Les Dames de Marlow enquêtent. T1. La mort compte triple

Robert Thorogood

Trad. Sophie Brissaud

Éditions de la Martinière, mai 2021, 390 p., 14,90 €

Black November

4e de couv. :
Dans la petite ville de Marlow, en Angleterre, Judith Potts, 77 ans, mène la vie qui lui plaît. Elle boit un peu trop de whisky et se baigne toute nue dans la Tamise, et alors ? Au pays des excentriques, elle est la reine !
Un soir, elle entend, provenant de la maison de son voisin, un cri suivi d’un coup de feu. Elle en est sûre : un meurtre a été commis. Mais la police ne la croit pas. Pas d’énigme sans solution pour Judith Potts ! La vieille anglaise passionnée de mots-croisés va se lancer dans l’enquête avec, à ses côtés, Becks, la femme du vicaire, et Suzie, la promeneuse de chien et commère attitrée de Marlow.

Mes impressions de lecture :

Pour cette quatrième semaine  la consigne était un roman tiré d’une saga. J’ai choisi ce tome 1 que l’on m’a prêté… maintenant il ne reste plus qu’à attendre les suivants. Je n’ai pas vu de date prévue.

J’ai choisi un cosy mystery car j’aime ce genre littéraire qui allie les secrets et les mystères.

Nous allons découvrir petit à petit les quatre femmes au cœur de l’enquête. Quatre femmes avec des préoccupations différentes et des âges différents. Judith est la plus âgée et c’est elle qui va fédérer les troupes. Trois crimes et trois amatrices qui se retrouvent liées chacune à l’un des morts.

On a trois grilles de mots croisés en lien avec les affaires. C’est un moyen original de faire le point sur les différents cas. Un petit intermède.

Les trois morts sont liées, nos enquêtrices en ont l’intuition mais il leur faut trouver des preuves et des mobiles.

Escroquerie et cupidité et manipulation…  l’argent qui est derrière tout ces crimes.

Ce que j’aime dans les cosy mystery c’est l’aspect humoristique. On va avoir quelques scènes cocasses.

Ces trois femmes qui semblent démunies et  à côté de la plaque vont révéler leur potentiel et dépasser leurs limites au grand étonnement de certains.

Ces quatre femme (j’inclus la policière) qui ne se connaissaient pas au départ font former une sacrée équipe.

J’ai  bien aimé la thématique de l’art en filigrane.

La vie au bord de la Tamise n’est pas un fleuve tranquille.

Un bon moment de détente.

QUI EN PARLE ?

Plume volage

Code 93

Olivier Norek

Pocket, 2014, 359 p., 7,60 €

Lu dans le cadre de Black November

Semaine 2 : Titre avec un chiffre….

4e de couv. :

 Un cadavre, émasculé, qui rouvre les yeux sur la table d’autopsie. Un portable qui se met à sonner dans le corps d’un jeune toxico, mort de brûlures inexplicables. Malgré quinze ans de terrain en Seine-Saint-Denis, Victor Coste, capitaine de police, se prépare au pire.
Et que penser de ces lettres anonymes qui dessinent une première piste : celle d’un mystérieux dossier, le  » Code 93  » ?
Une piste qui, des cercles huppés parisiens aux quartiers déshérités, fera franchir à Coste les limites du périphérique, et de la raison..

Mes impressions de lecture :

J’ai découvert cet auteur  lors  du salon du livre de Narbonne. J’en avais beaucoup entendu parler sur les réseaux. Mais je ne m’attendais pas à son côté facétieux lors de la « table ronde » du salon. J’ai acheté son roman qui était sorti chez pocket et de fil en aiguille je me suis enfin lancé dans la lecture de ce premier tome de la trilogie Coste.  Lors d’un autre salon j’ai acheté le deuxième tome…

Ce roman se laisse lire plus facilement que je ne le croyais. Même s’il y a des scènes assez crues et « réalistes ».

Ce que j’ai  aimé c’est découvrir le fonctionnement de le groupe de Victor Coste. Comme c’est le premier de la série  on découvre le passé et le passif des personnages. Mais entre celui qui part et ceux qui arrivent sont groupe est déstabilisé et il faut qu’il retrouve l’équilibre pour savoir sur qui s’appuyer et sur qui compter.

Coste se retrouve bien malgré lui au milieu d’embrouilles qui le dépassent et bien sûr il ne peut pas fermer les yeux, pris entre le marteau et l’enclume il devoir éviter le pire.  Donc danger interne qui se rajoute au danger externe.

Les sujets abordés tournent autour du pouvoir, du  sexe et  l’argent et ce qui en découle : violence, drogue et meurtres.

La thématique familiale est aussi très présente, entre familles inventées et familles dysfonctionnelles cherchez l’erreur.

Il va aller de Charybde en Scylla.

Je ne connais pas la région, je suppose que ceux qui connaissent vont y trouver des repères plus concrets.

Je vous laisse découvrir qui s’en sortira et dans quel état.

Il me reste les autres titres à lire.

Je ne participe pas à la 3eme semaine…

Une mémoire d’éléphant

Agatha Christie

Le club du masque, 2004, 156 p.

Black November

4e de couv. :

Jamais une querelle, pas de liaisons… Les Ravenscroft filaient le parfait amour. Si on ajoute à cela une excellente réputation et une situation financière confortable, on en déduit qu’ils étaient de ceux qui meurent dans leur lit. Et non d’une balle dans la peau.
Double suicide, a conclu la police, sans trop y croire. Une fin singulière pour un couple uni et paisible… Mais qu’envisager d’autre ? Un double assassinat ? Un meurtre suivi de suicide ? Guère plus plausible. Alors ?
Alors, Hercule Poirot a horreur des histoires inachevées. Et même si le début de celle-ci remonte très loin dans le passé. il en connaîtra le fin mot… Comme d’habitude.

Mes impressions de lecture :

J’aime bien participer au « Black novembre » organisé par Séverine de « Ilestbiencelivre » mais cette année je ne suis pas disponible.  Cependant voilà bien longtemps que je voulais lire ce roman d’Agatha Christie alors je n’ai pas résisté longtemps.

Lorsque j’ai acheté ce roman, il y a quelques années je ne connaissais pas le titre et il m’intriguait. Depuis j’ai vu l’épisode de la série des David Suchet et j’ai trouvé l’histoire passionnante et je voulais voir ce que cela donnait à l’écrit.

C’est une histoire avec  Poirot et Mrs Oliver.  Ce que j’aime dans cette série c’est que Mrs Oliver vient bousculer Poirot vieillissant. Elle l’agace et le fait sortir de sa zone de confort.

Ce qui m’a intéressé dans ce roman c’est d’une part le personnage de l’écrivaine et toutes les considérations sur son statut et sur l’écriture. Je trouve qu’Agatha Christie en profite pour être ironique sur sa propre personne. Son travail d’écriture  a été dénigré bien des fois. Autodérision.

Un autre sujet qui est développé ici est celui de la mémoire et des témoins. Tant qu’il y a des témoins d’une époque même s’il s’agit de témoignages indirects ils détiennent une part de vérité. Une trace du passé.

C’est un roman assez tardif puisque Mrs Oliver cherche son carnet d’adresse d’avant 1971. Hercule Poirot a une longue carrière derrière lui. Il fait référence à d’autres enquêtes qui ont jalonné son parcours comme les « 5 petits cochons »,  « mort de Mrs McGinthy » … encore aspect de la mémoire. Ce que j’aime dans les romans d’Agatha Christie c’est le reflet de la société anglaise qui de part l’étendue de l’Empire britannique voyage ou vit une partie de leur vie à l’autre bout du monde. Ce qui est propice aux mystères. On peut refaire sa vie, revenir et avoir une nouvelle « virginité. La mémoire déforme les faits.

Ici les parents de Célia sont allés vivres en Inde alors que Celia et son jeune frère étaient en pension en suisse ou en Angleterre.

Mémoire des policiers à la retraite, regard en arrière, chacun détient  des bribes du passé. Le passé vaste sujet. Il reste les dossiers, les traces écritures.

On  retrouve les thèmes liés à la médecine et notamment à la maladie mentale. Il est question aussi de gémellité. Des sujets  qui marquent une époque.

J’ai bien aimé comment l’affaire a été amenée. Une femme interpelle Mrs Oliver qui a son tour va interpeler Poirot.

J’aime bien les parties dialoguées car elles permettent d’avancer des hypothèses, poser des questions etc.

On va avoir deux manières d’enquêter mais c’est Poirot qui aura le fin mot de l’histoire. Il a l’esprit de synthèse. C’est un cold case qui aura occupé les petites cellules grise de notre détective.

Il y a quelques détails qui m’ont laissée perplexe mais j’ai pris grand plaisir à lire cette histoire.