Grand appartement bizarre. T1 Plein de chambres à louer

Nathalie Stragier

Éditions Syros, coll. OZ, 4 mars 2021, 266 p., 9,95 €

Mes Lectures Syros

4e de couv. :

Et si vous invitiez vos amis à partager votre grand appartement ? 

Gabriel ne peut pas accepter de vendre l’appartement où il a toujours vécu, lui qui a déjà perdu ses parents. C’est Domi, sa tutrice, qui lui a annoncé la nouvelle : ils n’ont plus assez d’argent pour continuer d’y habiter. Alors Gabriel a une idée de génie : proposer à d’autres familles de venir vivre avec eux ! Mais qui pourrait bien accepter ?

Mes impressions de lecture :

Quel plaisir de retrouver cette autrice qui explore le monde des ados et leurs interactions.
J’ai adoré sa trilogie de la « fille du futur » et touchée par « transparente ». Qu’en sera-t-il de cette nouvelle série ?

La couverture du roman met en avant certaines scènes du roman. Elle nous montre des personnages souriants et dynamiques, mais vous verrez que dans le roman il y a tout ça et encore bien plus.
Nathalie Stragier va prendre des situations pas très drôles mais ce n’est pas triste. C’est touchant ou révoltant ça oui. On va suivre trois « familles » aux parcours difficiles mais différents. Trois familles de compositions différentes, trois familles qui ne se sont jamais croisé jusque là et rien ou presque ne le laisser présager.
On note que chaque enfant n’a près de lui qu’un adulte pour s’occuper d’un ou plusieurs enfants. Un équilibre fragile. Alors si un problème survient cela peut faire basculer la tranquillité nécessaire à l’évolution de l’enfant. Où trouver de l’aide pour reconstituer cet équilibre. Ici ce sont les enfants qui vont prendre les initiatives.
On a des enfants qui sont une bulle qui les isole des groupes. Gabriel n’ose pas avoir de contact avec la vie extérieure. Félix de par la précarité financière de sa famille n’ose avoir d’amis. Et Charline n’ose demander de l’aide à personne isolée dans ses responsabilités vis-à-vis de ses sœurs. Et vers qui se tourner pour ne pas déclencher les actions des services sociaux ? Ou les railleries des autres ados ? On voit par exemple que pour Rémi les préoccupations sont autres.

Ce roman plaira aux enfants (à partir de 8 ans) qui aiment découvrir des enfants dans des situations assez réelles. Le collège, la vie de famille et l’amitié.
L’humour a une place importante pour dédramatiser ces situations qui pour nos héros semble sans solutions pendant un temps. On a le choc des cultures et des « milieux sociaux ». On a les à priori face à un inconnu. Mme Dominique va voir sa vie bouleversée et ce n’est pas le bouleversement qu’elle avait prévu au début de cette aventure. La cohabitation donne lieu à des situations cocasses.
Je ne veux rien dévoiler mais la scène de Rémi découvrant la cuisine vaut sont pesant de cacahouètes ! On pense à quelque chose puisqu’on ne voit pas se qui se déroule dans la pièce et lorsqu’on suit tous les autres personnages pour voir se qui se passe on a une surprise !

Vivement le mois de juin pour connaitre les nouvelles aventures au sein de cet appartement bizarre, car Le choc des rencontres n’est pas terminé ! Mais chut je n’en dis pas plus.
Une nouvelle fois cette nouvelle collection OZ a réussi à me faire plaisir. Nathalie Stragier à mis l’accent sur le jeu de mot « ose ». Il faut oser sortir de sa zone de confort. Enfants et adultes font devoir faire des efforts pour surmonter.
J’ai dévoré la lecture en une soirée qui s’est prolongé dans la nuit puisque je suis une lectrice lente. Allez encore un chapitre, puis un autre … alors c’est difficile de faire cette chronique sans rien dévoiler…  Je n’ai qu’un mot à vous dire Lisez le !

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance renouvelée.

NB : Domi et Gabriel sont des prénoms qui me touchent de près alors cela a donné à la lecture une touche personnelle !

Qui en parle ?

Jangelis (Bientôt)

Autres chroniques :

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous

Ne retournez jamais chez une fille du passé et

Ne dites jamais jamais

Signe particulier : Transparente

Mystères à minuit T. 2. Le cercle des sorcières

Camille Brissot
Editions Syros, coll. OZ, Oct 2020, 213 p, 9,95 €


Mes lectures Syros

mystère à minuit 2

Dans la ville la plus hantée du monde… les fantômes sont en danger. 

Minuit se prépare à une soirée d’Halloween mémorable. Une équipe de tournage va réaliser un film sur la ville et ses fantômes ! Les touristes sont plus nombreux que jamais. Mais soudain, les fantômes commencent à disparaître mystérieusement… Une mission très risquée pour Victor, Tamara, et leur ami fantôme Balti !

Mes impressions lecture :

Je vous présente aujourd’hui un roman que j’attendais avec impatience. C’est le deuxième volet d’une série jeunesse. J’avais été sous le charme du premier et cette fois-ci la magie à encore opéré. Un an sépare les deux aventures. Même si l’histoire débute une semaine avant Halloween le cœur de l’histoire aura lieu le samedi 31 octobre…

Un conseil lisez la première aventure, car dans ce tome il y a beaucoup d’informations sur l’histoire précédente. De plus vous comprendrez bien ce qui fait la particularité de chaque personnage et les enjeux qui se jouent. Et puis de toute façon lorsque vous l’aurez lu vous voudrez ce tome… Oups c’est un roman jeunesse…je reprends : lorsque votre enfant le lira, il voudra une nouvelle aventure, donc combo gagnant s’il peut lire le tome 1 et tome 2…

Nous avons donc une ville qui est connu pour ses fantômes mais les sorcières ne sont pas en reste.

Nous allons retrouver le trio qui s’était formé lors de la première aventure, ainsi que d’autres personnages qui gravitent autour. Chacun fait partie d’une catégorie particulière du fantôme à l’humain « classique » en passant par des « entre deux ».

J’aime beaucoup l’idée de personnages passerelle entre deux mondes, cela donne aux personnages une sensibilité singulière.

Une amitié forte les lie, et c’est beau de voir l’empathie entre eux. Chaque personnage avec sa caractéristique va apporter une partie de la solution. Qui dit amitié dit aussi taquineries, l’atmosphère n’est pas toujours lourde.

Qu’en est-il de l’énigme ? Elle est très bien amenée et elle nous entraine vers des rebondissements qui font frémir les personnages et le lecteur.

La fin est touchante et laisse entre voir la possibilité d’autres aventures. Je croise les doigts. Les personnages sont attachants et bienveillants et on a envie de les retrouver.

Il y a beaucoup d’humour, même si le thème de la mort est omniprésent on va sourire ou rire par moment avec ces ados.

Convient à des jeunes lecteurs, à partir de 8 ans. Les chapitres sont courts, l’enfant peut faire des pauses sans que cela soit au milieu d’un chapitre. Bien sûr on enchaîne chapitre après chapitre pour connaitre le fin mot de l’histoire et la solution au problème t l’autrice/narratrice crée une certaine connivence avec le lecteur en mettant des commentaires en bas de page. J’adore car lorsqu’on lit on fait nos propres commentaires et là on a l’impression qu’elle nous parle à nous.

J’ai reçu ce roman pour Halloween et en ce début de confinement il avait une saveur encore meilleure !

Je remercie les Editions Syros de leur confiance.

syros

Qui en parle ?

Jangelis

mystère minuit

Les Mystères à minuit T.1.La ville la plus hantée du monde

Camille Brissot

Editions Syros, coll. OZ, 25 juin 2020, 224 p, 9,95 € €

A partir de 8 ans

Mes Lectures Syros

Chronique jeunesse du mercredi

mystères

4e de couv. :

Bienvenue à Minuit, 3 500 habitants, 736 fantômes !!! Mais pour les voir, il ne suffit pas d’y croire… Minuit est la ville la plus hantée du monde. Mais seul Victor, 12 ans, voit les fantômes pour de vrai ! Lui et son ami fantôme Balti (12 ans aussi, mais depuis plusieurs siècles) proposent leurs services de chasseurs de mystères… Pour les trouver, rendez-vous dans la cour du collège, sur le banc près de l’Arbre à foudre. Si vous l’osez !

Ma Chronique :

J’ai bien aimé cette histoire, que je proposerais volontiers à l’automne car ça se passe autour d’Halloween. Si vous voulez vous concocter « un challenge jeunesse Halloween » c’est un roman à inclure ! Ainsi que pour ceux qui veulent avoir des frissons en plein été ce roman est très bien, d’autant qu’en été on a une tendance à se promener plus souvent après la tombée de la nuit.

Nous avons une ville étrange ou vivent des fantômes au côté des humains. Un garçon arrive à les voir et les entendre car c’est un enfant de Minuit, en tant qu’habitant de la ville de Minuit mais aussi parce qu’il est né à minuit la nuit de Samain / Halloween.

Sinon pour le reste il est comme vous et moi, il doit aller au collège et trouver sa place parmi les ados. Côté popularité, il est un peu à part, c’est sa particularité qui fait qu’on le remarque et lui a décidé de jouer avec le fait qu’il ait des « contacts » dans les deux monde. Son meilleur ami a 12 ans mais il est mort voilà plus de 500 ans de la peste ! Ce roman va jouer sur le registre de l’enquête et la résolution de mystères, mais la force de l’amitié qui va jouer un rôle dans ces aventures. Émotions assurées tant dans les mésaventures de nos héros que dans la vie privée… la vie n’est pas simple.

On sent que Camille Brissot c’est amusé avec cette histoire par des détails dans le décor, avec des scènes très visuelles et les petites « piques dans les dialogues ». J’ai adoré les petits astérisques qui renvoient à des notes humoristiques en bas de page. Je suis assez sensible à ce genre de petit plus dans les romans. Je viens d’apprendre qu’à l’automne une autre enquête verra le jour dans la ville de  Minuit ! Et ça tombe bien car il reste des questions sans réponses !

Je remercie les Éditions Syros de leur confiance.

syros

Qui en Parle ?

Jangelis

Article précédemment publié sur canalblog