S’aimer, malgré tout

Nicole Bordeleau

Éditions Flammarion, 12 mai 2021,  398 p., 22 €

Mes lectures Flammarion

4e de couv :
Que faire lorsqu’on se retrouve au cœur d’une vie qui ne nous ressemble plus ? Tous les jours, c’est la brûlante question que se pose Édith, une jeune femme brillante à qui tout semble réussir, mais qui souffre au plus profond de son âme. Alors qu’elle est sur le point de tout perdre, elle découvre dans les journaux intimes de son père les raisons pour lesquelles la
honte se transmet dans sa famille depuis des générations. Décidera-t-elle de suivre le chemin tracé ou de briser le cercle de la dépendance pour remonter vers la lumière?
Un voyage à travers trois époques, trois générations, des vies d’hommes et de femmes qui oscillent entre raison et folie, mais qui partagent la même quête, celle d’être aimés, malgré tout.

Mes impressions de lecture :

Lorsque j’ai commencé la lecture de ce roman j’ai pensé à un des aspects du « le lièvre d’Amérique » de Mireille Gagné, une écrivaine québécoise, que j’ai lu il y a quelques mois. Il est question dans les deux cas de femmes qui sont entrainées dans leur course à la performance, et le cruel monde de l’entreprise et les conséquences sur leur corps. Et je me suis demandé si les femmes québécoises ne sont pas entrain de remettre en questions certaines choses. Sont-elles allées plus loin que les femmes françaises ? Ces romans (et d’autres) tirent-ils des sonnettes d’alarme. J’avoue être assez déconnectée de ces univers là alors je ne me rends pas compte, cependant il me semble que les femmes françaises n’ont pas la même philosophie de vie.

J’ai l’impression que le traitement du sujet à évoluer dans le monde de la fiction. Il y a quelques années la remise en cause tournait autour du la maternité et de l’horloge biologique, de cette date limite. Aujourd’hui on est dans le burn-out, juste le corps et l’esprit qui lâchent. La société a évolué sur certains aspects, cependant c’est assez terrifiant.

C’est le premier roman de Nicole Bordeleau, je ne connaissais pas son travail d’écriture précédent. Je ne suis pas très adepte du développement personnel, de la méditation etc, mais je suis curieuse. Dès les premières lignes on est plongé dans la fiction.

J’ai beaucoup aimé tout ce qui touchait à la famille et aux interactions. On a l’impression de reconnaître en Edith des traits de caractère de femmes qui nous entourent, du coup on visualise bien certaines scènes.

La place des rêves est très intéressante avec sa part de symbolisme, cela permet d’introduire des souvenirs et des réflexions.

Le roman se divise en 5 parties de taille différente. La première rejoignant la fin. Ce que j’ai préféré c’est la partie centrale, celles des carnets. On plonge grâce à ces carnets dans un témoignage direct et intime dans la vie du père absent. Dans cette partie là il y a aussi un témoignage indirect de la partie intime de la mère. Dans ce qui est raconté on a l’origine des fêlures mais c’est aussi un témoignage d’un temps passé aux mœurs différentes. Tout le monde n’a pas la chance de connaître son histoire familiale avant sa naissance avec le ressenti de l’époque.

Le mélange de confessions dans ce journal intime mêlé à un autre type d’écriture c’est intéressant aussi du point de vue littéraire en plus de l’aspect psychologique. Cela crée aussi une rupture temporelle, un regard tourner vers le passé, un passé où Edith n’est pas. Elle peut donc penser à d’autres soucis que les siens.

De toutes ces histoires qui se répondent, s’entremêlent pour nous montrer les mécanismes de la transmission, ce  que j’en retiens c’est qu’avec les bonnes rencontres on peut avancer et s’en sortir, encore faut-il être prêt à accueillir cette aide. On le verra notamment dans la première partie Edith est aveuglée et ne voit pas les mains tendues.

Il y a dans ce roman deux thèmes que j’affectionne celui de la mémoire et celui de la famille, et évidemment celui de la mémoire familiale.  La mémoire des murs est un peu développée avec l’appartement d’Edith. Elle semble trop liée à cet appartement, lorsqu’elle est prête en s’en libéré un événement va venir la retenir. Je trouve dans ce lien beaucoup de symboles.

La thématique du deuil est aussi un sujet abordé parmi d’autres sujets assez lourds. Je ne vais pas vous les énumérer, je vous laisse les découvrir.

Ce roman délivre des pistes de réflexions et conseils. Certains vont se faire un plaisir de surligner des phrases complètes. Il renvoi aussi à notre vie intime. Chacun se reconnaîtra en partie dans un personnage ou un autre.

J’ai trouvé la partie narration-fiction très prenante et les personnages bien développés, ce qui est important pour moi puisque c’est ce qui me plait.

Pour terminer, un petit mot sur la couverture du roman qui est avec la couleur rappelle « la vie en rose », le coton et les papillons en papier invitent à la douceur, ce qui est en accord avec le titre.

C’est un roman qui ne vous laissera pas indifférent.

Je remercie les Éditions Flammarion de leur confiance.

Les magazines qui vous font du bien : Flow…

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Chers lecteurs,

Je vous avez dit que je voulais écrire des articles autres que mes chroniques habituelles. Voilà quatre mois mois que je lis le même magazine et j’ai voulu savoir pourquoi je lis Flow ?

Vous connaissez ? J’aimerai bien savoir ce qui vous plaît dans ce magazine… n’hésitez pas de m’en parler en commentaire.

Retour vers le papier ?

Je n’ai jamais vraiment quitté le stylo et le papier. Ramettes est mon pseudo. Mes post it et autres feuilles volantes font partie de mon quotidien. Il y a un peu cette appréhension d’en faire un vrai carnet de créations, avec des projets, des idées, des croquis, des collages. J’ai commencé le bullet  Journal avec l’idée d’organisation et de création, mais pour l’instant c’est surtout pratique et minimaliste. Le papier, ceux qui me suivent le savent c’est aussi une sécurité à mes ennuis informatiques à répétition.

Mon blog, je l’ai appelé « Atelier de Ramettes » car je voulais aussi y parler d’autres choses que de mes lectures… Je sens au fond de moi et au bout de mes doigts que je veux créer. Mais quoi ? Mes propres jugements de valeurs me bloquent, il faut que j’arrive à dépasser mon auto-censure.

Mes lectures sont très variées, cependant je sens que quelque chose vibre en moi lorsque les narrateurs parlent du travail de création. Je me reconnais souvent dans leurs sensations. Alors je m’inscris dans des Mooc de création littéraire comme Draftquest, pour me surpasser au moins dans le domaine de l’écriture. J’aime la stimulation que cela m’apporte sans pour l’instant arriver à concrétiser mes envies.

Les aléas de la vie m’ont conduit il y a seize ans environ vers la lecture intensive. J’ai commencé à faire partie de clubs de lecture sur le net. Puis avec les développements des plateformes j’ai fini par me lancer dans un blog, pour garder des traces de mes lectures et donner envie de lire à d’autres personnes qui n’osaient pas se lancer dans la lecture. Les challenges, les lectures communes, les rencontres avec d’autres lecteurs en chair et en os, les partenariats m’ont ouvert la voie des services presse et la découvertes de lectures hors des sentiers battus.

La photo créative est venue se greffer. Capturer les images comme des souvenirs que l’on imprimerait. Là encore c’est le côté spontané qui prend le dessus, saisir l’instant… je dis toujours que mes photos sont ratées et pourtant il y a une part de moi qui y voit plus que ça ! Instagram est devenu mon nouveau terrain de jeu !

J’ai des milliers d’idées qui n’aboutissent pas.

J’ai essayé la couture, le tricot, le crochet, la cuisine… En fait j’aime tout sans aller au fond…

J’ai essayé de m’exprimer dans les activités manuelles avec les enfants, peut-être pour n’y voir qu’un côté ludique et me cacher encore une fois derrière des ébauches et des ce n’est pas grave, ce n’est pas important…

Tout ça pour vous dire que j’ai trouvé un magazine qui me fait du bien.

Phénomène de mode, air du temps, évolution personnelle ou réel écho de celle que je suis ? Un peu tout cela à la fois.

J’ai découvert le magazine Flow en découvrant des #flowpetitsplaisirs au mois de novembre. Je me suis dit que tous les gens qui partagé des photos sur un thème par jour m’apportaient quelque chose d’apaisant, de positif. Je suis donc allée voir de près ce magazine qui fait partie de cette mouvance créatrice. Et j’ai aimé les couleurs, les sujets traités dans les articles, le côté « bisounours ». La recherche des petits bonheurs quotidiens fait  partie de ma vie depuis longtemps mais le voir écrit cela me réconforte.

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Côté graphique je  n’ai pas tout mais l’idée que les illustrations véhiculent. Ce que j’aime aussi c’est que cela concerne les articles de papeterie, les illustrations qui s’inspirent de la nature.  On ouvre le magazine et en page de garde c’est une illustration qui nous fait rentrer immédiatement dans une atmosphère. Ce mois-ci c’est la photo d’un amandier en fleur (enfin je crois).

Il y a peu de pub de pas de mannequins anorexiques…

L’édito est un partage d’expérience en rapport avec le thème du moi. « Immobile et en mouvement ».

Il y a des intercalaires pour marquer une pause dans  chaque partie, c’est l’occasion de mettre en avant le travail d’un graphiste. On peut les détacher si on veut  s’en servir ils portent comme intitulé : Belles rencontres, esprit libre, petits plaisirs,  douceur de vivre… en voyant ses titres vous pouvez déjà imaginer l’ambiance. On n’est pas dans la polémique. J’ai beaucoup aimé l’idée de pouvoir réutiliser certaines pages.

On découvre des auteurs, des illustrateurs, des imprimeurs. J’ai aussi remarqué la mise en avant des femmes.

Il y a  chaque fois un petit cadeau papeterie que l’on ne peut trouver à ailleurs puisque c’est une création d’un des illustrateurs. Cela fait sourire mon entourage mais c’est quelque chose qui m’a toujours attiré… dans les magazines de ma fille lorsqu’elle était petite je récupérais les petits cadeaux qu’elle ne voulait pas ! Ce mois-ci il y a un poster-livre sur le thème du printemps et un carnet de création.  Ce magazine coute 7,50 €, en abonnement c’est un peu moins cher 52 € les 8 numéros et chose que je trouve délicieuse c’est que si vous prenez l’abonnement pour 56 € les cadeaux papeterie seront en double !  Pour l’instant je les ai acheté chez le marchand de journaux, je voulais savoir si c’était juste une envie passagère…

Alors ce mois-ci je vais lire une interview d’Agnès Ledig dont je n’ai lu qu’une nouvelle !

Il y a un article sur « Sylvia Plath : un destin tragique »

Que voulez-vous lorsque je lis « Etats d’esprit » « réfléchir et agir » « les livres de ma vie » « pourquoi est-ce difficile de prendre des décisions » «  se lancer dans un carnet créatif » « belles pages, belles images »…  j’ai envie de me poser  pour lire et réfléchir…

Ce que j’aime dans ce magazine c’est que je découvre des créateurs dont on n’entend pas parler, il faut dire que ce n’est pas mon milieu. Ou alors c’est peut-être que ce magazine au départ est néerlandais et cela influence la version française. Je suis plus habituée au côté méditerranéen. Il ya un côté plus nordique dans les graphismes.

Il y a différentes textures de papier et les couleurs sont plutôt mates, bien qu’il y en ai certaines en papier glacé. Cela aussi a son importance dans les messages qui sont transmis.

Si vous me suivez vous savez que j’aime faire des pains surprise alors j’ai souris en voyant qu’il y a un article « Au bonheur du pain ».

Ne me parlez pas de yoga et de méditation mais donnez moi de belles images et des textes courts  à lire et je laisse mon esprit vagabonder.

Lorsque je referme ce magazine j’ai une sensation de bien être et une folle envie de faire des choses pour moi. Il faut que j’apprenne à me faire du bien pour faire du bien aux autres pour ne pas m’épuiser comme j’ai tendance à le faire. Toujours penser aux autres et à ce qui leur ferait plaisir demande un bonheur intérieur qu’il faut renouveler.

A travers certains groupes que je suis dans les réseaux sociaux j’ai remarqué que ce magazine avec son côté « inspirant » est très apprécié par les utilisatrices des Bullet journal. Je pense que pour les scrapbookeuseuses  qui veulent sortir de leurs magazines spécialisés et autres adeptes des papiers décoratifs il peut apporter des idées de manière implicite et détournée. D’ailleurs le mois de mars il y sera question de bullet journal !

J’espère ne pas vous avoir ennuyé avec ma petite expérience et que je vous ai fait découvrir ma découverte et titillé votre curiosité.

Ps : Ceci n’est pas un partenariat  juste une envie de partager une petite expérience.

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Article sur les « Carnets créatifs » et cadeaux papeterie

A bientôt

Article précédemment publié sur Canalblog