Histoires Illustrées de la Chine

Collectif

Trad Nathalie Chaput

Ill. Li Weiding

Éditions Usborne, 12 sept 2019, 192 p., 15 €

9781474969482

Mes Lectures Usborne

Challenge 1 % rentrée littéraire 2019

4e de couv. :

Des princesses enchanteresses, de dangereux dragons, des singes malicieux et bien plus… à découvrir dans cette remarquable collection d’histoires traditionnelles de la Chine, tout particulièrement choisies et adaptées aux lecteurs de notre temps.

Ma chronique :

Juste pour la petite histoire de lectrice. J’ai reçu le jour de la rentrée de mon garçon. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas fait une lecture à deux voix. En voyant qu’il s’agissait d’un livre de contes Usborne il s’est prêté au jeux d’autant qu’il y a des dialogues. Je crois que cette maison d’édition aura laissé une empreinte chez mon petit lecteur.

Nous avons eu le plaisir de retrouver l’objet livre avec les mêmes caractéristiques que le reste de la collection. Le format 16×20, la couverture épaisse et « moelleuse » avec le titre légèrement en relief, des pages épaisses et blanches , une police de caractère assez grande. On lit le soir alors tout cela fait partie des petits plaisirs.

Les illustrations sont magnifiques, elles sont de Li Weiding, trois pages sont consacrées à leur auteur. J’ai appris qu’il en 2018. Les illustrations de taille différentes ponctuent régulièrement le texte. Dans la page précédent le début du texte, illustration est en pleine page accompagnée d’une petite explication introductive du conte. Ce petit plus est intéressant car il donne aux lecteurs qui n’ont pas de référence culturelle chinoise des informations sur les origines, la leçon ou la place actuelle. Les visages des humains et des animaux sont très expressifs.

Une brève introduction nommée « les histoires » nous parle des histoires, des choix faits pour cette édition.

Les histoires courtes permettent au lecteur peu aguerri de la lire d’un coup. Il a ainsi les tenants et les aboutissants de l’histoire et il a la satisfaction de l’avoir lu en entier. il y a cependant une exception avec « le roi singe ». Il s’agit d’adaptation jeunesse, il y a donc des raccourcis, je pense notamment à « le roi singe » qui ici fait moins de 30 pages.

Nous découvrons 13 contes mettant en scène des animaux qui font parfois écho à des contes traditionnels occidentaux.Cela rejoint certaines de mes réflexions sur le contes et les mythes du monde entier.

Nous avons parfois bien rit notamment avec la renarde qui joue un tour au tigre. Car ces histoires mettent souvent en avant certains défaut humains comme la vanité, la cupidité, la crédulité, la stupidité…

Sommaire :

La renarde et le tigre

La perle qui brillait dans la nuit

La grenouille dans le puits

Le rêve du papillon

La grand-tante tigre

Le peintre et les dragons

Les plumes du phénix

Il n’y a pas d’argent ici

Le mariage de la souris

Le vieillard qui déplaça une montagne

Les pantoufles d’or

Le roi singe

Le monstre du nouvel an.

Nous avons complété notre collection d’un titre supplémentaire. Nous avons fait de belles découvertes et passé de belles soirées ensemble.

Je remercie les Éditions Usborne de leur confiance.

RL19

Article précédemment publié sur Canalblog

Les rebelles

Fabienne Morel, Gilles Bizouerne

Ill. : Cécile Gambini, Emilie Harel, Marie Caudry

Éditions Syros, oct 2018, 285 p., 21,90 € 

Mes lectures Syros

rebelles

4e de couv. :

Les plus incroyables versions de Barbe-Bleue, Les sept corbeaux et Le Petit Poucet racontées à travers le monde.

Voyagez à travers le monde avec 21 histoires surprenantes de Barbe-Bleue, Les sept corbeaux et Le Petit Poucet, toutes différentes et toutes merveilleuses ! Ces « rebelles » de tous les pays, héros et héroïnes inoubliables, vous accompagneront pour la vie.

Ma chronique :

« Les rebelles », est un recueil composé de 21 histoires qui nous font replonger dans notre enfance. L’originalité de cet ensemble de contes c’est que les histoires sont revisitées et agréables à lire. Pour certaines j’ai eu l’impression de reconnaitre la « patte » de Fabienne Morel avec ses petites ritournelles. Je connais moins Gilles Bizouerne et ses particularités.

L’autre particularité de ce livre c’est qu’on voyage. On retrouve une fois de plus l’universalité des contes avec les variantes ou spécificités liées aux pays ou lieux. Je me suis rendu compte que je n’avais pas le même regard qu’on les enfants qui jouent à se faire peur. J’ai lu quelques contes à mon fils et un de ses copains et j’ai réalisé que j’étais bien embêtée de lire des « horreurs » alors qu’ils faisaient les malins à rire de mon embarras et des horribles choses qui arrivaient aux personnages.

Ce livre permet plusieurs entrées différentes de lecture. Soit on suit de façon linéaire en suivant le choix des auteurs, soit on pioche selon le thème.  On peut le lire  simplement sans se poser de questions et on s’attachera aux illustrations et à l’histoire, soit chercher les contes ce qu’il y a de commun entre eux.

Au niveau de la présentation  les différentes thématiques sont clairement identifiées. Une double page de couleur avec une illustration dans un médaillon. Chaque conte à sa propre page de garde illustrée. En début de conte on à une petite introduction de quelques lignes. Les illustrations sont toujours un petit plus au moment de lire avec les enfants.

En fin de volume, la table des matières des contes est très intéressante puisqu’elle reprend les titres des différentes parties avec les mots clés pour chacune, un code couleur permet de vite les repérer. Puis chaque titre de conte leur lieu d’origine puis des informations : lieux, animaux, personnages, objets, temps de lecture . Ces indications sont très précieuses car elles permettent de faire une sélection, si l’on doit faire un travail préparatoire avec une lecture (par exemple) où pour cibler son auditoire (chaque enfant à ses préférences !), pour aiguiser leur sens critique c’est aussi très intéressant de lire les différentes versions d’une même histoire.

Les postfaces de Nicole Belmont sont aussi des éléments de recherche très précieux pour les adultes qui accompagne les jeunes lecteurs. « Nicole Belmont est directrice d’études à l’Ecole des hautes études en science sociales, membre du laboratoire d’anthropologie sociale. De part ses fonctions, elle a un regard particulier. »

La sélection des contes est donc très recherchée, il y a une ligne directrice comme l’indique le titre « les rebelles », les personnages sont vaillants,  volontaires, positifs.

Ce recueil s’adresse donc aux enfants et aux amateurs d’histoires.

Je remercie les Éditions Syros pour leur confiance.

Qui en Parle ? 

Pour une vision complémentaire je vous conseille :

Jangelis

Article précédemment publié sur Canalblog

Les mille et une nuits illustrées

Adaptation Anna Milbourne

ill. Alida Massari

trad Muriel de Grey

Editions Usborne, 24 sept 2015, 312 p., 17,95€

9781409592259

Mes lectures avec USBORNE

4e de couv . :

Ce magnifique recueil de contes des Mille et une nuits, somptueusement illustrés, est proposé dans une édition de luxe avec une belle reliure traditionnelle en toile.

Un superbe livre relié en toile avec tranchefiles, dorure à la presse et ruban marque-page fera un très beau cadeau, à transmettre de génération en génération.

sommaire de l’ouvrage :

Le pêcheur et le génie

Ali Baba et les quarante voleurs

Le sultan et le médecin

Le Prince intelligent, la princesse et le génie

Les voleurs et l’âne

Aladin, ou la merveilleuse

le cheval volant

Le rêve du pauvre homme

Les voyages de Sinbad le marin

Les mille et une nuits (les origines des histoires)

Ma chronique :

Je continue l’exploration des adaptations de contes et légendes aux Éditions Usborne. J’avais déjà eu l’occasion de découvrir cette collection avec la couverture toilée et le format 22×17 qui donnent l’impression de livres intemporels. Une belle tenue en main et des illustrations pour marquer le début de l’histoire. la première lettre du chapitre en lettrine. quelques illustrations viennent accompagner le texte qui est généralement en fond blanc. Les caractères d’écritures sont assez gros pour une lecture agréable. Les jeunes lecteurs se sentirons plus à l’aise que dans un texte serré, moins de 20 lignes par page.

C’est une lecture partagée avec mon garçon qui va avoir 8 ans. En lui lisant ces histoires, j’ai vu que la magie fonctionnait et qu’il avait les yeux qui pétillaient, comme quoi on peut être dans le monde futuriste et s’intéresser aux aventures merveilleuses. Une écriture agréable à lire à haute voix. Je l’ai même vu commencer à lire à voix basse en attendant que j’arrive ! que de progrès en un an !

Au début de l’ouvrage en trois pages on remets Schéhérazade dans le contexte. Puis avant chaque histoire une petite phrase introductive mets le lecteur en condition… les histoires se terminent par une autre phrase pour enchaîner… Cela crée une sorte de rituel que l’enfant apprécie d’autant plus s’il ne lit pas l’histoire mais se contente de participer à ce moment. Ces deux phases sont mises en évidence par une illustration particulière.

Je connaissais certains contes dans leur grandes lignes d’autres furent une découverte pour moi aussi.

Ces adaptations sont aussi un moyen de se lancer dans la version adulte qui parfois peut faire peur, une sorte de base ou de tremplin pour aller plus loin. on a tous l’impression de connaître les mille est une nuit parce que l’on a vu les adaptations cinématographiques ou animés c’est toujours bien de voir d’autres façons de le présenter.

Je remercie les Éditions Usborne pour leur confiance m’avoir permit ce moment de complicité avec mon jeune lecteur.

Dans la même collection « toilée » j’ai déjà parlé de :

histoires-de-dickens-illustres
contes-andersen-illustres
contes-de-grimm-illustres

Article précédemment publié sur Canalblog

Les dames de Grâce Adieu

Susanna Clark

Robert Laffont , 2006, trad 2012, 287 p.

LU DANS LE CADRE D’UN PARTENARIAT ROBERT LAFFONT / LIVR@DDICT

4e de couv :

En Grande-Bretagne, ne vous laissez pas prendre au charme paisible des paysages et des villages. Un pont ancien ou une trouée dans un bosquet peuvent être autant de passages pour l’Autre Pays, où vivent les fées. De nombreux mortels s’y sont égarés, parfois sans espoir de retour. À cheval entre notre monde et l’Autre Pays vivent les magiciens. Et les magiciennes. Car si les femmes furent durant longtemps interdites d’exercice de la magie, elles n’en étaient pas moins puissantes… Malicieuses, cachottières et impertinentes sous leur apparente modestie, elles s’opposent à la magie masculine qui, comme celle de Jonathan Strange & Mr Norrell, combine l’arrogance à la violence. Elles créent sous la surface du réel des ondes d’émotions, troublent délicatement l’ordre des choses, modifient imperceptiblement le sens commun. Elles entretiennent avec les fées de ces liens qui unissent les faibles face aux puissants, à cette exception près que les fées sont des sottes et les magiciennes outrageusement intelligentes. Les dames de Grâce Adieu sont trois. Sommées d’être de parfaites gourdes dans un univers d’hommes qui n’attend d’elles qu’obéissance et humilité, elles explorent avec délices les maléfices interdits qui leur permettront de protéger leur relative liberté en commettant un crime parfaitement raisonnable. Leur consœur, dans un autre lieu et un autre temps, use de toute sa ruse pour soumettre un garçon-fée et se débarrasser ainsi des soupçons d’un mari malcommode. Et quand le duc de Wellington entre dans l’Autre Pays pour récupérer son cheval, est-ce à une fée ou à une magicienne qu’il doit se confronter ? Les ruses de la gardienne de Marie Stuart, enfermée dans un château par ordre d’Élisabeth Ire, sont-elles réellement celles d’une humaine ? Quant à Mrs Mabb, une fée puissante qui aime trop les beaux militaires, surtout s’ils sont fiancés à une autre, elle se heurtera à la joyeuse, et très efficace, cruauté de sa rivale.

Mon billet :

Tout d’abord un mot sur la couverture : lettres blanches sur fond noir. C’est ce qui m’a interpellé lorsque j’ai vu la présentation. Une fois que l’on ouvre on apprécie les illustrations qui complètent le style « livre de conte de fée »

C’est un recueil de nouvelles/contes autour de la magie qui me laisse perplexe. Si on me demandait si j’ai aimé, je répondrais sans hésitation : « oui j’ai aimé ». Pourtant au moment de la lecture, j’ai parfois eu du mal à entrer dans certains contes, puis petit à petit je me laissais envahir par cet étrange univers. Pour d’autres contes la fin m’a laissé un peu dubitative.

Autre sensation étrange certain passages de conte tel « le duc de Wellington égare son cheval » avec l’histoire du petit ciseau, ou dans «  Grotesque et frettes » me semblent familiers. Est-ce parce que dans les deux cas on a affaire à des personnalités très connues ?

Les notes de la traductrice sont très utiles et donnent un éclairage  aux écrits de Susanna Clark.

Reprenons nouvelle par nouvelle :

« Les dames de Grâce Adieu » :

J’ai bien aimé ce conte. Il m’a fait penser au début de « sacrés sorcières » de Roald Dahl. Le nombre 3, m’a fait penser aux trois Grâces. 

« Sur la colline gourmande » :

L’originalité de ce texte tiens dans le fait qu’il soit écrit en vieux français. Après la première surprise on intègre facilement ce langage. La belle enfermée dans la tour !

« Mrs Mabb » :

Oh pauvre hommes qui se laissent enchanter par la gente féminine. Heureusement la femme amoureuse est curieuse et obstinée !

« Le duc de Wellington égare son cheval » :

L’idée du destin brodé n’est pas sans rappeler les Parques. La référence explicite à Stardust de Neil Gaiman est un excellent raccourci pour nous faire pénétrer dans l’histoire.

« Mr Simonelli ou le veuf-fée »

On passe dans un autre genre littéraire, ce récit écrit comme un journal intime permet d’appréhender l’histoire d’une autre façon.

« Tom Brighwind ou comment un pont féérique fut construit à Thoresby »

Là c’est clairement spécifié qui est humain qui est féerique. On entre d’une autre façon dans le conte.

« Grotesque et frettes »

Merci aux notes concernant ses deux mots que je ne connaissais pas. Encore une fois on a la broderie enchantée, mais sous un autre aspect.

« John Uskglass et le charbonnier du comté de Cumbria » :

Je crois que c’est mon conte préféré. J’ai aimé la construction, avec l’enchaînement des idées. De plus, les mésaventures du roi m’ont bien amusées.

Je n’ai pas arrêté de faire un lapsus de nommer ce recueil : « Les dames de Grâce à Dieu ». Les histoires et les genres d’écriture rendent ce recueil très attractif. Il me fait parfois penser à un exercice de style, comme si l’auteure s’était amusée avec l’imaginaire collectif. Elle aborde plusieurs facettes de la littérature faerie. Elle donne la part belle aux femmes ! Les hommes semblent un peu plus lents à comprendre.

Je remercie Livraddict et les Éditions Robert Laffont pour ce partenariat magique !

NB : C’est un livre qui donne envie de lire d’autres livres :

Je vais peut-être me replonger dans « Jonathan Strange & Mr Norrell ».

Et voilà qu’une des histoires me rappelle aussi que je veux lire « l’étrange vie de Nobody Owens » de Neil Gaiman !

Ce livre m’a aussi donné envie de trouver d’autres légendes sur le « roi corbeau ».

Article précédemment publié sur Canalblog