Des sorciers et des hommes

Thomas Geha

Éditions Critic, 2018, 322 p., 19 €

Mes lectures Critic

4e de couv. :
« Nombreuses sont les histoires que l’on raconte sur la mer d’Os. Aucune ne doit être crue. Toutes peuvent être vraies. »

Sur la grande île de Colme, quand on sait mettre toute morale de côté, la vie offre de nombreuses opportunités. Boire, voler, rudoyer ou tuer, tel est le quotidien de Hent Guer, un guerrier redoutable, et de Pic Caram, un sorcier aux rubans. Tous deux écument routes et cités à la recherche de proies faciles. Toutefois, leurs plans se trouvent contrariés lorsqu’un matin de gueule de bois, Hent constate, impuissant, la disparition de Pic. Sur la grande île de Colme comme ailleurs, les talents d’un sorcier aux rubans attirent bien des convoitises ! Pour le mercenaire, pas question d’abandonner son partenaire de crime : spolier son prochain est beaucoup plus drôle avec l’aide d’un sorcier à la morale légère. Voici donc le récit des aventures de Hent Guer et Pic Caram, et les mésaventures de ceux qui ont la malchance de croiser leur route !

Anecdote de lectrice :

La fille qui se la « pète » parce qu’elle a demandé deux romans aux éditions Critique qui lui ont gentiment envoyé et fait comme si elle avait un partenariat régulier !!!

J’ai découvert l’écriture et les univers de Thomas Geha en participant « au mois de Thomas Geha » sur Book en Stock en 2014  et j’avais adoré. Depuis je le suis un peu sur les réseaux sociaux tout en ayant un livre dans ma PAL qui s’impatiente.

Me voilà donc avec entre les mains un livre que j’ai sollicité et un auteur qui sait que je lis son roman. La pression est forte mais on ne commande pas les réactions d’une lectrice… alors le verdict ? Lire la suite…

Bon billet :

La couverture est en adéquation avec l’histoire !

Le titre est très attractif, bien sûr j’ai pensé au roman « des souris et des hommes » de Steinbeck. Je ne vais pas chercher à  trouver des liens. Si au début on pourrait se laisser influencer on a vite fait de partir sur les Qerins en quête de nouvelles aventures et gains. On ca découvrir non seulement des peuples mais aussi la faune et la flore locale.

Lorsque j’ouvre un livre de Fantasy  la première chose que je regarde ce sont les cartes et les annexes. Ici nous avons une carte pour mieux nous repérer lors des déplacements.

Un autre petit détail qui me plait d’observer dans les livres ce sont les titres de parties/chapitres, qu’ils soient absences ou à rallonge ils m’apportent quelque chose. Ceux « des sorciers et des hommes » ils sont déjà une petite histoire à eux seuls, un peu comme dans les livres anciens.

Ex :

« Épisode 1

Rubans de soie rouge

Où l’on fait la connaissance d’un sorcier

Et d’un mercenaire acoquiné

Pour le meilleur et pour le pire. »

Chers  lecteurs je vous fait grâce d’une explication de texte en bonne et du forme, (ce que je ne sais pas faire), mais avouez qu’il y a beaucoup d’informations qui nous sont fournies !

D’entrée de jeu j’ai accroché aux personnages principaux. Ce qui n’est pas évident car ce sont des « sans foi ni loi » enfin si celle de leur bon vouloir et de l’argent. Donc première surprise les personnages principaux ne sont pas dans le camp des gentils.

La deuxième surprise tien dans la structure du livre. Il se divise en deux parties la première est composée de 4 épisodes où l’on voit les exactions de ce duo. La deuxième moitié de livre est un seul épisode où l’on voit converger les représentants de chaque plaignant. Ce n’est une structure habituelle.

Ces épisodes ressemblent à des nouvelles avec un début et une fin. Je vous laisse découvrir l’origine de cette particularité dans les remerciements.

Le premier épisode ne nous montre pas le héros, Hent  Guer, sous son meilleur jour. Mais il a de la répartie et un humour assez sarcastique. On découvre très rapidement qu’il n’agit pas seulement en tant que simple protecteur. Et son protégé non plus n’a pas le beau rôle. Si au départ le fait qu’ils n’agissent pas en justiciers m’a perturbée, ensuite j’ai trouvé certains aspects de Hent  Guer très intéressants. Le côté j’agis en fonction de ma morale, de mon rôle de garde du corps et en réaction directe cela m’a plu. Il a été formé pour se battre, le bien et le mal sont des notions toutes relatives dans l’armée. Il faut surtout protéger ses compagnons et on vous dit qui est votre ennemi, là c’est lui qui choisi. Celui qui ne m’a pas plu du tout c’est le sorcier aux rubans, il a des pouvoirs de manipulation. C’est le côté caché voire sournois qui m’a dérangé.

Je ne vais vous parler des gens qui vont croiser leur route. Ce que je peux dire c’est que pour chaque épisode on a une « histoire » personnelle, un destin qui nous est raconté. A travers ces différentes destinées on explore les différentes contrées avec leurs spécificités. Il y a presque une morale à la fin de chaque épisode. Chacun écrit sa légende et ses petits secrets, jusqu’à la fin on découvre des facettes de certains personnages.

La dualité est très présente. Les personnages vont souvent par deux et se complètent. Je n’en dis pas plus pour garder le suspens.

Et les personnages féminins me demanderez-vous (peut-être) ? Alors les femmes sont aussi puissantes que les hommes voire plus. Ce qui est drôle c’est que les scalèpes  notamment  ceux de  la 7ième compagnie (rien à voir avec le film !!!) sont des très grands, musclés et sans pitié et pourtant leur pays est dirigé par les femmes ! comme quoi !

Personne n’est innocent, victime ou bourreau à tour de rôle.  Peut-on envisager la rédemption, le rachat de ses actes odieux ?

On a l’image de l’effet papillon qui nous vient à l’esprit.  Une réaction en chaîne qui va lier des êtres que tout sépare. Leur lien n’est pas seulement d’avoir croisé ses deux acolytes aux funestes desseins.  On a aussi l’idée de destin, un côté inexorable, ils courent à leur perte. Tiens tiens c’est aussi ce que j’ai ressenti dans le roman de Steinbeck !!!

 Quoiqu’ils choisissent  ont dirait qu’ils sont les jouets des Dieux, de simples marionnettes ? Une perpétuelle fuite en avant ? (Ulysse ?)

L’autre image qui me vient c’est celle de la route qui tourne, ce que vous semez vous récolterez !

Avec tout ce qui a été mis en place on pourrait imaginer bien d’autres aventures, un autre cycle.

Ce que j’ai aimé, c’est qu’on a affaire à roman est cohérent. Ce ne sont pas des nouvelles collées entre elles avec deux personnages récurrents. On a les tenants et les aboutissants. Action et riposte. Le rythme est vif, les scènes s’enchaînent et laisse peu de répit au lecteur.  Humour, mystères et suspens. Je n’ai pas été déçue du voyage, ce roman confirme que j’aime ce qu’écrit Thomas Geha.

La fin est terrible ! La boucle est bouclée.

Le verdict est tombé c’est un coup de cœur pour ce roman fantasy et d’aventure!

Je remercie les Éditions Critic pour leur confiance.

kokeshi coup de coeur

 Qui en parle ?

Dup

Mois de Thomas Geha sur Book en Stock , j’y ai participé en février 2014

geha

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étoiles
sabre de sang 1

Dans ma PAL

Pas taper pas taper je vais le lire !

sabre de sang 2

Article précédemment publié sur Canalblog

L’essence du Mal

Luca d’Andrea

Trad. Anaïs Bouteille-Bokobza

Éditions Denoël, 2017, 457 p., 21,90 €

Mes lectures Denoël

essence du mal

4e de couv. :

En 1985, dans les montagnes hostiles du Tyrol du Sud, trois jeunes gens sont retrouvés morts dans la forêt de Bletterbach. Ils ont été littéralement broyés pendant une tempête, leurs corps tellement mutilés que la police n’a pu déterminer à l’époque si le massacre était l’œuvre d’un humain ou d’un animal.
Cette forêt est depuis la nuit des temps le théâtre de terribles histoires, transmises de génération en génération.

Trente ans plus tard, Jeremiah Salinger, réalisateur américain de documentaires marié à une femme de la région, entend parler de ce drame et décide de partir à la recherche de la vérité. À Siebenhoch, petite ville des Dolomites où le couple s’est installé, les habitants font tout – parfois de manière menaçante – pour qu’il renonce à son enquête. Comme si, à Bletterbach, une force meurtrière qu’on pensait disparue s’était réveillée.

Mon Billet :

J’ai choisi ce roman grâce au synopsis et cette magnifique couverture que je trouve très glaçante. De plus je ne connais aucun roman qui parle de cette région dans les Alpes.

Lorsque Séverine Lenté a proposé de lire un thriller publié en 2017 pour sa cinquième semaine de challenge « The Black November » j’ai tour de suite pensé à ce roman.

Ce roman aborde plusieurs drames et états d’angoisses. Le narrateur n’est pas complaisant avec lui et il aurait une certaine tendance à se dénigrer et à pointer le doigt sur ses failles intimes. Failles voilà un terme qui a une grande importance dans ce roman. Attention, je ne parle pas de sa conception !!! Il y a des failles temporelles puisque certains protagonistes sont restés bloqués dans le passé ou les passés. Failles dans l’esprit humain avec les séquelles post traumatiques, failles dans la nature,  le décor.

Dans failles il y a le côté « entailles » et « entrailles ». Des peurs viscérales presque irrationnelles qui peuvent paralyser ou pousser dans ses extrêmes. Il y a aussi l’image des « tripes à l’air » au sens physique. Les plaies rouvertes alors qu’elles n’ont pas cicatrisées. Des douleurs que l’on réveille.

On débute avec un drame qui laisse notre héros ko, sur la touche, à la frontière entre la survie et la vie. Comme ce lieu géographique qui nous est décrit comme un no man’s land. Ni Autrichien, ni Italien, avec ses propres codes moraux, entre le passé et le présent. On a même parfois l’impression que les vivants ne laissent pas partir leurs morts et que leurs âmes hantent les lieux. Qui dit frontière dit étranger à la communauté. C’est ça aussi qui caractérise Salinger il a des racines Allemandes et il est marié à une fille du village il est juste toléré.

On a deux histoires principales, la première n’est là que pour expliquer l’état dans lequel Jeremiah Salinger se trouve. Il est le survivant, encore une raison de le montrer du doigt. Les traditions et les superstitions ne vont pas jouer en sa faveur. Il  ne se sait pas dans quel gouffre il a mis les pieds. C’est plus fort que lui. Même s’il risque de perdre sa femme, sa fille, sa raison et sa vie il continue aveuglé par sa douleur et son obsession. Bien sûr il est sous influence, alors il met du temps à mettre les pièces du puzzle en place et parfois il se trompe de sens. 

Il y a l’image du miroir aux alouettes qui me vient à l’esprit. On lui fait miroiter des choses qui perturbent sa vision des événements. Il se fourvoie ou on l’entraîne sur d’autres pistes.

Le lecteur a des temps de répit on lui expose les faits, on lui montre des scènes de famille, du quotidien et puis s’est l’accélération avec de nouvelles révélations, de nouveaux incidents puis un temps mort… de nouvelles promesses qui ne seront pas tenues…

Il ne se rend pas compte de ce que cela implique vraiment dans sa vie quotidienne toutes ses découvertes et tout ce venin qui se répand  dans son esprit.

Le doute s’insinue chez le narrateur et chez le lecteur… va-t-il s’en sortir ? Va-t-il trouver ? Va-t-il perdre la raison et/ou  la vie ?

Ce que j’ai aimé c’est cette descente dans les entrailles de la terre. On croit qu’il va y avoir une sorte de renaissance après un passage par une sorte de mort, une sorte de purification qui lavera l’âme blessée de Salinger et en fait pas du tout. C’est juste un passage par les enfers, il laisse derrière quelques illusions. Point de Jonas dans la baleine, n’oublions pas qu’il se prénomme Jeremiah !

Il y a une sorte de descente aux enfers, une spirale infernale dont chaque protagoniste devra faire sont voyage… Non je ne vais pas vous parler de Dante (que je n’ai pas lu !) juste parce que Luca d’Andrea  est italien et qu’il traite de l’enfer !

Il y a toute une thématique que je ne développerais pas mais qui concerne les femmes, leur place et le rôle qu’elles jouent dans toutes ses vies et ses morts. Elles son omniprésentes.

Je m’arrête là pour ne pas vous dévoiler tous les chausses trappe dans lesquelles le narrateur va souvent tomber.

Tomber voilà un verbe aussi qui a son importance dans cette histoire. Il y est question de chute dans toutes les acceptions du mot… je vous laisse découvrir…

Les personnages ont leur importance de par leurs origines ou leurs positions sociales. Prenons par exemple le narrateur… Salinger le marcheur de Brooklyn ( j’y ai vu un  petit clin d’œil avec le Salinger  l’auteur de « l’attrape cœur » et son personnage de Holden qui aime marcher à NY) Le fait que Jeremiah soit à moitié américain et à moitié allemand cela forge un certain caractère et une façon d’aborder le problème. Le côté rationnel et le côté imaginaire. Vouloir aller jusqu’au bout quitte à briser les traditions séculaires tout en ayant en partie la mythologie des « frères Grimm ».

Coup de cœur !

Luca d’Andrea est un auteur que je vais suivre…

Je remercie les Éditions de Denoël pour leur confiance.

RL 2017
kokeshi coup de coeur

Article précédemment publié sur Canalblog

le pays des Contes : Tome 4 Au-delà des Royaumes

Chris Colfer

Trad. Cyril Laumonier

Éditions Michel Lafon, mai 2016, 381 p., 16,95 €

Mes lectures Michel Lafon

4e de couv. :

Depuis que l’Homme masqué lui a échappé, Alex n’a qu’une obsession : le retrouver. Sauf qu’elle a été déchue du Conseil des fées et que tous refusent de croire que cet homme est une véritable menace. Heureusement, elle peut compter sur l’aide de son frère jumeau, Conner, de Boucle d’or, du Petit Chaperon rouge et de la Mère l’Oie. Grâce à eux, elle découvre le plan démoniaque de son ennemi : armé d’une potion capable de transformer n’importe quel livre en portail vers d’autres univers, il part recruter une armée de méchants de la littérature afin de conquérir le Pays des contes…

Mon Billet :

Déjà trois tomes et trois coups de cœurs. La barre est haute. Toujours cette appréhension Chris Colfer va-t-il nous resservir un plat réchauffé ? Ce quatrième tome va-t-il être aussi bien que les précédents ? N’allons-nous pas nous lasser ?  Suspens…

Quels univers Alex et Conner vont-ils explorer ? La couverture nous dévoile quelques personnages clés qui vont faire partie des nouvelles aventures… mésaventures !

Chris Colfer va nous entraîner dans de multiples rebondissements. le lecteur  n’a pas le temps de s’ennuyer.

C’est un tome dans la continuité des précédents et je ne conseille pas de lire cette série dans le désordre d’une part parce que les personnages récurrents ont un sacré vécu derrière eux et que de toute façon une fois que vous aurez commencé il vous faudra la série…

J’ai remarqué que dans ce tome il y est souvent question de « rassemblements » – sorcières, fées, mariage, groupe- qui se termine par un rebondissement qui fait avancer l’histoire.

Il est question aussi de confiance en soi et de confiance  que les autres accordent. Cela donne parfois des situations où les personnages perdent tout contrôle.

Les champs visuels sont autant horizontaux (chemins) que verticaux (vols et autres ascensions, ou chutes jusqu’au fond de l’océan).

Les voyages vont être transversaux. Nous ne sommes plus entre monde réel et monde imaginaire, mais entre différents royaumes imaginaires. On sort des cercles que nous avons explorés  dans les tomes précédents.

Les personnages évoluent de tome en tome et on découvre d’autres secrets de famille.  Rouge est toujours aussi agaçante mais elle va évoluer et elle va se révéler plus. Elle va devoir affronter de terribles événements !  On se retrouve dans ce tome avec les « jeunes » couples de l’histoire…

Ce roman fait référence à d’autres histoires jeunesse classique et si on les connaît on savoure d’autant plus le travail que Chris Colfer a effectué pour intégrer ces personnages et leurs aventures. Je me suis rendu compte du socle commun qui nous lient que l’on soit américain ou européen.

On a bien entendu la lutte du bien contre le mal. L’amour et l’amitié seront-ils plus fort que la haine ? Et le monde réel ne sera pas épargné ! On va aussi avoir droit à toute la thématique sur l’adolescence.

C’est une histoire que j’ai dévoré et un nouveau coup de cœur. La fin ouvre sur le prochain tome… le tome 5 sera-t-il le dernier ??? On aura une apothéose ? Mais ça c’est pour 2017 !

Un grand merci à Camille Groelly qui m’a permi de lire cette série et les éditions Michel Lafon pour leur confiance !

kokeshi coup de coeur

Retrouvez mes chroniques des tomes précédents :

pays des contes 1
pays des contes 2
pays des contes 3

Qui en parle ?

Jangelis

Article précédemment publié sur canalblog

Le sabre de Sang. 1 Histoire de Tiric Sherna

Thomas Geha

Folio SF, Fantasy, 471, 2014, 291 p., 7,40€

PARTENARIAT FOLIO

PARTICIPE A « LE MOIS DE … THOMAS GEHA »

4 e de couv :

«Mon nom est Tiric Sherna.
J’ai survécu à la guerre. Mais la défaite que vient de subir mon peuple, les Shaos, me laisse un sale goût dans la bouche, comme une envie de vengeance. Les Qivhviens – des humanoïdes reptiliens – nous ont massacrés ou, pire encore, réduits en esclavage. Une caravane nous convoie vers Ferza, la capitale de l’empire qivhvien. Dans ce nid de vipères, les plus forts d’entre nous seront destinés aux arènes. Autant dire que je suis voué à une mort certaine…
Mais je suis un Shao! Et un jour viendra, je le jure, où nous nous relèverons et vaincrons l’ennemi. Oui, un jour, j’aurai ma revanche!»

Thomas Geha fait une entrée remarquée en fantasy avec Le sabre de sang, diptyque où aventure, magie et suspense sont les maîtres mots.

Ma chronique :

J’ai découvert ce mois-ci, Thomas Geha à travers l’opération « le mois de… »  chez Book en Stock, alors quand Folio m’a proposé ce partenariat je n’ai pas hésité, merci Folio.

Le narrateur est l’un des guerriers Shao … entre bataille perdue et esclavage avec à la clé les Arènes de Ferza… deux autres personnages principaux masculins vont le suivre et nous entraîner dans un univers combatif. Mais la violence et course au pouvoir ne sont pas l’apanage de la gente masculine, cinq qivhiennes vont imposer leurs volontés. La première rivalité apparaît entre les deux suivantes (héritières présumées) de l’impératrice qui vont se disputer l’acquisition des deux meilleurs combattants possibles… l’arène devient le lieu des enjeux politiques. Les trois têtes du pouvoir Qivhien vont s’affronter. Nous avons là un jeu de stratégies qui se met en place. Après quelques rebondissements, nous voyons apparaître une nouvelle qivhienne  qui va tirer son épingle du jeu en changeant certaines règles, elle ne veut pas être un simple pion que l’on sacrifie. Dans ce jeux d’échec vient se mettre en travers de la route de nos compagnons une « soltone » un qivhienne d’une une autre catégorie…

Chacun joue avec ses armes, nous sommes dans un univers de Fantasy donc la magie vient interférer dans les coups qui sont portés.

J’ai beaucoup aimé certains jeux de mots, il y a un humour derrière certaines tournures. J’ai pris plaisir à noter la forte présence de K et de Z dans les noms.

Les personnages que ce soit les rôles masculins ou féminins ont chacun une caractéristique, ils sont complémentaires tout en s’affrontant…

J’ai passé mon temps à me demander quand aller entrer en jeu le fameux sabre de sang, (ben oui c’était le titre du roman ! )… Un interlude fait patienter le lecteur avant de le voir apparaître et nous laisser sans voix.

Vous l’aurez compris j’ai été séduite par cette histoire et c’est avec impatience que j’attends le moment de pouvoir lire le tome 2. Dans ce premier tome nous avons des jeux de pouvoir, du sexe, de l’amour, de l’amitié et trahison… saupoudré de magie… Que demander de plus ? La suite bien sûr.

Le mois de Thomas Geha chez book en stock se termine en beauté… j’ai passé un beau mois de février en petites conversations avec les lecteurs et l’auteur.  Je vous convie à aller lire ce jeu de questions réponse qui complétera cette chronique… Vous saurez par exemple pourquoi il n’y a pas de carte des sept royaumes…

Je remercie Folio de leur confiance.

coup coeur
100 livres 2014

19/100

Article précédemment publié sur Canalblog