La vie selon Pippa (2) Ma vie est un merveilleux désastre

Barbara Tammes

Trad. Du néerlandais : Myriam Bouzid

Éditions Syros,  7 février 2019, 160 p., 17,95 €

Mes lectures Syros

4e de couv. :

Impossible de me passer de mon journal dans lequel j’écris et je dessine !

Pippa s’interroge : est-elle quelqu’un de bien ? Son journal intime va l’aider à y voir plus clair car elle a de gros doutes à ce sujet. Elle va nous expliquer pourquoi…

Ma chronique :

Lorsqu’on est petits nos livres sont surtout fait d’image, on  grandit et le texte prend de plus en plus de place jusqu’à faire disparaître les illustrations… Aujourd’hui on fait de plus en plus appel à un mélange des deux, peut-être se sont-ils rendus compte que l’image est partout hors du livre et que l’enlever du livre c’est un peu trop le mettre à part. Le dessin reprend une place importante dans la vie de tous les jours sur tous les supports. Barbara Tammes est illustratrice pour le magazine « happinez », l’idée de bien-être on la retrouve aussi dans ces romans « s’exprimer » « être une meilleure personne ». Elle est dans l’air du temps et elle joue aussi sur la typographie, tout à un sens, tout va dans la même direction s’exprimer !

J’adore ce personnage et la structure de cette série « La vie selon Pippa » qui la mettent en scène. Ce n’est pas construction à chaque fois mais il y a le même esprit. Après « la vie selon Pippa », Barbara Tammes nous avait proposé un cahier d’exercice pour faire notre propre journal intime « Une semaine de la vie de… »

Nous avons ici un journal intime non pas avec une date mais avec un numéro, comme si point par point l’histoire avançait. On n’a pas de phrase du style « cher journal » alors on a l’impression qu’elle s’adresse directement à nous. Des dessins viennent appuyer ou expliciter ses propos. Traits simples avec une touche de couleur, comme les illustrations sur la couverture, c’est le style de Barbara Tammes.

J’aime beaucoup ce personnage. Une adolescente de 14 ans qui se pose des questions existentielles. D’une part elle se dit qu’elle est une « mauvaise personne » et va nous le démontrer point par point… sa démonstration la conduire à se dire que tout n’est pas noir ou blanc. Les événements qui vont se succéder vont lui permettre de se rendre compte qu’elle change et tire les conséquences de se actes. Tenir une promesse n’est pas chose aisée.

On retrouve une adolescente tiraillée entre la semaine à la campagne avec sa mère et le week-end à la ville avec son père. Tout est cloisonné mais que ce passe t-il lorsqu’une faille vient tout chambouler dans sa vie.

Ce que j’aime dans cette série c’est de voir que selon les besoins elle peut compter sur l’un ou l’autre. Famille ou amis chacun joue un rôle dans sa vie. De plus, on n’est pas dans les stéréotypes père/ mère, leur caractère est plus important que leur « fonction ». On réalise aussi que les adultes ont parfois un comportement puéril, ils ne contrôlent pas plus leurs émotions que leurs enfants !

Ce qui est intéressant c’est la place qu’on est chevaux dans sa vie. On la sent passionnée, on la voit entrer en contact avec eux en faisant appel à son intuition et à ce qu’elle a appris de leur comportement. Et cela change aussi le regard qu’elle porte sur la société et son entourage. Elle tire des leçons de ses actes et des réactions de ces animaux.

Différentes formes d’amour sont ici développées : aimer ses parents, aimer ses frères et sœurs (demi frère, beau-frère…), beau-père, belle-mère,  être aimés d’eux… aimer ses amies, aimer un garçon… être aimé en retour… ou pas ! Ah oui j’oubliais aimer les chevaux et le retour…

Les sujets vous paraissent un peu trop sérieux, trop philosophiques ? N’ayez aucune crainte l’humour est là, que ce soit dans les réflexions, les réparties, les situations et les illustrations… C’est ça aussi le bien-être savoir prendre du recul et un peu d’autodérision ne nuit pas bien au contraire.

Pippa déploie une énergie positive qui vous laisse le sourire sur les lèvres et une envie de prendre son crayon.

Je vous laisse découvrir l’intrigue et les multiples rebondissements. Un roman inspirant.

Je remercie les Editions Syros de leur confiance.

Qui en parle ?

Jangélis

kokeshi coup de coeur

 

Sur mon Blog vous pouvez lire aussi mes chroniques de :

La vie selon Pippa 1

Mon journal à la manière de Pippa Une semaine dans la vie de…

Article précédemment publié sur Canalblog

Mon journal à la manière de Pipa (3): une semaine dans la vie de…

Barbara Tammes

Trad. du néerlandais Myriam Bouzid

Éditions Syros, octobre 2018, 64 p., 5€

Mes lectures Syros

4e de couv. :
Tiens ton journal, comme Pippa, l’héroïne de Barbara Tammes. Écrire et dessiner ce que l’on vit donne de la magie au quotidien ! Dans ce super cahier, tu pourras noter pendant une semaine tout ce que tu as fait, ce que tu as pensé et ce que tu as ressenti. Demande-toi quel est le moment le plus sympa ou le plus énervant de chaque journée, combien de temps tu as passé en ligne et en vrai avec tes amis, dessine les personnes qui sont importantes pour toi, décris tes rêves (éveillés ou non), et bien d’autres choses…

Format :  15,5 cm × 22,0 cm × 1,0 cm

Broché, couverture souple.

Ma Chronique :

Et si on prenait une semaine pour faire le point? que l’on soit ado ou adulte !

Ce « journal » représente une semaine. Combien de journaux intimes avez-vous commencé depuis que vous savez écrire ? Souvent on laisse tomber parce qu’on a rien de spécial à raconter, puis on recommence parce qu’un autre carnet nous inspire. Dans ce carnet il y a des questions précises et vous réalisez qu’on ne pense pas toujours à se les poser.

Ce carnet est dans la mouvance actuelle du : « prendre du temps pour soi », « se faire du bien », « mieux s’écouter », « mieux se connaître ».

Je trouve ce carnet et génial, car  c’est la continuité du roman de Barbara Tammes « Le journal de Pippa » qui donnait très envie de commencer un journal intime nouvelle version. Il est très positif, il reprend entre autre une des idées qu’elle avait développé : « est-ce qu’on prend soin –d’une personne ou d’un objet- parce qu’on l’aime ou est-ce qu’on l’aime parce qu’on en prend soin ? » ça peut aussi se rapporter à soi.

Vous n’avez pas lu le roman, ce n’est pas obligatoire, mais vous passez à côté d’une jolie expérience. C’est un « journal » d’ado mais on à toujours une part d’ado en nous…

La couverture est rose tendre, couleur qui inspire la douceur et le sucré, cela fait un peu fille en même temps il y a de grandes chances qu’on l’offre à une fille. Mon fils qui n’aime ni lire, ni écrire a apprécié le moment qu’on a passé ensemble à le faire à l’oral. Ce journal est très intéressant si l’on travaille sur « l’estime de soi ». Je compte bien renouveler l’expérience avec lui.

Au niveau graphique vous en avez un aperçu avec le couverture. Des typographies différentes, des dessins simples du quotidien. J’ai adoré retrouver le fameux stylo bic rétractable qu’on ne voit plus trop, une petite madeleine de Proust : j’entends le bruit qui agacé mon entourage ! Ne cherchez pas de traits tirés à la règle on est dans de l’artistique, du « ludique », du lâcher prise, pas dans la prise de tête. Les  feuilles sont blanches, lisses et épaisses. Elles ont toutes un graphisme, pas de syndrome de la page blanche.

Dans les premières pages on a des « exercices » qu’on ne va pas renouveler tous les jours.  Puis viennent les jours avec le nom bien marqué, il faut juste noter le jour/numéro, le mois et l’année. On peut donc se lancer à n’importe quel moment.

Il y a une todo list « les activités de la journée », c’est le côté programmation/organisation, c’est mignon cet encadré représente une feuille de carnet ligné, ça rappelle un peu le côté bullet  journal. Autour il y a des questions qui varient d’un jour à l’autre mais qui ont un rapport avec les réseaux virtuels ou réel, on est vraiment dans notre temps. Une sorte de soleil nous invite à noter les 5 meilleures minutes de la journée. Un petit retour sur sa journée, avant de noter l’heure du coucher. Un bulletin vous invite à noter sur 20 « amusement », « météo », « mon humeur » « sport », à la fin de la semaine on retranscrit ses données pour le bilan.

Pour chaque jour il y a deux doubles pages qui vous invite à répondre à des interrogations sur vous, vous pouvez écrire, dessiner ou coller des photos.

Lorsqu’on termine la semaine on fait le bilan. On réalise souvent que notre ressenti général n’est pas forcément ce que disent les écrits. En laissant une trace on n’est pas dans une émotion au moment T. Il y aussi un curseur pour noter la sincérité de ce qu’on é inscrit au cours de la semaine.

En notant au quotidien on a aussi un effet dynamique, on va chercher à faire mieux, c’est un côté auto-motivation. Barbara Tammes a choisi beaucoup de termes positifs qui va dans ce sens : « vie », «  chouchouter », « soigner », « amusement », rêve », « aimer », « ce qui rend heureux » « préféré ». Dans la page de présentation « donne du sens à ton prénom et à ton nom en associant les lettres à ton prénom et  à ton nom en associant les lettres qui les forment à un trait de caractère » les exemples donnés son aussi positifs.

Donc une fois cette expérience terminée on a plusieurs choix. On a une image d’une semaine type et on se connaît mieux,  soit  on rachète un autre carnet (ce qui fait du 5 € la semaine) et vous aurez toujours les mêmes questions, soit on se crée son propre journal avec d’autres questions. C’est une jolie base, un guide, un tremplin.

Lâchez-vous, faites sortir l’artiste qui est en vous, et prenez soin de vous…

Prochaines aventures de Pippa en 2019 !

Je remercie les Éditions Syros pour leur confiance…

kokeshi coup de coeur
kokeshi RL2018

Qui en parle ?

Jangelis

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