Loveday & Ryder Tome 5 Feu d’artifice mortel

Faith Martin

Trad. Benjamin Kuntzer

Éditions Harper Collins, fév. 2022, 285 p., 14,90 €

4e de couv. :

5 novembre 1961  : la famille Hughes se prépare à célébrer la nuit de Guy Fawkes avec pétards et feux d’artifice. Tous sont rassemblés dans le jardin, quand le cabanon dans lequel sont entreposées les fusées s’embrase, causant la mort du patriarche, Thomas Hughes, enfermé à l’intérieur.
L’autopsie conclut rapidement à la mort par asphyxie et le coroner, Clement Ryder, classe l’affaire sans suite.
Mais le lendemain, Duncan Gillingham, un journaliste ambitieux, publie dans l’Oxford Tribune un article accusateur : la justice aurait bâclé le dossier. Selon lui, la famille cacherait la vérité et le décès serait suspect.
Pour calmer l’opinion, l’inspecteur Jennings confie l’enquête à la jeune policière Trudy Loveday. Très vite, celle-ci se tourne vers Clement Ryder. Ils n’auront pas trop de leurs forces réunies pour tenter de percer les mystères du clan Hughes…

Mes impressions de lecture :

Connaissez-vous la série « enquêtes de Loveday & Ryder » ?  Non ? Je vous conseille de les lire dans l’ordre car bien que les enquêtes soient résolues à chaque fois, elles ont des effets sur notre duo. Cependant si c’est juste un cosy crime pour vous détendre chaque roman à son charme.

L’intrigue se déroule en novembre 1961, quelques mois après la précédente aventure qui a laissé des traumatismes sur notre jeune stagiaire de police. Cela a son importance puisqu’à l’époque policier était un métier d’homme et les jeunes femmes qui entraient dans la polices étaient plutôt cantonnées à des travaux de bureau et à des enquêtes de voisinage.

Trudy Loveday a vingt ans et termine son stage, elle a fait ses preuves malgré les barrières placées sur son chemin au commissariat. Le Coroner, le Dr Ryder, 58 ans, lui s’est rendu compte du potentiel de la jeune femme et prend plaisir à enquêter avec elle.

Dans notre duo pas d’enjeu sexuel ou professionnel, alors pour créer des petites tensions sexuelles Faith Martin place sur le chemin de la jeune fille des séducteurs. De quoi parasiter les perceptions de notre jeune policière. Ce laissera telle prendre dans les filets du beau brun aux yeux bleus ? Saura-t-elle garder son calme face à un gougeât sans foi ni loi ? Et qu’en est-il de ses collègues… Vous l’aurez compris elle va avoir des raisons de s’énerver… Et je ne parle pas des situations où elle va devoir garder son sang froid…

Trudy a quelque chose d’innocent qui fait son charme. Elle n’est pas prude et coincée mais elle représente la jeune fille bien sous tous rapports.

Un nouveau personnage a fait son entrée dans la série, je me demande s’il restera dans les prochaines aventures. Dans cette enquête le journaliste Duncan Gillingham avait des comptes à régler, mais il pourrait avoir sa place pour d’autres enquêtes.

J’aime beaucoup cette série parce qu’elle traite de la place de la femme à cet époque. Faith doit garder les façons de penser de l’époque et ne pas choquer les lectrices d’aujourd’hui. Elle s’en tire bien. Il y a les rapports de force entre les hommes et les femmes, ainsi que le rapport au corps. Elle aborde ici le thème de l’avortement entre autre sujet.

C’est une série qui parle de la société anglaise du début des années 60, et de la famille n’en ai que le reflet. Ce cosy mystery se déroule dans ce petit microcosme.

Son espionne royale (9) et les conspirations du palais

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre

Éditions Robert Laffont, La bête noire, avril  2022, 369 p., 14,90 €

Mes lectures Robert Laffont

4e de couv. :

Londres, 1934.
La ville est en ébullition. Le prince George, duc de Kent et fils du roi, doit épouser la princesse Marina de Grèce. Or il est connu pour ses nombreuses frasques. La reine confie donc à Georgie une mission de la plus haute importance : introduire Marina dans la jeune élite dorée londonienne et, surtout, empêcher que les rumeurs concernant son fiancé ne parviennent jusqu’à ses oreilles.
Mais le soir de l’arrivée de Marina, Georgie découvre un cadavre dans la cour de Kensington Palace. La victime n’est autre qu’une ancienne maîtresse du prince George. De toute évidence, quelqu’un cherche à gâcher la noce…

Mes Impressions de lecture :

OMG la fin de cet épisode !!!! La suite vite….

Je sais une chronique ne doit pas commencer comme cela, mais quand vous lirez la dernière ligne de ce roman vous direz comme moi, lecteurs/lectrices qui suivaient les aventures de Georgie…

Bon allez on rembobine le film… non elle ne veut toujours pas devenir actrice comme sa mère !

On retrouve dans cet épisode les petits ingrédients habituels mais avec la petite épice supplémentaire qui donne du piquant à chaque nouvelle aventure de notre Lady préférée. Je vous conseille de lire les aventures dans l’ordre pour être dans l’ambiance de cette série. Évidemment l’autrice a mis toutes les infos nécessaires pour qu’un lecteur qui tomberait sur cet épisode puisse suivre cependant il y a des subtilités qu’on ne s’explique pas.

Nous sommes en novembre 1934 quelques temps après le retour du voyage à Hollywood. Lady Georgina essai de retomber sur ses pattes. Elle pense avoir réglé son problème de logement pour quelques temps quand tout à coup sa situation change. Et là on se demande quel lieu va-t-elle nous faire découvrir ?  Dans quelle galère va-t-elle se fourrer ?

On a situations amusantes et on se dit tiens on va être dans du léger. La voilà à nouveau en charge d’une princesse qui vient épouser son royal cousin, mais rien à voir avec « le mystère bavarois ».

On découvre avec le palais de Kensington un nouveau lieu et de nouveaux personnages, même pour Georgie… tout en ayant le noyau dur sur qui elle peut compter ou pas ! On explore un peu plus les dessous de cette société.

Lady de Ranoch a grandit depuis la première mésaventure, elle a pris de l’assurance bien sûr il lui arrive encore de faire des gaffes, des maladresses… et ne parlons pas de Queenie…

Dans ce roman il est beaucoup question d’expressions et de phrases à double sens dont un personnage étranger a du mal à comprendre les subtilités ce qui donne lieu à malentendus et de la mauvaise humeur, je voulais saluer le travail de la traductrice qui a su retranscrire ces jeux de mots.

Sous des dehors de cosy mystery, voire de comédie Rhys Bowen aborde des sujets de société, on a le fond historique et politique, la place des femmes, ainsi que la sexualité et tout ce qui en découle. Argent, drogue et pouvoir…

C’est série c’est ma petite récréation, ma série « doudou », on aime bien en parler entre lectrices.   

Vous l’avez peut-être déjà lu… j’ai  vu qu’il était sorti fin avril… le prochain épisode cet automne ?

Je remercie les Éditions Robert Laffont, La Bête Noire de leur confiance.

Challenge 15K #11.Au pays de Candy : un livre, un auteur, une saga doudou

Challenge #payetonslip

Sur ce blog vous pourrez trouver les tomes précédents !

Son Espionne Royale mène l’enquête (1)

Son Espionne Royale et le mystère Bavarois (2)

Son Espionne Royale et la partie de chasse (3)

Son Espionne Royale et la fiancée de Transylvanie (4)

Son Espionne Royale et le collier de la Reine (5)

Son Espionne Royale et les douze crimes de Noël (6)

Son Espionne Royale et l’Héritier Australien (7)

Son Espionne Royale et la reine des cœurs (8)

Les détectives du Yorkshire. T7. Rendez-vous avec la menace

Julia Chapman

Trad. Dominique Haas et Stéphanie Leignel

Éditions Robert Laffont, 25 nov 2021, 354 p., 14,90 €

Mes lectures Robert Laffont

4e de couv. :

Après un enlèvement qui l’a terrifiée, Delilah Metcalfe tente de retrouver ses esprits. Or les ennuis ne font que commencer : elle a découvert qu’une menace pesait aussi sur son coéquipier et prétendant Samson O’Brien. Pour le protéger d’une mort certaine, elle va devoir prendre ses distances avec lui alors même qu’elle vient de propulser les émotions de son partenaire à des sommets étourdissants… Et convaincre les habitants de Bruncliffe de l’aider ! Hélas, nombreux sont celles et ceux qui ont des griefs envers Samson. Car qui fait du tort à un seul en menace beaucoup…

Mes impressions de lecture :

Julia Chapman nous a fait patienter l’année dernière avec le premier tome d’une nouvelle série qui se déroule en Ariège, voir « L’auberge ». Donc les fans de Samson et Delilah, dont je fais partie, trépignaient d’impatience.

Je trouve ce septième tome un peu différent des précédents ce qui redonne une nouvelle impulsion à l’histoire. Dans ce tome c’est la trame secondaire qui devient principale. Les petites enquêtes locales vont passer  au second plan (vols et affaires Procter Immobilier).

Cette fois-ci on se focalise sur l’affaire « Samson » et ses accusations de trafiques de drogue et flic ripoux. Julia Chapman avait placé quelques pièces du puzzle dans les tomes précédents nous laissant dans l’expectative. Plusieurs pistes, le doute, qui est pourri ? Delilah va devoir prendre des décisions et décider en qui elle peut avoir confiance. Fera -t-elle le bon choix ?

Ce nouvel opus va aussi jouer sur les apparences trompeuses, qui est qui ? Physiquement ou moralement.

Dans ce tome il est beaucoup question de choix, de chaque décision il en découlera des conséquences plus ou moins dramatiques que ce soit  Delilah, Troy, etc… et Samson…

Mon personnage préféré « Ida » va jouer  un rôle décisif, elle va se surpasser !

On va retrouver dans cet épisode tous les personnages du village que nous avons croisé lors des enquêtes précédentes dans des rôles inattendus ! On est toujours avec l’idée de « clan » Delilah va-t-elle arriver à fédérer tout ce petit monde ?

Julia Chapman va mettre en place dès le chapitre 12 une notion de temps qui va accélérer l’intensité des événements on n’est pas minute par minute mais presque. La mise en place d’un plan chronométré qui va mettre le lecteur dans l’action même s’il ne sait pas ce qui va se passer. Mais comme tout plan minuté tout ne va pas se dérouler comme prévu !

On va avoir la focale qui va changer selon le moment on aura même le sentiment de « Calimero » dans ce maelström.

Le rôle des animaux est très important que ce soit Calimero, Tigger, Thor ou Cupidon chacun va avoir à  participer à sa manière…

J’ai beaucoup rit car certaines scènes sont assez surréalistes, ces héros ordinaires vont lutter avec leurs armes…  Je pense notamment au doux Barry qui va se surpasser… d’ailleurs je me demande si dans le prochain épisode il n’y aurait pas un petit quelques chose le concernant…  il faut attendre la fin de l’aventure pour se poser la question.

Je me suis régalée à suivre les multiples rebondissements et les scènes d’action (de poursuite  avec véhicules locaux).

Comme d’habitude Julia Chapman garde quelques fils à rembobiner avec une fin nous laisse entrevoir de nouveaux dangers et mystères…

Je remercie mes éditions Robert Laffont de leur confiance.

Voir sur ce blog : Julia Chapman

Les 4 enquêtrices de la supérette Gwangseon

Jeon Gunwoo

Trad. Kyungran Choi et Bessora

Éditions du Matin Calme, nov 2021, 318 p., 14,90 €

4e de couv. :
Quand quatre femmes exaspérées par un exhibitionniste prennent les choses en
main.
Dans une supérette de quartier, quatre femmes se retrouvent pour de petits
travaux et de bons après-midi de papotages. Elles ont respectivement dans les
20, 30, 40 et 60 ans environ. Toutes s’ennuient auprès de maris qui rivalisent
de paresse et de machisme. Alors quand un exhibitionniste sévit dans le
quartier, elles décident d’enquêter pour le faire arrêter. Et y parviennent.
Peu après, dans leur résidence composée d’une dizaine d’immeubles, un serial
killer vient de reprendre ses activités criminelles après quelques années de
pause. Sa spécialité : laisser prés du corps de ses victimes sans tête un
badge  » smiley « .
Ensemble, pour gagner la prime qui paiera le divorce de l’une d’elles, bravant
mille dangers, les quatre Sherlock Holmes de la supérette vont se lancer sur
les trousses de l’assassin.

Mes impressions de lecture :

Vous connaissez peut-être mon penchant depuis quelques années pour les Cosy  Mystery. J’ai surtout lu des romans britanniques et français, alors quand j’ai vu que les Éditions du Matin Calme en publiaient un, je n’ai pu résister à cette découverte. Je me le suis acheté pour les fêtes de fin d’année.

Je ne sais pas si vous connaissez les éditions « Matin Calme », leur couvertures sont souvent  avec des tons Noirs, Rouge et Blanc ce qui correspond au genre polar et roman noir, ici pour le « cosy mystery » les teintes sont plus pastelles pour qu’on ne s’y trompe pas, c’est très bien vu !

Ce qui m’a intéressé dans ce roman ce sont les personnages féminins.  Sur la quatrième de couverture il était annoncé comme un roman féministe cruel et drôle. Cela focalise le lecteur sur ces aspects en particulier.

J’ai noté d’entrée l’emploi de « papa de… » ou « maman de… » alors qu’on aurait dit monsieur ou madame. La notion de grande sœur est aussi une notion que je trouve très intéressante et qui me rappelle des souvenirs personnels loin de la Corée ce n’est donc pas spécifique à cette région du monde.

La présence du diable m’a rappelé certaines choses qui étaient racontées dans « Carnets d’enquête d’un Beau Gosse nécromant » de Jung Jeahan comme la place des superstitions et des forces du mal qui rodent dans la vie des coréens.

On y voit la vie quotidienne des petites gens, la première scène avec les chiffonnières qui vivent au jour le jour des cartons et papiers qu’elles ramassent, ce qui les pousse à certains extrêmes. Puis,  Les quatre femmes avant de devenir des détectives amatrices, elles arrondissaient leur fin de moi en cousant des yeux au nounours.

Les victimes sont des femmes et l’aspect sexuel des crimes est évident. Quand aux quatre enquêtrices, on a une jolie brochette de femmes qui ne sont pas heureuses dans les rôles qu’on leur a attribués dans la société. Elles vont transgresser les règles sociales et sortir des conventions.

C’est très intéressant les relations qu’elles ont avec la gente masculine de ce roman. On a la relation père-fille, mari-femme, homme-femme, professionnel masculin et femmes, mère et enfant…  quand au travail il est alimentaire est peu valorisé. Miri rêvait de devenir détective lorsqu’elle était jeune mais « ce métier n’existe pas en Corée » et pas de femme dans la police (d’après ce qu’elles laissent sous entendre).

Quand elles vont aborder les enquêtes, c’est avec un autre angle que les policiers. Les victimes vont leur confier plus d’informations parce qu’elles vont se sentir écoutées. Le visionnage des vidéos surveillances va être différent de celui des policiers par exemple…

J’ai beaucoup aimé la bienveillance et la solidarité féminine. J’ai aussi adoré les voir changer au fur et à mesure qu’elles s’impliquent dans les enquêtes. Elles essaient d’intégrer les hommes, mais la plupart campent sur leurs positions, ce qui révolte le lecteur ! (enfin moi)

L’humour est là, même si cela dénonce certaines choses, je pense notamment aux références à Holmes et Agatha Christie, car ne l’oublions pas nous sommes en Corée, certaines n’ont jamais lu un des romans (ou un roman quel qu’il soit) et il y en a même une qui va se lancer dans la lecture d’une adaptation enfant. Ce qui est amusant,  c’est ces drôles de dames qui vont s’acheter des trench-coats alors que les chaleurs estivales font leur apparition, cela donne lieu à des situations hilarantes. Je ne sais pas quel est l’équivalent en coréen mais elles semblent croire que l’habit fait le moine, il leur faut donc un uniforme  pour être identifiées comme détectives.

Il y a des scènes cocasses comme il se doit dans ce genre littéraire. Le côté amateur donne lieu à des entrées en scène surprenants. Quand ces femmes prennent les choses en main cela va au-delà des courses poursuites…

L’humour c’est aussi dans le langage, la traduction a su donner le ton et l’emploi de certaines formules pour rendre la narration très visuelle et vivante. On sent la retenue et tout à coup on se relâche. Un exemple : Les victimes de l’exhibitionniste parlent de son « petit truc » et puis on donne comme sobriquet à ce délinquant sexuel « Boules de mulot ».

Les événements vont prendre un tour plus dramatique et lorsque le moment de la résolution arrivera on sera au cœur de l’action en compagnie de ces quatre femmes… Ah la la la…. Je ne peux rien vous dire !

Même si j’avais compris des choses avant j’ai trouvé la résolution des énigmes très bien menée.

J’ai beaucoup aimé ce roman avec des femmes attachantes. J’espère qu’il y aura d’autres « cosy mystery » aux  Éditions du Matin Calme.

Son espionne royale (8) et la reine des cœurs

Rhys Bowen

Trad. Blandine Longre

Éditions Robert Laffont, nov 2021, 381 p. , 14,90 €

Mes lectures La Bête Noire

4e de couv. :
Hollywood, Los Angeles, 1934.
La mère de Lady Georgie, Claire, actrice glamour et très mariée, veut se débarrasser de son époux et convoler avec un riche homme d’affaires. Direction le Nevada, pour un divorce rapide et discret. Georgie l’accompagne lors de sa traversée de l’Atlantique.
Mais la croisière ne va pas s’amuser bien longtemps… Témoin d’un accident mortel à bord du paquebot, Georgie est suspectée par la police.
Pour couronner le tout, un voleur de bijoux sévit sur le navire, dévalisant aristocrates anglais et starlettes de cinéma. Georgie est déterminée à le démasquer au plus vite, au risque de passer par-dessus bord.

Mes impressions de lecture :

Son espionne royale est une série que j’adore dans la catégorie cosy mystery en partie pour son aspect historique et pour son personnage principal.

Nous en sommes au 8e tome, à chaque « épisode » nous avons une enquête qui est résolue, donc en théorie on peut les lire indépendamment, d’autant que l’autrice donne des infos sur les anciennes « mésaventures ». Cependant comme l’arrière plan, fil rouge, est au cœur de cette histoire je vous conseille de les lire dans l’ordre. Le  personnage « grandit » et évolue au fur et à mesure des mois qui passent. Il y a le contexte historique qui joue un rôle puisque on est dans les années 30 en Angleterre.

Ce 8 e tome se déroule entre juillet- août 1934 entre l’Angleterre et les États-Unis.

Mais avant de vous parler du fond de cette histoire, il faut que je vous parle de la couverture. Je ne sais pas si vous vous souvenez, lors du précédent tome,  j’avais râlé (et je n’étais pas la seule) du changement des codes de  la charte graphique qui cassait la continuité de la série. Dans ce 8e tome on retrouve les couleurs intenses de qui nous permettait de l’identifier. Ça peut paraître anodin mais certains lecteurs sont sensibles à ce genre de détails. Et dans la bibliothèque ça fait me gêne.

J’ai dévoré cette histoire. On retrouve le petit paragraphe journal intime en titre de chapitre, ce qui nous permet de nous situer géographiquement et temporellement. C’est toujours Georgie qui raconte à la première personne, elle est donc au cœur de l’intrigue.

On débute quelques semaines après le précédent drame. Georgie a eu un petit répit, mais elle ne sait pas ce qu’elle va devenir. Cet aspect de l’existence de cette Lady  sans le sou est la base de cette série. À chaque épisode, elle vit de nouvelles aventures car elle n’a pas vraiment de point d’attache. Ce qui permet aussi à l’autrice de créer un nouveau décor. Cette fois-ci,  ce sera un voyage sur un paquebot de luxe en partance pour New-York . Imaginer Claire, la mère de Georgie traverser tout le pays pour aller vers la côte Ouest c’est tout un programme.

On va rencontrer des personnages « réels » et des personnages fictifs qui font nous transporter dans une cette époque où le cinéma parlant prend de l’ampleur.  Il est souvent question dans cette série de changement d’époque. La dépression n’est pas loin et les personnages voient ce qui se passe à Berlin avec un regard extérieur. Ici le changement c’est aussi sortir du vieux continent vers le nouveau continent avec d’autres valeurs sociales.

Nous allons avoir une série de gags notamment avec Quennie la femme de chambre de Lady Georgina de Ranoch qui n’en rate pas une, mais chut ! Je vous laisse découvrir.

Quand aux catastrophes et autres meurtres c’est Georgie qui les attire. De plus dans cet épisode Georgie va être sans le vouloir la rivale de sa mère, elle attire plusieurs hommes… Va-t-elle succomber aux avances des ces mâles ? Et qu’en est-il de Darcy ?

Je vous laisse découvrir le rôle de chaque personnage ancien ou nouveau.

J’ai hâte de lire le prochain… au printemps ? quelle nouvelle activité de la noblesse allons nous suivre.

Je remercie les Éditions Robert Laffont, la Bête Noire de leur confiance.

Sur ce blog vous pourrez trouver les tomes précédents !

Son Espionne Royale mène l’enquête (1)

Son Espionne Royale et le mystère Bavarois (2)

Son Espionne Royale et la partie de chasse (3)

Son Espionne Royale et la fiancée de Transylvanie (4)

Son Espionne Royale et le collier de la Reine (5)

Son Espionne Royale et les douze crimes de Noël (6)

Son Espionne Royale et l’Héritier Australien (7)

Les Dames de Marlow enquêtent. T1. La mort compte triple

Robert Thorogood

Trad. Sophie Brissaud

Éditions de la Martinière, mai 2021, 390 p., 14,90 €

Black November

4e de couv. :
Dans la petite ville de Marlow, en Angleterre, Judith Potts, 77 ans, mène la vie qui lui plaît. Elle boit un peu trop de whisky et se baigne toute nue dans la Tamise, et alors ? Au pays des excentriques, elle est la reine !
Un soir, elle entend, provenant de la maison de son voisin, un cri suivi d’un coup de feu. Elle en est sûre : un meurtre a été commis. Mais la police ne la croit pas. Pas d’énigme sans solution pour Judith Potts ! La vieille anglaise passionnée de mots-croisés va se lancer dans l’enquête avec, à ses côtés, Becks, la femme du vicaire, et Suzie, la promeneuse de chien et commère attitrée de Marlow.

Mes impressions de lecture :

Pour cette quatrième semaine  la consigne était un roman tiré d’une saga. J’ai choisi ce tome 1 que l’on m’a prêté… maintenant il ne reste plus qu’à attendre les suivants. Je n’ai pas vu de date prévue.

J’ai choisi un cosy mystery car j’aime ce genre littéraire qui allie les secrets et les mystères.

Nous allons découvrir petit à petit les quatre femmes au cœur de l’enquête. Quatre femmes avec des préoccupations différentes et des âges différents. Judith est la plus âgée et c’est elle qui va fédérer les troupes. Trois crimes et trois amatrices qui se retrouvent liées chacune à l’un des morts.

On a trois grilles de mots croisés en lien avec les affaires. C’est un moyen original de faire le point sur les différents cas. Un petit intermède.

Les trois morts sont liées, nos enquêtrices en ont l’intuition mais il leur faut trouver des preuves et des mobiles.

Escroquerie et cupidité et manipulation…  l’argent qui est derrière tout ces crimes.

Ce que j’aime dans les cosy mystery c’est l’aspect humoristique. On va avoir quelques scènes cocasses.

Ces trois femmes qui semblent démunies et  à côté de la plaque vont révéler leur potentiel et dépasser leurs limites au grand étonnement de certains.

Ces quatre femme (j’inclus la policière) qui ne se connaissaient pas au départ font former une sacrée équipe.

J’ai  bien aimé la thématique de l’art en filigrane.

La vie au bord de la Tamise n’est pas un fleuve tranquille.

Un bon moment de détente.

QUI EN PARLE ?

Plume volage

La commissaire n’aime point les vers

Georges Flipo

Folio,  oct. 2021, 304 p., 8,10 €

Éditions de la Table Ronde, 2011, 300 p.

Dans ma médiathèque il y a…

Cercle littéraire médiathèque

4e de couv. :

Un clochard, sosie de Victor Hugo, assassiné devant l’Académie française ; un sonnet érotique attribué à Charles Baudelaire… comme si la commissaire Viviane Lancier n’avait pas assez de problèmes, entre son ex qui la persécute et ses régimes, qui la martyrisent, sans devoir en plus se soucier de littérature! Heureusement, son nouveau lieutenant, Augustin Monot, aussi ahuri et gaffeur que séduisant et cultivé, finira par motiver la commissaire dans une enquête corsée, pleine de meurtres et de rebondissements…

Mes impressions de lecture :

Je vous vois sourire ceux qui me suivaient. Il y a quelques semaines je vous présentais « La commissaire n’a point l’esprit club » qui était ressorti aussi chez folio. Je râlais un peu parce que j’aime lire les romans dans l’ordre de sortie car l’auteur glisse toujours des références aux tomes précédents. Maintenant que j’ai lu les deux seules enquêtes publiées je râle parce qu’il n’y en a pas d’autre prévue. Ce roman a 10 ans et à l’époque je suis passée à côté, alors merci pour cette réédition qui m’a fait connaître cette terrible commissaire.

J’avais remarqué que le tome précédent me faisait penser à deux romans récents que j’avais lu. Eh bien ce deuxième fait écho à une autre lecture de la rentrée « La muse ténébreuse de Charles Baudelaire ». Voilà que dans cette enquête il y aura des références aux poèmes sulfureux de Charles Baudelaire.

Cette première enquête d’Augustin Monot auprès de la commissaire Viviane Lancier ne va pas se déroulé comme prévue. Si le personnage principal c’est Viviane c’est pourtant Augustin qui sera le plus tenace.

Augustin Monot est un bleu, tout juste sorti de l’école de police il n’a aucune expérience et en plus c’est un littéraire. C’est lui qui va découvrir le clochard agressé et par son intervention va faire rentrer cette affaire dans l’équipe de Viviane. Mais celle-ci n’en veut pas, elle a d’autres chats à fouetter, alors elle le laisse se faire la main sur cette enquête. De temps en temps elle le recadre. Cependant Monot est idéaliste et il va ouvrir une véritable boîte de Pandore et ils vont vite être dépassés par les évènements.

On va avoir des scènes surréalistes, des rebondissements inattendus. Les journaux vont s’en mêler et donc les hauts gradés… jusqu’au ministre.

Augustin va se révélé très communiquant et il va se faire repérer par la « dircom » de la police. Il passe bien à la Tv et il pourrait donner une nouvelle image de la police. Une vrai peste cette Priscilia Smet, elle a les dents longues ! Je réalise que les noms et les prénoms ne sont pas anodins dans cette série. Il va être beaucoup question de communication et Georges Flipo va jouer avec les mots pour notre grand plaisir.

On a donc un contraste physique entre Viviane et Monot, mais aussi dans la façon de fonctionner, elle est négative alors qu’il est positif, elle se prend les pieds dans le tapis alors qui plane au-dessus de tout cela. On a le fameux duo l’expérimentée et le naïf.

On va avoir droit à tous les types de régimes alimentaires, qu’elle essai en vain car il y a toujours une contrariété, une catastrophe qui  la replonge dans les barres de mars. Une belle critique des journaux féminins et du diktat de la minceur.

Si je mets en avant le côté ironique, grotesque et drôle c’est parce que c’est ce qui m’attire dans ce genre d’enquête. L’intrigue policière est intéressante car elle se complexifie au fur et à mesure que les crimes et délits se multiplient. Il va y avoir danger et Viviane et Monot ne vont pas en sortir indemnes.

Ceux qui connaissent Paris vont se régaler à les voir déambuler que ce soit du côté des champs Elysées ou quai Conti, entre autre… Une balade qui n’est pas de tout repos !

Cher monsieur Flipo j’espère que vous allez nous raconter d’autres aventure de Viviane Lancier car j’ai passé un bon moment de détente…

Voir aussi

Ce document a été créé et certifié chez IGS-CP, Charente (16)

La commissaire n’a pas l’esprit club

George Flipo

Folio, 2021, 293 p., 8,10 €

Masse critique Babelio / Folio

4e de couv. :

La commissaire Viviane Lancier est envoyée incognito sur l’île de Rhodes pour enquêter sur le meurtre de King, le chef tyrannique d’un village de vacances. Alors que son nouveau lieutenant, Willy Cruyff, se fond avec enthousiasme dans la masse des joyeux vacanciers, Viviane s’efforce tant bien que mal de tirer les fils de cette sombre affaire, entre cours d’aquagym et leçons de tango. Assommée par la chaleur et déprimée à l’idée de se promener en maillot de bain, elle ne cesse de rudoyer son pauvre adjoint. Et pendant ce temps-là, les morts s’accumulent…

Mes impressions de lecture :

Lorsque je l’ai vu dans masse critique, le titre et la couverture m’ont attirée, lorsque je l’ai reçu et que j’ai fait quelques recherches je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’une réédition d’un roman de 2010. Je n’en avais pas entendu parler. C’est donc une bonne chose de redonner une visibilité à ce texte. Il est vrai que le cosy mistery a le vent en poupe en ce moment, alors j’espère que l’auteur sortira une troisième enquête prochainement. Car il n’existe que deux enquêtes avec la commissaire Vivianne Lancier.

Les deux enquêtes publiées sont indépendantes, celle-ci  est la deuxième et il est fait souvent mention à la première. Ce qui a titillé ma curiosité et il faudra que je la lise car c’est agaçant. Ah Ah Ah !

Il y a des lectures qui vous renvoient à d’autres. À la rentrée j’ai lu « Badroulboudour »  de Jean-Baptiste de Froment, une étrange histoire qui se passe dans un club de vacances et j’ai aussi lu il y a quelques mois « La dixième muse » d’Alexandra Koszelyk qui parle de Guillaume Apollinaire et des poèmes à Lou en particulier. Et voilà que dans un roman de 2010 ces deux thèmes se croisent. Je pensais dans un premier temps qu’enquête et Rhodes me feraient plutôt penser à Poirot… quoique à bien y réfléchir…

Mais revenons à  Rhodes à « l’Esprit Club » où il se passe de drôle de choses. Cela débute par une mort étrange, celle du directeur du centre retrouvé pendu et bâtonné par les vacanciers qui pensaient que c’était un mannequin, la nuit du 14 juillet.  Pour des raisons diplomatiques on envoie une commissaire assez singulière. Côté discrétion elle se pose là, mais elle comprend la notion de ne pas faire de vague. Elle va pourtant remuer beaucoup de vase avec ses gros sabots.

C’est un roman policier qui traite le sujet avec humour, la commissaire doit régler cette enquête incognito, mais elle a l’art de se mettre dans le pétrin et de déterrer des secrets, sans parler de sa désastreuse inaptitude à la vie sociale. Un comble pour des « vacances » dans une petite communauté qui prône « le tout ensemble ». On a un duo policier improbable et diamétralement opposés, ils se complètent sans vouloir l’admettre.

L’enquête se fait un peu en dépit du bon sens puisqu’il est sensé ne pas y avoir d’enquêteur et donc d’enquête. Ce qui m’a plu c’est comment l’auteur à travers son duo d’enquêteurs incognitos va soulever les voiles de se décor factice de bonheur et de joie de vivre. Il démonte les rouages de cette machinerie.

Le chef de camp avait des problèmes pour se rappeler le nom de ses employés et de leurs fonctions, il avait trouvé comme solution de donner un nom en relation avec leur travail. Les animateurs sont les  «  kiki » (femmes) et les « coco » (hommes)  et cela donne coco Picole pour celui qui gérait le bar et la boîte de nuit, Kiki muscule celle qui s’occupaient des activités sportives etc. Cela donne le ton du roman.

L’auteur dévoile aussi les dessus financiers de ce camp fort rentable. Il est  assez sarcastique pour expliquer que de Paris on ne voit que le rapport financier et ne veulent pas voir comment on obtient de tels rendements.

Les rebondissements qui frôlent la maladresse et le ridicule rendent les crimes moins horribles, ou le contraire…

Je pense lire la précédente enquête.

Je remercie Babelio et Folio de leur confiance.

Loveday & Ryder T4 Le secret de Briar’s Hall

Faith Martin

Trad. Hanna Chabchoub & Alexandra Herscovici-Schiller

Harper Collins, mai 2021, 285 p., 14,90 €

4e de couv. :

Oxford, Pâques 1961.
A Briar’s Hall, propriété de la famille de Lacey, une chasse aux œufs est organisée pour les enfants du village. Eddie, 11 ans, disparaît. Son corps est retrouvé dans un puits. Si l’enquête du coroner conclut à un accident tragique, le Dr Clement Ryder, médecin légiste, a des doutes.
Lorsque Martin de Lacey, le propriétaire du manoir, vient lui faire part du souhait du père de l’enfant de relancer l’enquête, Clement obtient de la police locale que Trudy Loveday soit affectée à l’affaire. C’est tout le petit monde de Briar’s Hall et de la famille de Lacey qu’il faudra étudier de près…

Mes impressions de lecture :

C’est le quatrième tome de la série, je vous conseille de les lire dans l’ordre, car bien que chaque épisode voie la conclusion de l’enquête tout ce qui entoure les personnages récurrents évolue de tome en tome.

Cette fois-ci nous avons une couverture vert printanier, ça tombe bien puisque l’histoire débute le dimanche de Pâques !

Cette nouvelle enquête entraîne Trudy et Clement dans la propriété de la famille de Lacey et mettre leurs nerfs à vif.

C’est un roman à la troisième personne mais l’assassin apparait distinctement deux fois dans la partie narrative, avant la confrontation finale.

Cette série est basée sur la différence d’âge, d’instruction, de culture et de fortune. De plus la maladie et la mort rodent…

Loveday fille d’un conducteur de bus et d’une femme au foyer essaie de sortir de son milieu au grand dam de son entourage. Nous sommes en 1961, les femmes sont rares dans la police. Elle doit donc se battre pour avoir un vrai rôle au sein de la police et elle doit aussi se battre contre les inquiétudes de ses parents. Son « petit ami » est complètement perdu et il n’est pas prêt à accepter les ambitions de Trudy. Et en plus elle est confrontée à des gens riches ou instruits qui font preuve de condescendance. Elle accumule une certaine rage… Par moment ça devient assez électrique.

Ryder lui doit se battre contre un secret, il a diagnostiqué la maladie de Parkinson. Il sait que les mois sont comptés pour lui en temps de coroner. Loveday a des doutes depuis ce qu’elle a découvert lors de l’enquête précédente. Avec Ryder on est dans une autre sphère sociale, il a des contacts d’une autre nature que ceux de la jeune Trudy.

Loveday est perturbée par les problèmes familiaux et Ryder par les siens, cela va un peu entraver le bon déroulement de l’enquête. Mais cela ne les empêche pas de trouver des pistes chacun avec sont approche personnelle et son savoir faire. Cette enquête va mettre à jour des questions très personnelles…

L’enquête va prendre des dimensions plus complexes de par l’implication de certaines « personnalités ». Ils ont va leur mettre des bâtons dans les roues jusqu’à les stopper complètement, enfin ça c’est ce qu’ILS croient.

Quand tout semble perdu … c’est là que tout se dénoue !

Ce cosy mystery utilise l’humour et des scènes cocasses mais je le trouve plus « sérieux ».

Je vous laisse découvrir les secrets de la campagne anglaise des années 60.

Bien entendu c’est avec impatience que j’attends le prochain épisode.

Voir aussi :

Le Corbeau d’Oxford

Le pique-nique presque parfait

Meurtre en coulisse

Du couscous dans le pudding

Yamina Mazzouz

Les Presses Littéraires, 2016, 263 p., 12 €

4e de couv. :
Norah, jeune fille d’origine maghrébine au caractère bien trempé, décide de quitter sa banlieue et sa famille pour partir en Angleterre. Elle trouve rapidement une place de domestique dans un manoir très british dont le propriétaire est un aristocrate à l’élégance raffinée qui l’accueille avec sympathie.Une série de meurtres va venir troubler la quiétude apparente des lieux, le tout dans une atmosphère familiale qui se délite à mesure que le passé et le présent s’exacerbent. Norah va alors se trouver au cœur de l’intrigue et participer à sa résolution, tout en tombant amoureuse.Au-delà d’un roman policier au classicisme avenant, le livre développe aussi une facette psychologique avec la rencontre de deux milieux que tout oppose : la noblesse britannique et la jeune fille de la banlieue parisienne.

Mes impressions de lecture :

J’ai gagné ce livre dédicacé dans un concours de « la ligue du chapitre 22 » en 2019. Je me souviens avoir participé car c’était un cosy mystery.

Tout d’abord le titre m’a amusé, donc attirée, dans un deuxième temps je me suis demandé si ce titre ne desservait pas le roman car il met l’accent sur une particularité.

J’ai eu envie de lire ce roman après avoir lu « l’auberge » de Julia Chapman. Histoire où des anglais viennent reprendre une auberge dans l’Ariège. Une idée en entrainant une autre. Il n’y a aucun lien entre ces deux intrigues.

Ce roman joue avec différents genres. On croit partir sur une comédie romantique avec un personnage passionnée par Jane Austen et autres classiques anglais. Voilà donc une « beurette » de la banlieue parisienne qui part dans la campagne anglaise, dans un manoir où vivent deux jeunes, riches et beaux trentenaires. La collection « crimes et châtiments  » ne laisse quant à elle planer de doute.

J’ai bien aimé l’idée de la fille de femme de ménage,  qui part faire du ménage dans un autre pays. Comme si c’était là une étape obligée pour s’émanciper. Cette idée passe vite en arrière plan.

Yamina va entraîner son héroïne dans une première aventure qui va révéler qui elle est vraiment. Une jeune femme qui veut s’émanciper et qui refuse les injustices et les violences faites aux femmes.

Norah est entière et sincère, attachante et généreuse, elle va vite faire les bonnes rencontres et tisser des liens d’amitié dans le manoir et dans le village côtier.

J’ai beaucoup aimé ce qu’elle a apporté à sa nouvelle amie Nancy… je vous laisse découvrir.

Norah est une jeune femme idéaliste. Elle n’a pas d’expérience amoureuse mais elle n’est pas complètement naïve venant d’une cité parisienne et d’une famille algérienne elle connait certains aspects du pouvoir masculin. Elle va parfois être déstabilisée par ce nouveau milieu social dans un pays aux attitudes différentes. Norah va vite se rendre compte qu’il se trame quelque chose de pas normal.

Yamina Mazzouz joue avec les fausses pistes, les changements d’attitude de certains personnages… Elle finit par douter de tous et nous aussi. Rebondissements et dangers en tout genre vont jalonner cette intrigue. C’est un bon cosy mystery avec son humour qui fait retomber la pression, des morts oui mais pas d’effusion de sang…

On se doute rapidement que cela va jouer sur la thématique du secret familial, mais gardons le mystère… comme l’a fait Yamina Mazzouz.

Ce roman est une jolie surprise. J’ai beaucoup aimé tout le positif qui ressort des drames vécus. Un roman qui va bien avec mon envie de détente pour débuter mes vacances.

J’ai noté qu’il existe une autre aventure de Norah  » Du croissant pur beur…ette » affaire à suivre… un jour peut-être !