Tu as promis que tu vivrais pour moi

Carène Ponte

Éditions Michel Lafon, juin 2017, 370 p. , 18,95 €

Mes lectures Michel Lafon

4e de couv. :

ET SI ON PRENAIT LE RISQUE D’ETRE HEUREUX ?
Quand on a trente ans, on n’est jamais préparé à perdre sa meilleure amie. C’est pourtant le drame que Molly doit affronter quand Marie est emportée par la maladie en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, celle-ci demande à Molly de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour elles deux. Elle y tient, alors Molly accepte.
Mais par où commencer ? Lâcher son travail de serveuse ? Rompre avec Germain? Certes, il est comptable et porte des chaussons, mais il est gentil.
Lorsque Molly reçoit quelques jours après l’enterrement un mystérieux paquet contenant douze lettres de Marie, elle comprend que son engagement va l’entraîner bien plus loin que ce qu’elle imaginait…
Une pétillante comédie sur l’amitié et le courage de prendre sa vie en main.

Mon billet :

Voici un roman que j’attendais avec curiosité. Lorsque j’ai lu le premier roman de Carène Ponte « Un merci de trop » j’avais été agréablement surprise et elle avait su créer des personnages convaincants. Alors vous imaginez bien que son deuxième roman était attendu au tournant… La magie allait elle a nouveau fonctionner pour moi ?

Ce n’était pas gagné d’avance, car le sujet était ambitieux. Proposer des lettres écrites par une jeune trentenaire en phase terminale à lire après sa mort, pour que son âme sœur puisse se réaliser pleinement, quelle sorte de sa zone de confort,  ce n’était pas évident.  J’ai trouvé les « défis » assez réalisables pas comme certaines « bucket list » (liste de rêves à réaliser avant de…) qu’on peut lire dans certains romans.

Carène Ponte à évité l’écueil du pathos. Bien sûr il y a des larmes et la colère… c’est une injustice de mourir si jeune ! Mais vite on voit chaque personnage essayer de trouver des raisons d’avancer.

Il y a le côté comédie qui vient prendre le relais. Gags, quiproquos disputes en tout genre. On retrouve les préoccupations des jeunes adultes : se caser ou pas, avec qui ? Avoir des enfants ou faire carrière, trouver le travail idéal, la famille etc. Tous ces sujets donnent lieu à des scènes plus ou moins drôles ou tendres.

Les lettres vont engendrer des déplacements, des découvertes, des rencontres, des passions, du sexe, des embrouilles… Et quand enfin ont crois que tout va aller en s’arrangeant, patatras un rebondissement  inattendu (même si on a quelques doutes car la lectrice est suspicieuse !).

J’ai juste tiqué sur un détail géographique, entre la piste de ski et la ville de Grenoble, le petit raccourci littéraire, on a l’impression que géographiquement ils sont très proches et pas vraiment, du moins c’est ainsi que je l’ai ressenti. C’est sûrement ce qui m’a rendu soupçonneuse… (la lectrice peut être tatillonne quand elle connait le coin !)

Je ne suis pas trop lectrice de ce genre littéraire chic litt, alors pour moi c’est « frais », je ne comparerai pas à d’autres histoires.  C’est une lecture agréable, distrayante. C’est une lecture qui plaira cet été… ça nous change les idées ou donner des idées au choix… (la lectrice glousse en repensant à certaines soirées des héroïnes!).

J’ai beaucoup aimé l’idée d’associer  la lecture des lettres et les notes écrites dans le carnet. A plusieurs reprises on a un lien entre la vie et la mort, entre avant et après, pour ensuite passer à autre chose. Je ne peux développer cette idée sans spoiler, alors je vous laisse découvrir.

Les happy-end sont toujours bon à lire ! Un livre Feel good cela fait du bien.

C’est le genre de livre que vous dévorez car vous voulez savoir ce qui va arriver aux différents personnages auxquels vous vous êtes attachés, donc la fin arrive vite et lorsque vous fermez le roman vous réalisez que c’est fini vous ne saurez plus rien de la vie de ses personnages. Mais il est où le prochain épisode ? A zut c’est fini !

Je remercie les Editions Michel Lafon  pour leur confiance et j’ai déjà hâte de lire une autre histoire de Carène Ponte. 

Autre roman de cet auteure, sur ce blog : ici

Un_merci_de_trop

Article précédemment publié sur Canalblog

Un merci de trop

Carène Ponte

Éditions Michel Lafon, juin 2016, 284 p. 16,95 €

Mes Lectures Michel Lafon

4e de couv. :

S’il fallait décrire Juliette en un mot, « transparente » serait sans doute le bon. Depuis toujours, elle a fait ce que l’on attendait d’elle, mettant de côté ses rêves et celle qu’elle est vraiment. Résultat, à trente ans, elle mène une vie où choisir entre lasagnes et sushis est un événement. Pourtant, au fond d’elle-même, elle sait qu’elle n’est pas cette fille sans personnalité.
Heureusement, il n’est jamais trop tard pour devenir soi. C’est ce que va découvrir Juliette au détour d’un merci, un merci de trop. Et elle est loin d’imaginer où cela va la mener.

Parfois, le bonheur est à portée de main

Mon billet :

Je ne suis pas une  grande lectrice de chiclitt mais la couverture et le pitch m’ont donné envie de découvrir cette histoire. C’est pour moi une lecture qui s’accorde bien avec l’été… si vous lisez cette chronique dans quelques mois je pourrais aussi vous dire que c’est une bonne lecture sous la couette avec une tasse de thé… tout simplement parce que c’est une lecture feelgood qui aborde des sujets qui pourraient être lourds  traités d’une autre façon.

C’est un page turner avec des personnages attachants et sympathiques à part un ! ça va surtout tourner autour de trois personnages très différents.

Les deux copines forment un duo complémentaire. Nina se charge des aspects terre à terre et de donner les claques que le lecteur ne peut pas donner… et Juliette réagit au quart de tour !

Ce roman évite les écueils qui m’agacent dans ce genre littéraire. Juliette ne va pas passer 200 pages à se lamenter pour les mêmes choses… l’auteure a su mettre plusieurs chausses trappes pour rendre l’histoire intéressante.

Ce roman aurait pu se découper en trois tomes, mais heureusement pour moi tout est concentré en un seul volume. On a des rebondissements plus importants, il faut dire qu’elle ne fait rien dans le bon ordre cette pauvre Juliette. On a plusieurs aspects des comédies romantiques. D’ailleurs certaines  très connues sont citées au cours de la narration ce qui nous mets bien dans l‘ambiance. Il y a des scènes « classiques » dans la chic litt mais Carène Ponte a su les mettre en scène pour se les approprier et nous faire sourire… Je n’ai pas eu la larme à l’œil pour des scènes « émotives ». J’étais plus soit dans le sourire soit dans qu’est-ce qu’elle va décider… cela vient peut-être de mon état d’esprit à ce moment…

Il y a des situations que l’on a toutes plus ou moins connues alors l’identification est facile. Contrairement aux héroïnes américaines, j’ai mieux visualisée ces filles. Les métiers mis en scènes sont aussi proche de nous. On n’est pas dans la mode ou je ne sais quel métier  médiatique.  Juliette prend le TGV et pas le jet privé ou la limousine. Bien sûr le côté je n’ai plus de travail mais je ne galère pas m’est étranger, mais c’est cela la fiction, faire rêver.

Ce qui m’a plu, c’est qu’il y a des sujets très forts qui ne sont pas traités à la légère tout en ne plombant pas complètement l’ambiance. On reste dans des situations assez vraisemblables mais romanesque.

J’ai bien aimé le personnage de Nina la raisonnable, la presque parfaite qui en plus n’est même pas prétentieuse, ni sentencieuse ! Elle met  le doigt dans la plaie non pas pour faire mal mais pour assainir la situation. La morale est sauve dans cette comédie romantique.

Sur twitter Carène Ponte demandait si cela intéresserait les lecteurs-lectrices qu’elle écrive une suite. On est tellement bien avec les personnages qu’on a envie qu’ils vivent encore… mais là je me demande ce qu’elle va leur faire tomber sur la tête… Non, parce que dans ces aventures là elle leur fait tomber quelques tuiles…  je ne veux pas trop spéculer sur les drames à venir, laissons faire l’imagination de l’auteure.

Ce qui m’a plu, c’est que le roman est à la première personne et que c’est Juliette qui nous raconte son histoire avec sa vision personnelle, donc pas objective. Il n’y a que deux ou trois chapitres où Carène Ponte donne la parole à un autre personnage puisque Juliette n’assiste pas à la scène. On a ainsi un discours direct qui donne plus d’impact à l’action que si elle avait utiliser la forme indirecte.

C’est un joli premier roman, maintenant attendons de voir sa prochaine histoire.

Je remercie les Editions Michel Lafon pour cette lecture estivale bien agréable.

laffon

NB : maintenant que j’ai écrit ma chronique je vais aller visiter son blog : 

Des mots et moi

Articlé précédemment publié sur Canalblog