Un lapin peut changer une vie

Sandrine Kao

Éditions Syros, 8 fév. 2018, 214 p.,  11,99 €

Mes lectures Syros

4e de couv. :

Chez les Ribout, il y a… Agathe, l’aînée indomptable qui, par inadvertance, se retrouve molle comme une guimauve face à un garçon. Mais aussi… Paul, le père qui fait semblant d’aller travailler et n’ose avouer où il passe réellement ses journées. Emmanuelle, la mère qui préfère dessiner des plats mijotés que les cuisiner. Alicia, la cadette « première de la classe » devenue « paria » à cause d’une sombre histoire de poux. Et last but not least… Django, le lapin qui va tout changer !

Mon billet :

Avec un titre aussi énigmatique je ne pouvais qu’être attirée !

On découvre rapidement  qu’une bien sympathique famille qui traverse des crises…

Le père a quitté son travail au bord du burn-out  sans en vraiment en informer sa famille. Heureusement que sa femme est attentive et qu’elle a de la jugeote. Elle est fine, elle va prendre les choses en mains pour économiser et laisser du temps à son mari de se retourner. Elle va chercher des solutions mais son travail en free lance ne  fonctionne pas trop et son nouvel hobby ne lui rapporte rien. Elle cherche à se reconvertir.

Va-ton assister à la fin d’un couple ? est-ce la descente aux enfer au niveau financier ?

Ce roman traite d’une nouvelle préoccupation de notre société. S’il y a quelques décennies on faisait carrière dans la même boîte en gravissant plus ou moins les échelons, c’est pratiquement fini de nos jours. Il faut être flexible, mobile, en perpétuel renouvellement.  Ces deux parents réfléchissent  chacun de son côté à comment retrouver leurs rêves et l’enthousiasme nécessaire pour rebondir avec  deux enfants encore scolarisés. Ce sont deux artistes qui avaient pris à l’âge adultes des voies plus raisonnables …

Il ne faut pas oublier que c’est un roman jeunesse, alors allons voir ce qu’il en est des deux filles !

La fille aînée est en plein dans les premiers émois amoureux. Elle a la fibre artistique, mais elle tâtonne dans le milieu musical : guitare, écriture de chansons… Elle fait une rencontre grâce à son groupe qui se produit dans un petit café et sa vie change de chemin…

La seule qui semble plus terre à terre et qui entre dans le moule de la société c’est la petite de 10 ans. Elle ne voit rien de ce qui se passe dans sa famille. Tout ce qui compte c’est l’école, les  bons résultats et ses amies. Et voilà qu’un petit grain de sable vient tout chambouler ou est-ce un pou ou un lapin ? Un changement de perspective peux vous faire voir les choses différemment.

Nous voyons donc la vie de quatre membres d’une même famille basculer. Ne croyais pas que Sandrine Kao après  avoir joué avec ses personnages va les laisser souffrir.  Non, elle va juste entrer de nouvelles données dans l’équation. Elle va provoquer des situations assez cocasses, tendres et lumineuses.

Qui va retomber sur ses pieds ? Et comment ?

Qui va s’ouvrir aux autres et voir sa vision du monde changée ?

Qui va trouver sa voie ? Qui va s’adapter à cette nouvelle vie et comment ?

Que vient faire cette histoire de lapin ? ça c’est une longue histoire qu’il faut découvrir au fil des pages.

Tous les personnages vont grandir en quelques semaines et apprendre que les différences peuvent se conjuguer.

On est tous l’étranger d’un autre. Vous pouvez rejeter l’autre ou lui vous rejeter. Ce faire accepter par l’autre n’est pas une évidence.

Ecouter les désirs de l’autre, donner l’envie à l’autre. Tendre la main et savoir prendre la main qu’on nous tend. Il y a l’idée de réciprocité. Ce n’est pas donnant donnant. C’est mettre en commun les qualités de chacun.

C’est un roman drôle et  pétillant, tendre et émouvant. On va être emporté dans une folle farandole colorée où les têtes vont  tourner. Cela reste assez réaliste, il y a de la logique, de l’optimisme et le petit grain de grain de folie quoi donne de l’audace.

J’ai découvert l’écriture de Sandrine Kao et j’ai bien envie de découvrir ses autres titres.

Je remercie les Éditions Syros de m’avoir permis de le lire en avant première !

Qui en parle ?

Jangelis

Article précédemment publié sur Canalblog