Saga des Cazalet IV Nouveau départ

Elisabeth Jane Howard

Trad. Cécile Arnaud

Éditions de la Table Ronde, octobre 2021, 624 p., 24 €

Mes lectures de la Table Ronde

4e de couv. :Juillet 1945. Deux mois après la fin de la guerre, la famille Cazalet décide de quitter Home Place pour retourner vivre à Londres. Pourtant, si la paix est enfin signée, rien ne sera jamais plus comme avant… Rupert, après cinq ans d’absence, retrouve une Angleterre encore sous le coup des privations et des bouleversements politiques. L’espoir déçu de renouer avec la vie d’avant-guerre semble confirmé par la mort du Brig et par le divorce d’Edward et de Villy. Les plus âgés des enfants Cazalet, désormais adultes, doivent apprendre à composer avec leurs parents dont ils découvrent que les préoccupations ne sont pas si éloignées des leurs. Louise s’ingénue à trouver des échappatoires à la vie conjugale, mais sa tentative de revenir à sa première passion, le théâtre, se solde par un échec. Clary et Polly partagent toujours un appartement à Londres ; Clary est la secrétaire d’un agent littéraire exigeant et tyrannique, tandis que Polly devient assistante dans une entreprise de décoration d’intérieur. Chacune s’efforce de tracer sa voie, entre mésaventures et déconvenues amoureuses. Ami et proche confident, Archie se révèle plus que jamais le dépositaire des secrets de la famille.Nouveau Départ est le tome du difficile renouveau. L’heure est venue pour chacun de surmonter les épreuves passées et de se défaire des inhibitions pour découvrir la vertu de l’aveu.

Mes impressions de lecture :

Lire un roman qui débute plus ou moins avec la date de lecture, voilà qui me plait. Et quand une lecture fait écho à une autre lecture du moment c’est encore plus marquant. Je pense à ma lecture de la saga « le poids des secrets » de Aki Shimazaki qui revient beaucoup sur l’explosion de la bombe de Nagazaki.

Nous retrouvons nos protagonistes en juillet 1945. La force de la narration de Elisabeth Jane Howard c’est de nous plonger directement dans la vie de ses personnages. Ils sont attachants avec leurs failles et leurs questionnements face à la vie quotidienne. Ce que j’aime aussi c’est toutes les parties dialoguées qui permettent des confrontations directes entre les personnages.

J’ai été très touchée par exemple par ce qui arrive à Miss Pearson qui doit quitter son travail qu’elle aime parce qu’elle doit s’occuper de sa mère. Ce qui signifie ne plus avoir de revenu suffisant et de ne plus faire le métier qu’elle aime. Nous allons avoir le point de vue résigné de cette dame, puis le regard du patron compréhensif mais qui perd une collaboratrice efficace et un troisième regard, celui de Rachel qui est très humaniste et qui pense aux conséquences financières pour Miss Pearson. C’est l’illustration de ce que l’on trouve dans ce roman. La vie de la société anglaise avec tous les changements que la guerre a apportés notamment dans la vie des femmes. Rachel cherche une solution.

Avec Rachel il y a d’autres sujets qui sont mis en avant. Une jeune femme célibataire avec une amie très « proche » très féministe et très intime. Et ainsi de suite on va avoir toutes ces vies différentes qui forment ce clan et leur entourage.

Nous avons aussi dans la thématique du vieillissement de la population les grands-parents qui sont de la vieille génération et qui vivent encore avec les vieilles valeurs… avoir plusieurs vastes propriétés, l’entreprise, les employés qui vont avec, alors que la guerre a tout modifié.

Nous avons aussi les sujets politiques qui touchent le pays et donc l’entreprise. Cela nous remet bien dans le contexte de l’époque et le climat social.

Je vous laisse découvrir les nombreux rebondissements qui jalonnent une vie familiale et qui rendent ce tome aussi prenant que les autres qui nous conduisent jusqu’en 1956.

Cet automne paraît le cinquième et dernier tome qui clôturera cette saga familiale.

J’ai hâte de retrouver nos protagonistes.

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance.

Padania blues

Nadia Busato

Trad. : Karine Degliame-O’Keeffe

Éditions de la Table Ronde, 2022, 269 p., 22 €

Mes Lectures de la Table Ronde

4e de couv. :

Barbie travaille au salon Hair&Beauty d’Ogno, petite ville de la vallée du Pô perdue au milieu des champs et des usines, où elle est née et a grandi.
Quand Barbie regarde sa mère, elle lui en veut de baisser la tête et d’accepter sans rien dire le retour de son mari après deux ans d’absence. Quand Barbie regarde son père, elle voit un raté scotché devant les interviews du président de la Ligue du Nord. Quand Barbie traverse la nationale perchée sur ses talons, elle s’imagine assistante d’un présentateur télé, ou mariée à un footballeur. Quand Barbie regarde le photographe avec qui elle a couché, elle voit son ticket d’entrée dans le milieu de la mode. Et quand elle se regarde dans le miroir, elle se rappelle ses ambitions. Elle sait se mettre en valeur et saura obtenir des hommes qu’ils l’amènent là où elle veut arriver : loin d’Ogno. Tout ce qui lui manque, c’est de quoi se payer une belle paire de seins.
Alors, quand Barbie regarde le bidon d’essence qu’elle a entre les mains, elle ne voit pas le drame qui approche : elle voit s’ouvrir la porte de sortie.

Nadia Busato, s’emparant d’un fait divers aussi tragique que déroutant, dresse le portrait d’une jeune femme d’aujourd’hui, dont la vision du bonheur se situe à l’exact opposé de sa réalité.

Mes impressions de lecture :

Nadia Busato nous parle de l’Italie d’aujourd’hui mais on pourrait y voir des jeunes gens de n’importe quel pays du moment qu’ils sont en province et qui rêve d’une autre vie que celle de leur lieu de naissance.

L’aspect politico-économique est très intéressant par que cela met en place la toile de fond de cette région de ltalie.

Il y a Barbie et il y a Maicol, le choix des prénoms est déjà un reflet de l’importance de la TV dans la vie des gens. Le culte de la célébrité…

Le culte du corps aussi lorsque c’est le seul atout qu’ils ont. La quête de la perfection esthétique, le corps comme dont on sert pour atteindre son but, le corps dont se servent les autres… pour assouvir des désirs et comme marche pied vers un autre univers.

Ce roman qui se déroule en 2011 avec l’avènement de la TV réalité en plein marasme économique… On n’est pas encore dans le monde des influenceurs (et écoles d’influenceurs… si si ça existe).

Nadia Busato joue avec l’idée de naïveté, quelque soit leur âge, ses personnages qui connaissent pourtant la triste réalité sont suffisamment naïf pour avoir encore des illusions.

En parlant d’illusion, on est dans le monde des apparences, des trompes l’œil et des faux espoirs. Comme s’il suffisait par exemple qu’on ne nomme pas certains actes de prostitution pour que ce soit moins sordide.

Ce qui m’a attiré mon attention dans ce roman c’est la place des « portes », par exemple les portes que l’on ferme pour que les drames familiaux restent dans la sphère privée alors qu’on sait que c’est déjà sur la place publique, par exemple Thérésa et Fausto. C’est la porte que l’ex-amant claque pour fermer le clapé de l’amant quitté. C’est le portail fermé pour bien marquer les territoires. C’est la porte de la réserve du salon de coiffure que Barbie ferme sur son agresseur, C’est la porte du salon que Maicol ouvre pour découvrir le carnage… c’est la porte que l’on ferme pour simuler une effraction etc.

J’ai bien aimé comment Nadia joue avec le temps. Il y a bien sûr cette sorte de compte à rebours avec un an avant »  « un mois avant » «  une semaine avant », mais il y a aussi dans la construction de la narration. Elle raconte un évènement  en quelques paragraphes, puis elle raconte la suite. Quand elle finit de tricoter son récit hop elle défait tout et reprend en allant chercher plus profondément les tenants et les aboutissants de ce qui s’est passé. C’est surprenant parce qu’on se dit «elle a déjà raconté de truc » à oui mais là c’est plus complexe.

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance.

Challenge #payetonslip

Challenge 15 K #22.Deux papas

Tous tes amis sont là

Alain Dulot

Éditions de la Table Ronde, Collection Vermillon, 13 janv. 2022, 175 p., 16 €

Mes lectures de la Table Ronde

Le 8 janvier 1896, au 39 de la rue Descartes, Paul Verlaine s’éteint, à l’âge de cinquante et un ans. Le 10 janvier au matin, la foule est dense dans le quartier Mouffetard : proches et curieux, rosettes de la Légion d’honneur et guenilles trouées, vieilles barbes et jeunes moustaches, gens de peu et hauts de forme s’écartent pour laisser passer le corbillard. Alain Dulot se joint au cortège pour suivre la dépouille jusqu’au cimetière des Batignolles en s’adressant au prince des poètes. Il évoque sa mère Élisa, ses amis, la société littéraire qui l’entoure, ses amours tumultueuses – avec Mathilde Mauté, Arthur Rimbaud, Philomène Boudin et Eugénie Krantz – teintées de sa faiblesse pour l’absinthe. Et sa passion sans faille pour la poésie, des tavernes à l’hospice, de la prison aux cabarets, jusque sur son lit de mort.

Mes impressions de lecture :

Depuis quelques temps j’ai l’impression que je suis attirée par des romans qui font parler les poètes. Le dernier en date était «La muse ténébreuse de Baudelaire » de  Raphaël Confiant, qui retrace la vie de la muse de Baudelaire et où l’on suit le poète en filigrane.

Je découvre l’écriture d’ Alain Dulot. Dans ce roman il utilise  la deuxième personne du singulier, comme s’il s’adressait à Verlaine lui-même. Par ce procédé il le convoque, il le prend à témoin pour nous raconter la vie du poète. C’est comme s’il était là au moment de l’enterrement et qu’il évoque son passé. Cela donne au récit une vivacité avec des dialogues lorsqu’on est dans l’évocation d’une scène. Les extraits de poèmes avec leur contexte cela donne  vie aux textes, c’est vraiment une autre façon d’aborder une œuvre poétique.

J’ai beaucoup aimé découvrir le poète étudié à l’école dans sa vie d’homme. Je connaissais les grandes lignes mais ici on est vraiment dans la sphère de l’intime, le simple mortel.

On visualise  aussi très bien cette époque à travers les célébrités qui l’entourent. Les funérailles seront l’occasion de rassembler ses plus fidèles amis, comme le dit le titre, mais aussi d’avoir un contexte social et politique. L’épilogue fait même références aux autres titres de la presse.

Les amoureux de Paris auront plaisir à voir évoluer ses ombres du passé au cœur de Paris.

Je m’étonne à chaque fois que je lis des choses sur cette époque de voir comment le chemin de fer reliait les grandes villes. On le voit aller à Bruxelles, dans les Ardennes, à Londres alors qu’à l’époque beaucoup de gens n’étaient pas sortis de leur canton.

C’est un roman à l’image de la vie tumultueuse du poète, avec ses amours multiples, ses problèmes de santé et ses tourments. J’ai pris plaisir à être comme une petite souris qui regarde ce qui se passait autour de Verlaine.

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance et l’auteur pour son roman et sa dédicace.

La commissaire n’aime point les vers

Georges Flipo

Folio,  oct. 2021, 304 p., 8,10 €

Éditions de la Table Ronde, 2011, 300 p.

Dans ma médiathèque il y a…

Cercle littéraire médiathèque

4e de couv. :

Un clochard, sosie de Victor Hugo, assassiné devant l’Académie française ; un sonnet érotique attribué à Charles Baudelaire… comme si la commissaire Viviane Lancier n’avait pas assez de problèmes, entre son ex qui la persécute et ses régimes, qui la martyrisent, sans devoir en plus se soucier de littérature! Heureusement, son nouveau lieutenant, Augustin Monot, aussi ahuri et gaffeur que séduisant et cultivé, finira par motiver la commissaire dans une enquête corsée, pleine de meurtres et de rebondissements…

Mes impressions de lecture :

Je vous vois sourire ceux qui me suivaient. Il y a quelques semaines je vous présentais « La commissaire n’a point l’esprit club » qui était ressorti aussi chez folio. Je râlais un peu parce que j’aime lire les romans dans l’ordre de sortie car l’auteur glisse toujours des références aux tomes précédents. Maintenant que j’ai lu les deux seules enquêtes publiées je râle parce qu’il n’y en a pas d’autre prévue. Ce roman a 10 ans et à l’époque je suis passée à côté, alors merci pour cette réédition qui m’a fait connaître cette terrible commissaire.

J’avais remarqué que le tome précédent me faisait penser à deux romans récents que j’avais lu. Eh bien ce deuxième fait écho à une autre lecture de la rentrée « La muse ténébreuse de Charles Baudelaire ». Voilà que dans cette enquête il y aura des références aux poèmes sulfureux de Charles Baudelaire.

Cette première enquête d’Augustin Monot auprès de la commissaire Viviane Lancier ne va pas se déroulé comme prévue. Si le personnage principal c’est Viviane c’est pourtant Augustin qui sera le plus tenace.

Augustin Monot est un bleu, tout juste sorti de l’école de police il n’a aucune expérience et en plus c’est un littéraire. C’est lui qui va découvrir le clochard agressé et par son intervention va faire rentrer cette affaire dans l’équipe de Viviane. Mais celle-ci n’en veut pas, elle a d’autres chats à fouetter, alors elle le laisse se faire la main sur cette enquête. De temps en temps elle le recadre. Cependant Monot est idéaliste et il va ouvrir une véritable boîte de Pandore et ils vont vite être dépassés par les évènements.

On va avoir des scènes surréalistes, des rebondissements inattendus. Les journaux vont s’en mêler et donc les hauts gradés… jusqu’au ministre.

Augustin va se révélé très communiquant et il va se faire repérer par la « dircom » de la police. Il passe bien à la Tv et il pourrait donner une nouvelle image de la police. Une vrai peste cette Priscilia Smet, elle a les dents longues ! Je réalise que les noms et les prénoms ne sont pas anodins dans cette série. Il va être beaucoup question de communication et Georges Flipo va jouer avec les mots pour notre grand plaisir.

On a donc un contraste physique entre Viviane et Monot, mais aussi dans la façon de fonctionner, elle est négative alors qu’il est positif, elle se prend les pieds dans le tapis alors qui plane au-dessus de tout cela. On a le fameux duo l’expérimentée et le naïf.

On va avoir droit à tous les types de régimes alimentaires, qu’elle essai en vain car il y a toujours une contrariété, une catastrophe qui  la replonge dans les barres de mars. Une belle critique des journaux féminins et du diktat de la minceur.

Si je mets en avant le côté ironique, grotesque et drôle c’est parce que c’est ce qui m’attire dans ce genre d’enquête. L’intrigue policière est intéressante car elle se complexifie au fur et à mesure que les crimes et délits se multiplient. Il va y avoir danger et Viviane et Monot ne vont pas en sortir indemnes.

Ceux qui connaissent Paris vont se régaler à les voir déambuler que ce soit du côté des champs Elysées ou quai Conti, entre autre… Une balade qui n’est pas de tout repos !

Cher monsieur Flipo j’espère que vous allez nous raconter d’autres aventure de Viviane Lancier car j’ai passé un bon moment de détente…

Voir aussi

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

Daddy

Emma Cline

Trad. Jean Esch

Éditions de la Table Ronde, sept 2021, 266 p., 22 €

Mes Lecture de la Table Ronde

Rentrée littéraire 2021

4e de couv. :

Une jeune fille devient la cible de la presse à scandale après avoir été la nounou du fils d’une célébrité. Une adolescente séjourne chez son amie, dans le ranch d’une communauté hippie, et découvre la perversité des premiers jeux sexuels. Un rédacteur en chef lâché par tout son réseau de relations et par sa fiancée tente de devenir le prête-plume d’un self-made-man. Une trentenaire se fait passer pour une ado sur des sites de rencontre. Un père se demande quelle image ont aujourd’hui de lui ses enfants, venus fêter Noël en famille. Un autre, alerté d’un incident dans l’école de son fils, a rendez-vous avec le directeur de l’établissement. Un scénariste divorcé retrouve chez elle sa petite amie dont les addictions cachent un profond mal-être. Un jeune homme qui vit et travaille dans la ferme de son beau-frère se demande quel futur les attend ici, lui, sa femme et leur enfant à naître.
Autant de nouvelles que de décors balayés du regard incisif d’Emma Cline, qui éclaire au passage, d’un rai de lumière implacable, la perversité larvée en chacun de ses personnages, en même temps que leur immense vulnérabilité.

Mes impressions de lecture :

La rentrée littéraire ce ne sont pas que des roman , il y a aussi des nouvelles.

Je vous ai déjà parlé de cette écrivaine et son roman «  Harvey » dans lequel on se retrouve dans la peau d’un producteur de cinéma accusé de « harcèlement sexuel ».

Ne vous laissez pas attendrir par la couleur « rose  » de la couverture. Cet intérieur de voiture n’inspire pas la douceur…

« Daddy » est un recueil de dix nouvelles avec des points communs. Je vous ai déjà parlé de l’une d’elle « Los Angeles » qui  m’a marqué et que j’ai relu en connaissant la fin ce qui n’a pas empêché que j’ai eu une réaction semblable.

Je ne vais pas détailler chaque nouvelle mais vous parler de ce qui ressort de ma lecture. Au bout de trois nouvelles j’ai pensé « il y a quelque chose de pourri dans ce royaume ». Ce recueil a des fils rouges qui créent l’univers littéraire de Emma Cline.

Emma Cline nous parle de l’Amérique d’aujourd’hui, du côté de la côte Ouest et du mirage autour de Hollywood. Des gens riches (ou qui l’on été) et dépravés. Tout semble corrompu dans les relations entre les gens. L’alcool, la drogue et le sexe… Elle joue avec des variantes. Quand je dis qu’elle parle du présent c’est parce qu’elle met en avant les réseaux traditionnel et les réseaux internet. Cela touche le monde du travail scénaristes etc… mais elle n’est pas tendre avec la famille et pointe le doigts sur des relations dysfonctionnelles.

Souvent à la fin des nouvelles d’Emma Cline le personnage principal semble avoir raté le coche. Il y a un aspect désenchanté. La morale n’est pas vraiment sauve à la fin elle ne fait pas dans le happy end. Les pires salauds sont traités comme des perdants et des moins que rien. Il y a des femmes qui ne valent guère mieux, on n’est pas dans le manichéisme homme mauvais et femme victime.

Elle a un langage soutenu mais en même temps elle est direct dans ce qu’elle décrit avec parfois des ellipses.

Chaque nouvelle est très visuelle.

Je remercie les éditions de la Table Ronde de leur confiance.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Les Bourgeois de Calais

Michel Bernard

Éditions de la Table Ronde, 26 août 2021, 197 p., 20€

Mes Lectures de la Table Ronde

Rentrée littéraire 2021

4e de couv. :

Quand Omer Dewavrin entre dans l’atelier d’Auguste Rodin, dédale de formes humaines de pierre et de glaise, il a la certitude d’avoir fait le bon choix. Notaire et maire de Calais, il a confié au sculpteur à la réputation naissante la réalisation d’un monument en hommage à six figures légendaires de la guerre de Cent Ans : les Bourgeois de Calais. Nous sommes en 1884, et Dewavrin ne sait pas encore qu’il s’écoulera dix ans avant que l’artiste, en quête de perfection, se décide à déclarer son travail achevé. La bouleversante chorégraphie de bronze n’existerait pas sans ce bourgeois du XIXe siècle qui, devinant le génie du sculpteur, l’obligea à aller au bout de lui-même et imposa son œuvre en dépit du goût académique et des controverses idéologiques. Sa femme Léontine et lui sont les héros inattendus de cette histoire, roman de la naissance d’une amitié et de la création du chef-d’œuvre qui révolutionna la sculpture.

Mes impressions de lecture :

Je découvre l’écriture de Michel Bernard, on sent qu’il est bien documenté et en même temps il y a toute la par de fiction qui nous donne l’impression de voir les scènes décrites et les pensées des personnages historique.

Je ne me suis jamais posé la question de ce qui se cachait derrière une statue monumentale. Pour moi, il y avait un appel à candidature par un dirigeant, on choisissait, on passait commande, l’atelier de l’artiste exécutait le travail et il livrait … puis pose et inauguration. C’est beaucoup plus complexe que cela puisqu’il y a des humains, de l’argent et le temps. Ce roman va nous faire vivre les coulisses de l’aventure des « Bourgeois de Calais », à commencer par l’histoire de personnages historiques qui allaient être représentés, selon qui la raconte le sens change.

C’était très intéressant de voir le maire de Calais porter ce projet, de voir la confiance qu’il a pour l’œuvre de Rodin. Ce mélange de politique et de négociation pour obtenir l’argent. D’autre part on a Rodin, l’artiste qui doit avancer « de l’argent » pour avoir de quoi proposer une maquette des ébauches, en plus d’imaginer sur le papier. Pour convaincre il faut du concret pour élaborer le projet.

Michel Bernard a su montrer la dichotomie entre l’aspect artistique et l’aspect financier. Il a su mettre en avant l’art de la négociation de l’un et l’art de la création de l’autre.

L’Histoire avec un grand H rattrape le projet lorsque les détracteurs refont sortir le texte de Jules Michelet qui ne présente pas ces fameux Bourgeois sous leur meilleurs jours. Tout est politique dans cette histoire de statue.

Je n’avais pas la notion du temps nécessaire, ou du temps qu’il avait fallu entre le moment de la commande et la livraison. Dix ans, tant de choses peuvent se passer pendant ce laps de temps. Et il va s’en passer des choses…  Je vous laisse les découvrir les multiples rebondissements.

Qui dit temps dit aussi évolution dans les carrières. Rodin lui voit sa notoriété grandir, et Omer Dewavrin perdre son mandat de maire, son argent et sa charge de notaire. Dewavrin et son épouse continuent d’œuvrer avec passion pour l’aboutissement de ce projet. C’est d’ailleurs cette ténacité qui a permis d’avoir les bases documentaires, plus de 150 lettres entre le couple et Rodin.

Paris change, Rodin passe du dépôt des Marbres à son atelier près de Montparnasse, Melle Claudel est aussi dans le paysage de Rodin. Calais change avec la construction du nouveau port. C’est une époque de grands changements.

Ce que j’aime dans ces histoires de rencontres d’hommes de convictions, ce sont leurs prises de position, la confrontation de mondes différents et de points de vue qui révèlent leurs passions. Et puis il y a les femmes dans l’ombre. Mme Dewavrin est pour beaucoup dans cette collaboration, Michel Bernard a su mettre en lumière cette personne.

J’ai beaucoup aimé les passages où l’on voit le regard de Rodin face au paysage, aux mouvements. Justement le mouvement est très présent dans cette histoire que ce soit celui insufflé dans la composition des statues ou de lui des déplacements entre la capitale et cette ville de province, la place du train et autres véhicules et le mouvement des hommes en action pour donner ce groupe de personnages statufiés.

En fin de volume l’auteur a mis quelques lettres des trois acteurs de cette histoire ce qui donne un petit aperçu de ce qui a servi de base d’inspiration et la reproduction de l’œuvre. Que de chemin de la correspondance et autres documents à un roman. Nous, nous savons que le projet à abouti mais il faut se rappeler que les personnages eux ne savent pas si cela réussira… au bout de dix ans !

Vous l’aurez compris j’ai beaucoup apprécié ce roman historique grâce auquel je me suis retrouvé dans un autre temps (pas si lointain) avec un autre rythme de vie.

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance.

Fragiles serments

Molly Keane

Tread. Cécile Arnaud

Éditions de la Table Ronde, coll. La Petite Vermillon, 6 mai 2021, 375 p., 8,90 €

Mes lectures de la Table Ronde

4e de couv. :

Grand jour pour lady Bird : la splendide demeure qu’elle habite avec son époux Julian s’apprête à résonner à nouveau du tumulte d’une famille au grand complet. John, l’amour de sa vie, l’aîné de ses trois enfants, est de retour de ce qu’on s’empressera d’appeler son « voyage à l’étranger  » : un séjour en maison de repos. Pour affronter cet événement, dans une existence largement dévouée à l’entretien du jardin et à la constitution d’une garde robe à faire pâlir les plus coquettes de la capitale, lady Bird peut compter sur Eliza, une vieille amie de la famille. Mais peu à peu le vernis de la paisible haute société anglo-irlandaise se craquelle…

Mes impressions de lecture :

C’est le premier roman de Molly Keane, je connaissais son nom sans rien savoir d’elle. C’est donc une totale découverte. C’est un roman de 1935 donc quand elle parle du rôle des femmes durant la guerre il s’agit de la première guerre mondiale.

Nous sommes en Irlande dans un milieu favorisé, avec ses codes et ses jeux d’apparence. Il y aussi les alliances et autres stratégies pour unir les jeunes gens. Mais voilà que dans la famille Bird le fils aîné vient de faire un séjour dans une clinique privé pour dépression. Son retour déstabilise le fragile équilibre des conventions. C’est une ombre sur l’histoire de la famille.  Ce qui complique une certaine idylle.

Ce qui est troublant au début ce sont les rôles des parents. On les appelle par leurs prénoms et ils ne montrent aucune affection pour leurs trois enfants. Ils sont chacun dans leur « monde », seul leur petite personne les intéresse. Ce sont des gens de devoir, ils ne doivent pas montrer leurs sentiments.

L’arrivée d’une invitée proche de la famille va nous permettre de découvrir la maisonnée par son regard. Elle est là pour gérer ce retour. Elle a un regard extérieur pas toujours tendre.

Molly Keane a un regard acerbe sur la haute bourgeoise. Elle égratigne ses personnages sur les plaies pour ne pas qu’elles cicatrisent. On retrouve cela dans les portraits et dans les situations. Les dialogues ne sont pas en reste. Il y a une grande vivacité d’esprit dans l’écriture de Molly Keane.

John est encore bien fragile et il préfère attaquer pour masquer sa souffrance et son décalage avec la société. Il a pris ses distances.

Molly Keane laisse une place importante pour la jeunesse entre continuité dans les traditions et émancipation.

C’est un grand plaisir de suivre le cheminement de chaque personnage.  J’avoue que Louise m’a particulièrement agacée !

Je suis toujours étonnée que certains sujets soient toujours d’actualité  90 ans après. Notamment sur les femmes et les produits de beauté ou les effets de mode.

Je pense lire d’autres romans de cette écrivaine irlandaise.

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance.

Harvey

Emma Cline

Trad. Jean Esch

Éditions de la Table Ronde, Quai Voltaire, 6 mai 2021, 106 p., 14 €

Mes lectures de la Table Ronde

4e de couv. :

Harvey a mal partout. Le bracelet électronique n’arrange rien, il a les chevilles fragiles et craint de chuter dans l’escalier tapissé de la villa qu’on lui a prêtée. Demain c’en sera fini, il sera disculpé de tout ce qu’on lui a mis sur le dos dans le seul but de lui nuire. Dès demain il pourra se lancer dans de nouveaux projets. Entre deux coups de fil à ses avocats, avec lesquels il s’efforce d’être patient, il aperçoit Don DeLillo dans le jardin voisin. Adapter son chef-d’œuvre, Bruit de fond, au cinéma. Voilà. C’est LE moment de faire ce film, braille-t-il au téléphone en attendant l’arrivée d’un médecin qui lui fera une perfusion, une nouvelle thérapie, à la pointe. Devant le miroir, Harvey songe qu’il doit se faire blanchir les dents. Il demandera à son assistante de lui prendre rendez-vous, et de lui trouver un restau où emmener DeLillo. Ah, et sa fille Kristin vient dîner ce soir avec Ruby, sa petite-fille. Tout le monde semble penser qu’il joue sa vie, demain. Il ne voit pourtant pas de raison de s’inquiéter, surtout quand il lit les commentaires de soutien sur internet – il y en a –, surtout après la perfusion qui le fait dériver dans l’espace.
Il a tout le temps devant lui.

Mes impressions de lecture :

Ce roman court est aussi percutant que la nouvelle d’ Emma Cline « Los Angeles » que j’ai lue il y a quelques mois.

Elle traite un sujet dérangeant en ce mettant du côté du « méchant ». De plus il est le reflet d’une réalité actuelle. Le fait que cela touche les femmes a peut-être aussi contribué à me mettre mal à l’aise. Ce qui en soit n’est pas un négatif puisqu’elle cela signifie que le lecteur est au plus près de ce qui est raconté.

On découvre Harvey, ce producteur de cinéma accusé d’abus de pouvoir sur des femmes. Emma Cline est assez vague sur les charges exactes retenues contre lui, puisqu’on est  auprès d’un homme en phase de dénie qui a le sentiment qu’on veut lui faire porter le chapeau. Au début on ne sait pas trop quoi en penser a-t-il raison ? Il est même optimiste que l’issue du procès. Le lecteur bien sûr fait le lien avec des affaires tristement célèbres autour du #meetoo.

Au fur et à mesure que dans son dénie il se raconte on se fait sa propre opinion. Nous avons donc l’homme avec son corps souffrant d’une part, sa colonne vertébrale qui est abîmée, symboliquement très fort. Il nous donne l’image d’un homme à terre que l’on piétine. C’est comme si on tirait sur une ambulance. 

Le personnage n’est pas sympathique, on le découvre calculateur. Il sait qu’il doit jouer un rôle pour donner une image positive de lui, mais le naturel revient vite au galop. Le pouvoir et les drogues créent chez lui  une vision de son « génie » qui fausse la réalité dans son esprit. Il va jusqu’à faire des projets professionnels, il est vraiment dans sa bulle.

On a à côté de ce corps et de cet esprit dérangé tout l’aspect logistique. On a des détails sur cette maison qu’on lui a prêté, le confort, la sécurité, l’intimité préservée. Tout n’est que luxe dans les moindres détails, ce qui ne contribue pas à le rendre plus humain et aimable.

Le rapport à sa famille est aussi perverti que les autres relations. L’utilisation de certains mots donne bien l’image d’une créature visqueuse et répugnante.

Emma Cline est lucide, elle n’est pas dans le jugement mais laisse bien en évidence tous les éléments qui vont conduire le lecteur  et son protagoniste vers une seule conclusion. Tout à coup il réalise ce qu’il va lui arriver.

Tout au long le lecteur se demande : Aura-t-il des remords ? Fera t-il son mea Culpa ? Y aura-t-il une certaine rédemption possible ?

Une nouvelle fois cette histoire d’Emma Cline est comme un coup de poing qui laisse le lecteur sans souffle.

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance.

Qui en parle ?

Pamolico

Maeve

Silence radio

Thierry Dancourt

Éditions de la Table Ronde, Vermillon, 8 avril 2021, 230 p., 18,50 €

Mes lectures de la Table Ronde

4e de cou. :

1960. Cécile vit à Paris, mais son amant vit en Suisse. C’est là-bas qu’elle l’a rencontré, quand tous deux travaillaient pour Radio Lausanne, et là-bas qu’elle continue de le retrouver. De chambres d’hôtel en gares de province, elle fume ses Du Maurier, avale de l’Alka-Seltzer comme de l’eau en écoutant les silences de Franck, qui se ferme comme une huître dès que l’on évoque le passé. Leur séjour dans une station thermale désaffectée avec Richard, un vieil ami, n’échappe pas à la règle : au bout de quelques jours, Franck s’absente, laissant un mot des plus vague. Richard ne sait pas plus que Cécile quand il reviendra, ni pourquoi il est parti. Malgré tout, il croit pouvoir éclairer Cécile sur l’histoire de Franck. Il faut remonter au temps de la guerre, traverser de nouveau la frontière, vers le Paris occupé. Dans la station déserte, guidée par la voix de Richard, Cécile entreprend ce voyage à rebours, du silence enneigé des montagnes suisses à celui, plus inquiétant,
d’une radio qui n’émet plus . ..

Mes impressions de lecture :

C’est le premier roman de Thierry Dancourt que je lis. Je découvre donc sa plume et peut-être son univers. Il faudra que je lise d’autres romans pour m’en rendre compte.

Il se dégage de ce roman une ambiance très étrange, un peu à la Modiano. Le rythme suit celui des pensées et des souvenirs qui remontent à la surface. Ces ombres du passé, ses noms qui surgissent tout à cou

Il y a quelque chose d’envoûtant dans cette solitude  au milieu des montagnes.

L’histoire débute en 1960 mais après avoir lu un article dans un hebdomadaire que Cécile a mis dans son sac de voyage tout va basculer. Le passé que l’on croyait révolu pour ne pas dire enterré va ressurgir après la découverte d’un corps au pied d’un glacier.

Le couple ne se voit pas régulièrement, il n’y a donc pas de discussions quotidiennes, ils se croisent dans des lieux neutres, des instants volés.  Jusqu’à présent il y avait donc des non-dits et des ombres du passé qu’on ne cherche pas à dévoiler. La thématique du couple est très importante notamment pour parler de ces époques, des relations qui en découlent etc.

J’ai adoré la mise en scène du début. On est dans un complexe fermé où vivent un régisseur et un gardien tout deux des être singuliers qui vient dans ses lieux fermés avec la neige qui couvre les sons et les traces. Ce couple illégitime, Cécile et Franck,  que Richard le régisseur a invité, se retrouve dans un bâtiment vide avec un ascenseur qui fait des bruits étranges. Ils aperçoivent de loin ce gardien qui rode. Franck est ami de Richard mais Cécile ne le connait pas. Elle  va découvrir cet être secret qui a peur du noir et dort la lumière allumé.

Franck la laisse là seule… et c’est là que le passé va faire son apparition…

On déroule te fils du passé, 1951 rencontre de Franck et Cécile, et puis on déroule encore plus et c’est la seconde guerre mondiale qui s’invite… Et c’est là que le lecteur d’aujourd’hui réalise que ces deux époques sont si proches l’une de l’autre.

Cet espace temporel est lié aussi à l’espace géographique entre Paris et Genève. Choc des cultures parfois mais aussi des positions différentes en temps de conflits.

Et entre les deux, la radio. Ils y ont travaillé notamment autour d’une mission « Tous témoins ! ». Mais on va aussi se rendre compte de l’importance de la transmission des informations en temps de guerre. Et tout est lié.

C’est un roman où l’atmosphère est très importante. Les silences sont très révélateurs. Le positionnement du corps et des points de vue qu’ils impliquent. La beauté de la nature. La puissance de la montagne qui peut devenir un tombeau ouvert pour des alpinistes et des hommes égarés.

Je vous laisse découvrir les subtilités de cette narration ainsi que la finesse des discussions et de mots. Je remercie les Éditions de la Table Ronde de m’avoir permis de découvrir cet écrivain.

Eustache et Hilda II. Le Sixième ciel

Leslie Poles Hartley

Trad. Lisa Rosenbaum

Éditions de la Table Ronde, mars 2021, 297 p., 14 €

Mes Lectures de la Table Ronde

4e de couv :

Étudiant boursier à Oxford, Eustache Sherrington doit apprendre à concilier ses études et les joyeuses soirées entre amis. Sa sœur Hilda est devenue directrice d’une clinique. Sa réussite, sa beauté et jusqu’à son étrangeté fascinent les camarades d’Eustache. Quand Dick Staveley, qu’ils n’ont pas revu depuis l’enfance, les invite à passer le week-end chez ses parents à Anchorstone, Eustache s’inquiète de l’image qu’ils renverront aux autres invités – Hilda si solide, et lui si fragile… Alors qu’il n’aspirait qu’à se promener sur la plage, Hilda part faire un tour en avion avec Dick. « Avez-vous toujours cet air-là quand vous expédiez votre sœur dans le néant ? » plaisante lady Nelly, la charmante tante de Dick, en observant le décollage.

Mes impressions de lecture :

Le premier tome m’avait fait découvrir cette écriture posée qui s’attache autant à l’aspect psychologique des personnages qu’à décrire des scènes. L’ombre et la lumière des lieux et des méandres des pensées de Eustache.

On se demande toujours comment l’auteur va démarrer le deuxième tome d’une trilogie. Va-t-on reprendre la vie des personnages juste au moment où on les a laissés ? Va-t-il reprendre beaucoup d’éléments du premier ?

La part de dialogues est très importante. Ils sont très travaillés, presque théâtraux.

Douze ans on passé. Eustache à 23 ans et Hilda va sur ses 28 ans. La première guerre mondiale à eu lieu… J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteur nous informe des événements. On est sur le ton de la confidence. Eustache raconte à Stephen qui ne connait pas le passé d’Eustache ce grand bouleversement que nous avons découvert dans le tome 1. Il parle de sa sœur et de leurs relations. On est dans de la narration indirecte et indirecte. Hilda n’est pas là … Elle doit venir déjeuner avec Eustache. On attend se moment et en fait on va a nouveau avoir le récit de cette rencontre après coup. On a le moment présent et le moment passé dans la même scène à plusieurs reprises.

« Anchorstone » représente beaucoup de chose pour Hilda et Eustache. Le temps a passé et on se dit qu’ils sont rentrés dans l’âge adulte et la page est tournée. Cependant on va se rendre compte que non…

On va découvrir de nouveaux personnages et notamment le reste des fratries.

L’auteur va jouer sur sentiments des personnages et les différentes émotions. Il va créer des tensions émotionnelles qui vont montrer les fragilités des personnages. La dernière scène est magnifique avec cette atmosphère électrique, ce jour qui se termine, cette nuit qui arrive, cette attente…

Ce fut encore une fois un beau moment de lecture et j’attends avec impatience la suite et fin de cette trilogie.

La couverture est dans la même veine que celle du premier tome, j’aime ce côté collection d’image.

Je remercie les Éditions de la Table Ronde de leur confiance.

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