Un merci de trop

Carène Ponte

Éditions Michel Lafon, juin 2016, 284 p. 16,95 €

Mes Lectures Michel Lafon

4e de couv. :

S’il fallait décrire Juliette en un mot, « transparente » serait sans doute le bon. Depuis toujours, elle a fait ce que l’on attendait d’elle, mettant de côté ses rêves et celle qu’elle est vraiment. Résultat, à trente ans, elle mène une vie où choisir entre lasagnes et sushis est un événement. Pourtant, au fond d’elle-même, elle sait qu’elle n’est pas cette fille sans personnalité.
Heureusement, il n’est jamais trop tard pour devenir soi. C’est ce que va découvrir Juliette au détour d’un merci, un merci de trop. Et elle est loin d’imaginer où cela va la mener.

Parfois, le bonheur est à portée de main

Mon billet :

Je ne suis pas une  grande lectrice de chiclitt mais la couverture et le pitch m’ont donné envie de découvrir cette histoire. C’est pour moi une lecture qui s’accorde bien avec l’été… si vous lisez cette chronique dans quelques mois je pourrais aussi vous dire que c’est une bonne lecture sous la couette avec une tasse de thé… tout simplement parce que c’est une lecture feelgood qui aborde des sujets qui pourraient être lourds  traités d’une autre façon.

C’est un page turner avec des personnages attachants et sympathiques à part un ! ça va surtout tourner autour de trois personnages très différents.

Les deux copines forment un duo complémentaire. Nina se charge des aspects terre à terre et de donner les claques que le lecteur ne peut pas donner… et Juliette réagit au quart de tour !

Ce roman évite les écueils qui m’agacent dans ce genre littéraire. Juliette ne va pas passer 200 pages à se lamenter pour les mêmes choses… l’auteure a su mettre plusieurs chausses trappes pour rendre l’histoire intéressante.

Ce roman aurait pu se découper en trois tomes, mais heureusement pour moi tout est concentré en un seul volume. On a des rebondissements plus importants, il faut dire qu’elle ne fait rien dans le bon ordre cette pauvre Juliette. On a plusieurs aspects des comédies romantiques. D’ailleurs certaines  très connues sont citées au cours de la narration ce qui nous mets bien dans l‘ambiance. Il y a des scènes « classiques » dans la chic litt mais Carène Ponte a su les mettre en scène pour se les approprier et nous faire sourire… Je n’ai pas eu la larme à l’œil pour des scènes « émotives ». J’étais plus soit dans le sourire soit dans qu’est-ce qu’elle va décider… cela vient peut-être de mon état d’esprit à ce moment…

Il y a des situations que l’on a toutes plus ou moins connues alors l’identification est facile. Contrairement aux héroïnes américaines, j’ai mieux visualisée ces filles. Les métiers mis en scènes sont aussi proche de nous. On n’est pas dans la mode ou je ne sais quel métier  médiatique.  Juliette prend le TGV et pas le jet privé ou la limousine. Bien sûr le côté je n’ai plus de travail mais je ne galère pas m’est étranger, mais c’est cela la fiction, faire rêver.

Ce qui m’a plu, c’est qu’il y a des sujets très forts qui ne sont pas traités à la légère tout en ne plombant pas complètement l’ambiance. On reste dans des situations assez vraisemblables mais romanesque.

J’ai bien aimé le personnage de Nina la raisonnable, la presque parfaite qui en plus n’est même pas prétentieuse, ni sentencieuse ! Elle met  le doigt dans la plaie non pas pour faire mal mais pour assainir la situation. La morale est sauve dans cette comédie romantique.

Sur twitter Carène Ponte demandait si cela intéresserait les lecteurs-lectrices qu’elle écrive une suite. On est tellement bien avec les personnages qu’on a envie qu’ils vivent encore… mais là je me demande ce qu’elle va leur faire tomber sur la tête… Non, parce que dans ces aventures là elle leur fait tomber quelques tuiles…  je ne veux pas trop spéculer sur les drames à venir, laissons faire l’imagination de l’auteure.

Ce qui m’a plu, c’est que le roman est à la première personne et que c’est Juliette qui nous raconte son histoire avec sa vision personnelle, donc pas objective. Il n’y a que deux ou trois chapitres où Carène Ponte donne la parole à un autre personnage puisque Juliette n’assiste pas à la scène. On a ainsi un discours direct qui donne plus d’impact à l’action que si elle avait utiliser la forme indirecte.

C’est un joli premier roman, maintenant attendons de voir sa prochaine histoire.

Je remercie les Editions Michel Lafon pour cette lecture estivale bien agréable.

laffon

NB : maintenant que j’ai écrit ma chronique je vais aller visiter son blog : 

Des mots et moi

Articlé précédemment publié sur Canalblog