On ne voit pas les réalités de la majorité des EPAHD. On va dire que c’est la vision partielle. On voit ces personnes là à un moment donné. On ne voit pas comment leur famille les ont perçu pendant leur jeunesse. On a leur point de vu dans leur rétroviseur personnel. Et il n’entre en aucun moment l’idée de culpabiliser les familles.

La troisième catégorie dans laquelle j’inclus ce roman, c’est celui  du bien être apporté par la lecture et l’écriture. Ce roman effleure les problèmes de ses personnes âgées : problèmes de vue, de motricité, de mémoire et du laisser aller.

On va donc suivre les aventures d’une dizaine de retraités sur deux maisons de retraites et de trois jeunes gens qui travaillent avec eux. Il va y avoir une partie sur les relations intergénérationnelles avec madame le maire (comme elle veut qu’on l’appelle) qui va jouer à la fée marraine.

Ce roman est intéressant car il y a plusieurs niveaux de lecture. Anne Idoux-Thivet va faire une excellent travail d’écriture en nous proposant de la narration, de la poésie, de la correspondance, du journal intime, des collages etc. à travers se quelle fait vivre à ses personnages. Ce qui compte c’est s’exprimer.

Le fait que les personnages n’aient  pas d’implication émotionnelle n’étant pas de la famille permet une certaine bienveillance et une distance. Il y a un cas où la fille est présente et ce n’est pas le même rapport à la personne. J’ai adoré à deux ou trois reprises un membre de la famille est mis à contribution, inversion du rôle puisque ce sont les aînés qui demandent aux plus jeunes.

J’ai eu peur au début d’avoir un exercice et les dix copies à chaque fois. Mais ce  n’est pas le propos de ce roman, ce n’est pas  un cahier d’exercice avec des exemples corrigés ! Les différents genres littéraires mis en œuvre sont sensés représentés plusieurs personnalité et personne. C’est très crédible dans la mesure ou les participants on eu une certaine vie ou l’écrit à eu son importance, en même temps on ne voit pas vraiment les brouillons. L’autrice nous donne les références de deux expériences en fin de volume pour ceux qui voudraient aller plus loin chez eux.

C’est très intéressant car à travers tous ces écrits ce sont les portraits des différents personnages que l’on découvre, leurs pensées, leur passé et ce qu’ils sont au fond d’eux.

C’est très agréable de voir tout le monde se prendre au jeu et pas seulement  les « petits vieux » et les enfants. Ce travail d’introspection fait aussi avancer l’intrigue qui se joue au présent.

Il y a de la drôlerie avec le « Alice Project » et l’intervention d’éléments extérieurs au niveau mondial.

Je disais dernièrement qu’on avait une émergence de romans avec des « petits vieux » écrits par des jeunes femmes autrices qui les mettent dans des situations cocasses. Des personnages au caractère bien trempé qui n’ont plus rien à perdre donc qui se laissent aller à dire ce qu’ils pensent, souvent c’est l’humour et la tendresse  qui prédominent.  Ici c’est la douceur et la bienveillance qui nous accompagnent  dans des situations parfois douloureuses qui pourraient traitée  de manière plus tristes.

C’est toujours enrichissant de voir tous ses gens qui croient n’avoir rien en commun puisqu’ils ne se connaissaient pas avant  d’intégrer ces structures découvrir qu’ils ne sont pas si différents que cela. Mettre son ego de côté pour se faire de nouveaux amis.

Il y a toutes les trames « amourettes » en toile de fond qui sert de fil rouge. Je vous laisse découvrir …

Le rôle de tous les intervenants et associations est primordiale pour la qualité de vie des personnes âgées.

J’ai pris grand plaisir à lire les péripéties  de tous ces nouveaux amis… Ils me manquent un peu…

Je remercie les Éditions Michel Lafon pour leur confiance. Je suis curieuse de voir ce qu’écrira cette jeune autrice…

Qui en parle ?

Jangelis

Article précédemment publié sur Canalblog