Le temps des retrouvailles

Robert Sheckley

Trad : Marcel Battin, Michel Deutsh,

Jean-Pierre Pugi et Arlette Rosemblum

Trad. révisées par Lionel Évrard

Éditions Argyll, fév 2022, 403 p.

Mes Lectures Argyll

Voici venir le temps des retrouvailles avec un auteur qui, à l’instar de son compatriote Philip K. Dick, aura été de son vivant plus apprécié en France que dans son propre pays, la faute à une œuvre singulière et sans concession, souvent incomprise. Toutefois, la comparaison entre ces deux géants s’arrête là : les textes de Robert Sheckley sont drôles et mettent en jeu des personnages qui se débattent pour survivre à des situations absurdes. Avec l’humour féroce et moqueur qui constitue sa marque de fabrique, l’auteur y déploie autant de visions à la fois lucides et déformées de notre réalité et des étranges êtres qui la peuplent.

Mes impressions de lecture :

Je ne connaissais par du tout cet auteur, même pas son nom. Il faut dire que ma culture SF est assez réduite, mais j’apprends et j’aime découvrir.

J’ai été attiré par le titre de ce recueil de nouvelles « le temps des retrouvailles » qui dans ma tête faisait écho  à « Le temps retrouvé », oui le cerveau fait des associations d’idées parfois très étranges. Le titre de ce recueil est le titre d’une nouvelle aux thématiques très intéressantes et multiples.

J’ai aussi eu envie de lire cet ouvrage parce qu’il s’agissait d’un recueil de nouvelles (on n’en lit pas assez !). Lire des nouvelles permet de se créer une image mentale des univers d’un auteur que l’on ne connait pas. Ce recueil  rassemble des nouvelles publiées entre 1952 et 1960. Elles non pas de liens entre elles.

Je ne vais pas faire un commentaire de sur chacune. La première « le prix du danger » est ma préférée. J’ai aimé la modernité du sujet, le rythme. On lit ces nouvelles avec notre regard d’aujourd’hui et parfois cela date, mais celles de ce recueil n’ont pas pris une ride. Cette première nouvelle qui mets en scène une émission de téléréalité est à tomber… je n’en dis pas plus.

J’ai ri parfois,  j’ai ressenti une certaine ironie dans certaines scènes. Je repense notamment à une nouvelle où on demande à un pêcheur de jouer le rôle du criminel dans un lieu où cela n’existe pas… Le gars essai bien pour rendre service mais même en potassant des livres il ne comprend pas le but, il y en a un autre qui va devoir jouer le rôle du policier… bien sûr derrière ces demandes il y a des choses terribles, donc pas drôles. Ou encore cette nouvelle où un équipage vole un engin spatial qui semble plus neuf que le leur et à qui il va arriver des catastrophes. La aussi la chute finale est terrible. Et d’autres nouvelles me viennent à l’esprit… Il y a ce mélange de d’humour et de part d’ombre de l’humain.

Vous l’aurez compris j’ai adoré ce recueil aux univers différents, uchronies, post apo, des nouvelles qui se déroulent dans d’autres planètes, avec ou sans habitants extraterrestres, la technologie est présente… A chaque nouvelle on découvre une facette de SF.

Des nouvelles qui se dégustent. J’ai choisi de lire les nouvelles non pas à la suite mais en intervertissant un autre texte pour bien les savourer, car il pose des questions qui sont toujours aussi pertinentes aujourd’hui. Et lorsque je reprenais le livre je me disais où va-t-il m’emmener cette fois-ci.

Les thématiques qui m’ont marqué sont l’autre et l’ailleurs et tout ce qui en découle.

Je vous laisse découvrir ces 13 nouvelles et la très instructive postface..

Je remercie les Éditions Argyll de leur confiance et cette belle découverte.

La Monture

Carol Emshwiller

Éditions Argyll, octobre 2021, 216 p., 19,90 €

Mes Lectures Argyll

4e de couv. :

Charley est un humain, mais Charley est surtout un animal apprivoisé.
Sur une Terre devenue leur monde d’accueil, les Hoots, des extraterrestres herbivores, ont transformé les humains en montures. Charley, jeune garçon sélectionné pour ses mensurations et ses capacités reproductives, est destiné à devenir l’une d’entre elles ; mieux encore, il est entraîné quotidiennement car promis à un futur dirigeant hoot, celui qu’il appelle Petit-Maître.
Cependant, sa rencontre avec Heron, son père libre et réfugié dans les montagnes, va chambouler son être, ses certitudes, sa destinée.

Mes impressions de lecture :

Je découvre avec les éditions Argyll des grands noms de la science fiction, les articles sur leur site sont très instructifs. Au-delà du texte on a un bel accompagnement. C’est ainsi que j’ai eu envie de découvrir ce roman.

Ce roman est un choc. On va découvrir un univers singulier. Des extra terrestres on asservi certains hommes pour s’en servir comme monture. Ils ont les mots pour convaincre pour endoctriner ou pour oppresser  les Seattle et les Tennessees. Le premier chapitre donne la voix à l’un de ces Hoots pour nous montrer leur façon de faire. Puis, le chapitre suivant c’est un Tennessee qui a la parole.  On se dit alors qu’on va être dans un système binaire avec  l’un qui a tort et l’autre raison, selon que l’on soit dans un camp ou dans l’autre. Puis vient la troisième voix et du coup la troisième voie : un adolescent (monture) et un jeune Hoot.

On a donc un roman avec des aspects  politiques et philosophiques. A travers des faits concrets et des  situations sur le terrain on va avoir des discussions par exemple autour de la notion de liberté, de choix de conditions sociales, d’appartenance à une communauté et à la défense des droits fondamentaux, la famille etc.

La révolte et la violence vont venir bouleverser la vie toute tracée de Charley et de Petit Maître. Charley est né en captivité. Pour lui le contrat qui lie la monture qu’il est à son hôte est gage d’une vie civilisée, avec une évolution de carrière. Cela ne vous rappelle rien ?  D’autant qu’il porte un futur dirigeant. Il a un toit, des vêtements, de la nourriture et une vie bien réglée.

Avec ces deux jeunes personnages le roman prend un tour initiatique. Une certaine intimité s’est crée et leur relation « maître-esclave » va se transformer en amitié. L’un va aider l’autre et vice versa, ils ne peuvent compter que l’un sur l’autre. J’ai aimé suivre ces deux personnages en particulier car Carol Emshwiller a su nous montrer les questionnements et les conflits intérieurs de ce jeune adolescent. Charley était en révolte contre son géniteur par envers la société. Charley va devoir grandir d’un coup, faire des choix et faire un apprentissage de la vie sauvage.

Héron est peut-être fort et un héros pour les montures libérées mais pas pour son fils. Il y a trop de violence et de non-dits.  Et puis, il y a la mère absente, la quête de la mère pour Charley.

Dans le camp des révoltés, des libérés tout n’est pas aussi simple qu’on pourrait croire. Il n’y a pas qu’une seule façon de penser.

J’ai beaucoup aimé ce roman pour tous les sujets traités, pour tous les questionnements qu’il a provoqué en moi.  Il est beaucoup question d’empathie. Le conditionnement, la rhétorique employée est transposable à tant d’autres situations.

Les personnages sont tous un mélange de fragilité et de force vu de l’extérieur on est encore plus partagés que ne le sont les protagonistes. Un roman qui nous emporte dans des quêtes personnelles et  universelles. On passe de l’individu au groupe et des individus aux groupes. À chacun ses rêves.

Ce roman se compose d’émotions fortes, d’actions et de réactions qui ne laissent pas indifférents. J’ai été troublée par l’association des humains avec l’image animale, la notion de sauvage et de civilisé.

Je remercie les Éditions Argyll de leur confiance et cette belle découverte.

Le chien du forgeron

Camille Leboulanger

Éditions Argyll,  19 août 2021,

Mes lectures Argyll

RENTRÉE 2021

4e de couv. :
Approchez, approchez ! Alors que tombe la nuit froide, laissez-moi vous divertir avec l’histoire de Cuchulainn, celui que l’on nomme le Chien du Forgeron ; celui qui s’est rendu dans l’Autre Monde plus de fois qu’on ne peut le compter sur les doigts d’une main, celui qui a repoussé à lui seul l’armée du Connacht et accompli trop d’exploits pour qu’on les dénombre tous.
Certains pensent sans doute déjà tout connaître du Chien, mais l’histoire que je m’apprête à vous narrer n’est pas celle que chantent les bardes. Elle n’est pas celle que l’on se raconte l’hiver au coin du feu. J’en vois parmi vous qui chuchotent, qui hésitent, qui pensent que je cherche à écorner l’image d’un grand homme. Pourtant, vous entendrez ce soir la véritable histoire du Chien. L’histoire derrière la légende. L’homme derrière le mythe.
Approchez, approchez ! Venez écouter le dernier récit d’un homme qui parle trop…

« Il en est ainsi des bonnes histoires : peu importe si l’on connaît leur déroulement ou si l’on devine la fin. Cela ne gâte en rien le plaisir de les entendre ni même celui de les raconter. Une bonne histoire est comme une bonne chanson. C’est un air dont on ne se lasse jamais du refrain. »

Mes impressions de lecture

Lorsque les éditions Argyll on présenté ce roman je me suis dis c’est pour moi… et maintenant que je l’ai lu, je le confirme !

Je ne connais pas vraiment les légendes autour des enfants de Dana et tout ce qui en découle, donc si vous aussi ne vous inquiétez pas vous ne serait pas perdu. Par contre, il faut aimer les contes et légendes, ce qui est mon cas. Si vous aimez la fantasy aussi c’est pour vous aussi… en fait pour les amateurs de littérature de l’imaginaire.

Le narrateur est un conteur comme on les imagine dans les temps anciens. Cela se passe autour d’une table dans une auberge. Il joue avec son public, il doit être accrocheur et maintenir l’attention en alerte sans que l’alcool n’altère sa diction, sa mémoire ni la qualité de son auditoire qui boit aussi. Il a l’art de ménager des pauses et se servir des digressions pour faire durer l’histoire. J’ai beaucoup aimé les passages où il dit des choses sur son art «  j’aurais pu dire … mais cela n’aurait pas eu le même effet ». Il joue ainsi entre le présent et le passé. Il dit des choses comme : «  je  si vieux que j’ai  connu la forteresse de Emain Macha, vous être trop jeunes mais vous pouvez me croire ». J’adore ce genre d’intervention du narrateur car le lecteur se sent lui aussi inclus dans l’auditoire. Il joue avec le passé de la narration et le présent, c’est va et vient accrochent les auditeurs. (je n’ai pas les bonnes citations car je ne les ai pas notées !)

Je vous rassure je n’ai pas fait comme l’auditoire mais j’aurais bien aimé écouter l’histoire contée. Je l’imagine bien en film ou livre audio.

Il va nous transporter dans un autre espace et un autre temps. On va découvrir des personnages légendaires dans leur quotidien et leurs aventures. Le conteur est lui-même légendaire.

Ce personnage se dévoile au fur et à mesure qu’il dévoile les dessous du mythe du Chien du forgeron, il  se raconte…

J’ai été très intéressée par les personnages féminins, leur place dans la narration et leurs rôles dans ces histoires dramatiques. Ils vont prendre de l’ampleur  et de la puissance…

Le héros de cette histoire est un être sombre qui n’a rien de sympathique. On a beau lui chercher des circonstances atténuantes, je ne suis pas arrivée à l’apprécier. C’est rare que les personnages principaux ne soient pas sympathiques et porteurs de valeurs positives. Défi relevé haut la main.

Les scènes de combat sont bien décrites et on a l’impression de les voir, les entendre et les sentir…

Il est beaucoup questions de frontières que ce soit physique avec la construction du royaume de Emain Macha, ou encore entre l’homme et l’animal, le bien et le mal, la vie et la mort, le passé, le présent et le futur, Camille Leboulanger n’est pas dans le manichéisme, il inclue le crépuscule et l’aurore qui bordent le jour et la nuit, il joue avec les flous comme la brume qui estompent les paysages.

Je vous laisse découvrir les choses avec votre propre prisme de lecteur.

C’est le premier roman de Camille Leboulanger que je lis, je pense que j’en lirai d’autres. Vous pouvez retrouver une de ses interview : ICI

Je remercie les éditions Argyll de leur confiance. Cette quatrième publication est une nouvelle belle découverte avec une magnifique couverture. Encore un genre littéraire dans leur catalogue !

NB

Qui en parle ? Beaucoup de monde..

Le nocher du livre

Comment écrire de la fiction ? Rêver, construire, terminer ses histoires

Lionel Davoust

Éditions Argyll, mai 2021, 162 p., 14,90 €

4e de couv. :

Vous voulez écrire un roman et vous ne savez pas comment vous y prendre ?
Vous avez commencé plusieurs histoires et vous n’en avez terminé aucune ?
Vous avez terminé plusieurs manuscrits et vous peinez à passer à l’étape supérieure ?

Dans cet essai, Lionel Davoust partage son expérience sur le métier d’écrivain, ses anecdotes, ses conseils, ses avertissements. Il évoque autant le travail quotidien de l’écriture – SPOILER : oui, l’écriture, ça s’apprend – que les techniques fondamentales à maîtriser (point de vue, personnages, promesse / paiement, le « show don’t tell », etc.) pour y parvenir. Il donnera quelques clés pour formaliser vos idées, travailler votre inspiration, affiner votre vision et construire votre intrigue. Enfin, il s’attardera aussi sur la discipline indispensable à l’achèvement d’un manuscrit ainsi que sur l’étape obligatoire des corrections.

Mes impressions de lecture :

J’ai découvert Lionel Davoust durant « le mois de… » sur Book en Stock qui lui était consacré. Si son humour a permis de rendre ses propos amusants et plus légers, on note vire en le lisant, ainsi que ces romans et son blog que c’est quelqu’un d’exigeant et de « professionnel » de l’écriture.

Lorsque j’ai vu que les éditions Argyll, dont les créateurs suivent son travail depuis longtemps, allaient publier cet ouvrage consacré à l’écriture de fiction, je me suis dit pourquoi ne pas avoir un concentré de ce qu’il propose sur papier. Cependant je n’ai pas demandé de service presse car comme vous vous en rendez compte en lisant cette  chronique c’est le genre de livre dont j’ai du mal à parler. Je vous avais déjà dit cela pour « Écrire, son premier roman en 10 mn par jours » de David Meulemans.

Grâce à la précommande sur le site d’Argyll, j’ai eu droit à une dédicace…

Je ne comparerai pas non plus ces deux ouvrages qui se complètent. Je dirai juste que leurs auteurs sont des personnes très réalistes et qui savent le travail qu’écrire des romans exige. Deux ouvrage très stimulants même si je n’envisage pas d’écrire de roman.

Lionel Davoust à une grande culture littéraire et cinématographique (entre autre) alors il y a des exemples très parlants pour le lecteur. On est dans le roman actuel, dans la fiction d’aujourd’hui. Les références qu’il utilise son précises donc on peut approfondir en allant aux sources si tel ou tel point nous intéresse. Il y a des liens Internet, je suppose que ceux qui ont la version numérique peuvent cliquer dessus (je m’avance peut-être, j’ai la version papier). La musique tient aussi un rôle dans l’illustration du sujet.

Je n’ai pas lu cet ouvrage d’un trait mais pour le plaisir au gré de mes envies… oui le lecteur parfois aussi procrastine !

Son écriture est fluide, Il insère utilise des différences typographiques, il y a des mots ou des phrases en gras, il insère des symboles qui stimule l’attention du lecteur. Les notes de bas de page sont des références mais aussi des interventions plutôt humoristiques.

C’est un texte dense même si c’est structuré pour ne pas lasser le lecteur et lui donner l’impression de franchir des caps, faire des pauses …

Pour conclure je dirais que si vous attendez qu’il vous prenne la main pour flatter votre égo de futur écrivain ou pour vous donner la petite impulsion pour continuer ce n’est pas vraiment ce que vous trouverez dans cet ouvrage… du moins ce n’est pas ce que j’ai ressenti. Par contre si vous cherchez des réponses franches et directes vous en aurez. Une main de fer dans un gant de crin… si je puis me permettre.

C’est un livre que je garderai à porté de la main pour m’y replonger de temps en temps… Je me suis déjà servi de citations pour motiver une certaine personne de mon entourage…

Contrairement à ce que suggère la magnifique couverture de Xavier Collette, Lionel Davoust est dans l’air du temps, la technologie etc… Je vous conseille aussi de suivre son blog…

Voir aussi

Blog Lionel Davoust

NB

Article 2e festival du Polar et de l’aventure

« La route de la conquête » Lionel Davoust, Éditions Critic

À bientôt pour d’autres impressions de lecture et autres blablas…

Trackés

Christophe Nicolas

Éditions Argyll, 8 avril 2021, 378 p., 19,90 €

Mes lectures Argyll

4e de couv. :

France, pays des droits de l’homme et du citoyen. Dans un climat de tensions sociales, un célèbre journaliste et lanceur d’alerte est froidement exécuté dans son appartement parisien.
Sur les lieux du crime, alors que certains concluent déjà à un acte terroriste, la capitaine de police Florence Roche exige d’être chargée de l’enquête. Placardisée pour raisons politiques, elle est déterminée à découvrir la vérité, quitte à ce que celle-ci déplaise à sa hiérarchie.
La policière trouve une alliée naturelle en Julia, fille du journaliste, mêlée malgré elle à l’affaire lorsqu’une des sources de son père la contacte, et la pousse dans les rouages d’une machination qui pourrait ébranler jusqu’aux fondations de notre démocratie.

Mes impressions de lecture :

Trackés est un roman troublant car certaines données sont très proches de la réalité ou avec un petit décalage pour coller à la fiction (je ne chercherai pas à vérifier). On retrouve des événements d’un passé très proche.

J’étais très curieuse de découvrir cette histoire d’une part car c’est le premier thriller (papier) des éditions Argyll et d’autre part par ce que Ladrian avait commenté avec deux des fondateurs de Argyll lors d’une interview en ligne à savoir que « Trackés » serait dans la lignée de « person of interest » une série que j’ai adoré il y a quelques années. Après lecture, il y a un petit quelque chose mais il traite de bien d’autres sujets.

Lors de diverses interviews Xavier Dollo et Simon Pinel ont expliqué qu’une partie de leur ligne éditoriale tournerait auteurs de sujets sociaux. Et en lisant c’est ce que j’ai ressenti.

On voit la société qui se révolte, qui explore d’autres chemins alors que les instances dirigeantes (politiques, technologiques et financières) vont dans le sens opposé. On sent toutes les tensions sociales face aux démonstrations de force.

Il est fait référence à plusieurs reprises de l’affaire « Projet Hamonie » précédent roman de Christophe  Nicolas qui est ressorti en numérique chez Argyll. Comme je ne lis pas en numérique je ne l’ai pas lu. Il existe une vieille édition papier chez Riez, je me laisserais peut-être tenter !

C’est un roman où l’action nous entraine dans des situations très tendues avec parfois la mort au bout. On suit les personnages dans leur quête et leurs mésaventures On voit la nasse se refermer avec parfois un compte à rebours.

On est sur le thème de la traque que ce soit sur la toile virtuelle ou dans la vie réelle.

En parallèle avec l’action on a la réflexion, les questions éthiques, morales, philosophiques etc, et sur la place de l’humain au milieu de tout cela.

Thématique de la manipulation, mais qui manipule qui ? J’ai découvert certaines références sociologiques, psychologiques… que je ne connaissais pas.

J’ai beaucoup aimé la construction du roman. Le temps est très important.

On a différentes lignes temporelles et différents pôles géographiques Au début on est à Toulouse en 2015 et Paris 2016. Mais très vite on a le passé plus lointain qui vient interférer dans le présent. Sans que les « prédictions de la Pythie » qui donne le tournis à nos héros sur l’avenir.

J’ai beaucoup aimé le côté toile d’araignée. Certains personnages se retrouvent englués dans ce piège et du coup le lecteur est captivé.

On a un duo de personnes jeunes qui m’a plu. Ils ne sont pas encore corrompus par le système, ils ont eu deux éducations et des parcours différents

Rythme intense !

Les chapitres courts qu’on enchaîne pour découvrir les différents pièces du puzzle dont on aura une vue d’ensemble à la fin du roman.

La couverture de roman est très visuelle chaque détail à son importance, j’adore.

Ce deuxième roman que je lis des Éditions Argyll me fait  me poser plus de questions personnelles qu’il ne me donne des réponses !

Je remercie les Éditions Argyll de leur confiance.

NB : Toulouse semble devenir une ville très présente dans ma vie actuelle.

Une nouvelle fois le roman « 1984 » de George Orwell est toujours d’actualité et il est souvent cité. Il faudrait vraiment que je le lise un jour !

Je vous disais plus haut que je ne voulais pas faire de recherches sur des dates, des faits… je vous conseille de lire l’interview de Christophe Nicolas : Argyll