Jusque dans la terre

Sue Rainsford

Trad. Francis de Guévremont

Éditions Aux Forges de Vulcain, sept 2022, 213 p., 20 €

Mes lectures Aux Forges de Vulcain

Rentrée Littéraire Automne 2022

4e de couv. :
Ada vit avec son père dans une clairière, en bordure d’une forêt, non loin de la ville. Ils passent leur temps à soigner les habitants qui leur confient leurs maux et leurs corps, malgré la frayeur que ces deux êtres sauvages leur inspirent parfois. Un jour, Ada s’éprend de Samson, un de ces habitants. Cette passion, bien vite, suscite le dépit voire la colère du père de la jeune fille et de certains villageois. L’adolescente se retrouve déchirée par un conflit de loyauté entre son héritage vénéneux et cet élan destructeur qui l’emmène loin de tout ce qu’elle a connu.
Roman lyrique, inquiétant, roman de l’émancipation autant que roman du désir souverain, Jusque dans la terre a été salué comme la naissance d’une romancière à l’imagination terrifiante, peuplée de sorcières et de monstres.

Anecdotes de lectrice :

Lorsque je reçois un livre, j’aime bien faire une ou des photos en rapport avec la couverture ou le sujet pour les réseaux sociaux et aussi pour m’amuser. En voyant la couverture, j’ai tout de suite eu l’idée de photos. Cependant ce n’est qu’une fois le livre en main que j’ai voulu aller faire la fameuse photos avec l’arbre aux racines visibles pas très loin de chez moi. J’habite un coin assez sec… eh bien figurez-vous qu’au moment où j’ai choisi d’aller faire les fameuses photos il s’est mis à pleuvoir, pas longtemps mais je me suis dit c’est un signe. La pluie ici ne dure pas donc j’ai fait les photos dès qu’il y a eu une éclaircie. quelques jours après, j’ai eu envie de faire une autre photo avec de la terre et rebelote j’ai dû attendre que l’averse passe. J’étais dans les conditions du livre avec cette terre mouillée…

Mes impressions de lecture :

« Étrange étrangeté », c’est l’expression qui m’est rapidement venu à l’esprit. Je ne suis pas prête d’oublier ce roman, j’y suis entrée comme en terre connue. Il est original et singulier et pourtant j’avais une sensation de continuité. D’autres lectures sont venues nourrir cette histoire. Comme cette ambiance parfois glauque ou gothique. Bien sûr l’influences de mes dernières lectures « Sorrowland » de Rivers Solomon, « Blackwaters » de Mickael McDowell entre autre dans « Le soldat désaccordé » de Gilles Marchand on a les tranchées de la première guerre mondiales qui font écho avec le thème de l’enfouissement.

Par moment on pense aussi à Mary Shelley et sa créature , « Frankestein » , ou E.T.A. Hoffman et son conte « l’homme se sable »… Vous l’aurez compris c’est la littérature fantastique et les romans gothique qui me sont revenus en mémoire.

De l’importance d’une couverture de livre… J’ai bien aimé cette image de racines qui s’enfoncent profondément, cet espace souterrain source d’énergie.

Mais penchons nous sur le texte lui même, des chapitres courts à la première personne, des chapitres « témoignages » aussi à la première personne mais d’autres narrateurs, leur nom apparaît dans l’intitulé du chapitre, donc pas de soucis de repérage.

Dans un premier temps, on présume qu’on va partir sur un procès ou une chasse aux sorcières, avec les « témoignages » des « cures » (ceux qui viennent se faire soigner) que l’autrice insèrent au fur et à mesure entre les chapitres, avec des Ada par-ci des Ada par-là… Il est beaucoup de question de femmes et de féminité… Je vous laisse découvrir… Pour la petite anecdote : dans les liens entre mes lectures on peut rajouter le prénom Ada…personnage de « Ces liens qui nous enchaînent » de Kent Haruf, une fille Edith est liée à son père et à sa terre et ne peux vivre son grand amour.

Les séances de soins sont fortes et prenantes, cette plongée dans les corps des scènes puissantes. On a la thématique de la pénétration et de la dévoration. Le retour à la terre pour ce ressourcer, renaître…

C’est un roman tellement fort que j’ai ressenti parfois l’impression de me retrouver dans cette terre qui aspire les corps et les maux. Sue Rainsford a su donner vie à la matière, on sent l’odeur de la terre (tantôt sèche, tantôt mouillée) on ressent la texture. C’est un roman très visuel et sensoriel.

C’est un roman avec plusieurs niveaux de lecture. On a aussi le rapport père-fille, créateur et créature/création. De plus le père porte en lui une part de mystère et d’animalité qui le rend encore plus inquiétant quant à ses réactions. On a la jeune fille qui découvre le désir, et l’amour pour quelqu’un d’autre que son père. C’est le grain de sable qui va enrayer la machine.

L’arrivée de ce personnage, assez spécial, va briser le noyau père-fille. Samson ne pouvait qu’avoir une particularité pour être attiré par une jeune fille mystérieuse et différente. Ada en voulant s’émanciper va faire des choix sans anticiper les conséquences. Et c’est très intéressant de voir comment Sue Rainsford a su transposer cette histoire de fille qui veut vivre sa vie de femme sans le consentement de son père dans cet univers singulier.

Quant est-il du temps ? On ne sait pas à quelle époque cela se déroule, on sait juste que Samson à un « camion ». Quant à la durée de l’aventure elle est assez brève même si on a des références à des événements passés. Pour ce qui est de la météo on va avoir l’été caniculaire et des périodes très pluvieuses.

Le lieu c’est assez vague, une maison isolée avec un jardin et une rivière pas très loin. On a des mouvements entre la maison et cette rivière. Ada passe de la terre à l’eau en passant par l’amour…

Car c’est aussi cela ce roman est une histoire d’amour à la vie à la mort, mais on n’est loin de la romance. Cette thématique rejoint aussi mes dernières lectures, des amours intenses.

Je vous laisse découvrir cet univers singulier qui a quelque chose de magnétique qui fascine le lecteur jusqu’à la conclusion.

Ce roman pourra intégrer des challenges autour de Halloween !

Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain de leur confiance.

Capitale du Sud. T2 Trois Lucioles

Guillaume Chamanadjian

Éditions Aux Forges de Vulcain, avril 2022, 406 p., 20€

Mes lectures Aux Forges de Vulcain

4e de couv. :
Nox, l’ancien commis d’épicerie, est désormais seul maître à bord de l’échoppe Saint-Vivant. Il a pris ses distances avec la maison de la Caouane qui, enfant, l’avait recueilli. Mais personne n’est à l’abri des intrigues de la Cité. Dès la fin de l’hiver, tout ce que la ville compte d’opposants au duc Servaint s’est mis en tête que le duc devait mourir, et que la main qui le frapperait serait celle de Nox. Celui-ci consentira-t-il à tuer l’homme qui l’a élevé ? De sa décision dépendra le destin de Gemina.

Mes impressions de lecture :

Je vais commencer par un petit rappel sur cette saga. Nous avons deux trilogies écrites par deux auteurs différents qui forment un tout « la Tour de Garde ». J’ai lu dans l’ordre de parution « Capitale Sud. T1 Le sang de la Cité » de Guillaume Chamanadjian, Puis « Capitale du Nord. T1 citadin de demain » de Claire Duvivier, c’est deux tomes peuvent se lire dans l’ordre que l’on veut, mais avant celui-ci. Nous avons deux auteurs et deux lieux différents pour l’instant nos jeunes héros ne sont pas encore sortis de leur ville de naissance…

C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé l’univers de la Capitale du Sud. Guillaume Chamanadjian a choisi d’écrire sa trilogie avec les codes de la fantasy mais aussi de la littérature picaresque. Jeune héros orphelin à qui il arrive bien des malheurs et qui va affronter des épreuves pour sortir de sa condition dans un milieu urbain.

On retrouve ici Nohamux, dit Nox après les drames survenus dans le tome1. Tous les personnages que nous avions rencontré on vu vu leur vie bouleversée, du moins pour ceux qui ont survécus.

Sa situation n’est guère enviable les différents clans lui demandent de tuer son protecteur dirigeant de la cité. Il essai avec son jeune âge et son peu d’expérience de se sortir de ce guêpier.

On va suivre Nox qui semble aller de Charybde en Scylla. On a des monté d’adrénaline en même temps que lui. À chaque demande, on voit se compliquer les exigences. Si on commence par sourire des pirouettes que fait Nox pour éviter d’accéder aux demandes on finit pas basculer dans l’angoisse parce qu’on ne voit pas comment il va s’en sortir. Et là nouveau rebondissement…qui permet de repartir sur une autre voie…

Lorsque les scènes de tension diminuent nos héros peuvent évoluer dans leur discipline et dans leur évolution de jeunes gens.

Cet épisode joue beaucoup avec l’intérieur/ extérieur. Cela va de la ville à « ailleurs », des tréfonds aux toits… On va vers une ouverture et de nouveaux horizons. Les liens avec Dehaven se font plus proches et plus complexe. Mais aussi l’arrivé d’étrangers.

J’ai beaucoup aimé les jeux de « scène » que permet le Nihilo. La ville miroir permet de créer de nouvelles possibilités.

Il nous faut maintenant attendre cet automne pour avoir le point de vue de « la Capitale du Nord. T.3 » de Claire Duvivier.

Je remercie les Éditions aux Forges de Vulcain de leur confiance.

Challenge VLEEL « Auteur reçu sur VleeL »

Challenge #15 K #14 Albator « livre avec un moyen de transport sur la couverture »

Sorrowland

Rivers Solomon

Trad. Francis de Guévremont

Éditions Aux Forges de Vulcain, 2022, 510 p., 20 €

Mes Lectures aux Forges de Vulcain

4e de cou. :
Vern est enceinte de sept mois et décide de s’échapper de la secte où elle a été élevée. Cachée dans une forêt, elle donne naissance à des jumeaux, et prévoit de les élever loin de l’influence du monde extérieur. Mais, même dans la forêt, Vern reste une proie. Forcée de se battre contre la communauté qui refuse son départ, elle montre une brutalité terrifiante, résultat de changements inexplicables et étranges que son corps traverse. Pour comprendre sa métamorphose et protéger sa petite famille, Vern doit affronter le passé…

Mes impressions de lecture :

J’ai découvert l’écriture de Rivers Solomon avec « Les Abysses » qui m’avait emporté dans son univers aquatique. Lorsque j’ai lu la quatrième de couverture de ce roman je me suis dit qu’après l’élément aquatique nous allions plonger dans la terre. Terre nourricière ou sépulcrale ? Mais rien n’est aussi simple, il y a tant de possibles.

On va suivre les différentes étapes de ce parcours de vie bien singulier. On la voit combattre ses vieux démons. Comment vivre librement lorsqu’on vous a été programmé physiquement et mentalement ?

Quel est ce lieu appelé le Domaine béni pays Caïn ? Au début on voit se dessiner un univers  autour du révérend Sherman où vivent des afro-américains loin du monde corrompu des blancs. On imagine bien le concept à l’américaine, avec toutes sortes d’idées pour maintenir sa communauté sous sa coupe. Cependant, plus on avance, plus Vern soulève des voiles. Plus elle s’enfonce dans la forêt et la terre plus elle se « purifie » plus on découvre la corruption et la maltraitance.

Dans un premier temps on a l’impression qu’elle retourne à la vie primitive, dans le rôle de la mère et ses enfants, où son instinct lui dictera la voie à suivre et plus on découvre des facettes très étranges. Au fur et à mesure que le temps, elle va faire des rencontres qui vont lui permettre de révéler sa véritable nature et les autres façons de voir le monde.

Le roman devient de plus en plus complexe au fur et à mesure que Rivers Solomon développe certaines idées en fonction du rôle de ses personnages. Amitié, amour et soif de liberté, sortir du moule dans lequel la société essai façonner les êtres humains.

Les univers de Rivers Solomons sont vastes et très riches. Bien que très différents pourtant retrouvé des points communs entre « Abysses » et « Sorrowland » comme deux facettes d’un diptyque. Je n’en dis pas plus pour ne pas vous influencer car c’est peut-être moi qui tisse des liens invisibles.

Roman très intéressant qui fait écho à l’actualité tout en jouant avec l’imaginaire et la fiction. J’ai hâte de découvrir son prochain roman pour voir vers quels confins de l’âme humaine Rivers Solomon va nous emmener.

Je vous invite à vous aventurer dans une autre Amérique que celle que l’on nous sert habituellement.

« Sorrowland » est un roman qui demande aux lecteurs de se poser les bonnes questions sur la société que l’on souhaite avoir.

NB : j’ai adoré en particulier les références à Ursula K. Le Guin.

Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain de leur confiance.

Challenge 15 K #22.Deux papas

#paye ton slip

Challenge VLEEL

La maison enchantée

Agathe Sanjuan

Éditions Aux Forges de Vulcain, mars 2022, 352 p., 20 €

Mes lectures Aux Forges de Vulcain

4e de couv. :
Zoé est une jeune femme discrète. Rien ne la distingue des autres, sinon une passion dévorante pour l’art, née à l’adolescence. Montée à Paris, elle entreprend d’abord des études d’histoire de l’art, qu’elle abandonne, persuadée qu’une telle voie détruirait, à terme, son amour des images. Elle finit par trouver un apparent salut dans la collection d’estampes. Mais un jour elle est conviée à visiter une collection privée unique au monde, qui fait son admiration et sa terreur. Ce miroir tendu à son obsession lui en fait voir les dangers et la puissance.

Dans ce premier texte, roman d’éducation gothique aux accents merveilleux, l’autrice mêle une exploration du monde de l’estampe à une analyse de la folie qui anime tout collectionneur, mariant des scènes oniriques à une fine réflexion sur ce que l’art nous fait.

Mes impressions de lecture :

Est-ce que ça vous arrive de trainer pour écrire une chronique d’un livre COUP DE CŒUR  de peur de ne pas savoir partager ses émotions ? Eh bien voilà pourquoi j’ai tant tarder pour vous parler de « La maison enchantée ».

Il se trouve que dans ce roman je retrouve d’anciennes passions, celles des maisons et de la mémoire dans la fiction. Alors découvrir cette étrange aventure m’a procuré beaucoup d’émotions. La petite touche fantastique m’a rappelé des sensations ressenties dans « L’ombre du vent » de Carlos Ruiz Zafón dans cette étrange librairie. Dans « La maison enchanté » ce ne sont pas des livres mais des œuvres d’art qui vont dégager leur magie esthétique.

J’ai bien aimé le parcours suivit par Zoé de son enfance  jusqu’à son émancipation. L’élément déclencheur de son enfance qui va lui ouvrir des perspectives pour son avenir qu’elle n’aurait jamais imaginé. Elle est consciente de sa différence, même si elle essai de ne pas l’afficher, elle ne cherche pas à changer, d’une certaine façon elle assume.

Ce roman parle des rencontres qui sont fondamentales et vous conduise vers une vie singulière. C’est un peu un parcours initiatique. Zoé vient d’une famille où l’art n’a pas de place, mais quelqu’un va semer une graine qui en germant la conduira à faire des études d’art et à devenir une collectionneuse d’estampe.

L’exploration de ce monde d’artistes et de collectionneur va lui ouvrir des portes vers un monde singulier. Jusqu’à cette maison enchantée qui va bouleverser une fois de plus sa vie.

J’ai aimé la voir marcher sur le fil du rasoir entre la raison et la folie. Dans les deux cas elle est dans l’extrême. J’ai aimé l’image du funambule, et cette déambulation pas tout à fait droite…

J’ai passé mon temps à chercher des images de ce qu’elle découvre, ce qu’elle admire. Je n’ai pas forcément aimé les mêmes choses qu’elle mais j’ai pris plaisir à me laisser emporter par cet étrange fiction.

Il y a une grande richesse dans les différentes thématiques abordée mais je voudrais tant vous laisser surprendre que je préfère en rester là… Lisez-le et vous comprendrez !

Je vous invite à découvrir cet univers particulier et la belle plume narrative d’Agathe Sanjuan.

Encore une fois Elena Veillé a su trouver la couverture qu’il fallait !

Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain de leur confiance et de cette belle découverte.

#marsaufeminin

Habemus Piratam

Pierre Raufast

Éditions Aux Forges de Vulcain, fév 2022, 229 p., 20 €

Mes lectures aux Forges de Vulcain

4e de couv. :

Francis mène une vie bien calme. Il faut dire qu’il est curé dans la vallée de Chantebrie et que ses paroissiens ont peu de péchés palpitants à lui confesser. Jusqu’au jour où un homme débarque dans son église pour s’accuser d’avoir enfreint chacun des dix commandements. Plaisir inattendu : l’homme est un hacker de génie et ses crimes sont pour le prêtre l’occasion de découvrir avec délice un monde dont il ne soupçonnait pas l’existence : le monde des pirates informatiques, de la cybersécurité et du dark web. Francis met alors le doigt dans un engrenage numérique qui va l’entraîner beaucoup plus loin que prévu.

Mes impressions de lecture :

C’est un roman que j’ai dévoré, je l’ai commencé en alternant avec un autre livre et puis j’ai été aspirée sur cette toile d’écrivain.

J’ai rit en lisant les aventures de ce pauvre curé qui entre deux confessions autour de tricheries aux scrabble écoute les confidences d’un hacker. On imagine les affres de celui qui essai de garder sa foi intacte.

Ce qui m’a plu c’est notamment le fait que le hacker se confesse en suivant les dix commandements, donc en classifiant ses crimes. D’autre part j’ai aimé les réactions du confesseur qui fait penser au lecteur qui reçoit les infos et doit faire le tri entre le vrai et le faux. On nous présente le curé comme un homme lambda qui se sert d’Internet pour chercher des infos. Comme un novice il a l’impression de maîtriser les choses et puis tout dérape.

J’ai aimé le twist (retournement de situation) et double twist (la fin). Mais chut !

J’ai adoré l’histoire des deux petites vieilles, qui  passent leur temps entre le scrabble et le confessionnal, comment elles cherchent des péchés à se faire pardonner.

Dans les romans de Pierre Raufast on a l’impression d’avoir des romans dans les romans, comme des poupées gigognes. On a l’impression que ça n’a rien à voir et dès qu’on a la conclusion ou la résolution du problème on a une vue d’ensemble qui vous laisse l’impression d’avoir été manipulé.

Depuis la lecture du deuxième roman je me suis rendu compte qu’il insérait des clins d’œil à ses autres romans. Il y a au moins le titre des romans précédents. Mais cela va parfois plus loin lorsqu’il s’agit de thématiques qui lui sont propres. La technologie et ses effets secondaires.  « La baleine Thébaïde » m’a beaucoup marqué et il y a comme un écho ici avec la résolution d’un crime grâce aux objets connectés. Il met cependant l’accent sur l’importance de d’interprétation de l’humain. Les données peuvent dire tout et son contraire, il faut donc rester vigilant. Cela rejoint une nouvelle fois l’impression de manipulation.

 Il y a aussi des références à d’autres auteurs (ou romans) des Forges pourtant la première version de ce texte date d’avant son entrée dans cette maison d’édition… voilà qui attise ma curiosité !

Je vous laisse donc découvrir cette œuvre de grand manipulateur ou prestidigitateur. Il attire le regard du lecteur que quelque chose pour mieux le surprendre.

Entre les sciences et les croyances, la frontière et parfois bien fine. On pourrait croire qu’on est sur un roman manichéen le bien/le mal, l’argent/le don de soi, la religion/le pragmatisme… mais vous allez voir que Pierre Raufast aime jouer avec nos nerfs et nos préjugés. Il est comme ces magiciens en close-up qui n’ont que leurs mains et des cartes et qui vous bluffent alors que vous avez l’impression d’avoir tout sous les yeux.

A vos rires, oups à vos livres !

Je remercie les éditions Aux Forges de Vulcain de leur confiance.

Sur ce blog : Pierre Raufast

La fractale des raviolis

La variante Chilienne

La baleine Thébaïde

Le Cerbère blanc

Les embrouillaminis

Underdog Samouraï

Romain Ternaux

Aux Forges de Vulcain, 14 janv. 2022, 291 p., 15 €

Mes lectures Aux Forges de Vulcain

4e de couv. :

Notre héros vit, suite à la mort étrange de ses parents, avec son grand-père, dans une marginalité nimbée d’ennui, que vient un jour tromper l’arrivée d’un sabre japonais, commandé au Japon. Hélas, ledit sabre se brise sur l’étagère Ikea de notre héros, qui comprend qu’il s’est fait escroquer par des faussaires. Notre pauvre loser dépense ses dernières économies pour un aller simple à destination du soleil levant, avec l’idée folle d’aller se venger des yakuzas qui ont abusé de sa naïveté et de sa bêtise. Commence alors une western asiatique, violent et implacable, drôle aussi, où l’on trouvera tatoués, yokaïs, fantômes, duels, règlements de comptes, bains de sang.

Mes impressions de lecture :

Depuis 2015 je lis les romans de Romain Ternaux aux Forges de Vulcain et à chaque fois c’est une drôle de surprise qui m’attends. C’est un mélange trash et transgressif avec une dose de naïveté et de bon enfant. Il me fait rire avec ces scènes grotesques et ses personnages décalés.

Ce roman s’adresse à des lecteurs à l’esprit ouvert et qui ont baigné dans la culture japonaise des films de Bruce Lee et Jacky Chan. Qui n’a pas eu des affiches de films japonais sur le mur ou un nunchaku sous la main ? Il y a beaucoup de références plus pointues qui parlerons à certains.

Si l’abus d’alcool, les obsessions sexuelles et la violence vous rebutent ce n’est pas pour vous. Ce ne sont pas des sujets que j’affectionne mais chez Romain Ternaux c’est tellement délirant et dans la surenchère  qu’on en rit.

Vous pouvez prévoir de la bière japonaise, du saké et autres délices culinaires … en cas un peu  de whisky  car cela boit plus que de raison ! Rien n’est dans la modération dans ce roman mais vous faites attention vous n’êtes pas un personnage de roman !

Ce nouveau personnage de Romain Ternaux est dans la lignée des précédents… Il est brut de décoffrage, pas méchant (au départ) mais il ne fait pas dans la dentelle. Il fait les choses comme elles lui passent par la tête, pas de filtre. Il est le narrateur et je crois qu’à aucun moment on ne sait son prénom comme pour lui donner une dimension plus universelle.

Si au début on se dit qu’il est un peu crétin avec son histoire de katana et de vengeance envers les yakuzas, on découvre qu’il ne l’ait pas tant que ça. On retrouve ici une thématique des romans de Romain Ternaux : le destin. On ne peut lutter contre son destin, cela dépasse le loser lambda. Il est le jouet de la destinée, il est souvent dépassé par les événements. Du coup on ne peut pas lui en vouloir.

Des multiples épreuves et rencontres il va devoir en tirer des leçons pour avancer et survivre. Il va devoir accepter sa vraie nature et apprendre ce qu’il est au fond de lui. Ce qu’il va découvrir va bouleverser sa vie.

Secret de famille…

Dans ce roman on a beaucoup de scènes d’action ça court, ça se bat. Le surnaturel vient pimenter les choses  et augmenter les possibilités. Quand la mythologie japonaise s’invite à la fête cela donne des scènes extravagantes.

Ce personnage va nous faire voyager sur trois pays, trois continents, la France, le Japon et l’Amérique, les ramifications sont internationales dans cette affaire ! On va aller de Charibde en Scilla en même temps que le narrateur.

J’ai passé un bon moment délirant et une nouvelle fois j’ai suivi le personnage sans savoir où il voulait  nous emmener, il a sa propre logique. Il nous sort des sentiers battus…

Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain de leur confiance.

Sur ce blog retrouvez :

Aux Forges de Vulcain

Aux Forges de Vulcain est une maison d’édition fondée en 2010

Depuis 2013 j’ai plus ou moins un partenariat…

Une longue histoire !

Je profite de ma venue sur une autre plateforme de blog pour faire des sortes de bilans sur ce que j’ai fait ces douze dernières années. Pour mes nouveaux lecteurs c’est aussi l’occasion de me découvrir.

Dans cette Liste il y a des Service Presse et des achats personnels, des cadeaux et  il y a même une Wish List…

Il y a ceux qui ont été chroniqués sur ce blog et d’autres dont les chroniques se sont perdues sur d’autres supports…

Ceci n’est pas un article juste une liste pour garder une trace… c’est d’ailleurs à cette occasion que je me rend compte de certaines anomalies… Je pensais mettre les 4e de couverture des livres présentés ici et j’ai changé d’avis car cela ressemblait à un mini catalogue des Forges de Vulcain. Donc pour en savoir plus cliquez sur les photos et autres liens.

Vous noterez l’évolution des couvertures et les différents styles. Et si vous lisez mes chroniques vous verrez qu’elles ont évolué (en mieux j’espère !).

Article en perpétuelle évolution !

Marie-Fleur Albecker

« Et j’abattrai l’arrogance des tyrans » Marie-Fleur Albecker

4e de couv . : En 1381, la grande peste et la Guerre de Cent ans ont ruiné le royaume d’Angleterre.

Quand le roi décide d’augmenter les impôts, les paysans se rebellent.

Parmi les héros de cette première révolte occidentale :
– John Wyclif, précurseur du protestantisme,
– Wat Tyler, grand chef de guerre,
– John Ball, prêtre vagabond qui prône l’égalité des hommes en s’inspirant de la Bible.

Mais on trouve aussi des femmes, dont Joanna, une Jeanne d’Arc athée, qui n’a pas sa langue dans la poche et rejoint cette aventure en se disant que, puisque l’on parle d’égalité, il serait bon de parler d’égalité homme-femme…

« Ni seuls, ni ensemble » Marie-Fleur Albecker
4e de couv. :
Louise et Karim sont deux jeunes gens de notre temps, que bien des choses opposent et qui, malgré leurs différences, se rencontrent, s’aiment, et se mettent en couple. Mais peu à peu, une troisième voix entre avec eux dans leur nouveau foyer : la société. La société qui a des idées bien arrêtées sur ce que devrait être une femme, ce que devrait faire un homme, sur ce que l’on doit manger, porter, acheter, accepter, refuser, encourager, détester, aimer. Est-ce une si bonne idée, de faire couple, quand tout conspire contre vous ?

Jean-Luc A. d’Asciano

« Tamanoir » Jean-Luc A. d’Asciano

4e de couv. :
Dans le cimetière du Père Lachaise, au petit matin, trois meurtres. Non : deux. Car une des victimes se relève, prend son chat sous le bras et s’enfuit. Quand il apprend ces meurtres dans le journal, Nathanaël Tamanoir, un privé anarchiste et volontiers querelleur, se dit qu’il faut qu’il fouine. Il va fouiner, mais à sa manière. En créant le maximum de chaos possible.

« Souviens-toi des monstres » Jean-Luc A. d’Asciano

A LIRE!!!

Michèle Astrud

« Nous entrerons dans la lumière » Michèle Astrud LU ET CHRONIQUE

Edward Bellamy

« Un regard en arrière » Edward Bellamy

Lu … chronique perdue

4e de couv. :
Julian West, un jeune et riche Bostonien, s’endort un soir de mai 1887 et se réveille en l’an 2000. Grâce à son hôte le Dr Leete, il découvre, incrédule et émerveillé, une Amérique radicalement différente. Plus de riches, plus de pauvres, plus de problèmes matériels… plus de décisions à prendre : une société-mécanique où chaque rouage est à sa juste place.

Mêlant engagement radical et imaginaire visionnaire, Bellamy accompagne son héros dans une fable politique, décrivant un futur à la fois sombre et lumineux. Anticipation rétro, Un regard en arrière ne peut que surprendre le lecteur du XXIe siècle, qui trouvera dans le rêve de perfection de Julian West une utopie glaçante aux relents totalitaires.

Alex Burett

Louise Caron

« Chronique des jours de cendre » Louise Caron

4e de couv. :

Février 2007, dans la banlieue de Bagdad, le père de Naïm est tué lors d’une intervention militaire. Bouleversé, le jeune artiste pacifique décide de s’engager auprès d’une bande armée pour laver l’affront. Sohrab, sa compagne, ne parvenant pas à le raisonner, décide de l’accompagner dans sa quête de vengeance. Les relations se tendent entre le jeune homme qui essaie de se convaincre que la violence peut être une solution, et Sohrab qui lui rappelle en permanence l’absurdité de sa situation. Dans le même temps, Niko Barnes, soldat américain mélancolique, s’interroge sur les raisons de son engagement. Il couche ses pensées dans des cahiers où se mêlent souvenirs de son pays, doutes envers sa hiérarchie et culpabilité envers les Irakiens. Sévèrement traumatisé par la mort d’un de ses camarades, il lutte en permanence pour ne pas se noyer dans les remords. Les chemins des personnages finiront par se lier au hasard d’événements sur lesquels ils n’ont aucune prise, et qui conduiront leur histoire à une fin funeste, aussi absurde et brutale que peut l’être une situation née d’une guerre qui n’avoue jamais son nom. Louise Caron tisse une histoire dans l’Histoire, sans parti pris, avec toujours une grande justesse de ton qui mène le lecteur à questionner le rapport à l’autre : Qu’est-ce qu’un ennemi ? La vengeance peut-elle appeler autre chose qu’une violence égale en retour ?

« Les Rumeurs du Mississippi » Louise Caron

4e de couv. : Sara Kaplan, journaliste au New-York Times, reçoit la confession d’un ancien soldat, Barnes, vétéran de la guerre d’Irak. Barnes revendique le meurtre d’une tzigane de 17 ans. Meurtre pour lequel un Indien a été condamné cinq ans auparavant à la peine capitale. Sara Kaplan publie la lettre. L’affaire occupe d’un coup le paysage médiatique et divise l’Amérique. Sara est hantée depuis l’enfance par le suicide de son père, vétéran du Vietnam. En s’acharnant à vouloir montrer la responsabilité de l’armée dans la folie de Barnes, elle cherche à surmonter la tragédie qui a détruit sa famille. Dans sa quête, Sara nous entraîne de New-York à Hué en passant par le Sud désenchanté des Etats-Unis en crise. Elle dresse, au travers de ses personnages, un portrait de l’Amérique d’aujourd’hui, s’interrogeant sur le rôle de la presse, le racisme, la violence des conflits, et sur la malédiction qui condamne les gens sans mémoire à revivre sans fin leur passé.

Guillaume Chamanadjian

La Tour de Garde « Capitale du Sud. T2 Trois Lucioles » Guillaume Chamanadjian

4e de couv. :
Nox, l’ancien commis d’épicerie, est désormais seul maître à bord de l’échoppe Saint-Vivant. Il a pris ses distances avec la maison de la Caouane qui, enfant, l’avait recueilli. Mais personne n’est à l’abri des intrigues de la Cité. Dès la fin de l’hiver, tout ce que la ville compte d’opposants au duc Servaint s’est mis en tête que le duc devait mourir, et que la main qui le frapperait serait celle de Nox. Celui-ci consentira-t-il à tuer l’homme qui l’a élevé ? De sa décision dépendra le destin de Gemina.

« La Tour de Garde : Le Sang de la cité. T1 Capital Sud » Guillaume Chamanadjian

Je trouve ce projet un peu fou sur 3 ans et génial tant pour le lecteur que pour les auteurs et l’éditeur. Deux auteurs qui écrivent des « aventures fantasy » l’une se passant dans le Sud et l’autre dans le Nord et bien sûr il va y avoir des interactions que l’on suivra d’une part ou d’une autre. tome 1 de la capitale du Nord en octobre.

Alexis David-Marie

« Prométhée vagabond » Alexis David-Marie

4e de couv. : 1674. Paul, étudiant en quête de rédemption, est envoyé à la recherche de Larpenteur, théologien devenu auteur de pamphlets impies. Parcourant les chemins d’un Grand Siècle de boue et de neige, très loin des ors de Versailles, ils lient leurs pas – à ceux de nombreux compagnons de fortune. De mésaventures en péripéties, à travers le Saint-Empire et la France, une amitié se tisse entre les deux hommes. Prenant exemple sur Prométhée, ils devront dépasser la souffrance, brûler leurs certitudes pour espérer apporter la lumière. Roman picaresque, Prométhée vagabond questionne la difficulté et la nécessité de penser contre les habitudes, les majorités et toutes les pesanteurs du monde ; le plus dur étant toujours de reconstruire sur les cendres des croyances que l’on a mises au feu.

 

Claire Duvivier

Capitale du Nord. T. 1 Citadins de demain

4e de couv. :
Amalia Van Esqwill est une jeune aristocrate de Dehaven, issue d’une puissante famille : son père possède une compagnie commerciale et sa mère tient un siège au Haut Conseil. Progressistes, ils lui ont offert, à elle et à d’autres enfants de la Citadelle, une instruction basée sur les sciences et les humanités. Jusqu’au jour où le fiancé d’Amalia se met en tête de reproduire un sortilège ancien dont il a appris l’existence dans un livre. Au moment précis où la tension accumulée dans les Faubourgs explose et où une guerre semble prête à éclater dans les colonies d’outre-mer, la magie refait son apparition dans la ville si rationnelle de Dehaven. Et malgré toute son éducation, Amalia ne pourra rien pour empêcher le sort de frapper sa famille et ses amis. Deuxième roman de Claire Duvivier, Citadins de demain est le premier volume de la trilogie Capitale du Nord.

« Un long voyage » Claire Duvivier
4e de couv. :
Issu d’une famille de pêcheurs, Liesse doit quitter son village natal à la mort de son père. Fruste mais malin, il parvient à faire son chemin dans le comptoir commercial où il a été placé. Au point d’être pris comme secrétaire par Malvine Zélina de Félarasie, ambassadrice impériale dans l’Archipel, aristocrate promise aux plus grandes destinées politiques. Dans le sillage de la jeune femme, Liesse va s’embarquer pour un grand voyage loin de ses îles et devenir, au fil des ans, le témoin privilégié de la fin d’un Empire.

Jean-Baptiste de Froment

« Badroulboudour » Jean-Baptiste de Froment

4e de couv. :
Antoine Galland se retrouve un jour dans un hall d’aéroport, en partance pour un club de vacances en Égypte. Madeleine, sa femme, l’a quitté et, pour les vacances, lui a confié leurs deux petites filles. Antoine a bien besoin de vacances. Il reste éprouvé par son divorce, mais aussi par l’agitation de ces derniers mois, où lui, l’homme discret, maladroit, féru de littérature arabe, s’est retrouvé, bien malgré lui, embrigadé dans une grande opération de communication du jeune Président de la République, Célestin Commode, qui, cherchant la synthèse parfaite pour réconcilier villes et banlieues, jeunes et vieux, modernes et réactionnaires, en même temps qu’une astuce pour relancer la diplomatie arabe de la France, a décidé de remettre au goût du jour Antoine Galland, l’illustre homonyme de notre héros, et traducteur des célèbres Mille et une nuits. Mais notre Antoine, dans ce club de vacances, se retrouve pris dans un jeu mystérieux qui consiste à identifier, cachée parmi les vacanciers, la femme parfaite : Badroulboudour. Fable faussement naïve

« État de nature » Jean-Baptiste de Froment

À LIRE

4e de couv. :

Qui n’a jamais rêvé d’être reconnu à sa juste valeur ? Claude est un homme qui a longtemps été discret. Il fait bien son travail, mais manque d’éclat. Quand la retraite de sa supérieure approche. Il se décide à briguer son poste. Mais une jeune femme dont la valeur est plus grande que le nombre de ses années, va se placer sur son chemin. C’est une histoire mille fois entendue : l’ambition contrariée. Sauf que Claude n’est pas n’importe qui. C’est un des plus hauts personnages de l’État. Sa supérieure, c’est la présidente de la République. Et son ennemie, c’est une jeune préfète, séduisante et charismatique – son contraire en tous points. Commence alors un duel politique et médiatique pour le contrôle d’un pays, d’un peuple, d’un État.

« Tout ce que tu devrais savoir avant de m’aimer » Gérard Guix

A lire !

Si notre vie est un film, sommes-nous des acteurs… ou des spectateurs ?

Cinq ans se sont écoulés depuis la rencontre de Gérard et Anastasia à Londres. Cinq ans où, malgré la passion des premiers jours, ils se sont éloignés jusqu’à se sentir très loin l’un de l’autre, même s’ils sont dans le même lit. Ils sont maintenant sur le point d’embarquer pour un voyage sur la rive suisse du lac Léman. Là, dans la maison où l’actrice Audrey Hepburn a passé ses derniers jours, Gérard va tenter de relancer sa carrière littéraire tandis qu’elle essaie désespérément de sauver leur relation. Gerard Guix manie l’humour, le suspense et le fantastique dans ce roman empreint d’amour du cinéma, où lectrices et lecteurs découvriront s’il est possible d’effacer notre mémoire et de vivre sans aucun souvenir.

Traduit du catalan par Carole Fillière.

« Le cimetière » Gérard Guix

À lire !!!

4e de couv. :

Dans un futur où le changement climatique et une catastrophe nucléaire ont réduit les espaces habitables, la surpopulation met en péril la vie. Il est devenu obligatoire d’incinérer les morts sous peine d’un terrible châtiment pour ceux qui tenteraient de les faire enterrer. Les familles peuvent pleurer leurs défunts dans des cimetières virtuels, les suicides sont fortement encouragés, les relations sexuelles non virtuelles et les grossesses sont interdites. Isobel jeune femme rebelle qui veut enterrer sa mère va s’éprendre de Travis, le gardien du cimetière, jeune homme fascinant qui n’est peut-être pas ce qu’il prétend être…

Cathy Jurado-Lecina

« Nous tous sommes innocents » Cathy Jurado-Lecina

Les Passereaux, mai 1957. Jean est un jeune paysan qui aime inventer des histoires et rêve de devenir instituteur et de s’installer à la ville. Mais, seul garçon de la famille, il ne peut échapper à la ferme et à ses obligations familiales. Seule Odette, la jeune fille rêveuse et douce qu’il fréquente, parvient à lui faire oublier cette vie qu’il voudrait fuir : le père, Martin-la-Corneille, sombre et colérique, délaisse ses responsabilités ; la mère, Joséphine, est sévèrement brimée par sa fille aînée… Lorsqu’on lui refuse d’épouser Odette, et que Paule, sa petite soeur chérie qui n’a pas toute sa tête, tombe enceinte et qu’on songe à une faiseuse d’anges, Jean est bouleversé. Abandonné et trahi, il se noie jusqu’à l’abrutissement dans le travail à la ferme pour oublier. La famille se replie sur elle-même. Acculé, cerné, Jean est gagné par la paranoïa et se ferme au monde au point de sombrer dans la folie. Dans un ultime acte de désespoir, il grave à mains nues le plancher de sa chambre et s’y laisse mourir. Tragédie au sens théâtral du terme, Nous tous sommes innocents raconte l’histoire déchirante d’un homme vaincu par la folie et, à travers ses yeux, d’une famille qui porte en elle le ferment de sa propre malédiction. Roman du tourment inspiré d’une histoire vraie, il interroge : sommes-nous tous innocents ? Sommes-nous tous coupables ? Peut-on échapper à la fureur de la fortune ? Tout comme le destin s’abat sur Jean, l’étau se referme sur le lecteur, qui en sera irrémédiablement bouleversé.

Franz Kafka

Alexander Key

«Après la vague Alexander Key»

4e de couv. :

Après de longues années de guerre et un cataclysme, le monde occidental est détruit. A 17 ans, Conan est un rescapé qui vit sur un îlot depuis cinq ans lorsque l’arrivée d’un bateau arborant le pavillon ennemi vient rompre sa solitude. Emmené contre son gré, Conan découvre la ville de l’Ordre nouveau, Industria, dans laquelle sa force physique et son intelligence le destinent à la condition d’ouvrier. Cependant, Conan refuse de se soumettre à la hiérarchie sociale d’une cité dont il exècre le fonctionnement totalitaire. Mû par son esprit d’indépendance et son désir de retrouver les siens à High Harbor, une petite cité qui résiste tant bien que mal à la suprématie de l’Ordre nouveau, il trouve l’aide nécessaire pour planifier sa fuite.

Alexandra Koszelyk

« À crier dans les ruines » Alexandra Koszelyk

4e de couv. : Condamnée à fuir loin de son pays natal, elle y laisse toute sa vie, son entourage, ses camarades et surtout son amour : Ivan. Arrachée à sa terre et perdue au milieu d’un océan de questions sans réponses, elle tentera de trouver un sens à sa nouvelle vie.
En France, elle devra tout réapprendre, s’adapter à son nouveau pays avec sa langue et ses coutumes, loin de tout ce qu’elle a pu connaître… Mais son passé et ses sentiments ne cessent de la hanter, si bien qu’un retour à ses racines semble inéluctable.

« La dixième muse » alexandra Koszelyk
4e de couv. : Au cimetière du Père-Lachaise, des racines ont engorgé les canalisations. Alors qu’il assiste aux travaux, Florent s’égare dans les allées silencieuses et découvre la tombe de Guillaume Apollinaire. En guise de souvenir, le jeune homme rapporte chez lui un mystérieux morceau de bois. Naît alors dans son cœur une passion dévorante pour le poète de la modernité. Entre rêveries, égarements et hallucinations vont défiler les muses du poète et les souvenirs d’une divinité oubliée : Florent doit-il accepter sa folie, ou croire en l’inconcevable ? Dans cet hommage à la poésie et à la nature, Alexandra Koszelyk nous entraîne dans une fable écologique, un conte gothique, une histoire d’amours. Et nous pose cette question : que reste-il de magique dans notre monde ?

Geoffrey Lachassagne

« Et je me suis caché» Geoffrey Lachassagne

C’est un roman qui m’a marqué par l’utilisation d’une langue très particulière et une certaine dureté dans ce que vivent les personnages.

Gilles Marchand

« Une bouche sans personne » Gilles Marchand

4e de couv. : De sa lèvre inférieure au tréfonds de sa chemise, il a une cicatrice qu’il dissimule sous une écharpe. Le jour, il compte et recompte des colonnes de chiffres. La nuit, il retrouve Sam, Thomas et Lisa au café. Ses trois amis ne savent rien de lui. Un soir, il décide d’ôter le cadenas de son armoire à souvenirs. Et de raconter avec fantaisie l’empreinte que l’Histoire a laissée sur son corps…

« Des mirages plein les poches » Gilles Marchand (nouvelles)

4e de couv. : Un musicien de rue, un homme qui retrouve sa vie au fond d’une brocante, des chaussures qui courent vite, deux demi-truites, une petite lampe dans un couffin, le capitaine d’un bateau qui coule, la phobie d’un père pour les manèges, un matelas pneumatique… On ne sait jamais qui sont les héros des histoires de Gilles Marchand : objets et personnages se fondent, se confondent et se répondent chez cet auteur qui sait, comme nul autre, exprimer la magie du réel. Sous ses airs de fantaisiste, il raconte la profondeur de l’expérience humaine.

« Un funambule sur le sable » Gilles Marchand
4e de couv. :

Naître avec un violon dans la tête, c’est impossible ? C’est pourtant ce qui est arrivé à Stradi. Depuis son enfance, il souffre de l’incompréhension, de la maladresse ou de l’ignorance de ceux qui partagent son quotidien. À ces souffrances, il oppose un optimisme invincible. De petites victoires en désillusions, il apprend à vivre dans un monde qui ne semble pas fait pour lui.

requiem

« Requiem pour une Apache » Gilles Marchand
4e de couv. :
Jolene n’est pas la plus belle, pas la plus fine non plus. Et pas forcément la plus sympa. Mais lorsqu’elle arrive dans cet hôtel, elle est bien accueillie. Un hôtel ? Plutôt une pension qui aurait ouvert ses portes aux rebuts de la société : un couple d’anciens taulards qui n’a de cesse de ruminer ses exploits, un ancien catcheur qui n’a plus toute sa tête, une jeune homme simplet, une VRP qui pense que les encyclopédies sauveront le monde et un chanteur qui a glissé sur la voie savonneuse de la ringardisation. Ce petit monde vivait des jours tranquilles jusqu’à ce que Jolene arrive. En quelques mois à peine, l’hôtel devient le centre de l’attention et le quartier général d’une révolte poétique, à l’issue incertaine.

« Le soldat désaccordé » Gilles Marchand Éditions Aux Forges de Vulcain

4e de couv. :
Paris, années 20, un ancien combattant est chargé de retrouver un soldat disparu en 1917. Arpentant les champs de bataille, interrogeant témoins et soldats, il va découvrir, au milieu de mille histoires plus incroyables les unes que les autres, la folle histoire d’amour que le jeune homme a vécue au milieu de l’Enfer. Alors que l’enquête progresse, la France se rapproche d’une nouvelle guerre et notre héros se jette à corps perdu dans cette mission désespérée, devenue sa seule source d’espoir dans un monde qui s’effondre.

Charles Marie

« Contretemps » Charles Marie

Il s’agit du premier roman publié Aux Forges de vulcain mais lorsque j’ai commencé à lire les romans de cette maison d’édition je il était épuisé. j’ai donc dû attendre une réédition en 2018avec une nouvelle couverture pour découvrir cette histoire.

Il n’avait pas vieilli ! et ce fut un coup de coeur.

David Meulemans

« Écrire son premier roman en dix minutes par joue » David Meulemans

4e de couv :

Écrire son premier roman en dix minutes par jour est un manuel qui vous propose de vous accompagner, pendant quelques semaines ou quelques mois, dans l’écriture de votre premier roman. L’ouvrage aborde successivement la question de l’angoisse de la page blanche, de la construction des personnages, de la création d’une ligne narrative. Parallèlement aux questions purement techniques liées à l’art de la narration, ce manuel propose un ensemble de conseils pour aider les écrivains en herbe à créer et entretenir l’habitude d’écrire régulièrement. Il propose à la fois une synthèse de recherches récentes sur la psychologie de la création et des connaissances accumulées par les écrivains et scénaristes. Ce texte est la synthèse d’une expérience de près de vingt ans d’animation d’atelier d’écriture.

Robert Montgomery Bird

« Sheppard Lee, écrit par lui même » Robert Montgomery Bird

4e de couv.

 » Selon toute apparence, je détenais le pouvoir inouï de transporter mon esprit de corps en corps à volonté, ou du moins dans certaines circonstances.  » Au début du xixe siècle, à Philadelphie, un jeune fermier oisif et indolent se découvre l’incroyable don de migrer dans les corps récemment morts et de les ramener à la vie. De réincarnation en réincarnation, Sheppard Lee sera un pauvre hère, un riche campagnard, un dandy coureur de dots, un usurier au cœur de pierre, un esclave noir… Ses multiples existences vont peu à peu dessiner le portrait cruellement actuel de la société américaine, une société aussi folle que féroce.

« La source au bout du monde » William Morris

Cet ouvrage englobe les trois tomes de « le puits au bout du monde »

Article de présentation

« Le Puits au bout du monde 1 : La Route vers l’amour » William Morris    LU ET CHRONIQUE

« Le puits au bout du monde. Livre 2 : la route des dangers » William Morris

« Le pays creux » William Morris

Pas de chronique

john ball

«Un rêve de John Ball» William Morris LU CHRONIQUE PERDUE

Sara Nosratian et Marielle Durand

« Les Jeux Olympiques en anecdotes et dessins » Sara Nosratian et Marielle Durand

Les jeux olympiques se tiennent à Rio, au Brésil, à l’été 2016. Tout le monde va les regarder, car les JO, c’est plus que du sport : ce sont de grandes et belles histoires humaines. Des histoires de vaincus magnifiques, de héros improbables, d’amitiés superbes et d’accomplissements inouïs. Ce livre montre la beauté et l’humanité des Jeux, avec des dizaines d’histoires passionnantes, illustrées de dessins aux couleurs vives, à l’image de ces célébrations de l’esprit humain que sont les Jeux.

Adrien Pauchet

« Désert noir » Adrien Pauchet (2)

Épisode qui suit « Pills nation ».

Une drogue qui permet de déjouer la mort : pourriez-vous dire non ?

Qui refuserait, pour le prix d’une pilule, de revoir ses chers disparus ? L’Orphée, cette nouvelle drogue que tout Paris s’arrache, a ce pouvoir : vous faire pénétrer, pour un instant du moins, au royaume des morts… Mais dans le sillage de cette promesse, le chaos déferle : overdoses, guerres de clans, assassinats. Avec son groupe du 36, Jocelyn a pour mission de démanteler la filière. Au lendemain d’une intervention désastreuse, les questions se multiplient : qui est cette fille mutique et en cavale ? Qui est cette femme à l’intelligence redoutable, aux desseins opaques ? Entre mafia, société secrète, et innocents en déroute, le policier navigue à vue – à la frontière, si séduisante, si périlleuse, du désert noir…


Pills nation

« Pills nations » Adrien Pauchet (1)

4e de couv. :
Paris, de nos jours, la canicule. Le taux de mortalité grimpe, à mesure que monte l’angoisse : les plus âgés ne sont pas seuls à mourir. Une drogue étrange et hors de prix, l’Orphée, fait croire à ceux qui la consomment qu’ils peuvent revoir leurs morts. L’ensemble de la société s’effondre. Mais un dernier rempart improbable se dresse : Caroline, capitaine de police, elle-même consommatrice de la drogue miracle. Qu’est-ce qu’Orphée ? Qui la fabrique ? Pourquoi ? Dealers et flics, jeunes et vieux, riches et paumés vont tous être embarqués dans une enquête en forme de descente aux enfers dont le rythme effréné est rendu délicieusement douloureux par la moiteur étouffante de la capitale au soleil de plomb.

« Jusque dans la terre » Sue Rainsford
À lire

4e de couv. :
Ada vit avec son père dans une clairière, en bordure d’une forêt, non loin de la ville. Ils passent leur temps à soigner les habitants qui leur confient leurs maux et leurs corps, malgré la frayeur que ces deux êtres sauvages leur inspirent parfois. Un jour, Ada s’éprend de Samson, un de ces habitants. Cette passion, bien vite, suscite le dépit voire la colère du père de la jeune fille et de certains villageois. L’adolescente se retrouve déchirée par un conflit de loyauté entre son héritage vénéneux et cet élan destructeur qui l’emmène loin de tout ce qu’elle a connu.
Roman lyrique, inquiétant, roman de l’émancipation autant que roman du désir souverain, Jusque dans la terre a été salué comme la naissance d’une romancière à l’imagination terrifiante, peuplée de sorcières et de monstres.

Traduit de l’anglais (Irlande) par Francis Guévremont.

Pierre Raufast

« Habemus Piratam » Pierre Raufast

4e de couv. :
Francis mène une vie bien calme. Il faut dire qu’il est curé dans la vallée de Chantebrie et que ses paroissiens ont peu de péchés palpitants à lui confesser. Jusqu’au jour où un homme débarque dans son église pour s’accuser d’avoir enfreint chacun des dix commandements. Plaisir inattendu : l’homme est un hacker de génie et ses crimes sont pour le prêtre l’occasion de découvrir avec délice un monde dont il ne soupçonnait pas l’existence : le monde des pirates informatiques, de la cybersécurité et du dark web. Francis met alors le doigt dans un engrenage numérique qui va l’entraîner beaucoup plus loin que prévu.

« Les embrouillaminis » Pierre Raufast

L’auteur de ce roman est né sous le signe de la Balance : il est incapable de choisir sa confiture au petit-déjeuner ni même le destin des héros de ses romans. Est-ce que Lorenzo part au Mexique rejoindre une équipe d’effaroucheurs, disciples des dieux aztèques ? Ou alors, est-ce que Lorenzo reste dans la vallée de Chantebrie et devient cambrioleur par amour ? José-Luis Borges parle d’une bibliothèque infinie dans laquelle se trouveraient toutes les histoires du monde. L’auteur de ce roman remercie l’écrivain argentin pour l’avoir invité dans ce lieu où l’indécision est heureuse.

Luke Rhinehart

« Vent blanc, noir cavalier » Luke Rhinehart

4e de couv. :
« Je ne suis pas morte », dit-elle avec une voix douce et émerveillée.
Matari, qui s’était enfoncée dans la nuit neigeuse dans l’espoir d’y mourir, est sauvée et recueillie par Oboko, un poète et moine bouddhiste. Nous sommes au Japon, au début du dix-huitième siècle. Oboko et son ami Izzi, un poète de cour, aussi extraverti qu’Oboko est secret, s’éprennent, l’un comme l’autre, de la jeune femme, qui leur apprend que, bientôt, ils seront tous les trois rejoints, et sans doute massacrés, par le Seigneur Arishi, auquel Matari était promise, et qu’elle a fui.

« L’homme-dé » Luke Rhinehart

4e de couv. :

Notre monde est fait de règles. Si toutes ces injonctions permettent la cohabitation pacifique de tous, elles assurent aussi le complet malheur de chacun. Les dés peuvent nous libérer, comme ils ont libéré Luke Rhinehart, un psychiatre à la vie étriquée, qui décide de jouer aux dés tous ses choix… quelles qu’en soient les conséquences.

« Invasion » Luke Rhinehart    

4e de couv. :

Des boules de poils intelligentes débarquent sur Terre. Venues d’un autre univers, elles n’ont d’autre but que de s’amuser. L’une d’entre elles, Louie, est adoptée par Billy Morton, un Américain moyen plein de bon sens. Quand les autorités décident de se saisir de ces bestioles, Billy et sa famille, échaudés par l’Amérique
contemporaine où ils se sentent de moins en moins à l’aise, prennent la tangente : peut-être que, finalement, la sagesse n’est pas du côté du pouvoir politique, mais du côté de cette anarchie sympathique, de cette libération improbable que cette invasion apporte.

« Jésus-Christ Président » Luke Rhinehart

À LIRE !

4e couv. : Alors que sa présidence s’achève sans éclat, George W. Bush, un matin, se trouve possédé par… Jésus ! Le Fils de Dieu, irrité que le nom de son Père soit prononcé en vain pour justifier tout et n’importe quoi, a décidé de descendre sur terre. Le président des États-Unis devient ainsi la marionnette du Christ afin d’établir un monde plus juste et équitable. Mais c’était sans compter sur l’administration républicaine qui a porté Bush au pouvoir et voit d’un très mauvais œil ces étranges idées de partage, de générosité, de paix. Dans cette satire faussement innocente, l’auteur de L’Homme-dé montre ce qui sépare l’idéal du réel, l’impuissance du cynisme, la naïveté de l’hypocrisie.

Rivers Solomon

« Sorrowland » Rivers Solomon

4e de couv. :

Vern est enceinte de sept mois et décide de s’échapper de la secte où elle a été élevée. Cachée dans une forêt, elle donne naissance à des jumeaux, et prévoit de les élever loin de l’influence du monde extérieur. Mais, même dans la forêt, Vern reste une proie. Forcée de se battre contre la communauté qui refuse son départ, elle montre une brutalité terrifiante, résultat de changements inexplicables et étranges que son corps traverse. Pour comprendre sa métamorphose et protéger sa petite famille, Vern doit affronter le passé…

« Les Abysses » Rivers Solomon

4e de couv. : Lors du commerce triangulaire des esclaves, quand une femme tombait enceinte sur un vaisseau négrier, elle était jetée à la mer. Mais en fait, toutes ces femmes ne mourraient pas. Certaines ont survécu, se sont transformées en sirènes et ont oublié cette histoire traumatique. Un jour, l’une d’entre elles, Yetu, va leur rappeler, dans ce roman d’émancipation, magique et réflexif, sur la condition noire et sur l’impossibilité d’une justice, en l’absence de vérité.

Thomas Spok

« Uter Pandragon » Thomas Spok

Le roi Constant avait trois fils. L’un meurt, et les deux autres, Uter et Pandragon, vivent loin. En leur absence, Vortigern règne sur la Bretagne. Mais son pouvoir fatigue les barons et les fils de Constant reviennent et tentent de reprendre le trône. Pandragon est un meneur d’hommes et croit en son bon droit. Uter est un aventurier, mû par la vengeance. Peu à peu s’enchaînent batailles et victoires, mais une ombre plane, celle de Merlin et d’une mystérieuse petite fille. Uter et Pandargon sont-ils maîtres d’eux-mêmes, ou les jouets de puissances obscures et merveilleuses ?


François Szabowski

« Les femmes n’aiment pas les hommes qui boivent François Szabowski

C’est par ce roman que j’ai découvert le catalogue Aux Forges de Vulcain, et je peux vous dire que ce fut un choc littéraire pour moi. C’est le genre de roman où ça passe ou ça casse. Dès le titre et la couverture il faut se préparer.

L’éditeur proposait si je me souviens bien 4 titres de la maison d’édition à 5 lecteurs contre chronique. Et voyez où cela m’a mené !

« Les majorettes, elles, savent parler d’amour » François Szabowski

Je suis devenue fan de François Szabowski et sa manière d’écorcher ses contemporains.

« Il faut croire en ses chances » François Szabowski

Quatrième roman de cet auteur.

On note une certaine évolution dans l’écriture et un changement vers autre chose.

«Il n’y a pas de sparadraps pour les blessures du cœur Il n’y a pas de sparadrap pour les blessures du cœur » François Szabowski

« La famille est une peine de prison à perpétuité et autres proverbes » François Szabowski & Elena Vieillard

C’est un livre que j’ai lu et dont j’ai parlé à sa sortie, mais je n’ai pas su le chroniquer.

C’est très particulier… c’est parfois plus que du 3e degré !

Certains proverbes m’ont fait sourire, certaines illustrations aussi…

Et parfois je n’ai pas compris.

Romain Ternaux

« Underdog samouraï » Romain Ternaux

4e de couv : Un jeune homme, un peu loser sur les bords, se procure un sabre japonais sur le dark web. Hélas, l’objet de collection s’avère être un faux qui se brise en deux temps trois mouvements. Pris de rage, car, à l’époque moderne, il n’est pas de plus juste courroux que celui de la personne qui, sur le web, a acheté à son insu un truc en toc, notre héros part au Japon pour se venger des yakuzas qui ont abusé de sa crédulité. Ce qui n’était au début qu’une simple expédition sanglante et vengeresse se transforme très vite en une quête des origines où, au contact de sumotoris sensibles et de yokais goguenards, le jeune homme va découvrir qu’il est peut-être l’élu dont parlent d’anciennes prophéties.

i am vampire

« I am Vampire » Romain Ternaux

4e de couv. : Artiste-peintre misanthrope, misogyne et libidineux en manque de reconnaissance, Bertrand vit aux crochets de son ami Yann, un rond-de-cuir de l’armée qu’il méprise. En proie à des accès de violence, il se découvre des pouvoirs extraordinaires. Serait-il en train de devenir un vampire ?

« Spartacus » Romain Ternaux
4e de couv. :
Un roman qui montre Spartacus comme vous ne l’avez jamais vu.
Racontées à la première personne, les aventures de l’esclave révolté deviennent le journal intime et hilarant d’un pauvre type qui, se trouvant au bon endroit au bon moment, finit par incarner l’espoir des dominés et se trouve sans cesse, bien malgré lui, débordé par la violence des hommes.

Provocant, volontairement bête et méchant, ce roman est une fable grinçante et noire sur la passion des peuples pour les hommes providentiels.

« L’histoire du loser devenu gourou » Romain Ternaux

Dans cette farce burlesque, notre antihéros, qui restera sans nom, est l’archétype du loser moderne, vaincu par la société : alcoolique, sans emploi, en proie à la plus profonde misère sexuelle et amoureuse. Poussé par ses parents, il accepte un emploi d’homme à tout faire dans une riche fondation qui se révèle être une secte. Par une suite de quiproquos, il va se retrouver patron de cette secte, qui réunit principalement de riches bourgeois érotomanes. Mais ce jeu de masques, ce retournement subversif des valeurs et des positions, ne va pas le rassurer pour autant et, ainsi parvenu au sommet de la pyramide sociale et sexuelle, il va découvrir qu’il ne désire pas plus être maître qu’il ne désirait être esclave. Dans cette fable faussement innocente, mâtinée d’humour trash et de scènes rocambolesques, Romain Ternaux se livre à une destruction méthodique de tout ce qui fait une société : famille, travail, amour. Construit comme un vaudeville surréaliste, cette aventure piège son antihéros comme son lecteur dans une vertigineuse et folle escalade, dont rien ni personne ne sortira indemne. Lorgnant à la fois vers Gaston Lagaffe, vers les Deschiens, vers cette littérature américaine peuplée de vaincus magnifiques (Bukowski, Hunter S. Thompson), L’histoire du loser devenu gourou est un grand éclat de rire de la puissance de ceux qui font exploser nos contradictions et nos faux-semblants.

Franck Thomas

« L’amour à la page » Franck Thomas
4e de couv :
Aujourd’hui, plus personne ne lit et tout le monde veut écrire. Franck, après avoir publié un premier roman qui n’a pas connu de succès, se fait virer par son éditeur. Convaincu que son génie va être reconnu sous peu, il fait le tour de toutes les maisons d’édition de la place de Paris. Après quelques échecs humiliants, il se retrouve à devoir écrire une histoire pour une illustratrice jeunesse. La collaboration avec la jeune femme est houleuse. Mais Franck se console en pensant à tous les grands génies qui ont souffert avant d’être reconnus ! Parallèlement à cette mission, il intrigue, à droite à gauche, espérant percer. Au risque de blesser ladite jeune illustratrice, pour laquelle il commence à avoir un tendre attachement…

« La fin du monde est plus compliquée que prévue » Franck Thomas

À LIRE !!!

Hélas, lors d’une conférence de presse, son fils de treize ans annonce qu’il a fait placer des bombes nucléaires dans toutes les grandes capitales, et l’Occident n’a que quelques jours pour se repentir.
D’abord dubitatifs, la population et les dirigeants commencent à prendre peur.
L’occasion pour un fan de petits trains électriques, une lieutenante de gendarmerie portée sur la boisson et un fonctionnaire de l’ONU un peu trop pépère d’être emportés dans une farce surréaliste.

Gilberto Villaroel

« Cochrane Vs Cthulhu » Gilberto Villarroel

Cet auteur chilien qui vit en France depuis quelques temps nous plonge dans un univers lovecraftien version aventure.

J’en ai pour lire l’appel du Cthulhu » et découvrir ce classique.

« Lord Cochrane vs l’Ordre des Catacombes » Gilberto Villarroel

J’ai eu le plaisir de retrouver certains des personnages du tome 1.

Cette série mélange personnages réels romancés et personnage fictifs.

« Lord Cochrane et le trésor de Selkirk » Gilberto Villarroel
À LIRE !
4e de couv. :
Le marin le plus audacieux de tous les temps revient pour une nouvelle aventure.Chili, 1822. Tremblement de terre et raz-de-marée à Valparaíso. Lord Cochrane, amiral de la flotte chilienne, sauve la vie du général Bernardo O’Higgins. En guise de remerciement, le général lui révèle que sur l’île principale de l’archipel de Juan Fernández, le corsaire Alexander Selkirk a caché en 1704 un trésor que personne n’a pu retrouver. Tout indique que le trésor est une relique que Selkirk a apportée avec lui d’une région du détroit de Magellan que les aborigènes appellent les Montagnes Hallucinées. Cet endroit aurait été la première demeure sur Terre d’un dieu venu des étoiles, l’immortel Cthulhu. Intrigué, Lord Cochrane part pour Juan Fernández avec son amie Maria Graham et le capitaine Eonet. Il est aussi poursuivi par un de ses vieux ennemis, le capitaine Gervasio Corrochano, un ancien officier de la marine espagnole qui commande désormais un bateau pirate, l’Águila. Cochrane est de retour pour élucider un ancien mystère et affronter de nouveaux dangers, cette fois dans les eaux dangereuses du Pacifique !

Traduit de l’espagnol par Jacques Fuentealba.

« Guide de survie pour le voyageur du temps amateur » Charles Yu

4e de couv. :
Notre héros répare les machines à voyager dans le temps. Il a pour seuls compagnons un chien et une intelligence artificielle qui a le béguin pour lui. Un jour, il se trouve lui-même prisonnier d’une boucle temporelle et devra partir à la recherche de son propre père, un inventeur frustré et méconnu, qui créa la machine à remonter le temps. Un roman drôle, virtuose et touchant, rencontre improbable mais réussie entre Proust et Asimov.

super-héros de troisième division

« Super-héros de troisième division » Charles Yu LU ET CHRONIQUE

4e de couv :

Dans ce recueil de nouvelles, Charles Yu, romancier reconnu (Guide de survie pour le voyageur du temps amateur), contributeur de la série TV West World, montre comment, en passant par des lieux communs de la culture geek, reposer des questions qui hantent l’Amérique : l’obligation de réussir, le sentiment d’échec, l’incapacité à dire ce que l’on ressent, le miroir aux alouettes du capitalisme, la difficulté d’être mère. Empruntant à la fois à Kafa, pour cette impression d’étrange familiarité, et à la culture populaire, Charles Yu s’est imposé avec ce recueil comme un des plus importants nouvellistes contemporain, publié par le New Yorker.

chinatown

« Chinatowns, intérieur » Charles Yu
4e de couv. :
Willis est un Américain d’origine asiatique qui tente de percer à Hollywood. Dans un monde qui voit tout en noir et blanc, qui se pense comme un affrontement entre Noirs et Blancs, Willis a-t-il sa place ?

Mêlant le petit et le grand écran, la série policière, le film de kung-fu, la comédie romantique, le film de procès, Charles Yu nous offre un grand roman américain, émouvant, tendre et parfois amer, un récit d’odyssée personnelle et de conquête sociale dans ce champ de bataille qu’est la société américaine.

fable

A chroniquer

« Fable » Charles Yu

Un psy donne un exercice à son patient : raconter sa vie sous la forme d’une fable. L’homme s’exécute. Commence alors un récit mêlant fantasy, fantastique et introspection, avec humour et mélancolie.

« Pardon, s’il te plaît, merci » Charles Yu

À LIRE

Un homme ne sait comment courtiser une collègue – alors qu’une invasion zombie est en cours. Une société décide de permettre à chacun de donner ses mauvaises journées à autrui. Le chef d’une bande de héros de fantasy est pris d’un grand doute existentiel. Autant de situations absurdes qui, nourries de culture geek et de littérature classique, deviennent des méditations mélancoliques sur les problèmes de l’homme moderne.

NON FICTION

Ursula Le Guin

« Le langage de la nuit. Essai sur la Science fiction et la fantasy » Ursula K. LeGuin

À LIRE

4e de couv : En 1979, Ursula K. Le Guin est au sommet de sa gloire : ses romans de science fiction et de fantasy se sont imposés comme des chefs d’œuvres et elle est une des romancières américaines les plus primées. Toutefois, parallèlement à ces succès publics, elle a la réputation d’être une théoricienne hors pair, et une oratrice remarquable. Elle parcourt alors universités, congrès, bibliothèques et librairies pour parler des sujets qui la passionnent : le féminisme, l’anarchisme, le rôle humaniste de la littérature, et, surtout, la fonction des littératures de l’imaginaire. Le Langage de la nuit est le recueil d’essais littéraires qui résument sa pensée et composent un manifeste pour l’imaginaire, car si nous pensons et parlons le jour, la moitié de notre vie se passe la nuit, où se réfugient la poésie et l’imaginaire. Pourquoi les littératures de l’imaginaire ont cessé, au vingtième siècle, d’être le cœur de la littérature ? Que permet la science-fiction ? Quelle est la place de la littérature jeunesse dans la littérature ? Autant de questions qui occupent les lecteurs depuis cinquante ans et qui trouvent des réponses dans ce volume, préfacé par le romancier Martin Winckler, fin connaisseur de la science-fiction, et grand admirateur de l’humanisme merveilleux de Le Guin.

Capitale du Nord 1. Citadins de demain

Claire Duvivier

Éditions Aux Forges de Vulcain, oct 2021, 365 p., 20 €

Mes lectures Aux Forges de Vulcain

4e de couv. :

Amalia Van Esqwill est une jeune aristocrate de Dehaven, issue d’une puissante famille : son père possède une compagnie commerciale et sa mère tient un siège au Haut Conseil. Progressistes, ils lui ont offert, à elle et à d’autres enfants de la Citadelle, une instruction basée sur les sciences et les humanités. Jusqu’au jour où le fiancé d’Amalia se met en tête de reproduire un sortilège ancien dont il a appris l’existence dans un livre.
Au moment précis où la tension accumulée dans les Faubourgs explose et où une guerre semble prête à éclater dans les colonies d’outre-mer, la magie refait son apparition dans la ville si rationnelle de Dehaven. Et malgré toute son éducation, Amalia ne pourra rien pour empêcher le sort de frapper sa famille et ses amis. Deuxième roman de Claire Duvivier, Citadins de demain est le premier volume de la trilogie Capitale du Nord.

Mes impressions de lecture :

J’attendais avec impatience ce roman, d’une part parce que j’avais eu un coup de cœur pour son premier roman « Un long voyage », d’autre part parce qu’il fait partie d’un vaste projet ambitieux. Deux auteurs, deux trilogies fantasy « La Tour de Garde » qui vont s’entremêler. Je vous ai déjà  parlé de «Capitale du Sud. Tome 1 Le sang de la cité»  de Guillaume Chamanadjian. Deux écritures différentes qui sont liées aux situations géographiques.

Deux cités maritimes avec relations commerciales. Deux cités en pleine expansion, entre passé et futur. Avec des liens mystérieux…

Le titre de ce roman résume assez bien le sujet. La première moitié du livre est très centrée sur cette éducation et les liens qui les unissent ces jeunes. L’ambiance m’a fait penser au « Miniaturiste » de Jesse Burton mais le sujet est autre.  Le lecteur est averti sur le fait qu’on lui raconte la fin d’un projet. Mais avant d’y arriver, la narratrice « Amalia » va nous expliquer le contexte social, politique et historique de sa caste puis de la Cité. On est au moment clé où les « héros » vont sortir de l’adolescence pour devenir adultes. On retrouve bien des sujets qui font partis de la ligne éditoriale des Éditions Aux Forges de Vulcain.

Claire Duvivier a su créer avec l’emploi du passé simple dans certains dialogues associé au vouvoiement une distance sociale. On sait lorsque les nobles sont entre eux, jeunes ou moins jeunes.

On a quelques éléments qui  font référence à la Capitale du Sud mais ce n’est que vers la moitié du roman que tout bascule et que l’on commence à vraiment voir les effets miroirs et certains mystères évoqués dans l’autre trilogie.

On retrouve aussi  le sujet concernant le « sang » et tous les questionnements sur les dirigeants sur l’avenir. La famille est aussi une thématique très importante. Les vieilles familles, leurs secrets et leurs rivalités.

La jeunesse et les amitiés qui se forgent pour affronter les tourmentes à venir.

La place des femmes est très importante. C’est un aspect qui est lié au fait que ce soit une ville du Nord.

J’ai beaucoup aimé l’accélération des évènements à parti du moment où la magie fait son apparition, entre autres choses… mais chut !

Je m’arrête là et c’est avec impatience que j’attends la suite.

J’adore le jeu de lumières entre les couvertures de Capitale du Nord et Capitale du Sud.

Je remercie les  Éditions Aux Forges de Vulcain de leur confiance.

Vent blanc, cavalier noir

Luke Rhinehart

Trad. Francis Guèvremont

Éditions Aux Forges de Vulcain, 3 sept 2021, 272 p., 20 €

4e de couv. :

« Je ne suis pas morte », dit-elle avec une voix douce et émerveillée.

Matari, qui s’était enfoncée dans la nuit neigeuse dans l’espoir d’y mourir, est sauvée et recueillie par Oboko, un poète et moine bouddhiste. Nous sommes au Japon, au début du dix-huitième siècle. Oboko et son ami Izzi, un poète de cour, aussi extraverti qu’Oboko est secret, s’éprennent, l’un comme l’autre, de la jeune femme, qui leur apprend que, bientôt, ils seront tous les trois rejoints, et sans doute massacrés, par le Seigneur Arishi, auquel Matari était promise, et qu’elle a fui.

Mes impressions de lecture :

J’ai découvert cet auteur il y a relativement peu de temps et je vais de surprise en surprise à chaque roman. Je ne m’attendais pas au contenu de ce roman. J’avais aimé le côté irrévérencieux, cynique, sarcastique  de ce qu’il dénonçait dans les autres romans que j’ai lu. Mais ici, dès les premières pages je me suis rendu compte que je devais tout oublier de Luke Rhinehart.

« Vent blanc, cavalier noir » est mon coup de cœur de la rentrée.

Les questionnements d’Oboko sur sa recherche du détachement qu’impose le zen, ainsi que ses difficultés à trouver la concentration nécessaires. Son deuil et l’écho de ce passé récent. Tout cela nous le rend plus humain que ce personnage d’ascète que certains voient.

La rencontre avec le deuxième acteur de ce drame est cocasse car c’est un peu comme son double inversé. Leur vision de la vie est opposée ou complémentaire selon comment on se positionne.

J’ai adoré leurs conversations. Un préambule à ce qui va se jouer ensuite.

Nous avons ensuite le décor du premier acte. Un temple désolée, délabré et abandonné où nos deux héros sont bloqués par la neige. On se dit qu’on va avoir des discussions philosophiques et poétiques pendant un laps de temps, peut-être jusqu’à mourir de faim ainsi  coupé du monde dans provisions. On sent presque que c’est ce qu’ils recherchent. L’un a mal au cœur (physique) et l’autre au cœur (émotion).

Mais voilà qu’apparait le personnage féminin et d’entrée Izzi  sait qu’Oboko a ramené le début de la fin. Une bombe a retardement. Cette apparition presque surréaliste donne une dimension supplémentaire à cette histoire.

Et effectivement dans le deuxième acte et les suivants on va se rendre compte que ce roman est la chronique d’une mort  annoncée…

Les personnages qui vont venir s’insérer dans ce drame jouent chacun un rôle  comme au théâtre.

Le drame va se déployer comme un éventail, les brins s’ouvrent et petit à petit l’image complète va nous dévoiler la fin du drame.

Nous allons suivre les différentes étapes de cette tragédie avec une fin inexorable.

Je ne vais pas vous les dévoiler mais chaque acte est soit symbolique soit inéluctable à chacun d’y voir ce qu’il ressent. C’est difficile de ne pas commenter ces scènes…. Mais chut, je me tais !

J’avais imaginé une autre fin mais elle n’avait pas le même impact, j’y avais projeté mes idées et non celles liées au zen. Je parle de Zen mais je ne connais pas vraiment.

Je ne vous ai pas parlé d’un des multiples sujets de ce roman celui de la poésie, nos deux personnages du départ son deux poètes avec des approches bien différentes. Puis la plume va être confrontée au sabre et à l’arc.

Luke Rhinehart a su me faire oublier le présent le temps de cette lecture. J’étais avec les personnages, tantôt l’un, tantôt l’autre. J’ai retrouvé la « tragédie » de la littérature japonaise qui joue avec les codes sociaux avec les personnages qui ne peuvent sortir du rôle qui leur est assigné.

Je ne peux finir dans parler de la couverture qui est juste magnifique. Bon d’accord mon avatar est une kokeshi mais cette « geisha » de dos et le choix des couleurs qui donne le ton.

On a envie de terminer ce roman pour en finir avec ce supplice de savoir comment cela va se terminer et puis après on ressent un vide, c’est déjà fini ? Les personnages sont parfois agaçants (on a envie parfois de leur donner des gifles) mais  on s’y attache.

Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain de leur confiance.

Voir aussi :

L’homme-dé

Invasion

Badroulboudour

Jean-Baptiste de Froment

Aux Forges de Vulcain, 20 août 21, 212 p, 18 €

RENTRÉE LITTÉRAIRE AUTOMNE 2021

Mes lectures Aux Forges de Vulcain

4e de couv. :

Antoine Galland, universitaire inadapté à la vie moderne, a été quitté par sa femme. Il arrive au Kloub, un club de vacances au bord de la mer, en Egypte. Un jeu mystérieux et peut-être dangereux lui est alors proposé : démasquer Badroulboudour, la femme idéale. Sous la forme d’un conte comique et légèrement kafkaïen, commence un récit d’apprentissage qui fera d’Antoine, bien malgré lui, le principal protagoniste d’une supercherie nationale. A moins qu’il ne s’agisse d’une histoire d’amour dont il est le héros.

Mes impressions de lecture :

J’ai eu le plaisir de le lire pendant mes vacances et donc voyager par procuration. Une chose est sûre je ne fais pas partie des habitués du Kloub !

J’ai appris bien des choses sur les « Mille et une nuit » à commencer par « Badroulboudour » et sur son traducteur en français. J’avais écouté des émissions de radio sur ces histoires mais je ne me souviens pas avoir entendu parler de ce traducteur historique.

Ce roman a plusieurs trames.

Antoine Galland a été quitté par sa femme qu’il aime encore, à cause de son manque de prise de décision.

Antoine Galland est un bon père mais il n’a pas eu à se battre pour avoir la garde alterné de ses filles…

Antoine Galland est passionné par son homonyme qui a traduit les « Mille et une nuit » et toute sa carrière universitaire tourne autour de cela.

Antoine Galland semble très influençable et il se retrouve mis en avant par le président de la république…

Antoine Galland va se retrouver au milieu d’un scandale, et d’autres événements qui requièrent une prise de position.

Antoine Galland serait-il une marionnette dont on tire les ficelles ?

Donc la question est va-t-il être à la hauteur de ce piège infernal ?

Antoine Galland se croit tranquillement en vacances avec ses filles dans un club en Égypte.

J’ai bien rit avec son côté paumé, son côté dans la lune. Antoine Galland est un antihéros ou un héros malgré lui ? Ce que j’aime dans le personnage d’Antoine Galland, c’est sa vision du monde, la part de magie dans toute chose ainsi que la pensée magique qui aide à vivre le quotidien. On pourrait croire qu’il est à côté de la plaque mais il est là où il a choisi d’être. Ce roman comporte une grande part de réel merveilleux.

Tout ce qui touche à la création, les mots, la traduction et la recherche et tous les questionnements qui en découlent, m’intéresse alors j’ai beaucoup apprécié ces passages là. Il a aborde des sujets sur le pouvoir des textes et des enjeux politiques qu’ils peuvent receler malgré eux. Il est question de différence de Culture. Derrière la postérité de certains textes cultes il y a l’ambition d’un homme ou d’un pouvoir. La façon dont Jean-Baptiste de Froment aborde toutes ses thématiques est très intéressante.

Le sujet est sérieux et traité sérieusement mais dans un roman drôle et abordable. On enchaîne les chapitres pour savoir où il veut en venir. Le lecteur se doute de certaines choses et le narrateur ne cache pas qu’il est question de manipulation, mais de qui ?

La fin est hilarante ou délirante… un bon Forges de Vulcain !

Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain de leur confiance

Anecdote :

« Badroulboudour » est le deuxième roman de l’auteur. Je n’ai pas lu son premier « État de nature » aussi publié Aux Forges de Vulcain parce que je ne me sentais pas capable d’aborder l’aspect politique du roman. Maintenant je suis curieuse de le découvrir, alors il est dans ma wish list »

Et vous connaissez-vous cet auteur ?